Miss MPREG : Merci pour ta review, tu n'es pas la seule à ne pas les aimer, mais dans cette histoire je ne vais pas faire de bashing, même si j'adore ça d'habitude ;) Hâte de te lire encore !


Ellora

De Max à Ellora.

Calme-toi princesse, tout est sous contrôle. Fais comme tu le sens, si tu veux rentrer je peux le comprendre, tu as besoin de retrouver un vrai travail et un vrai rythme de vie. Après ne t'en fais pas, Nathan est très compétent. Je pense que tu lui faisais peur. Il s'est vraiment révélé même s'il reste très timide. Nous n'avons pas encore brûlé le musée. On t'accueillera dans tous les cas pour le grand cycle de conférence qui arrive le mois prochain.

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De Ellora à Max.

C'est censé me rassurer, que je lui fasse peur ? Par Merlin !

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"Harry. Bonjour, tu vas bien ?"

"Un peu occupé, mais entre, je t'en prie."

"Tu sais pourquoi je suis là ?" demandais-je en m'installant confortablement. "Désolée de débarquer à l'improviste, c'était juste... je passais par là. "

"Oui je me doute."

Il soupira en m'offrant une tasse de café, avec du lait et un sucre. Comme je l'aimais. Qu'il se souvienne de cela me réchauffa le cœur.

"Elle ne veut pas me voir c'est ça ? Je lui envoie des hiboux depuis des jours. Et, depuis la fin du procès, elle ne m'a pas adressé la parole. Pourquoi ? J'ai fait quelque chose de mal ?"

"Ginny... c'est Ginny, elle est juste bouleversée. Elle n'est pas en colère, juste déçue."

"Oui je comprends."

Non. Je ne comprenais pas, en fait. Mais je n'étais pas sa fille. Enfin, je l'avais été pendant quatre ans avant de lui être arrachée. Je n'étais qu'une inconnue, qui avait pris la défense de celui qui avait fait de sa vie un enfer. Ma vie était accomplie et elle n'y avait joué aucun rôle. Je pouvais comprendre ça. Elle ne m'en voulait à proprement parler. Elle voulait juste revoir sa petite Lily. Mais ça n'arriverait plus. Il fallait qu'elle l'enterre.

"Pas de soucis, Harry, je te promets."

"Tu sais... ce qui est compliqué pour elle c'est que tu sois revenue. Parce que nous avons eu deux manières bien différentes de surmonter ça. Moi, je me suis plongé dans le travail et j'ai tout fait pour te retrouver. Elle... eh bien, elle ne voulait pas m'entendre parler de mes recherches. Parce qu'elle avait peur que tu sois morte. Elle préférait t'imaginer heureuse, parce qu'il y avait un risque qu'on te retrouve morte ou qu'on ne te retrouve jamais. Je pense qu'elle ne voulait pas vivre avec ça. Elle ne voulait plus espérer, parce qu'à la fin, c'est trop dur."

Je soupirais en repliant mes jambes contre mon buste. Harry avait les yeux dans le vague.

"Tu ne lui en a pas voulu ? De m'avoir oublié ?"

"Terriblement," répondit-il dans un sourire timide. "Je suis resté pour les enfants. Et puis après la peine s'est atténuée. Nous avons vécu notre deuil chacun dans notre coin. Je ne lui parlais pas de toi et elle ne me parlait pas de sa peine, de sa culpabilité. "

"Elle n'a pas à être coupable. Elle n'a rien fait."

"Quand elle t'a eue, s'est posée la question de savoir si elle allait reprendre le travail ou te garder. L'école pour les jeunes sorciers à ouvert à ce moment et on a décidé que ce serait une bonne idée pour toi, pour te sociabiliser et surtout pour que Ginny puisse travailler. Des années auparavant ça ne se faisait pas. Les femmes restaient au foyer. Mais elle a pris son indépendance, et elle ne se l'est jamais pardonnée."

"Donc... Elle ne veut juste pas me voir ?"

"Elle a besoin de temps."

