Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenu pour l'ouverture de cette treizième case de ce calendrier de l'avent !

Ohlala ! je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'état dans lequel je suis en ce moment ! ça y est les filles ! nous avons dépassé les 100 reviews ! 100 ! vous vous rendez compte ? alors que ce n'est qu'une petite histoire écrite pour vous donner le temps d'être sous votre plaid avec votre café brulant pendant 30 minutes par jour ? Je vous aime, il n'y a pas d'autres mots ! Merci infiniment !

Je m'excuse pour le chapitre d'hier, je ne m'étais pas rendue compte qu'il s'était entièrement mis en italique…

Au programme de ce soir : un déménagement, une chanson, des guirlandes et Rudolph le petit renne au nez rouge ! alors, je vous ai donner envie ?

Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)

La : bon allez, je me lance, et je vais dire Laurie ! comment vas-tu ? mais, du coup, toi qui attendais les explications du comportement d'Edward, as-tu aimer ce « petit moment » ?
profite de la suite de cette histoire,
bisou
Mya

Mimie : bonjour Mimie ! toujours fidèle au poste ! merci pour ta reviews et tes compliments
profite de la suite de l'histoire
bisou
Mya

Lilijune : hey Lilijune ! c'est ta première reviews, si je ne me trompe pas, non ?
oh ! je suis très contente que ce calendrier de l'avent te plaise ! j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire, et je ne m'attendais pas à ce qu'il reçoive autant de suffrage ! alors merci pour ton message, et tes compliments, ils me touchent énormément !
j'écris une autre fiction (une longue fiction) sur le couple jasper Bella, qui garde pas mal de codes de Twilight, mais qui part sur d'autres sujets aussi, si tu veux, fais faire un tour sur elle, elle s'appelle « une question de temps », elle est sur mon profil !
ce Edward te plait ? j'ai adorer en faire un gros con mdr
profite de la suite de cette histoire, il ne te reste plus que 8 chapitres !
bisou
Mya

Ninidezil : hey Nini ! ah tu vois ! je te l'avais dit que tu voudrais le claquer quand tu saurais enfin la raison de son comportement ! mais je suis heureuse qu'il t'ai énervé ahah
pour le tête à tête endiablé, tu me connais à force, tu sais bien que je dis oui mdr
pour le moment « hot », ça arrive très vite, je te le promet ! et tu risques de découvrir un autre côté de Bella, et j'espère qu'il te plaira ahah
pour le fait d'avoir un chapitre par jour, j'avais vraiment envie de faire un calendrier de l'avent dans les règles de l'art, et j'ai tellement envie de vomir quand je vois un paquet de chocolat, que je me suis dit que d'autres que moi pouvaient avoir envie d'un autre type de truc pour attendre noël, et puisqu'on ne peut pas avoir 24 jours de sexe avant noël, ça me paraissait une bonne idée mdr
bref, passons ! J'espère que tu vas apprécier la suite de l'histoire
bisou
Mya

Delphine : enfoiré c'est quand tu restes polie ? j'adorerais voir ce que ça donne quand tu ne l'es plus mdr
le comportement de jasper me semble rester dans la même ligne et il restera comme ça jusqu'à la fin !
j'espère que la suite de l'histoire te plaira (plus que 8 cases !)
bisou
Mya


*** bonne lecture ! ***


Chapitre 16

Mercredi 22 décembre

POV Bella

Déménager toutes nos affaire de l'autre coté du couloir à pris, en tout et pour tout, à Aro et Emmett, pas plus d'une heure et demie.

Pendant cette heure et demie, ils ont fait du bruit, ont ri, tirer des meubles sur le sol, au point d'en faire faire une jaunisse à Rosalie, crier quand le canapé s'est échapper des mains d'Emmett pour tomber sur son pied et, malgré tout cela, Jasper n'a pas eu l'air de sortir de sa bulle.

Voilà pourquoi, une heure après le repas du soir, auquel il n'a pas participé, je remonte à l'étage, une assiette de sandwiches à la main, et un verre de jus d'orange dans l'autre pour le nourrir, et tenter de ne pas être seule, pendant l'activité de ce soir.

