Clause de non responsabilité. Les personnages appartiennent à Shonda Rhimes. Les différentes références, citations utilisées dans ce document ne m'appartiennent pas. Ce travail est à but non lucratif juste pour m'amuser. Merci de lire et donner votre avis


Chapitre 17 « La petite araignée »

Arizona avait pris un jour de congé, pour profiter de sa fille qui n'avait pas école. Callie, devait travailler et avait une longue journée,

durant laquelle elle allait enchaîner les opérations. Elles avaient donc prévu de parler à Sofia ensemble dans la soirée. Au petit matin, à

contre cœur, mais dans le but de ne pas perturber sa fille, Arizona avait donc décidé de regagner sa chambre.

Sofia s'était réveillée particulièrement de bonne heure, elle croise Callie dans le couloir, qu'elle embrasse négligemment

-Salut Mami.

Callie est surprise, d'habitude sa fille imite Arizona et se réveille toujours de bonne humeur, en chantonnant, elle était plutôt du style à

se jeter dans vos bras pour un câlin la moue renfrognée, elle questionne l'enfant tout en caressant son front pour

évaluer sa température.

-Hey ça va ? tu as bien dormi ? Tu n'es pas malade ?

-Non je ne suis pas malade, je veux voir maman

-Maman dort encore, ma chérie elle ne travaille pas aujourd'hui. Si tu veux, je te prépare ton petit déjeuner et je t'installe devant un DVD en attendant qu'elle se réveille.

Son enfant têtue rétorque d'un ton ferme

-Non je dois voir maman, et elle ne me gronde jamais si je la réveille

Sachant qu'elle ne la fera pas changer d'avis, et inquiète de l'attitude de la petite qui ne capitule pas même pour "la reine des neiges", Callie acquiesce.

Arizona somnole quand elle sent un humain minuscule, grimper dans son lit et doucement se blottir conte elle. Elle ouvre les yeux et sourit à sa fille, qui installe sa tête sur son épaule en position de câlins. Elle lui caresse doucement les cheveux. Elle ressemble tellement à Callie, elles adorent toutes les deux qu'elle leur masse la tête, mais Sofia aime surtout être cajolée le soir, le matin c'est généralement une tornade. Arizona s'étonne, connaissant les réveils dynamiques de sa fille, et tout en passant sa main sur son front, elle interroge

-Hey ma puce, ça va ? Tu n'es pas malade ?

-Mami m'a déjà demandé. Non je ne suis pas malade Sofia répond l'air irrité

-Ok ! Tu es délicieuse ce matin tu veux m'en parler ?

-Parler de quoi ?

-De ce qui te rend d'une humeur de Tyrex !

Arizona essaie d'amuser sa fille, elle ponctue ses paroles par des chatouilles, mais tous les efforts déployés pour améliorer le

comportement maussade s'avèrent inutiles. Sofia reste muette. Inquiète de l'attitude de l'enfant, elle est décidée à pousser un peu

pour inciter la petite à se confier.

- Sofia ! je vois bien que tu as une petite araignée qui vient t'embêter dans cette petite tête, et tu sais ce que je fais quand ça m'arrive ?

La petite fille secoue sa tête avec une moue dubitative

- Eh bien pour chasser cette petite araignée, j'en parle avec une amie ou avec toi si ça te concerne. C'est magique, parce que l'araignée quand on parle d'elle, elle devient toute timide, alors elle rembobine sa toile elle se cache, se cache et hop elle disparaît. Tu ne voudrais pas me parler de ta petite araignée ?

-C'est qui ton ami à qui tu parles ?

-Ça dépend, quelques fois c'est Alex, ou Richard, ou Miranda ou Teddy et souvent April

La petite fille se désole

-Mais ils sont tous à Seattle ! Moi j'adore Seattle Elle s'exprime d'une voix à peine audible

Arizona est effarée mais ne se départit pas de sa bonne humeur, elle s'exclame en riant

-Tu te moques de moi ? Tu détestais Seattle, tu voulais revenir à New York !

-Je ne détestais pas Seattle je détestais que Mami ne soit pas à Seattle, et je détestais New York parce que tu n'y n'étais pas. Mais maintenant tu es venue et tu n'as plus tes amis.

Arizona comprend ce qui se joue dans cette petite tête aux sourcils particulièrement froncés témoignant d'une très grosse inquiétude. Elle serre sa fille plus fort dans ses bras, elle prend son menton entre les mains pour croiser son regard est être aussi persuasive qu'elle le peut.

-Sofia, je t'aime, quand tu étais loin de moi, tu me manquais terriblement. Je sais que c'était pareil pour toi, mais à Seattle c'était Mami qui te manquait et tu n'étais pas bien non plus. Alors écoute moi bien, cela n'arrivera plus, plus jamais, parce que je vais rester à New York avec toi.