"Elle a eu dix-huit ans. Moi je débarque, mon père est en prison, je découvre une famille de cinquante personnes que je ne connais pas. Je sors avec Scorpius et elle le désapprouve parce qu'il est le fils des Malefoy qui la détestaient à l'école. Je ne suis personne pour elle. J'ai bien compris. Je n'ai plus rien, Harry. J'aurai préféré ne jamais savoir. "

Harry eut une grimace qui fut brève. Mais je pus y voir toute sa peine. Toute sa culpabilité. Entre sa femme et moi. Il ne pouvait pas choisir.

"Je vais partir quelques temps."

"En Amérique ?"

"Oui. Le musée a besoin de moi. Je dois former mon stagiaire, c'est pour cela que je l'ai engagé. Ça fait trop longtemps que je l'ai laissé de côté."

"Tu reviendras ?"

"Je ne sais pas. Il faut que je parle à Scorpius. Et puis, on pourra toujours se voir, si tu le souhaite. Mais je pense qu'un peu d'air nous ferait du bien. Ça ne fait que quelques semaines qu'il y a eu le procès, vous avez ressassé beaucoup de choses. Des choses que je ne comprendrais jamais, parce que je n'ai pas vécu ça, je n'ai pas été avec vous. Donc... vous avez besoin de vous retrouver en famille. Et, ne dis rien," l'interrompis-je en voyant qu'il commençait à parler, "je sais que je ne fais pas partie de la famille. Je suis une étrangère. Américaine, en plus... Je n'ai même pas le même accent. C'est mieux pour tout le monde."

"Si tu le dis... Je ne pourrais pas t'empêcher..."

"Tu sais que c'est vrai. Tu es prêt à me voir parce que tu aurais rêvé de voir les gens qui sont morts autour de toi. Pour toi, c'est juste du bonheur. Mais il faut accepter le fait que les autres ne ressentent pas ça de la même façon, pour eux je suis juste une inconnue qui aurait pris la place de leur fille. Leur Lily. Que je ne suis pas. Ils doivent l'accepter. Et moi je dois partir, retrouver ma vie."

"Tu veux que je prévienne quelqu'un ?"

"Non, laisse-leur le temps de le découvrir. Je ne veux pas qu'ils me retiennent."

"Ils le pourraient ?"

Je jetais un coup d'œil amusé à Harry.

"Evidemment, ce sont mes frères. On s'est toujours ligués contre les parents, non ?"

Il se leva gauchement et fit le tour de son bureau pour me prendre dans ses bras.

"Tout va bien se passer."

"Ça devrait être moi qui devrait te rassurer," me dit-il en rigolant.

"On va dire que c'est un peu spécial. "

Des petits coups furent frappés à la porte et nous nous écartâmes avec gêne.

"Entrez. Oh, Hermione."

Hermione nous fixa avec incrédulité avant de voir nos têtes et de comprendre. C'était décidément une sorcière intelligente.

"Je voulais te voir pour une question juridique, mais ça peut attendre. Ellora, bonjour. Comment vas-tu ? Je suppose que tu retournes en Amérique ?"

"Le devoir m'appelle."

J'essayais vainement de prendre un ton enjoué, mais ma voix se brisa à la fin de ma phrase.

"C'est mieux. Pour tout le monde."

"Oh, ma chérie. Viens."

Les bras d'Hermione me serrèrent contre elle et ce fut une lutte acharnée pour que je ne m'effondre pas. J'avais besoin de bras réconfortants et, s'ils n'étaient pas ceux de ma mère, les bras d'Hermione me faisaient énormément de bien.

"Elle va se calmer. Elle a toujours eu un tempérament fougueux."

"Je vais leur laisser du temps, à tous. Je sais que tout le monde n'est pas ravi que je sois revenue. C'est étrange pour eux."

"Il faut leur laisser le temps d'accepter qui tu es. C'est très sage comme décision. Tu as compris que le temps était ce qui était le mieux dans cette situation."

"C'est exactement ce qu'elle m'a dit," intervins Harry dans un sourire. "Juste le temps qu'ils se rendent compte de la merveilleuse sorcière que tu es."

"Tu sais Ellora, quand je suis partie avec Harry pour combattre Voldemort, j'ai effacé la mémoire de mes parents. Pour qu'ils soient en sécurité."

Elle m'amena doucement vers une chaise.

