Hey !

Mine de rien, la partie 2 avance bien ! Plus ça va, plus j'ai hâte de poster les chapitres. Chaque fois que je les relis, y a tellement de passages où j'ai au taquet envie de voir vos avis et vos idées quant à ce qui va se passer après. C'est cool de pouvoir tenir une histoire avec autant de régularité !

Merci à Milou pour sa review !

Bonne lecture !


« - T'y retournes vraiment pour Noël ? »

La présence soudainement découverte d'Axel juste dans son dos, en train d'observer l'écran de l'ordinateur que Vanitas utilise pour arpenter le site de la SNCF, fait sursauter le corbeau.

« -P'tin !

- Quoi ?

- Préviens quand t'es là ! Tu fais flipper ! »

Il déteste quand l'allumé fait ça. Se glisser doucement derrière lui et épier son ordi sans rien dire, sans même signaler sa présence. De manière générale, le noiraud déteste qu'on s'approche un peu trop de sa vie privée. Ce qu'il fait sur cet appareil, aussi banale l'action puisse-t-elle être, ne regarde personne.

« - Oh, déso. Je pensais que tu m'avais vu.

- Bah non. »

Enfin. Vanitas soupire, son coeur se calme doucement. Pas la peine de s'énerver pour ça. Il est déjà suffisamment miné, pas envie d'enterrer sa joie de vivre plus loin sous terre.

« - Et donc, t'y vas ?

- Mon père m'a appelé pour que j'vienne passer Noël avec eux comme l'an dernier.

- Comme l'an dernier ? C'était censé te convaincre ?

- Non mais dans l'sens où j'y suis déjà allé l'an dernier.

- Et t'as envie de réitérer ? »

L'an dernier, la fête s'est bien passée. Puis Van est rentré deux jours en avance après avoir passé la fin de décembre à supporter les énièmes remarques de ses parents sur son nouveau petit ami et ses propres choix de vie. Tout ça parce qu'il passait le nouvel an avec lui plutôt qu'avec eux. Et qu'il galérait à trouver un taf. Autant dire que ça l'avait passablement saoulé, et à juste titre.

« - J'pense.

- Tu comptes vraiment y retourner après ça ?

- Bah ouais. J'les ai pas vu depuis qu'on a emménagé, et je risque pas de descendre de l'année vu le prix du billet. »

Le temps libre il l'a bien, mais l'argent, c'est autre chose. Et puis, en toute honnêteté, il n'a pas vraiment envie d'y retourner. Il n'y a que Xion qui lui manque vraiment, et il sent déjà les reproches fuser. Toujours pas de diplômes, et même pas un pauvre taff pour occuper ses journées. Et ils vont trouver le moyen d'aborder ça pendant le réveillon, où le lendemain même. A croire qu'ils le font exprès, juste pour le faire chier. Il ne veut pas s'emmerder le soir de Noël. Ni avant, ni après, ni jamais.

Mais c'est sa famille. Et il a, malgré tout, envie de la revoir au moins une fois cette année. Leur présence continuelle lui manque, depuis qu'il a quitté le nid. Les bons moments dont il a souvenir. On oublie si facilement le reste.

« - Si c'est pour qu'ils t'emmerdent comme la dernière fois ...

- J'y vais pour une semaine max. Au pire je rentrerai avant.

- Quitte à faire l'aller-retour en deux jours, autant pas y aller du tout.

- Au pire c'est mon problème ? »

« - Eh, calme. Axel lève les mains. Je te force à rien. »

Il sent qu'Axel s'approche encore, grand lion au pas léger. Il pose ses larges mains sur ses épaules, les massant tout doucement, ses pouces enfoncés sous ses omoplates. Son plus grand point faible. Après la nuque. Sa tête vient se pencher vers la sienne pour embrasser sa joue, délicatement. Puis son cou. Van se laisse aller, apaisé par sa proximité.

« - Je comprends juste pas que tu t'acharnes. T'arrêtes pas de faire des efforts pour eux, et ils te les rendent jamais.