Lorsque j'entre dans la pièce, il a changé de place, retrouvant sa position du matin même, le jambes croisées sous son corps, assis sur le canapé, une moue concentrée sur le visage, tandis que ses doigts dansent sur le clavier.

Posant doucement mon assiette sur la table basse, ainsi que le verre, pour éviter de le faire sursauter je prends le temps de m'y asseoir, moi aussi, avant de poser ma main sur son poignet, lorsqu'il fait une pause dans sa frappe.

— Bella ? sursaute t'il. Que se passe-t-il ?

— Rien, ne t'inquiètes pas souris-je. Je suis juste venue t'apporter de quoi manger, avant que tu ne meures d'inanition.

Désorienté, il lève le regard autour de lui, fronçant les sourcils en voyant la pièce rangée et propre, alors que, lorsque je l'ai quitté, la première fois, elle était dans un désordre sans nom, une bataille semblant s'être dérouler dedans.

— Que s'est-il passé ? demande-t-il, la voix incertaine.

— Nous avons déménagé, juste en face lui apprend-je, riant de son air incrédule. Je refuse de dormir avec qui que ce soit d'autre, et ta mère a eu l'amabilité de nous fournir la chambre mitoyenne à celle de Rose et Emmett.

— Je crois que je préfèrerais encore aller dormir avec Edward grimace t'il.

Sur ce point, je ne peux le contredire, malheureusement. Déjà que, en étant face à la leur, sur le palier, les cris qui sortent de leur chambre atteignent la nôtre alors en étant juste à côté, je ne risque pas de dormir de sitôt …

— Je suis restée indisponible pendant combien de temps ? s'enquière t'il.

— Plus de six heures. Il est vingt trois heures, et ta mère nous demande de descendre. Nous allons voir les illumination de noël, ce soir terminé-je en grimaçant.

— Et je suppose que tu as besoin d'un cavalier demande-t-il, souriant en coin, en reposant son ordinateur sur la table basse récupérée durant le grand déménagement.

— Je refuse de subir cela toute seule grincé-je en me relevant. Tu as dix minutes pour avaler ton sandwich, boire ton verre, changer de vêtements et mettre un manteau. Une fois ce délais passer, j'envoie Emmett te chercher.

Je ne suis pas sérieuse, et il le sait très bien. Lui envoyer Emmett, reviendrait à prévenir tout le monde de sa remise à l'écriture et connaissant Jasper, la pression pourrait lui faire, encore une fois, subir le syndrome de la page blanche.

Afin d'être sure qu'il s'alimente correctement, je préfère rester dans la chambre, passant par a salle de bain pour me changer, enfilant un sous pull à col montant, au lieu de la blouse dos nu que m'a prêté Rosalie, et qui, elle, se prête plus à une sortie dans ce froid hivernal.

Lorsque je retourne dans la chambre, son sandwich a été engloutis, le verre est vide, et il est entrain de refermer les bouton d'une nouvelle chemise, s'arrêtant uniquement lorsqu'il me voit dans l'encadrement, un sourire moqueur aux lèvres.

— Tu te prépares à cambrioler une banque darling ?

— Pas la peine chéri m'amusé-je, lui envoyant un clin d'œil. Tu as déjà cambriolé mon cœur.

— Fais attention, tout de même susurre-t-il à mon oreille, lorsque je passe près de lui pour sortir. La bague n'est plus qu'à quelques pas de toi.

— Tu fais miroiter un cailloux à toutes les filles que tu rencontres, Jazz ? souris-je, en descendant les marches des escaliers.

— Uniquement celles qui ont le potentiel pour savoir dompter la bête que je suis.

