Coucou à toutes ! Merci à Adeline, Kaname20, Lilou et canada02 pour leur review.

J'espère que vous avez été gâtées et que vous vous êtes bien régalées parce que c'est mon cas !

Adeline : Merci beaucoup pour ton commentaire qui me fait très plaisir ! Je ne fais qu'emprunter le nom des personnages pour les adapter à mon histoire, je suis ravie si cela te surprend, d'autant qu'ils sont tous humains. Tu as exactement compris le sujet et c'était important pour moi d'aborder un sujet comme celui ci car j'aime qu'il y ait une histoire et que ce ne soit pas seulement une romance.

Lilou : Merci à toi pour ta review et même si c'est un peu en retard, joyeux Noël !

Merci aussi au Guest pour son commentaire sur mon OS de Noël, All I want for Christmas , n'hésitez pas à aller le lire, c'est tout plein de bon sentiments.

Le début de ce chapitre, je l'avais dans la tête avant même d'écrire le premier chapitre et c'était véritablement une obsession que je devais caser dans cette histoire. J'espère que cela vous plaira.

Merci à ma formidable correctrice, crazybells qui a relu et corrigé cette histoire.

Bonne lecture.


Lorsque mercredi midi vient, la paix relative que nous avons établie Edward et moi subsiste toujours, non sans mal. Il faut aussi dire que depuis lundi, j'ai préparé activement l'arrivée de la nouvelle pensionnaire qui arrivera lundi. Vous n'imaginez pas la tonne de papiers à remplir et surtout les vidéos conférences avec son équipe soignante actuelle afin d'avoir la meilleure prise en charge possible.

Après avoir passé la matinée à essayer de trouver une nouvelle idée pour un atelier et les adaptations qui seraient nécessaires à sa mise en place ainsi que le coût, ma mère vient me chercher pour m'annoncer l'heure du repas que j'accueille avec soulagement après avoir fait des recherches toute ma matinée et avoir entré des chiffres dans un tableur. J'ai l'impression d'avoir les yeux secs ainsi que la sensation qu'ils vont exploser. Une migraine commence à pointer le bout de son nez et je suis plus qu'heureuse de faire une pause.

Nous sommes en plein milieu du repas, en train de manger la printanière de légumes préparée par Esme lorsque le son de deux voitures se fait entendre. Curieuse, je sors pour accueillir les visiteurs. Ce n'est pas que nous vivons comme des sauvages, mais personne ne débarque en général à la mi journée et surtout pas de gros S.U.V noirs. La première voiture se gare vraiment près de la porte d'entrée, et laisse sortir du côté passager, un homme habillé d'un bel uniforme de l'Air Force. Bien, l'armée de l'air, ou un de ses représentants est à ma porte. C'est une première, même du temps où je vivais sur la base, ça ne m'est jamais arrivé de recevoir en habit d'apparat un soldat.

De la seconde voiture, sort un Marine, reconnaissable par son uniforme. Immédiatement, j'envisage le pire pour le frère de Jasper qui est en service actif sur un navire en zone dangereuse, l'avoir au téléphone avait était compliqué.

-Capitaine Isabella Swan ? Demande le soldat de l'armée de l'Air.

-Elle même, je réponds, sur la défensive. Cependant, ça fait trois ans que je ne suis plus soldat, soldat.

-Excusez moi madame, Second lieutenant Benjamin Wootley, se présente-t-il en me faisant un salue militaire. Je suis ici pour vous remettre ceci, dit-il en me tendant une enveloppe.

Surprise, je la prends et je l'ouvre. Le second Lieutenant a sans doute pour ordre de rester jusqu'à l'ouverture de l'enveloppe puisqu'il ne bouge pas et n'amorce pas le moindre mouvement pour repartir dans la voiture. La base la plus proche de l'Air Force se trouve à plus 350 kilomètres, c'est beaucoup de route pour seulement remettre une enveloppe. Lorsque je lis les premières lignes de l'invitation, je relève la tête vers l'officier.

-Je peux savoir ce que c'est que ça ? Je demande en lui mettant le papier à hauteur des yeux.