"Quand je suis revenue après tout ça, ils ont mis du temps à me faire confiance à nouveau. Pour eux, ça avait été très dur. Ils n'avaient pas pu me protéger et c'est moi qui avait dû le faire. Ce n'était pas normal pour eux. Ils se sentaient coupables."

"Et comment tu as fait ?"

"Eh bien, comme toi. Je me suis installée chez les Weasley dans un premier temps, puis chez Harry avec Ron et, enfin, avec Ron. Après quelques mois nous avons commencé à reprendre le contact. Ils étaient moins en colère et ils ont compris, petit à petit, qu'ils n'avaient pas à se sentir coupable. Maintenant nous sommes redevenus une famille. Mais ils ont dû accepter, que j'avais changé, que la guerre m'avait changée. Le temps est nécessaire parfois."

"C'est pour ça que je pars. Ma vie est en Amérique de toute façon. J'ai mon travail. J'ai besoin de ça aussi. Je ne suis pas prête non plus à rencontrer les autres. Pas quand je vois l'effet que ça a eu sur Ginny et sur..."

"Oui Ron. Il n'est pas facile sur ça. Je pense qu'il soutient sa sœur. Elle a été terriblement marquée par cette affaire. Il veut parler avec toi, mais il ne sait pas comment faire. C'est nouveau pour lui et je pense qu'il a peur, d'être maladroit ou... Il ne sait juste pas comment s'y prendre."

Son sourire mutin m'amusa. Elle le connaissait parfaitement bien.

"Mais je ne doute pas que nous viendrons visiter le musée un jour ou l'autre. Et alors peut-être qu'il se sentira prêt. Mais ce n'est pas contre toi."

"Je le sais bien. Je pense que j'ai pris la meilleure décision."

"Le plus dur va être de prévenir Scorpius maintenant," dit Harry d'un air amusé.

"Oui... J'espère que ça ne sera pas trop compliqué..."

"Quoi donc ?" demanda-t-il d'un air intrigué.

"Une relation à distance, pour se voir, alors qu'on a passé presque un an ensemble ça va être bizarre je pense."

Harry et Hermione se regardèrent avant de ricaner. Je me sentais légèrement exclue de la si belle amitié qu'ils entretenaient.

"Quoi ?"

"Je pense que Scorpius ne va pas accepter une relation longue distance."

"Il va me quitter, c'est ça ?" soupirais-je en baissant la tête.

Peu importe ce qui se passait, je devais partir coûte que coûte, avec ou sans son accord.

"Non, absolument pas," s'exclama Hermione. "Il va te suivre."

"Et son travail ? Il ne peut pas tout plaquer pour..."

"Il est souvent avec toi en ce moment, non ?" me demanda Harry en fronçant les sourcils. "Il n'aime pas ce travail, il l'a fait avant tout parce que Albus avait besoin de quelqu'un pour te retrouver. Maintenant que c'est fait il se rend compte de la difficulté de la tâche. Il n'a jamais été fait pour ça. Mais c'était à lui de s'en rendre compte."

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Harry et Ginny

"Comment va-t-elle ?" demanda anxieusement Ginny alors qu'Harry rentrait de son travail.

"Bien. Elle est toujours secouée. Et..."

"Et elle m'en veut," soupira la rousse en mordillant les peaux autour de ses ongles.

Harry regarda sa femme et se demanda si elle était prête à encaisser le choc. Mais ils s'étaient promis, le jour de leur union, de ne jamais rien se cacher. Alors il lui dit tout ce que lui avait dit Ellie et tout ce qu'il avait compris : sa volonté de repartir, sa peur de décevoir sa mère, ses peurs.

Ginny se retint de pleurer, mais elle resta forte, comme elle l'avait toujours été.

"Ginny je t'aime. Mais tu vas la perdre si tu continues. En plus, tu me demandes à chaque fois ce qu'il en est. Demande-lui directement."

"Je ne veux pas qu'elle soit déçue."

"Mais elle l'est, si tu continues comme ça."

Ginny soupira en se disant que son mari ne comprenait pas. Il ne pouvait pas, elle-même ne semblait pas comprendre pourquoi elle était dans cet état. Mais elle était terrifiée à l'idée que sa fille la rejette. Alors elle la rejetait d'abord, comme ça, elle était sûre de ne pas souffrir.