L'éclat de rire que je cherche à faire entendre meurt dans ma gorge, au moment où, tout comme moi, il entend la chanson d'Emmett. Cette chanson si particulière, dans son couple, puisqu'à chaque fois, Rose en repart avec une bague…

I'm in love with the world through the eyes of a girl

(Je suis amoureux du monde, à travers les yeux d'une fille)
Who's still around the morning after

(Qui est toujours à mes cotés le lendemain)
We broke up a month ago and I grew up I didn't know

(Nous avons rompus il y a un mois, et j'ai grandis, je ne savais pas)
I'd be around the morning after

(je serais à tes cotés le lendemain matin)

It's always been wait and see

(ca a toujours été attend et vois)
A happy day and then you pay

(un jour heureux, puis vous le payez)
And feel like s**t the morning after

(Et se sentir con le lendemain matin)

Cette chanson a toujours marqué un tournant dans la vie de Rose et d'Emmett. La première fois qu'il la lui a chantée, c'était juste avant que nous ne quittions le lycée ensuite, le jour ou il lui a demander de l'épouser puis aujourd'hui.

Lentement, comme pour ne pas briser ce moment, nous nous arrêtons dans l'entrée du salon, ou mon frère et sa femme passent ce moment tendre, ne souhaitant pas les déranger.

Doucement, afin de ne pas perdre une seule miette de ce spectacle, j'accepte l'étreinte douce que me donne Jasper, dans mon dos, lorsqu'il passe ses mains sur mon ventre, me serrant contre son torse, en fredonnant la mélodie.

But now I feel changed around and instead falling down

(Mais maintenant je me sens change, et au lieu de tomber)
I'm standing up the morning after

(je suis debout le lendemain matin)

Situations get fucked up and turned around sooner or later

(Les situations se gâchent et se retournent tôt ou tard)

And I could be another fool or an exception to the rule

(Et je pourrais être un autre imbécile ou une exception à la règle)

You tell me the morning after

(Tu me dis le lendemain matin)

J'ai l'impression de flotter dans un océan de tendresse, les yeux clos, les bras de Jasper m'entourent, et la voix de mon frère me parvenant, couvrant légèrement la douce mélodie et, pourtant, je ne voudrais m'en défaire pour rien au monde.

Crooked spin can't come to rest

(Les effets tordus ne peuvent pas s'arrêter)

I'm damaged bad at best

(Au mieux, je suis endommagé)

She'll decide what she wants

(Elle décidera ce qu'elle veut)

I'll probably be the last to know

(Je serai probablement le dernier à savoir)

No one says until it shows, and you see how it is

(Personne ne dit jusqu'à ce que ça se voit et que tu vois comme c'est)

They want you or they don't

(Ils vous veulent ou ils ne le font pas)

Say yes

(Dis oui)

I'm in love with the world through the eyes of a girl

(Je suis amoureux du monde à travers les yeux d'une fille)

Who's still around the morning after

(Qui est toujours autour le lendemain matin)

La bulle de bonheur n'explose pas immédiatement, chacun de nous étant, je dois bien l'avouer, envieux de ce moment qu'ils viennent de passer tous les deux.

— Tu aimerais leur ressembler ? chuchote Jasper à mon oreille.

— J'aimerais trouver quelqu'un qui me regarde avec la même intensité qu'Emmett regarde Rose, en ce moment soufflé-je, détournant la tête vers lui, pour le regarder dans les yeux.

— Et qu'est ce qui t'en empêches ? sourie t'il en coin.

— Un homme qui n'arrête pas de me faire miroiter une bague, et qui trouve romantique de plaquer une fille contre un mur m'amusé-je. Tu as une idée de qui je parles ?

Son regard reprend cette teinte métallique qui parait m'obséder, à chaque fois qu'il me regarde avec et, inconsciemment, je rapproche mon visage du sien.

— Tu sais que si je le fais, c'en sera finit du calme, pour nous ? chuchote-t-il, à quelques centimètres de mes lèvres. Dès que je t'aurais embrassé, cette famille de dingue va vouloir nous voir le faire à chaque fois qu'ils seront dans les parages.

— Et cela te dérange ?

Je ne vois son petit sourire en coin qu'une demi seconde, avant qu'il ne comble les quelques centimètres qui nous séparent, m'embrassant doucement, avec une tendresse dont je le pensais incapable.