Le pauvre militaire semble mal à l'aise pendant un instant avant de se reprendre. Ne pas montrer ses faiblesses à l'ennemi, il a bien retenu ses leçons visiblement.

-Ceci est une invitation exprimée par le président des États Unis d'Amérique pour vous remettre la Distinguished Service Cross.

-Merci, je sais lire. Je veux dire, pourquoi maintenant ? Je ne suis plus en service actif !

-Je ne sais pas Capitaine, on m'a seulement chargé de vous remettre cette invitation.

Je passe une main dans mes cheveux, la date sur l'invitation indique le 15 mai, pour que ce soit drôle, ça tombe un mercredi. Ça veut aussi dire que je vais devoir me rendre à Washington D.C et que je vais devoir porter mon uniforme d'apparat qui est actuellement dans une house, à l'abri de la poussière et dans ma penderie. Prendre un vol le jour même serait risqué, ce qui veut dire que je vais devoir partir pendant au minimum deux jours.

Il doit avoir une raison pour que l'invitation ne parvienne que trois ans après la fin de mon service et je pense savoir laquelle. Il faudrait que je demande à Rosalie si elle en sait plus, puisque son service actif s'est terminé après le mien, ou alors, il faudra que je reprenne contact avec mon ancien Colonel ou avec Matt et Allison pour savoir si eux en savent plus que moi.

-Un soucis ? Demande ma mère qui se tient derrière moi, de même que mon père et Rosalie.

-Non madame, lui répond le second lieutenant. Mes respects mon capitaine ! Dit le militaire avant de remonter dans le S.U.V qui repart doucement. Je suis toujours abasourdie par ce qu'il vient de se passer, mais je ne suis pas étonnée qu'aussitôt sa mission accomplie, il reparte. Pas du genre à s'attarder.

-Je vous expliquerai, je dis à mes parents et à Rosalie alors que le Marine avance bien droit dans son uniforme.

Encore une fois, je suis surprise par la jeunesse du militaire, il ne doit pas être plus âgé qu'Alice, soit 27 ans. Le visage carré, des yeux perçants et une belle carrure, pas de doute sur son appartenance à la Marine. Son pas est plus rigide que celui du Second Lieutenant Wootley. La peur qu'il soit porteur d'une mauvaise nouvelle me serre les tripes. Je me tourne vers mes parents qui rentrent dans la maison après que je leur ai fait un léger signe de la tête. Ils ont du comprendre que c'était pour Jasper ou alors ce dernier regardait par la fenêtre de la salle à manger puisqu'il apparaît devant nous, me dépassant et allant à la rencontre du militaire en uniforme.

-Bonjour, commence le Marine, vous êtes bien le Major Jasper Whitlock ?

-C'est bien moi, qu'est ce qui vous amène par ici Caporal et surtout comment avez vous su que je serais ici ? Lui demande Jasper sur un ton calme.

-Mes respects Major, lui dit le Caporal en lui faisant un salut, tout ce cérémonial ne m'avait pas manqué. Voici votre convocation afin de vous remettre la Navy Cross.

-La Navy Cross ? Demande Jasper. Vous êtes bien sûr de vous ?

-Certain Major. Quant à votre localisation, c'est votre frère, le Capitaine de Corvette qui nous l'a communiquée.

-Merci Caporal, lui dit Jasper avant de le saluer.

Le Marine lui retourne le salue avant de tourner les talons et de remonter dans son véhicule. Il va falloir qu'on m'explique ce qui vient de se passer parce qu'une personne résident au centre reçoit la visite officielle d'un corps de l'armée, passe encore. Certains sont encore en service actifs, ils ne sont pas retraités. Jasper est encore en service actif malgré son traumatisme. Mais que moi, je reçois une invitation, pardon une convocation pour une remise de médaille, je ne comprends plus et je suis franchement perdue. L'enquête a dû être close et classée sans suite, même si il leur a fallu que trois ans.

