Note de chapitre (auteure)

Content que vous ayez aimé la façon dont Molly et Sherlock ont été réunis. Il y a eu quelques demandes pour voir les retrouvailles Sherlock/ Mycroft et bien qu'il n'y ait pas énormément de détail, j'espère qu'il y en aura assez pour que vous puissiez vous rendre compte de comment la rencontre s'est déroulé.

Merci à l'incroyable cumbercougars (lunacatd) pour la parfaite modification de la photo du mariage de Molly & Sherlock. J'espère que vous l'aimez autant que moi.

/!\ Passage lemon dans ce chapitre !

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Sherlock pouvait à peine croire que c'était le jour de son mariage ; si on lui avait posé la question il y a un an, il aurait été certain de ne jamais se marier. Qu'il ne trouverait jamais quelqu'un qui lui conviendrait si parfaitement, il ne l'aurait même pas envisager. Mais c'était avant qu'il ne rencontre Molly Hooper. Dès le premier instant où il l'avait rencontrée, il avait su qu'elle était différente. Une femme qui fait carrière non seulement dans un monde d'hommes, mais dans un rôle dominé par les hommes. Ce n'était pas seulement sa carrière, bien qu'elle le contrebalançait et elle le complétait de tant de façons ; et il ne pouvait tout simplement pas imaginer sa vie, et aller de l'avant, sans elle dedans.

Il entendit la musique s'élever et il se tint avec John à ses côtés. La fête de mariage, pour les deux, était petite, avec seulement John, Mycroft, qui avait une lèvre coupée et un œil au beurre noir à peine guéri, et ses parents pour Sherlock et Mary, Mme Hooper et le Dr Mike Stamford pour Molly. En fait, Molly avait demandé à Mike Stamford de la conduire à l'autel en son père. Sherlock avait déjà approuvé cet homme, d'autant plus qu'à la suite d'une conversation avec Sherlock, il avait accepté de voir si Molly pouvait obtenir un poste dans la nouvelle unité de pathologie à Barts.

Le mariage avait lieu à l'église St Mary de Londres, qui était la plus proche de Baker St. Ils avaient discuté de la possibilité d'une lune de miel mais s'y étaient opposés. L'idée de voyager laissait Sherlock glacial. Il venait de rentrer en Angleterre et il désirait ardemment être dans sa propre maison et Molly dès le premier jour tenait à être sa femme dans leur propre maison.

Donc, cela avait été convenu. Mycroft, après une conversation difficile et prolongée avec son frère, avait finalement reconnu que l'impossible était arrivé et que son jeune frère avait perdu son cœur au profit d'une femme des plus méritantes et il avait pris des dispositions pour obtenir une licence de mariage.

Molly et sa mère avaient séjourné dans un petit hôtel très exclusif, non loin de l'église, tout payé par Sherlock, ce qui avait beaucoup impressionné sa mère ; et la gouvernante de Sherlock, Mme Hudson, avait préparé une sélection de sandwiches et de gâteaux pour la fête de mariage, qu'elle allait déguster après la cérémonie.

Sherlock trouva que les heures qui suivirent le service furent parmi les plus longues de sa vie. Le seul moment qu'il passa seul avec sa nouvelle épouse fut le court trajet en calèche entre l'église et sa maison, et tout ce qu'il fit, fut de laisser brûler sa passion sans avoir l'occasion de l'éteindre. Alors que le carrosse s'éloignait, Molly attendit à peine qu'ils échappent au regard de leur famille et de leurs amis qu'elle se tourna vers son mari et le tira vers elle pour un l'étouffer d'un baiser qui le prit complètement au dépourvu.

- Je suis si heureuse d'être enfin ta femme, combien de temps penses-tu qu'il faudra avant que nous puissions poliment nous débarrasser de nos invités parce que je me rappelle notre séjour à Netley et je veux ressentir ce que j'y ai ressenti. Je veux t'explorer, passer du temps avec toi et apprendre comment te rendre heureux.

Il ria face à son enthousiasme évident pour le sexe. Il avait toujours su qu'elle avait un feu caché et il semblait que maintenant qu'ils étaient mariés, elle se sentait plus à l'aise pour révéler son désir pour lui, non pas qu'elle ait été particulièrement timide avec lui au cours des trois semaines précédentes. Étonnamment, c'était lui qui les avait retenus pour suivre les attentes de la société ; ça et le fait que la mère de Molly prenait ses fonctions de chaperon très au sérieux. Ils n'avaient jamais eu plus de dix ou quinze minutes seuls depuis qu'il lui avait fait sa demande et tout cela signifiait qu'ils avaient trois semaines de frustration et de désir sexuel réprimé en eux, prêt à éclater.