— Ceci répond -il à ta question ? s'amuse t'il.

Je hoche la tête, dans le flou totale, en ce qui concerne la signification de ce baiser. Jouait-il la comédie, comme nous le faisons, depuis que nous sommes arrivés ou bien est il totalement lui-même, dans son rôle, comme cet après-midi ?

Cette question continue de me trotter dans la tête tout le temps que dure le trajet jusqu'à Austin, et, hormis avoir retrouver un peu de ma mauvaise humeur, à la vue des guirlandes lumineuses et des sapins de noël je n'ai toujours aucune réponse à me fournir.

S'il jouait la comédie, alors je lui tire mon chapeau, parce qu'il est très fort, et que ses gestes avaient tout de naturel en revanche, s'il était sincère, et que la tendresse qu'il a exprimée était vrai, alors tout ce dont je m'étais persuadée, durant des années, s'écroulera comme un vulgaire château de cartes.

Ma mauvais humeur reprend, d'autant plus, le pas sur tout sentiment positif quand, sortant de la voiture, nous sommes immédiatement agressées par les voix des chanteurs de rues, qui déversent leurs couplets avec une bonne humeur très irritante.

Prenant sur moi pour tenter, d'au moins, paraitre civilisée, lorsque nous arrivons au niveau des premières boutiques je leur envoie un sourire que j'espère poli, mais qui, j'en ai parfaitement conscience, doit être crispé.

— Pourquoi tant de haine quand tu regardes des guirlandes ? me demande-t-il, tout sourire, alors que nous affrontons le froid depuis assez de temps pour que mes oreilles et le bout de mes oreilles ne deviennent bleuies.

— Par ce que je n'aime pas noël grommelé-je.

Sans que je n'en comprenne la raison, je me retrouve poussée doucement contre la devanture d'un des magasins, mon manteau absorbant le choc entre mon dos et le verre. Est-ce une manie, de toujours vouloir me plaquer contre n'importe quelle surface horizontale ?

— Je me souviens d'une fille qui décorait sa maison à peine Halloween était-il passé sourie-t-il, charmeur et qui nous saoulait en nous faisant faire du shopping de noël en plein mois de novembre. Elle est ou cette fille-là, darling ?

Mais pourquoi ne peut-il pas s'empêcher de m'appeler ainsi ? Et pourquoi mon corps semble réagir à chaque fois, cherchant à approfondir le contact entre nous ?

— Surement toujours sous le porche de sa maison, en train de se demander ce qu'elle a bien pu faire de mal, pour que son fiancé préfère aller se taper toutes les brunes du quartier soupiré-je, de très méchante humeur.
-Et moi qui pensais qu'il te fallait simplement un peu d'esprit de noël !

Comment fait-il pour être constamment de bonne humeur, depuis que nous sommes arrivées dans cette ville ? A croire qu'avec des décorations de noël, et de la neige, le monde va totalement changer, que les pôles vont s'inverser, et que la lune remplacera le soleil en pleine journée !

— Essaye de m'en trouver un qui fasse environ un mètre quatre-vingt-dix, qui ne porte qu'un bonnet de père noël, et un boxer avec Rudolph dessus, et je pourrais peut-être croire, encore une fois, que noël c'est l'enchantement des enfant, et la paix sur la terre grommelé-je.

C'était, définitivement, une très, très mauvaise idée, de venir ici ce soir… même alors que, normalement, j'aurais dû me laisser avoir par mon côté Grinch je n'ai pas pu m'empêcher de l'imaginer, en parlant, et dieu m'en garde, je suis sure qu'il a dû entendre mon gémissement d'envie.

— Et je gagne quoi, si je le trouve ? demande-t-il, la voix voilée d'envie.

Ce petit jeu terminera très mal pour l'un d'entre nous, et je ne doute absolument pas du fait que, cette personne, ce sera moi.

