Merci à apfeltorte, Niagara, Kaname20 pour leur review sur le précédent chapitre.
Niagara:Je suis contente si tu as été surprise, c'était un peu le but :) J'espère que ce chapitre va aussi te plaire !
D'ici la fin du week end, je vais poster un nouvel OS sur un couple un peu particulier de Twilight, j'espère que vous serez au rendez vous, si ce n'est pas le cas, joyeux Noël à toutes celles qui le souhaitent !
Merci à crazybells pour sa correction !
Bonne lecture et ne me tuez pas !
Je toque à la porte qui s'ouvre rapidement sur Edward. Bien, très bien même. Apparemment, il est en colère alors dans ce cas, nous sommes deux. J'en ai marre de son comportement à la noix et il va très vite d'en rendre compte.
-Prend ton manteau, on va faire un tour, je lui dis, ne retenant pas le tutoiement.
Je pense que pour que cette conversation se passe le mieux possible, il faut que nous soyons dans un endroit neutre. Mon bureau ne l'est pas, je fais trop directrice. La maisonnette d'Edward ne convient pas non plus, il pourrait penser que j'empiète sur son territoire. Alors, le meilleur moyen est que nous marchions, de telle sorte à ce que personne ne nous interrompe et que l'endroit soit le plus neutre possible. Je n'attends pas sa réponse et je me mets en marche, m'arrêtant tout de même pour l'attendre.
Il prend son manteau qu'il enfile avant de fermer la porte de la maisonnette et de me suivre. Pendant une centaine de mètres, le temps de nous éloigner du ranch et de ses activités, nous marchons en silence, mais une fois certaine que plus personne ne peut nous entendre, je me lance.
-Le comportement de tout à l'heure et ta remarque étaient inacceptables. Que tu me détestes, d'accord, tu as le droit, je t'ai menti et tu ne veux pas passer au dessus, très bien. Tu veux me lancer des piques à longueur de journée pour te venger, ne te gène pas. Mais que tu te permettes ce genre de réflexion, c'est intolérable. Je suis non seulement la directrice de ce centre, mais aussi une personne et j'estime que comme tout à chacun, je mérite un certain respect !
Edward continue de marcher, faisant comme si il ne m'avait pas entendue, ce qui encore une fois démontre sa très grande maturité. Je pousse un soupir las. Je ne sais plus comment faire avec lui, je veux l'aider, c'est mon métier, mais c'est aussi plus que cela. Le fait que je connaissais Edward avant tout ça avant que lui ou moi soyons blessés fait que je ressens un lien plus fort avec lui qu'avec n'importe lequel de mes pensionnaires.
-Pourquoi ? Pourquoi penses-tu que je fais ça uniquement pour me venger de ton mensonge ? Je n'ai pas le droit de te voir telle que tu es ? Demande amèrement Edward.
-Et je suis quoi pour toi ? Dis moi, parce que sinon cette conversation ne nous mènera nul part, je réponds calmement alors que mon cœur bat à la chamade.
-Tu fais celle qui se soucie des personnes ici présentes, mais tu fais ça uniquement pour soulager ta conscience, c'est ton moyen de fuir. J'ai parlé avec ton père et avec ma mère, tu n'es pas retournée à Forks depuis que tu en es partie. Alors qu'à ta sortie d'hôpital, tu aurais eu le temps, j'en sais quelque chose. Tu fuis et tu essayes de te racheter une conscience en aidant qui ? Des handicapés comme toi . Tu penses que tu es une bonne personne n'est ce pas ? Tu te dis sans doute que tu fais ça pour nous, mais c'est encore un mensonge. Tu es une putain d'égoïste, voilà qui tu es ! S'énerve Edward.
Je le laisse déverser sa colère, au fond de lui, il en a besoin et si il faut que ça tombe sur moi, ce n'est pas grave. Je l'écoute mais ses mots me font mal. Ils me blessent parce que quelque part, il n'a pas tort sur toute la ligne.