- C'est mes parents ?

- Et alors ? Ils ont jamais accepté un seul de tes choix de vie. Pourquoi tu ferais quoi que ce soit pour eux ? »

Le noiraud ne sait pas. Parce que c'est sa famille, quand même. Parce qu'ils l'ont élevé Qu'ils ont pris soin de lui. Parce qu'il y a Xion, et qu'elle lui a dit qu'il lui manquait beaucoup au téléphone, la dernière fois. Elle lui a même fait un joli dessin que son père lui a envoyé sur WhatsApp.

« - Y a ma sœur. »

Les mains du rouquin viennent doucement se glisser sur les siennes. Il les serre. Elles sont plus grandes, plus fermes. Plus puissantes.

« - On pourrait l'inviter, un de ces jours. Ce serait toujours mieux de la voir sans avoir à supporter tes parents. »

L'idée est tellement improbable que Vanitas en rit.

« - Jamais ils l'enverront ici.

- Tu peux toujours leur demander. Pour les vacances.

- C'est mort. »

Axel soupire, mais il reste contre lui. Van ferme les yeux. Il déteste cette situation. Tous ces chemins brusquement bloqués qu'il ne peut pas prendre. Ce sentiment crevant d'injustice. Pourquoi est-ce qu'ils refusent ne serait-ce que d'essayer de le comprendre ? De l'accepter, lui et sa vie décalée?

« - Ecoute, tu fais comme tu veux. » son compagnon caresse ses doigts. « Mais si jamais tu changes d'avis, mes parents ont proposé de t'inviter cette année. Ils seraient vraiment contents de te revoir.

- Ah. »

Van est surpris. L'offre est inattendue, il ne sait quoi en penser.

« - Et personne nous fera chier là-bas. »

Il l'embrasse brièvement, au coin des lèvres. Le cadet hésite.

« - On serait pas bien tous les deux, en famille ? »

En famille … Si, sûrement. Loin des remarques, de la déception et des regards qui en disent bien plus que les mots ne le font. Ou peut-être que non, que ce serait lourd, oppressant, ce bonheur autour d'Axel qu'on n'a jamais daigné lui donner. Ce tableau pétillant qui le gardera exclut, fils par alliance que rien ne relie à ces parents-là. Vanitas ne sait pas. L'idée le tente. Il se tourne un peu pour embrasser son petit ami.

« - J'sais pas. J'vais voir.

- Préviens-moi si jamais. Faut que je leur dise en avance pour qu'ils préparent tout.

- D'acc. »

Axel l'ébouriffe en se redressant, puis il s'éloigne pour regagner la cuisine. Le corbeau fixe la page ouverte sur son écran. Les horaires des trains. Les prix. Il soupire. Puis il ferme les onglets, et il sort sur le balcon avec son paquet de clopes.

xoxoxox

J 84

Du côté des cuisines, la chaleur est insoutenable. Van n'a jamais été aussi heureux qu'au moment de prendre sa pause.

« - Yo ! »

Demyx, qui l'attend assis à une table, son sandwich en main, lui fait de grands signes en le voyant passer. Le noiraud s'installe aussitôt en face de lui, s'écrasant lourdement sur la banquette du fast food avant de lui adresser un vague salut, encore en nage. Il essuie son front une fois, deux fois, abandonne finalement et chipe sa boisson au musicien pour se la coller contre la joue. C'est frais. Un bonheur.

« - Toi t'as chaud.

- Bravo Sherlock, t'as fait combien d'année d'études pour atteindre ce niveau d'déduction ?

- Plus que toi. »

Un coup de pied passe sous la table, mais il ne fait qu'élargir le sourire de Dem. Van grogne faiblement, tout en faisant glisser la bouteille dans son cou.

« - Bon, tu sais s'ils te reprennent ?

- Toujours pas.

- Et t'as un plan de secours pour sauver tes fesses, si jamais ?

- Chercher un autre travail.

- C'est flou.