Soyons réalistes deux secondes. En une semaine, que je l'ai retrouvé, je l'ai embrassé trois fois, manquer de le faire une bonne demi-douzaine de fois, ait faillit me laisser aller dans ses bras et je ne me suis jamais autant amusé, jamais sentit aussi vivante et libre que pendant cette comédie.

Une chose est sure, ma situation est désespérée, et j'en suis même parvenue à comprendre ce qu'était ce sentiment, qui me prenait au cœur, en le voyant aller voir Alice, à la patinoire.

Ces sentiments d'adolescente, qui était, à l'époque, pure et chastes se sont transformer en quelque chose de bien plus dévorant, de bien plus puissant et je n'ai plus la force de lutter contre. J'ai fini par tomber amoureuse de Jasper Hall, et je m'en mords déjà les doigts. Foutues fêtes du réveillon.

— La satisfaction de m'avoir fait grimper aux rideaux pour la première fois de toute ma vie ? soufflé-je, avec une petite moue.

Son regard dévie vers mes lèvres, pour y rester de très nombreuses secondes assez, à vrai dire, pour que le reste de la famille nous laisse un semblant d'intimité.

— Je te le rappellerais en temps voulue darling, fais-moi confiance chuchote-t-il, approchant son front du mien.

Vais-je, encore une fois, pouvoir gouter à ses lèvres ? Ou bien, maintenant qu'ils sont partis, se contenteras-t-il de s'écarter ? Tel est la question…

POV Jasper

Il faut que je m'éloigne. Maintenant. Tout de suite, avant de faire quelque chose qu'elle regrettera toute sa vie. Je n'ai pas réussi à me contrôler cette après-midi, pour l'emmener, ce soir, dans la petite ruelle au coin du magasin, tout de même !

— Il y a un banc, sur la place soufflé-je, peinant à me dégager de sa chaleur.

Malgré son sourire j'ai tout de même le temps de voir la lueur blessée, tout au fond de son regard. Dieu que je donnerais tout ce que j'ai, pour pouvoir reprendre ce que j'ai commencé, cette après-midi…

Lui prenant sa main gantée, je nous conduis en silence jusqu'aux bancs, m'asseyant à ses côtés après avoir ouvert ma veste de cuir.

— Je ne haï pas vraiment noël soupire-t-elle. J'adore cela, à vrai dire.

— Je sais souris-je.

Une femme comme elle, qui a passé des années à croire au père noël, au point de nous faire douter, Rose, Emmett et moi ne peux pas finir par détester cette fête. Ce serait comme enlever sa trompe à un éléphant.

— Tu es juste blessée, et déçue, que tout ce que tu croyais vrai, tout ce qui, à tes yeux, te semblait d'une perméabilité sans faille, soit remis en question. Ta confiance en toi et en le genre humain s'est fissurée.

— Tu vois sourie t'elle, douloureusement il n'y a pas que toi, qui a peur des sentiments. Parfois, tout rejeter en bloc est ce qu'il y a de mieux à faire.

— Et parfois, tu fais cela uniquement pour te blesser un peu plus, et ressentir un peu plus de douleur. C'est un cycle sans fin, de perdre confiance.

— Pourtant, j'ai confiance en toi déclare t'elle, retenant mal un bâillement.

— Parce que tu as vu que je suis restée à tes côtés, malgré ce qu'il s'est passer cet après-midi m'excusé-je, maladroitement.

Elle hoche la tête dans le vide, les yeux perdus sur l'horizon, fixant, sans la voir, l'énorme boule décorative rouge et ce silence est bien plus apaisant que tout ceux que nous ayons eu, jusqu'à présent.

— Chante-moi la chanson d'Emmett, s'il te plait chuchote t'elle, dans ma direction, posant sa tête sur mon épaule.

Désemparé par sa position, je me mets tout de même à fredonner les premières notes, chantant doucement les paroles de celle-ci. Je sourie tendrement en la voyant, à la fin, profondément affalée sur mon épaule, son bras enserrant ma taille. Et c'est surement là, que la lumière se fait.

— Tu chantes très bien soupire t'elle, somnolant.