"Je suis bête. J'ai juste... si peur de la perdre à nouveau."

Harry soupira en comprenant ce que voulait dire la rousse. Il s'approcha et lui fit un câlin.

"Laisse-lui la possibilité de te découvrir. Elle va t'adorer. Je ne te dis pas que ça sera simple, il va vous falloir beaucoup de temps, mais vous allez y arriver."

"Tu as sans doute raison, mon chéri."

"J'ai toujours raison."

Ginny ricana, avant d'embrasser tendrement son époux.

"Je te remercie Harry. De m'avoir soutenu, d'avoir été là pour moi... Tu es vraiment..."

"Parfait ?"

"Gentil," grogna Ginny en lui jetant un regard noir.

"Je ne suis pas un Pouffsouffle."

"Non, tu es courageux. Et moi non."

"Gin... Tu es une Gryffondor à tout jamais. Tu dois juste retrouver ton courage. Et pour le moment, tu es juste assaillie de doutes et de peurs ce qui est normal avec ce que nous avons vécu."

"Mais toi ça ne te fait pas ça !"

"Chacun à des réactions différentes."

Effectivement, Ginny se souvenait que, si Harry avait été en colère après la mort de Sirius, elle était restée sonnée après la mort de Fred. Ce n'était que des mois plus tard qu'elle avait pris conscience de sa disparition et avait tout lâché dans son travail, pour s'occuper. Or aujourd'hui elle ne volait plus. Elle écrivait des articles qui, s'ils la passionnaient, ne lui donnaient pas la sensation de détente qu'elle avait après un bon match. Harry sembla s'en rendre compte.

"Allez, prends ton balai."

Elle ne dit rien et acquiesça.

"On fait un tour ça va te faire oublier tout ça."

"Et pour Lily ?"

"Pour le moment, laisses la partir. Elle aussi a besoin de toi, elle est comme toi même si elle ne le montre pas. Quand tu seras prête, reprend contact et explique lui tout ça. Elle comprendra."

"Tu es sûr ?"

"Je la connais un peu mieux et elle aussi a du mal à laisser son passé derrière. je pense que vous éloigner sera bénéfique pour tout le monde. Vous avez besoin de temps pour vous connaître, sans contrainte. Laissez-vous porter un peu, ça viendra. Mais pour le moment tu es tellement angoissée à l'idée qu'elle ne t'aime jamais que tu ne peux pas faire ça. Tu as besoin de penser à autre chose. Ça doit se faire naturellement."

"J'ai juste si peur..."

"Oui. Moi aussi."

"Mais elle t'adore déjà toi."

"Tu sais, on s'entend bien, mais ce n'est pas pour autant qu'elle me considère comme son père. Son père, il est en prison. Alors qu'elle n'a pas de mère. Tu n'as personne à remplacer."

Ginny réfléchit et considéra que son mari avait un point.

"Tout cela devrait être plus simple pour vous. Mais vous avez le même caractère. On s'entend bien tous les deux parce que je te connais bien et que je sais m'adapter. Mais à mon avis, si elle est colère contre quelqu'un c'est bien moi. Pourtant elle fait des efforts. Alors, je vais lui laisser du temps. Parce que c'est ce qu'il lui faut."

"Et..."

"Gin... Arrêtes de te poser des questions. Elle va voir que tu es une femme merveilleuse et une mère fantastique. Laisse-toi aller, et montre-lui. Je sais que ça ne remplacera jamais ce que vous avez perdu... Parce que c'est fini, mais elle va t'aimer si tu lui montres qui tu es. Mais pour le moment, fais le deuil de ta fille... ça ne sera pas comme tu l'as espéré et il faut que tu en prennes conscience. Maintenant, tu prends ton balai, pour que je te montre ce que c'est un vrai attrapeur."