- J'ai rien d'mieux. »

Quoi que le travail de Dem est moins conventionnel que le sien, lui au moins, il sait que ses clients ne vont pas brusquement arrêter de venir le voir à la fin du mois. Il est à peu près tranquille à ce niveau, avec ses cours de musiques.

« - Si jamais, j'ai vu une annonce au café vegan à côté, ils cherchent un serveur en salle. Passe leur demander en partant.

- Ouais, j'irais voir. »

S'il n'a pas oublié d'ici là. Et puis, avec l'été qui arrive, les étudiants brusquement libres ont déjà dû se jeter sur le poste comme un chat sur sa pâtée.

Enfin. Le noiraud n'a clairement pas envie de parler boulot, déjà qu'il va y retourner dans vingt minutes. Il éponge une énième fois la sueur qui coule de son front, maudissant les mèches noires avares de soleil qui recouvrent sa peau, puis il rend sa boisson à son ami.

« - T'es toujours ok pour le ciné ce soir ?

- Yep !

Bon. »

Il pique dans les frites de son pote sans même demander, réalisant que son appétit se manifeste déjà. Ça ne fait pas si longtemps qu'il a mangé, pourtant. Il sous-estime toujours sa faim quand il fait chaud. Bon, Dem ne lui en voudra pas pour quelques frites.

« - J'peux ramener des gens de l'asso aussi, si t'as envie. Ce s'rait pas mal de se faire un truc en groupe maintenant qu'y a plus de perms.

- Y font rien en été ?

- Y a des trucs pas trop trop officiels, genre des pique-niques, mais plus rien sur la fac ou en salle. Sauf ce samedi peut-être, j'sais plus, mais si oui c'est la dernière. »

Van n'est pas dupe, il sourit. C'est qu'il le voit venir gros comme un camion, l'arrangeur, sous ses faux airs flegmatiques. Mais allez, il joue le jeu. Juste pour voir comment l'autre va lui présenter la chose. Ça l'amuse bien.

« -D'acc. Pourquoi pas, alors.

- Fin c'est comme tu veux hein. Si t'as pas envie de voir du monde …

- Non mais j'suis pas non plus un inadapté social, j'peux fréquenter d'autres êtres humains.

- Alors ça, ça reste à prouver. »

Un autre coup de pied, mais le blondin l'évite habilement. Il avait anticipé le geste, le fourbe. Vanitas devient trop prévisible. Il va falloir penser à se renouveler. Un verre de coca sur sa face, tient, est-ce que ce serait pas une bonne idée ?

« - J'vais poster sur la conv de groupe, pour voir.

- Y a une conv de groupe ?

- Yep, sur Messenger. Ça fait pas longtemps, on l'a lancée pour s'organiser des trucs sur l'été.

- Et je suis pas d'ssus ?

- Ah bah non, apparemment. » Dem fronce les sourcils et vérifie la liste des membres. « Après c'est Luxord qu'a lancé le truc, tu l'as sur FB ?

- J'crois pas.

- J'vais arranger ça alors. »

Quelques minutes plus tard, le noiraud a accès au chat. Il zieute vite fait les messages qui apparaissent petit à petit sous ses yeux, mais c'est juste une conversation entre Larxene et Zack sur une série qu'il connaît vaguement de nom. Un peu plus tard, Yuyu prévient qu'iel part à l'étranger pour une semaine et qu'on entendra pas parler d'iel sur cette période. Rien de bien croustillant.

« - Voilà ! On y va pour quelle heure ?

- Vers 19h 45 si j'me souviens bien. »

La proposition est lancée. Etrangement – ou pas, ce qui ne fait qu'accroître le sourire de Van – la majorité des informés déclinent l'offre, prétextant une fin de mois difficile, une soirée murge déjà programmée ou un brusque excès de flemme condamnant tout déplacement dans la journée. Il n'y en a qu'un qui répond présent.

« - Ah, Ienzo nous accompagne.

- D'acc. Et du coup, c'est quoi la suite du plan ?