-Tu penses ça ? Tu penses vraiment que si j'avais voulu fuir, je serais venue dans le ranch de mes grands parents avec mon cousin ? Tu penses que c'est pour alléger ma putain de conscience ? Je demande en crachant presque les mots. Si j'avais voulu avoir bonne conscience, je n'aurais pas ouvert un centre de rééducation et réadaptation pour militaires ! Tous les jours, je vois des personnes mutilées et traumatisées et c'est mon métier de les aider. Tu crois que ça me fait plaisir de te voir toi avec ta moitié de jambe en moins te plaindre ? Que ça ne me rappelle pas ma propre situation, mon propre handicap ? Tu penses que j'ai une putain de jambe en moins parce que j'ai décidé de jouer avec la scie du chirurgien ? Si j'avais voulu alléger ma conscience, je me serais tirer une balle dans la tête dès l'instant où j'ai compris que j'étais toujours en vie ! Alors ne viens pas me faire des remarques sur ce que tu penses être juste, tu ne me connais pas Edward !
-Parce que toi tu penses me connaître ? Pourquoi, parce que tu m'as reconnu tout de suite ou parce que tu as lu mon dossier médical ? Tu ne me connais pas non plus miss « je suis la directrice, j'ai toujours raison » ! Je m'en fous de ta vie ! Je ne suis pas là pour ça ! Et je t'ai déjà dit que si ma mère ne m'avait pas forcé à venir, tu ne m'aurais pas revu et je regrette d'avoir écouter ma mère pour la seule et unique raison que je t'ai vue !
-Tu es libre de t'en aller, ne te sens pas obligé de rester, je ne peux m'empêcher de lui répondre.
-L'inconvénient de ce centre est qu'il est géré par toi, le reste de l'équipe est très compétente et professionnelle contrairement à toi qui te vexe pour un rien, qui mens et que sais je ! Tu aurais dû te la tirer ta balle ! Me crache Edward au visage.
Avant même que je n'ai conscience de le faire, ce qui est un véritable problème aujourd'hui, je lui assène une violente gifle, choqué, il lève sa main pour venir se toucher la joue.
-Mais je ne l'ai pas fait, alors à partir de maintenant, tu me parles correctement sinon et ce n'est jamais arrivé, je te vire de chez moi à coups de pied dans le derrière, on se comprend ? Je demande froidement.
Il hoche simplement la tête et je le laisse planté là, pour calmer ma colère, je décide de poursuivre ma marche et de pousser un peu sur mes capacités. Je serais bien retournée au ranch pour préparer Freesia mais monter à cheval avec mon niveau de colère et avec des sentiments en ébullition, c'est la bonne formule pour me faire mal.
Je marche un long moment avant de me diriger vers le plan d'eau, je sais que j'y serais tranquille et que personne ne viendra m'embêter. Lorsque j'arrive vers la rivière, je suis fatiguée, en sueur parce que ma veste est trop épaisse et toujours sur le coup des remarques blessantes d'Edward. Elles ne devraient pas m'atteindre, il était en colère et il ne devait pas penser la moitié des choses qu'il a dites, mais je me sens mal.
Je refuse de penser qu'il a raison et que j'aurais dû me mettre une balle dans la tête. Lorsque je me suis réveillée à l'hôpital militaire en Allemagne, tout de suite après mon opération, j'y ai pensé. Je ne savais pas encore si certains de mes collègues étaient toujours en vie, mais tout ce que je savais c'est que je souffrais et qu'il me manquait une jambe. Pendant presque une semaine, l'envie de mourir était tenace et ne m'a pas quittée. Et puis, quand je suis rentrée au pays, j'ai appris la mort de Jared et de Claire, mais aussi la survie de Matt et d'Allison, deux collègues infirmiers.
Je m'assois sur une souche d'arbre, regardant les petites imperfections à la surface de l'eau dûes au courant. Pendant un long moment, je tente de faire le vide dans ma tête et de respirer lentement et profondément. Le calme et la verdure environnante ainsi que le léger vent me permettent d'y arriver sans trop de problèmes.
J'ouvre mes yeux que je n'avais pas conscience d'avoir fermés lorsqu'une branche craque derrière moi, je me retourne pour voir mon père, tenant par les rennes Lolita. Mon père monte une jument qui s'appelle Lolita, pour le coup, ça me fait sourire.
-Je savais que je te trouverai là, me dit simplement mon père en s'approchant un peu plus de la souche. C'est toujours là que tu venais lorsque tu avais besoin de calme lorsque tu étais ado.