Le plus troublant est la visite simultanée de deux corps de l'armée, pour remettre une putain d'enveloppe ! Pourquoi maintenant ? C'est Rosalie qui me sort de mes pensées en me touchant le bras pour que nous retournions manger. En me rasseyant, j'écoute à peine les questions des autres, c'est comme si j'étais dans un état second. L'enquête me concernant a dû être classée, personne ne sait à propos de cette enquête sauf Matt et Allison qui ont été interrogés pour les besoins de l'affaire, j'étais la première à être mise en faute. J'ai risqué la Cour Martiale de peu je n'en avais parlé à personne, pas même à Rosalie ou à mes parents.

J'ai su qu'une enquête me visait lorsque deux membres de la police militaire sont venus m'interroger peu de temps après mon arrivée au centre de rééducation. Peu de temps avant que notre convoi ne soit visé par des explosifs, j'ai entretenu une relation avec un médecin local, chacun de nous avait conscience que notre histoire n'était pas pour le long terme mais cela ne nous a pas empêché de vivre notre relation. Nous ne nous affichions pas, les relations entre militaires et autochtones sont encore assez mal vues, notamment en raison que l'armée américaine est perçue comme l'envahisseur dans bien des cas, mais aussi en raison des militaires qui pensent que les femmes locales ne méritent pas de considération et qu'ils les utilisent comme vide couilles, comprenez que le viol par des militaires n'est pas inexistant.

Preuve s'il en est avec les G.I de la seconde guerre mondiale qui n'hésitaient pas à violer les femmes françaises après le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Leur justification ? Les femmes françaises étaient perçues par les américains comme des femmes de mœurs plus légères !

Nous étions très discrets avec Amun, faisant en sorte que personne ne soit au courant parce que lui comme moi aurions pu avoir des problèmes, comme lui se faire tuer pour coucher avec l'envahisseur, une femme non vierge et occidentale et moi, comme passer en Cour Martiale pour trahison, le risque de confidences est plus élevé lorsque des relations sexuelles interviennent. Il a quand même fallu trois ans à l'armée pour prouver que je n'avais rien dit, ceci dit, j'étais infirmière, ce n'est pas moi qui connaissais les positions stratégiques ou les informations sensibles.

Je reprends contact avec mon environnement seulement lorsque Alice lui demande quand tombe sa remise de médaille. Jasper lui répond qu'elle tombe le 15 mai.

-Vous aussi, c'est le 15 mai ? Je demande. A la Maison Blanche, je parie.

-Comment ça vous aussi ? M'interroge Edward. Vous ne faites même pas partie de l'armée de réserve à cause de votre jambe. Vous ne devriez pas recevoir de médaille, s'étonne l'ancien militaire.

-Je suis au courant, je lui rétorque. Et avant que vous ne disiez quoique ce soit, j'ai été toute aussi surprise que vous.

-Vous aussi, vous pouvez demander à une personne de vous accompagner ? Me questionne Jasper.

-Ce n'est pas indiqué, vous le pouvez ? Enfin, si vous le pouvez, théoriquement, je devrais pouvoir le faire.

-Ça veut dire que tu vas devoir ressortir ton uniforme ? Me demande Rosalie. Jupe ou pantalon ?

-Pantalon. La jupe, j'ai dû la porter après avoir fini le cursus infirmière.

-Messieurs, interpelle Alice avec un grand sourire. J'ai une question très importante, certaines femmes ont le fantasme de l'uniforme que ce soit pompier, médecin, flic ou militaire, est ce que les hommes ressentent la même chose envers les femmes ?

La table rigole à la question, pas si idiote que ça, d'Alice. Je ne m'étais jamais posé la question. Infirmière sans doute, mais pas militaire, peut-être flic. Dans les films, les strip-teaseuses lors des enterrements de vie de garçon sont souvent en policières ou en infirmières sexy. Je doute que les hommes soient attirés par des militaires, mais enfin c'est plutôt réducteur comme vision, ils pourraient très bien l'être, rien de leur interdit.

-Il n'y a pas de raison, répond Seth alors que mon père ainsi que Esme sont un peu gênés par la question.