— C'est le chant du vent, que tu écoutes, darling rie-je.

Je ne m'en cache pas, j'adore la voir frissonner profondément en entendant ce simple petit mot. Comment, à l'âge de dix ans, ai-je bien pu réussi à séduire cette jeune femme exceptionnelle que je tiens dans mes bras ?

— Alors j'aimerais bien l'entendre toutes les nuits marmonne-t-elle.

Visiblement, elle est sure le point de trouver, enfin, le sommeil, ce qui ne serait pas un luxe, quand on voit les cernes qu'elle a, depuis quelques jours. Depuis cette soirée dans le jacuzzi d'Emmett et Rose, à vrai dire.

Elle ne m'a jamais paru aussi diablement attirante, aussi diaboliquement envoutante qu'à ce moment-là, de l'eau jusqu'aux genoux, sa queue de cheval ramenée sur son épaule, et la preuve de mon manque dans sa vie fièrement inscrit sur son corps.

Si ma sœur et mon beau-frère n'avais pas été là, à ce moment-là, je sais très bien ou les choses nous auraient mener.

Malgré ma bonne conscience, qui me pousse à croire que j'ai fait la bonne chose je ne peux m'empêcher de penser à ses frissons, à ses légers gémissements, lorsque je l'ai touché, sur cette étoile bien particulière, dont l'emplacement agit sur moi comme un filtre d'attraction.

— Epouse moi Jasper murmure t'elle, la voix gémissante de sommeil.

Je me tends totalement à sa demande. Joue t'elle toujours ce jeu que nous avons entrepris, ou me parles t'elle de ses vrais sentiments ? Et, si oui, à quel moment lesdits sentiments du passés sont ils venus se greffer à ceux du présent ?

— Redemande-moi cela lorsque tu seras réveillé, darling soufflé-je, incapable de faire autrement.

Je n'ai le temps d'apprécier que le frisson provoquer par le petit nom, avant que le reste de la famille ne revienne mes parents, ma sœur et mon ami souriant doucement en nous voyant dans cette position.

A mon humble avis, si ce dernier savait à quel point, en cet instant, tout se chamboule, dans ma tête, à quel point, si je le pouvais, je l'emmènerais à Vegas, juste pour pouvoir lui prouver qu'à dix-sept ans déjà, j'avais compris qu'elle était bien plus importante que n'importe qui d'autre ?

Le sourire de Rose s'efface doucement, lorsqu'elle rencontre mon regard, mercure contre lagon au profit d'une vive inquiétude.

— Emmett, ramène Bella à la maison, d'accord ? lui ordonne t'elle, plus qu'elle ne le demande. Je voudrais demander quelque chose à Jasper.

L'inquiétude de Rose se transmet à Em, puis, lentement, il vient récupérer délicatement Bella l'emmenant à bord de la jeep qui les a menés, sa femme et lui, jusqu'ici le reste de la famille suivant dans son sillage, pour ne laisser plus que ma sœur.

— Finalement, tu as compris fait-elle, en s'asseyant à mes côtés.

— Compris quoi ? coassé-je.

— Ce que tu as passer plus de vingt ans à te refuser de penser soupire-t-elle. Tu es amoureux d'elle Jazz, depuis la maternelle.

— Non secoué-je vivement la tête.

— Bien sur que si, et tu le sais aussi bien que moi grogne-t-elle. Toutes tes conquêtes, même ton ex-femme, est brune, petite, à des yeux foncés et des formes généreuses ! Bon sang Jazz ! Il serait temps que tu ouvres les yeux, avant de faire la plus belle connerie de ta vie !

Toutes ces envies, tous ces besoins, tout ce désir brut et permanant, que j'ai pour elle, ne peux pas être de l'amour ! Je m'y refuse ! Pas alors que je l'ai blessé aujourd'hui, et qu'à cause de moi, Edward a réduit son estime à néant, lui prenant ses rêves ses espoirs et ses aspirations.