-Et c'était toujours toi pendant que tu étais en vacances, qui me ramenais chez mamie et papy.
-Qu'est ce qu'il t'arrive Bella ? Pourquoi te montres tu plus agressive et plus sur la défensive en ce moment ?
-La semaine passée n'était pas une bonne semaine, et tu le sais, je lui réponds. Pour aujourd'hui, il semblerait que j'ai un petit soucis avec certaines personnes du sexe masculin.
-Tu veux en parler ? Demande mon père.
Charlie n'est pas l'homme le plus bavard, mais quand il demande si on veut en parler, il écoute toujours très bien et est toujours de bons conseils. Est ce que c'est son métier de shérif qui fait ça ou il était déjà comme ça avant de rentrer dans les forces de l'ordre ?
-Pour le premier, tu ne peux pas faire grand-chose. Pour le second en revanche… La discussion avec Edward a été houleuse et il m'a balancé des horreurs. Il ne les pensait sans doute pas, je reprends après avoir vu la lueur de colère dans les yeux de l'homme de loi. Mais ça m'a énervée alors je suis venue ici.
-Tu veux que j'en parle avec lui ? Demande mon père.
-Non, je suis une grande fille, nous avons mis les choses au point mais si tu pouvais me donner ta technique pour lui faire peur, je suis preneuse ! Je plaisante.
-Mais si je te la donne, je serais obligé de te tuer, rétorque Charlie avec humour. Je ne sais pas ce qu'Edward t'a dit et finalement, ça ne me regarde pas, mais si je peux te donner un conseil ne le lâche pas, ne l'abandonne pas, c'est un gars gentil et il a besoin de ton aide plus qu'il ne le croit.
-Ce n'est pas au programme et quoiqu'il arrive, je compte faire mon métier, je réponds à mon père. Mais tu sais, je ne pense pas que ce soit de mon aide spécifiquement dont il a besoin et pour être honnête, Rosalie et Carlisle feront un bien meilleur job que moi concernant Edward.
-C'est toi qui vois, répond Charlie avec philosophie. Mais n'oublie pas ce que je viens de te dire. Allez, on rentre, il nous reste encore une petite marche et l'heure du repas approche, me dit mon père.
Je me relève et je marche à ses côtés pendant qu'il tient Lolita. A peu de chose près, je peux m'imaginer quinze ans en arrière lorsque je venais adolescente. A la différence que ce n'est plus mes grands parents qui m'attendent à la maison avec mon cousin, mais que c'est une horde de pensionnaires. Dans un cas comme dans l'autre, le sentiment d'avoir quelqu'un qui vous attend est toujours plaisant. Le hic, c'est que je pense pas trouver un homme qui voudrait partager sa petite amie ou sa femme avec autant de monde.
Nous rentrons doucement et nous arrivons peu avant 18h35, ce qui nous laisse 25 minutes pour bichonner Lolita avant le repas. J'aide mon père à desseller la jument et lorsque je reviens de la sellerie avec le seau de brosses, je vois mon cousin qui parle avec mon père. A trois, nous mettons peu de temps pour panser Lolita. J'en profite pour rentrer un peu plus tôt pour aider à finaliser de mettre la table.
Dans l'entrée, je troque mes baskets contre mes chaussures d'intérieurs avant d'aller me laver les mains. Et j'aide Esme et Rosalie à mettre la table. Ma mère est en train de couper en parts équitables, la quiche qu'Esme a faite. Une fois que tout le monde est présent, cela ne prend que quelques minutes pour que nous nous mettions à table. Alice se fait une joie de raconter l'après midi à Melstone aux autres pensionnaires et de leur conter notre rencontre avec Robbie
-Nous étions au bureau de poste et devant Bella se trouver un homme, tout de suite il était agressif.
-Qui ? Demande Emmett en se resservant une part de quiche.
-Qui à ton avis ? Je l'interroge avec un sourire ironique. Robbie, qui d'autre.
-Et il n'a pas vraiment été poli et respectueux mais Bella lui répondait aussi calmement que possible, même moi, j'aurais été plus violente !
-Impossible, lui lance Jasper. Tu es la personne la moins violente que je connaisse.