Ginny rougit de colère et parti chercher son balai sous le sourire attendri de son mari. Evidemment, pensa-t-elle après coup, il faisait exprès de l'énerver pour qu'elle pense à autre chose. Elle se promit de discuter de tout cela avec son frère et sa mère, qui l'avait beaucoup aidé à remonter la pente. Mais Harry avait raison, elle devait d'abord faire le deuil de sa fille. Lily Potter n'existait plus, elle devait le comprendre et se faire accepter d'Ellie. Cela allait être compliqué, mais elle pouvait le faire. Il fallait juste du temps, pour toutes les deux. Elle se promit de lui envoyer une lettre le plus rapidement possible, quand tout cela serait digéré. Après tout, elle voulait simplement être aimée par son unique fille et trouvait cela injuste qu'on l'en ait empêché pendant si longtemps...

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Ellora

"Scorpius, je..."

"Tu veux rentrer ? C'est ça ?"

Je fixais le beau blond avec inquiétude. Nous étions dans le meilleur restaurant moldu de la ville. Je craignais de gâcher la fête mais j'avais besoin de savoir, de lui parler de mes projets, c'était trop important. Alors je décidais de jouer franc jeu, parce qu'il avait le droit de savoir et de faire son choix.

"Oui. Le musée a besoin de moi. Et il faut que je m'éloigne. Les Potter... enfin surtout les Weasley, ils ont besoin de temps. Pour encaisser le procès, mon retour. Et... je dois leur laisser ce temps. Je pense."

"Je ne t'empêcherais jamais de poursuivre tes rêves, si c'est ce dont tu as peur," me dit-il en fronçant les sourcils et voyant mon état d'anxiété. "On t'a privé de ton père, de ta famille, personne ne peut te priver de ton métier. Et puis tu as raison sur un point, les Weasley ont besoin de temps. Pour t'accepter. Ça ne se fera pas tout de suite mais dans quelques années vous en rigolerez. Il faut juste..."

"Du temps. Effectivement. Mais... et nous ?"

"En fait," rigola-t-il, "tu veux juste savoir si je vais te quitter si part à l'autre bout du monde ? C'est pour ça que tu étais si inquiète ?"

"Un peu je dois dire. Je suis égoïste," soupirais-je en un sourire.

Le ton badin avec lequel il présentait les choses me rassurait grandement. Il n'allait pas me quitter. J'attrapais sa main avec urgence.

"Je t'aime aussi," me murmura-t-il en embrassant ma main délicatement, avec une douceur qui me fit frissonner. "On va s'organiser, ne t'en fais pas."

"Mais les relations à distance c'est compliqué et..."

"Ça ne sera pas une relation à distance," m'interrompit-il en confirmant les doutes d'Harry.

"Comment ça ?"

"Si tu veux vivre là-bas, je te suivrais."

"Et ton travail ?"

"Ecoute Ellie. Ça fait longtemps que je me suis rendu compte que ce boulot ne me plaisait pas. Trop de contrainte, les aurors ont bien vu. Je ne suis pas le meilleur et ce n'est pas mon truc. Il faut que je trouve autre chose. J'ai choisi cette voie pour de mauvaises raisons. Mais j'ai compris que ça ne servait à rien si ça ne plaisait pas. C'était il y a des années et, comme je ne savais pas quoi faire, j'ai continué dans cette voie. Maintenant que tu m'offres une possibilité de partir, je vais la saisir. Si tu veux de moi, bien sûr. "

"Mais..."

"Te rencontrer a été le signe qu'il fallait que je change. Parce que j'y pensais sans oser le faire. Maintenant j'ai compris, les batailles ce n'est pas mon truc. Tu me pousses à être meilleur, à savoir ce que je veux faire. Et partir à la recherche d'un voleur de baguette ne m'intéresse plus. Je veux vivre, parcourir le monde, voir des gens, avoir des conversations intéressantes sur le monde, sa beauté, et pas seulement sur ses crimes."

"Je ne veux pas t'imposer ce choix."

"Tu es loin de le faire. Je le fais de moi-même. Et puis, après tout," continua-t-il dans un sourire en coin, "j'ai déjà résolu ma plus belle affaire."

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LA GAZETTE DU SORCIER

Démission chez les aurors. Notre reporter exclusif vient de découvrir que Scorpius Malefoy, auror depuis cinq ans, venait de donner sa démission. Trop difficile pour un Malefoy d'être du côté du bien ? Espérons qu'il ne rejoigne pas le côté des ténèbres...