Un sourire éclaire le visage de l'enfant

-Mais hier au téléphone, tu as dit à April qu'elle te manquait.

-April est mon amie et elle me manque, mais personne ne me manquera jamais comme toi tu peux me manquer. Tu es la personne la plus importante dans ma vie. Je n'aime nulle part où tu n'es pas, et je peux t'assurer qu'à partir d'aujourd'hui j'irai toujours où tu iras ! Promis

-Tu promets ? J'aime tellement quand on est toutes les trois

-Je promets.

Chatouillant sa fille pensant finir cette conversation pour ce matin, puisqu'elle devait être reprise le soir avec Callie elle ajoute

-Tu sais quoi ? J'adore aussi quand on est toutes les trois !

-Arrête maman, arrête

Sofia crie, essayant de se libérer de l'emprise de sa mère qui la taquine. Elle n'en n'a pas fini elle veut toutes les réponses

-Est-ce que Mami peut être ton amie aussi, celle à qui tu parles quand il y a l'araignée ?

-Bien sûr, ma meilleure amie

-Alors pourquoi vous ne parliez pas avant avec Mami ? Vous n'étiez pas très amies.

Arizona prend quelques minutes pour digérer la question de sa fille, elle prend une profonde inspiration, sa réponse devant être à la hauteur de l'intelligence et de la maturité de son bébé qui grandit assurément trop vite.

-Te rappelles tu des bêtises que tu faisais quand tu étais à Seattle ?

Sofia baisse la tête regrettant déjà d'avoir poussé la discussion plus loin et s'attendant à une réprimande

-Oui maman je suis désolée, j'étais triste et …

Arizona lui caresse la joue et l'interrompt afin de la rassurer immédiatement

-Je sais chérie, je ne te gronde pas mon bébé, je veux juste que tu te rappelles ce moment. Tu étais triste et tu as fait des bêtises, de très grosses bêtises. La petite fille hoche la tête timidement Eh bien les adultes aussi font quelque fois des bêtises quand ils sont tristes. Mami et moi nous étions très tristes, et nous avons fait des erreurs qui nous ont rendu encore plus tristes. Alors on a décidé d'arrêter un peu de parler de ces choses, le temps que ça passe.

-Comme quand tu m'envoies dans ma chambre pour me calmer et réfléchir à ma mauvaise action

Arizona ne peut s'empêcher de s'émerveiller devant la lucidité de sa petite fille en riant elle répond

-Exactement, nous avions besoin de nous calmer et de réfléchir à nos mauvaises actions. Mais maintenant c'est fini, plus de bêtises pour la famille Robbins Sloan Torres. DEAL ?

-Deal !

Approuva Sofia, tapant dans la main de sa mère, le bonheur envahissant son visage

Callie avait suivie l'échange de l'extérieur de la chambre, elle avait écouté les deux personnes les plus importantes de sa vie avec une

immense émotion, appréciant ce lien indéfectible qui les unissait, qu'elle avait mis à mal en les éloignant pendant des mois.

Elle se ressaisit pour prendre un ton enjoué, se jeter sur le lit et s'écrier

-Deal aussi !

Sofia prend un air sérieux et autoritaire pour la sermonner.

-Mami ! ce n'est pas beau d'écouter aux portes.

-Hey ! Je n'écoutais pas aux portes. Je m'ennuyais toute seule devant mon excellent petit déjeuner avec des pancakes et plein de pépites de chocolat !

Sofia ne la laisse pas finir, se lève, court vers la cuisine en hurlant

-J'ai faim !

Ses mères pouffent de rire

-Waouh tu connais les bons arguments, la tornade est de retour fait remarquer Arizona en se levant pour retrouver sa fille Je suis aussi extrêmement intéressée par cette promesse de pancakes avec plein de pépites de chocolat.

Callie lui bloque le passage, la prend dans ses bras et lui murmure à l'oreille

-Est-ce que je t'ai déjà dit que je t'aime ?

-Pas récemment sourit la blonde

-Alors je t'aime. Elle l'embrasse dans le cou. Je te veux comme meilleure amie elle l'embrasse sur la joue, mais aussi comme maîtresse sexy elle embrasse ses lèvres et j'aurai tellement, tellement adoré avoir une mère comme toi.

Voyant les yeux de Callie devenir brillant à l'évocation des relations à sa propre mère, Arizona l'embrasse à son tour et change de conversation.

- Rejoignons notre fille avant qu'elle ne dévore tous les pancakes et ne se rende malade.


Merci d'avoir lu. C'était un peu de calme avant la tempête. La semaine prochaine les montagnes russes reviennent