— Jazz soupire t'elle même à l'époque où tu étais marié à Alice, tu n'as jamais pu te séparer des photos que tu avais avec Bella, les vidéos ou vous étiez ensemble la moindre petite chose te faisant penser à elle. Tu es mordu depuis des années, et tu refuse encore de le voir !

— Arrête cela Rose, s'il te plait plaidé-je, d'une voix largement moins cassante que je ne l'aurais voulu.

— Oh non Jasper, tu vas m'écouter ! s'énerve t'elle, se mettant debout face à moi, les mains sur les hanches. Elle est ce qui pourrait t'arriver de meilleur, elle est faite pour toi, comme elle l'a toujours été, mais tu as toujours été trop con pour t'en rendre comptes ! Si tu la laisses partir cette fois, crois-moi, elle ne reviendra pas. Ce n'est pas son genre.

L'idée même qu'elle puisse, à nouveau, déserter ma vie m'est intolérable. En quelques jours à peine, elle m'est devenue essentielle, devenue mon pilier, ma bouée de sauvetage et mon point d'ancrage et la pensée qu'elle s'en aille me gèle de l'intérieure.

— Tu sais qu'un jour, elle finira par comprendre que tu as passer ta vie à lui écrire des lettres d'amour, à elle, et non à Alice, comme tu te plais à le croire, n'est-ce pas ? Tu as conscience que, depuis des années, elle porte l'une des plus belles déclaration que tu n'as jamais faite à personne, sur son corps ? Elle t'a dans la peau, littéralement, depuis que nous sommes enfant, alors, s'il te plait, pour une fois, n'agit pas comme un crétin, et écoute moi.

A bout de souffle, tombant à genoux devant moi ses mains viennent rejoindre les miennes, sur mes genoux, y appliquant des pressions douce et légères, me réchauffant légèrement de l'intérieur. Alors je sais que je peux lui parler de ce que j'ai sur le cœur.

— Elle m'a demandé de l'épouser, tout à l'heure soufflé-je, tentant de regarder n'importe où, si ce n'est dans le bleu de ses yeux. En temps normal, c'est une sorte de blague, entre nous, mais, cette fois, j'ai vraiment eu l'impression qu'elle était sincère Rose.

— Et qu'as-tu répondu ? demande t'elle, après quelques minutes à être restée figée, s'accrochant désespérément à mes mains.

— Qu'elle devait me reposer la question quand elle serait réveillée souris-je, amèrement.

— Pourquoi as-tu fait cela ? hausse-t-elle un sourcil, incrédule.

— Parce que je l'aime, tout simplement répond-je, le plus honnêtement que je puisse le faire.

— D'accord, cette fois, tu vas devoir me dire toute la vérité Jazz, parce que je ne comprends pas comment le fait que tu l'aime soit un obstacle à votre bonheur respectif. Et commence donc par m'expliquer pourquoi tu t'es séparer d'Alice ! termine t'elle, en venant se rasseoir sur le banc.

Au bout de plus de trois heures de conversation avec ma jumelle, j'en suis arriver aux conclusions suivantes :

1) je suis dans la merde, 2) il va vraiment falloir que j'évites Emmett dans les jours à venir, si Rose ouvre la bouche, 3) je vais défoncer Edward Cullen, et enfin, 4) je suis, purement, désespérément et maladivement amoureux de Bella Swan, et je redoute sa réaction, quand elle le saura.


alorrrrs ! dites-moi tout ? avez-vous aimer ce petit chapitre tout en douceur ? et ce Emmett amoureux ? moi je l'adore, je ne vous le cache pas ! du même avis que rosalie sur les "déclarations de jasper à Bella depuis des années » ? et enfin le fameux "parce que je l'aime" ! ça faisait 16 chapitres qu'on l'attendait quand même ! et j'ai attendu mon anniversaire pour le poster, c'est un peu mon cadeau à moi-même lol

dans le prochain chapitre : un miroir (encore un oui), une conversation à cœur ouvert, de la puissance, et un jasper aux petits soins !

je vous dis à demain, 17h
bisou à vous toutes
Mya