-Eh bien, face à ce type, ma non violence était sur le point de se faire la malle ! Lui rétorque Alice. Et quand avec Rachel , nous avons vu qu'il ne lâchait pas l'affaire et qu'il était de plus en plus agressif, Rachel s'est avancée pour demander à Bella si tout allait bien et ce… gars a osé insulter Rachel ! Heureusement, Bella lui a demandé de s'excuser mais il n'était pas d'accord et puisqu'il était de plus en plus méchant envers Rachel qui ne lui avait rien dit, au passage. Bella l'a frappé avec son poing et lui a probablement cassé le nez, c'était génial !
-Bien joué cousine ! Me félicite Emmett. Depuis le temps que je rêvais que tu le fasses, je regrette seulement de ne pas y avoir assisté ! Je l'avais prévenu en plus de cela !
-Bella aussi, rigole Rachel.
-Est ce que je dois m'inquiéter de voir ma fille se faire arrêter ? M'interroge sévèrement mon père.
-Je ne pense pas, je lui réponds avec un sourire. En plus, Madame Johnson, la postière, a bien dit que c'était de sa faute et en cas de doute, il est tellement macho qu'il ne dira à personne que c'est une femme et handicapée qui plus est qui l'a frappé.
-Il semblerait que la violence soit votre réponse à tout, ne peut s'empêcher de me lancer Edward.
Avant de lui répondre, j'intercepte le regard d'avertissement que lui lance mon père. Finalement, ce dernier n'est pas aussi aveugle concernant les piques de l'ancien militaire que je ne le pensais.
-Seulement quand on me pousse à bout, je rétorque. Le reste du temps, je suis plutôt contre.
Rosalie rigole dans son coin, sachant que ce n'est pas tout à fait vrai et qu'il m'est déjà arrivé de pousser une telle colère que mon cousin a préféré se planquer vers les chevaux. Il sait que je n'irais pas crier là bas, pour ne pas effrayer les animaux.
-Mais enfin, ce n'est pas une façon de traiter son prétendant, se moque Rosalie qui rigole franchement après avoir reçu un regard noir.
-Un prétendant, qui ? Demande Charlie.
-Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? M'interroge à son tour ma mère.
Je planque mon visage dans mes mains pour ne pas mourir d'embarras, je voudrais me cacher après d'avoir torturer Rose, lentement.
-Je te promets que tu me le payeras, je menace ma meilleure amie.
-Je suis morte de peur, se moque-t-elle.
-Alors ? Demande ma mère ?
-Maman, je n'ai pas de prétendant, je réponds en souriant. Rosalie ne fait que m'embêter et pour info, je préfère me couper la deuxième jambe que de devoir supporter Mallory et t'imagines avoir sa mère en guise de belle mère ? Je demande à Rosalie.
-L'enfer ! Se moque mon amie. Mais il a trop peur de moi pour me demander de sortir avec lui, toi par contre…
-Ne rigole pas ! J'espère qu'après aujourd'hui, il aura peur de moi aussi ! Déjà qu'il est trop vieux pour moi, qu'il n'est pas propre sur lui et que plus macho que lui, tu meurs et pourtant j'ai servi avec Newton, je te promets, c'est le scenario catastrophe !
-Mais l'avantage, c'est que ça nous a fait de l'animation, lance Alice avec un grand sourire, faisant rire tout le monde et détournant l'attention générale.
Le reste du repas se déroule dans une bonne ambiance, même Edward a arrêté ses piques, ce qui me repose et nous passons un bon moment. Quelque uns se moquent de la réaction de mes parents à l'annonce de mon prétendu soupirant et en tête de liste, Alice et Emmett. Si ces deux là s'étaient rencontrés en d'autres circonstances, je pense qu'ils auraient fait des étincelles et qu'ils seraient devenus meilleurs amis. Ou dans le pire des cas -pour l'humanité – ils auraient été frères et sœurs ! J'aurais bien voulu voir les étincelles que ce mélange aurait pu faire ! On aurait été foutu !
J'espère que ce chapitre vous a plu . N'hésitez pas à me laisser un commentaire et à me dire ce que vous en avez pensé.
Joyeux Noël et à la semaine prochaine ou sur mon OS !