Sherlock avait libéré son emploi du temps pour la semaine suivante, de sorte qu'ils avaient amplement le temps de " faire connaissance en tant que mari et femme " et il semblait que Molly était tout aussi impatiente que lui de commencer.

Mais avant qu'ils puissent le faire, ils devaient supporter le repas de mariage. Mme Hudson les avait rendus fiers et avait même fait cuire et préparer le glaçage d'un gâteau de mariage qui avait la place d'honneur au centre de la table. Elle avait aussi nettoyé les appartements de Sherlock de fond en comble et il reconnut à peine son ancienne maison. Il n'y était retourné que depuis moins d'une semaine et déjà la guerre lui semblait un cauchemar lointain... Un cauchemar qui allait sans doute se réveiller de temps en temps, mais c'était le passé et Sherlock avait l'intention de se concentrer sur son avenir ; le sien et celui de Molly.

Tandis qu'ils buvaient et mangeaient, il aborda Watson pour lui parler de ses projets d'avenir.

- Tu n'as sûrement pas l'intention de rester dans le Hampshire maintenant que la guerre est finie.

- Non...non. Mary et moi sommes mariés depuis trois mois maintenant et nous avons souvent parlé de notre avenir.

- Alors vous devez venir à Londres... Non, j'insiste. J'ai parlé à une à moi connaissance à Scotland Yard et il est heureux de me donner des affaires par-ci par-là et j'ai l'intention de faire de la publicité pour des enquêtes privées. Mais je ne prendrai que les affaires intéressantes. Mais vois-tu ici, je me demandais si tu n'aurais pas envie de te joindre à moi de temps en temps. Je sais que tu penses écrire sur tes expériences de guerre et tu pourrais le faire entre-temps. Qu'est-ce que tu en dis ? Si c'est oui, je peux demander à mon frère de vous trouver un logement convenable non loin d'ici.

John essaya d'avoir l'air pensif mais Sherlock vit qu'il était intéressé.

- Je vais devoir en discuter avec Mary...

- Bien sûr, bien sûr mais tu aimes l'idée ?

- Oui, bon sang, oui j'aime. Ça a l'air très amusant. Quand as-tu l'intention de commencer ?

- Une semaine de congé pour une lune de miel et ensuite au travail. Nous pourrions vous préparer un logement en même temps. Ce pourrait être les aventures de Sherlock Holmes et du Docteur Watson.

Sherlock frappa son ami sur l'épaule pendant qu'il levait son verre pour porter un toast.

- Ou L'Histoire du Docteur Watson et de Sherlock Holmes, dit le petit homme. J'en parlerai à Mary aujourd'hui.

Pendant ce temps, Molly était assise avec sa nouvelle belle-mère qui lui semblait polie mais très menaçante.

Elle avait passé les dix dernières minutes à questionner Molly sur tous les aspects de son enfance, son éducation, son séjour à Barts et comment elle avait piégé son fils. Molly s'était assurée d'être discrète sur la nature intime de sa relation avec Sherlock, mais elle avait le sentiment que la femme plus âgée comprenait beaucoup plus que ce qu'on lui disait.

Il y a eu un silence pendant environ une minute, ce qui mit Molly très mal à l'aise, mais ensuite Mme Holmes senior lui fit son premier sourire sincère et elle se pencha en avant pour placer sa main sur celle de Molly.

- Eh bien, ma chère, il semble que Mycroft ait raison, vous avez réussi l'impossible. Vous avez brisé la coquille que mon plus jeune fils avait si péniblement construit autour de lui. Je me suis inquiété quand j'ai appris vos fiançailles. Je m'inquiétais que peut-être il ait choisi une femme juste pour satisfaire ses... comment dire... ses besoins masculins mais maintenant je vois que, heureusement, j'avais tort. Je vois en vous l'égal de mon fils. Quelqu'un qui partage ses intérêts morbides et quelqu'un qui peut et va le défier. Je suis heureuse de vous appeler ma fille.

Trois heures plus tard, ils étaient tous partis, guidés sur le chemin de la sortie par un Sherlock de plus en plus grossier et maussade qui rendait de plus en plus évident son mécontentement face à leur présence.

Mme Hudson fut la dernière à partir car elle s'affairait à ranger l'appartement, bavardant joyeusement avec les jeunes mariés, ignorant complètement qu'aucun d'eux ne voulait d'elle ici. Sherlock la remercia finalement en la prenant par les épaules et la conduisit à la porte de l'appartement.

- Je suis sûr que le rangement peut attendre ou nous pouvons le faire nous-mêmes.

- Oh mais, les restes ont besoin...

- Merci Mrs Hudson.

Elle se tourna vers la porte, l'air inquiet.