- Bah, aller dans le cinéma et voir le film ?

- Après ton désistement ?

- J'vois pas de quoi tu parles. »

Vanitas croise les bras, mesquin, alors que le musicien hausse les épaules en signe feint d'ignorance sincère. Parce que le plan plaît tout autant au corbeau qu'à ceux qui l'ont mis en place, il décide de ne pas s'en offusquer et de simplement profiter de l'occasion malicieusement arrangée.

« - Bon et sinon, ça va avec l'autre ? »

Dem radoucit son ton, d'un coup. L'autre. Ça doit faire des années qu'ils ne l'ont pas appelé comme ça. Ce nom de code gamin dont ils usaient pour parler d'Axel devant leurs potes lui revient brusquement.

« - Nickel.

- Si jamais y a le moindre problème ou quoi, tu m'dis hein. »

Van hausse les épaules. Le dire, c'est pas vraiment son truc. Il est plutôt cachotier le noiraud, sûrement un peu trop. Encore une fois, il y a des choses qu'il n'est pas prêt à partager, même avec l'ébouriffé. Et sûrement pas en plein milieu d'un fastfood bondé. Il décline poliment la main tendue, pour l'instant. Mais la brève conversation qu'il a eue avec Riku lui revient, ramenant avec elle l'angoisse et le besoin paradoxale de fuite et de savoir. Il ne sait pas s'il doit mettre ça de côté, oublier et changer brusquement de sujet, ou s'il lui faut faire face et poser la question qui lui brûle les lèvres chaque fois qu'il croise quelqu'un susceptible d'avoir été contacté par Axel.

Comment régler le problème en refusant de l'affronter ? Comment s'en détacher en courant toujours après la moindre information sur le rouquin ?

« - Dem ?

- Oui ? »

Ça doit lui faire comme un coup de stress, à l'autre, parce qu'il se redresse d'un coup en l'affichant ce regard paumé et méfiant. Quand Vanitas appelle les gens par leur nom comment, sa bouche pleine de sérieux, ça n'est jamais bon signe. Ça sonne comme un reproche qui arrive.

« - Il t'a contacté ?

- Axel ?

- Ouais. Depuis qu'on est montés récupérer les affaires. »

Dem n'hésite pas longtemps. Il n'a rien fait de mal, après tout, alors il hoche simplement la tête avant de sortir son téléphone.

« - Un peu après, ouais. Y m'a parlé sur messenger, comme quoi il arrivait pas à avoir de tes nouvelles et qu'il était inquiet.

Le guitariste cherche la brève conversation avant de la lui montrer. Il n'y a pas grand-chose, à peine quelques messages de chaque côté. Et pourtant ça lui fait tambouriner le cœur, au teigneux, de voir ce numéro qui s'affiche. Ces tournures de phrases soignées, ces messages tout bien écrits et appliqués, comme le parlé de l'allumé quand il protège son image. Ça l'arrange, le ton inquiet presque éploré qu'il retrouve dans ces mots. A croire que c'est lui la victime. Et le pire, c'est qu'à lire ce qu'il lit, même Van pourrait le croire. S'en vouloir.

« Il va bien ? »

« J'ai plus aucune nouvelle depuis que vous êtes passés. Je comprends pas ».

« Il a pas fait de conneries ? »

« Tu sais pourquoi il ne veut plus me parler ? »

« Non c'est bon, si tu dis qu'il va bien je te crois, j'ai juste eu peur sur le moment. »

« C'est juste que c'est brutal de couper comme ça d'un coup. Ça fait un vide énorme … »

Mais il dévore tout, chaque phrase pour le peu qu'il y en a, chaque lettre. Il a le timbre en tête, l'expression peinée que le rouquin prendrait, les silences et les hésitations entre les virgules. Il sait comme il dirait tout ça, et cette dose soudaine d'Axel lui fait réaliser qu'il lui manque encore.

Il se détourne des messages.

« - J'lui ai juste dit que ça allait. Il a essayé d'appeler mais j'ai pas répondu.

