Yo les gens !
Je poste avant de me coucher pour être sûre de pas refaire le coup de mettre à jour à dix-huit heures.
Du coup voilà. Le tant attendu invité de Van. Il arrive.
Merci à Lae pour sa review sous la vignette précédente !
Bonne lecture !
La maison de Baba
17 décembre
« Je peux, euh, me lever si tu veux ? »
Vanitas, Kairi, Xion, Yuffie, Ventus, Reno, Axel, Larxène, Naminé, Sora, Roxas, Cid et l'invité de Vanitas, ça fait treize. Le nouveau est arrivé dans la matinée, ils ont préparé le déjeuner pour être tous ensemble. Larxène, à côté de la table, tient son assiette dans ses mains.
« Larx', ça va. »
Pas que la table soit trop petite, non, ils pourraient même être quatre de plus, six en s'arrangeant bien. Mais treize à table ? Jamais Larxène ne l'accepterait. Elle tient ça de sa mère, qui refusait absolument de s'asseoir dans ces cas-là. Larxène mangera debout, elle l'a décidé.
Cid essaie de la convaincre de venir, mais rien ne peut vaincre l'obstination de sa sœur, à part peut-être l'insistance d'Axel, mais Axel est trop choqué pour servir à quelque chose. À l'arrivée de Demyx, sa blague qu'il ne pensait pourtant pas homophobe a fait un flop monstrueux et depuis il hésite entre bouder et juste remuer ses pensées pour essayer de leur donner un sens. Il ne peut pas croire que Vanitas ne lui en a pas parlé. Il ne peut pas croire que Demyx ne lui en a pas parlé. Il aurait dû … lui demander sa bénédiction, ou quelque chose du genre, non ? C'est ce qu'on fait en général quand on se tape le neveu de son meilleur pote. Au moins, on lui en parle. Axel savait qu'ils se voyaient, depuis que Demyx avait emménagé dans la même ville que Vanitas. Il savait qu'ils se parlaient, qu'ils mangeaient ensemble parfois mais mince, jamais il ne l'aurait envisagé. C'est trop absurde. Demyx est peut-être plus jeune que lui, mais il a encore vingt ans de plus que son neveu.
Visiblement, il était le seul à ne pas savoir. Naminé semble trouver ça très normal, et les autres aussi, est-ce qu'Axel est le dernier à avoir un gramme de raison ? Pas qu'il n'a pas confiance en Demyx. Mais mince. Vanitas est un gamin, et Demyx, c'est pire. Ils ne peuvent pas aller ensemble. Mais il faut croire que si.
Demyx est bizarrement à l'aise, en fait, il alterne entre la familiarité qu'il a avec presque tout le monde ici et le sentiment de gêne à la situation nouvelle. Il n'aurait jamais cru, un jour, être « celui qui se tape un.e petit.e jeune », dans les yeux des autres. Ce n'est pas ce qu'ils pensent consciemment, peut-être, mais c'est une idée qu'ils vont assimiler à lui. Alors qu'il est juste amoureux. Et heureux. Très amoureux et très heureux.
« Bon, si c'est la mode. »
Xion se lève à son tour, prend son assiette et va s'asseoir sur le plan de travail pour commencer à manger. Vanitas n'a plus trop faim, il regarde son compagnon en lui glissant un bout de sourire. Au final, ce n'est pas lui le centre de l'attention et il en est assez content. Il caresse distraitement Vérole qui lui avait sans doute plus manqué que Demyx. Il recule légèrement sa chaise pour s'allumer une clope, gagne un regard piquant de Kairi et blasé de Roxas. Ils sont bien frère et sœur, les deux. Xion est la première à l'imiter, reversant sa cendre dans l'évier. Cid, qui se bat contre son addiction à grands coups de pastilles à la nicotine, ne retient pas le jugement dans sa voix.
« Xion, tu fumes ? »
La seule adolescente hausse les épaules. En une demi seconde, la mère rejoint sa fille et lui taxe du feu pour allumer sa propre sèche.
« Yuffie, toi aussi ?
— Oui, Cid, j'ai quarante-six ans et je fume, tu vas faire quoi ? »
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Et voilà !
J'aime bien ce chapitre, même s'il est pas méga long. Il a été assez naturel à écrire même si je ne savais pas ce qui allait s'y passer.
Du coup, certain.e.s l'avaient deviné, pour Demyx ! En même temps il restait pas tant d'autres candidats, à part Saïx, Ienzo et Dingo.
En vrai, Demyx est un des rares personnages que j'ai peu de mal à envisager à quarante ans. Je l'imagine bien avoir grandi pour devenir un de ces personnages moitié répugnants moitié charismatiques, ces grands ratés de la vie que tu méprises parce que concrètement ils font rien de leur vie, et que tu admires parce qu'ils osent faire ça à fond et avec le sourire, ces personnages qui ont eu des centaines d'opportunités de « réussir » mais bof, la flemme, ils ont préféré regarder des tulipes pousser plutôt que d'aller à leurs partiels, qui au premier abord semblent tellement comme des grands gamins et qui inspirent des sentiments contraires parce qu'ils sont outrageusement sincères alors qu'on a galéré à apprendre à mentir pour s'intégrer, alors qu'on a appris qu'il valait mieux être intelligent et malheureux que d'avoir l'air d'un imbécile heureux. Et, je sais pas, je trouve que c'est des personnages à qui ça va bien, de vieillir ? Peut-être parce que c'est plus facile d'être insouciant à vingt ans. Être insouciant à cinquante ans c'est forcément un effort véritable, une volonté, consciente ou pas. Genre, le coloc de Hugh Grant dans Coup de Foudre à Notting Hill. Il est génial. Sérieusement. Tu le vois, il a un accent abominable, il st schlag au possible, il est confiant, il est sensible, il fait huit bourdes à la minute, et sincèrement, la première fois que j'ai vu le film, mon but dans la vie ç'aurait jamais été de lui ressembler alors que ? Il était clairement une personne que j'avais envie de rencontrer.
Bref, je crois que cette note finirait par être plus longue que le chapitre si je continuais alors j'arrête. Mais si vous ne l'avez pas encore vu, regardez Coup de Foudre à Notting Hill. Déjà le film en entier est génial mais ce personnage est parfait.
Donc voilà, j'espère que vous avez aimé lire et, à demain !