- Mais Mr Holmes... le gâteau...

- Mrs Hudson, s'il vous plaît !

Molly vit le moment où elle comprit la situation, mais loin d'être gênée par la situation, elle sourit.

- Oh, qu'est-ce que je suis idiote. Vous n'avez pas besoin que je me mette en travers du chemin. Amusez-vous bien le jeunes.

Elle tapota affectueusement Sherlock sur le bras et commença à s'éloigner.

- Appelez-moi le matin quand vous voulez votre petit-déjeuner. Je ne vous dérangerai pas sinon.

Sherlock ferma la porte derrière lui et s'appuya dessus. Il regarda Molly et sourit.

- Mon Dieu, je pensais qu'ils ne partiraient jamais. Maintenant, venez ici Mme Holmes et embrassez-moi.

Molly ne put s'empêcher de frissonner de joie en l'entendant l'appeler par son nouveau nom de famille. Elle avait encore du mal à comprendre qu'ils étaient enfin mariés, qu'ils pouvaient enfin se livrer à tout ce que cela signifiait.

Ils se retrouvèrent au milieu de la pièce et Molly dut lever la tête pour atteindre sa bouche alors même qu'il se penchait pour l'embrasser. Ils s'étaient beaucoup embrassés au cours des trois dernières semaines et Molly ne s'en lassait jamais. Cependant, ce qui était différent, c'était le fait qu'elle savait qu'ils n'avaient plus à se retenir, à s'arrêter ou à vivre avec le sentiment de frustration.

Elle se fondit dans son étreinte alors que ses bras la retenaient et que sa langue envahissait sa bouche jusqu'à ce qu'elle gémisse de besoin pour lui.

Finalement, Sherlock la libéra, en respirant lourdement après l'avoir fait. Il lui lança un sourire complice.

- Peut-être aimerais-tu te changer pour aller au lit, tu pourrais utiliser la chambre et moi la salle de bain et je t'y rejoindrai bientôt.

Molly rougit mais hocha la tête à peine capable d'empêcher son propre visage de sourire.

Elle se dirigea vers leur chambre. Elle ne l'avait vue que brièvement lorsque Sherlock lui avait fait visiter sa chambre et celle de sa mère la veille. Sa malle était arrivée et l'attendait dans un coin de la pièce. Elle avait éventuellement besoin de déballer toutes ses affaires, mais elle aurait le temps de le faire le lendemain. Elle l'ouvrit et laissa ses mains traîner sur les nouveaux articles qu'elle avait achetés, avec sa mère, pour sa nuit de noces ; le satin et la dentelle étaient tout frais, neufs et non portés.

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Sherlock donna à Molly le temps de se changer. Il ne mit pas longtemps à enfiler sa chemise de nuit et sa robe de chambre, alors dans l'intervalle, il se servit un whisky et resta debout à l'une des fenêtres pour regarder la rue encore très fréquentée. Il était à peine huit heures du soir, mais il ne se souciait pas qu'il soit si tôt. Ils avaient attendu assez longtemps pour être unis une fois de plus.

Il termina son verre et se dirigea vers la porte de sa chambre, toquant légèrement avant d'entrer. Pendant un moment, il resta en état de choc en l'accueillant, puis il sourit et secoua la tête.

- Molly Hooper, vous ne manquez jamais de me surprendre.

- C'est Molly Holmes pour vous, monsieur. Suis-je trop direct pour vous ?

Elle commença à remonter les couvertures sur ses seins nus, mais il lui fit signe d'arrêter.

- Non, mon Dieu, non. Vous êtes parfait comme vous êtes.

Elle fit signe de la main vers son coffre.

- J'avais de nouvelles choses pour la nuit, mais j'ai réalisé que je ne voulais pas que quelque chose se mette entre nous. Je... Je veux juste être avec toi, sans rien entre nous.

Tandis qu'elle parlait, Sherlock fit abstraction de sa robe de chambre en la jetant sur une chaise voisine et, d'un geste rapide, il fit passer sa chemise de nuit par-dessus sa tête.

Il vit les yeux de Molly s'élargir en le voyant entièrement et un léger rougissement apparu sur ses joues, mais il vit aussi son excitation dans la façon dont ses pupilles se dilataient et dans le pouls perceptible qui se manifestait sur son cou svelte.

Il s'agenouilla sur le lit et rampa à sa rencontre, sachant qu'il durcissait et s'allongeait déjà par anticipation. Mais il n'était pas pressé, il y avait encore tant de choses à lui apprendre et il savait comment il voulait commencer.

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Et voilà l'avant dernier chapitre ! Enfin mariés et heureux ! Dernier chapitre dans très peu de temps !