- Pourquoi ? »

Cette fois, Demyx hésite plus longtemps. On dirait qu'il cherche quelque chose chez Van, une expression, un regard, un aveu, un détail qui lui révèlerait le caractère rhétorique de cette question. Il approche un peu sa main, sans savoir si c'est vraiment le geste que le loup attend. Vanitas regarde. Laisse faire. Il a envie de retirer vivement ses doigts, et de les laisser s'entremêler à ceux de Dem. Il voudrait changer d'avis, tout cloitrer dans un coin de son cœur et trouver un autre sujet de conversation. Et lui dire, en même temps, que ça ne va brusquement pas et qu'il n'arrive toujours pas à gérer ça. Qu'il y a ces envies qu'il ne devrait pas ressentir, ce manque.

« - Pas envie d'me faire embrouiller ou de lâcher un truc qui fallait pas. C'est plus simple de gérer la conversation par message.

- Y a pas grand-chose à lâcher.

- Ça je sais pas. Si tu lui réponds pas, c'est bien qu'y a une raison. Et s'il vient m'voir, c'est qu'il pense vraiment pouvoir trouver ce qu'il cherche ici. »

La pression, c'est ça que le crevard cherche. Parce qu'il y en aura bien un qui va finir par se lasser, dans son entourage, et qui va venir lui demander de gérer son ex tout seul. Ça, ou il cherche sincèrement à savoir s'il va bien. A moins qu'il ne veuille s'assurer du contraire. Guetter une chance de revenir. Gagner la certitude que le malheur de l'autre est au moins aussi violent que le sien. Vanitas ne sait pas. N'a jamais su. Quatre ans, et tout ce qu'il a appris sur Axel, c'est qu'il ne saisira jamais ses intentions qu'au moment où le renard aura obtenu ce qu'il cherchait. Il ne peut pas le devancer ni l'anticiper. C'est rangeant, frustrant et épuisant.

Il avait pensé, naïvement, que toutes ces sales histoires prendraient fin au moment où il quitterait l'appartement. Alors pourquoi est-ce que ça le poursuit encore ?

« - J'veux pas te presser Van, mais j'crois que c'est bientôt la fin de ta pause.

- Ah, ouais. »

Le noiraud vérifie vaguement l'heure. Il va devoir y retourner, en effet. Au moins, ça lui videra la tête.

« - J'dirais rien sur toi à Axel, si tu veux pas.

- Je sais.

- Et je réponds pas si tu préfères que j'évite. »

Van réfléchit deux minutes. Il voudrait bien croire que l'absence de réponse finira par refroidir le roux mais chaque fois qu'il a pensé trouver enfin une solution, l'autre s'est faufilé dans une nouvelle fissure.

« - Je préfèrerais.

- Ok. »

Il sait que Dem tiendra parole. Comme pour Nami, il doit bien se douter de quelque chose. Il a toujours été moins simplet qu'il ne le laisse penser.

Vanitas lâche sa main.

« - Bon. »

Il se lève, prêt à repartir bosser sous la chaleur des fourneaux.

« - T'y retournes ?

- Faut bien.

- Force et courage.

- Ouais, si tu veux. »

Il essuie ses mains sur une serviette et commence à filer vers les cuisines, non sans lâcher quelques derniers mots à l'adresse de l'ébouriffé.

« - Et dis à Ienzo d'arriver à l'heure. Il a un rendez-vous foiré à rattraper. »

Dem sifflote innocemment, l'air de rien, tout en s'enfilant les quelques frites que Van n'a pas volées. L'autre se prépare mentalement, appréhendant déjà la chaleur qu'il devine dans la pièce.

Allez, ce soir, cette conversation ne sera plus qu'un mauvais souvenir.


C'est pas le passage le plus joyeux, mais ça finit quand même sur une note positive ? En tout cas, je vous souhaite beaucoup de joie et de courage pour la semaine qui vient ! Dernière ligne droite avant les vacances - si vous en avez - tenez bon !