La sexualité n'a jamais été un sujet tabou pour moi, adolescente, j'en parlais avec ma mère, avec mes amies et mes amis. En parler avec des hommes ne me gêne pas, ils se posent aussi des questions et ont des réponses que nous n'avons pas. La communication est très importante surtout quand ça concerne le sexe. Après, puisque je sais depuis petite fille que je veux être infirmière, que j'allais devoir voir des hommes et des femmes nus, alors la nudité ne me gêne pas, même si la nudité et la sexualité sont à séparer !

-Ah oui ? Demande Tanya. On peut connaître les vôtres ? Questionne la policière avec malice.

-Secret défense, se marre le policier. Mais, pompier, même chez une femme c'est plutôt sexy ! Jasper, Edward, aidez moi à me sortir de ce pétrin ! Supplie Seth de façon théâtrale, me faisant rire.

-J'en sais rien ! Répond vivement Jasper. Militaire, mais les uniformes d'apparat parce que les treillis ne sont pas vraiment séduisants. Les policières aussi.

-En fait, vous avez les mêmes fantasmes que nous, conclut Rachel. Je ne sais pas si je suis déçue ou surprise, dit-elle pensivement. Un peu des deux sans doute. Et toi Edward ? Et n'oublions pas James et Emmett. Sans offense pour vous Charlie et Carlisle mais…

-Enfin, pour Emmett, nous n'aurons pas la réponse ce midi puisqu'il travaille, répond Rosalie avec un grand sourire. Et d'ailleurs, il vaut mieux pour vos oreilles qu'il ne soit pas présent !

-Ne vous en faites pas, nous comprenons qu'avec Charlie, nous soyons un peu trop vieux, plaisante Carlisle. Et puis, je ne voudrais pas traumatiser mon fils, rigole le médecin.

-C'est très prévenant de ta part papa, rétorque James. Bon, je suppose que c'est mon tour ? Demande le prof en rigolant. Policière, sans aucun doute.

-Tu m'étonnes ! Le taquine son père alors qu'Esme rigole. Edward, il ne manque plus que vous, l'encourage Carlisle.

-Un peu comme tout le monde, j'aurais dit militaire mais après en avoir côtoyé pendant des années, je n'en sais rien. Et puis, c'est comme pour tout, il faut mesurer nos pensées, ce n'est pas toutes les femmes dans ces milieux là, comme ce n'est pas tous les hommes pour les femmes.

Il n'a pas tord, il faut bien sûr prendre en compte ça, mais nous sommes tous adultes autour de cette table et nous avons tous conscience de ça. Nous sommes tous assez vieux pour le savoir et le comprendre, mais il a raison de le rappeler.

-Et puisque Victoria et Rosalie sont en couple chacune de leur côté, sur quel uniforme, vous fantasmez, Bella ? Me demande Tanya.

-Moi ? Je demande. Oh, euh… Il y a quand même mes parents dans la même pièce !

-Tu as peur de choquer ton vieux père ? M'interroge Charlie.

-Et ma mère ! Je rétorque en plaisantant. Je n'ai pas vraiment de fantasme sur l'uniforme, médecin sans doute même si ça fait très cliché puisque je suis infirmière. Policier, ça dépend de qui porte l'uniforme, hein papa ? Mais l'adjoint de mon père… Je dis en rigolant.

-L'adjoint Yorkie ? Demande Edward, incrédule.

-Eric est ton adjoint ? Je demande à mon père. Non, pas Eric, je pensais à Jake.

-Oui, il a passé le concours l'année passée. J'oublie souvent que vous avez été ensemble au lycée, il n'est plus aussi gringalet qu'avant et il nous sert surtout pour l'informatique. Jake, sérieusement ? Me demande mon père.

-Eh, il est loin d'être moche ! Je m'écrie.

-Quand je vais lui dire… Leah a du soucis à se faire ? Me questionne mon père.

-Pas du tout ! Mais il porte bien l'uniforme, c'est tout ! Si on ne peut plus rien dire.

-Je sais bien, même si je crois me souvenir que pendant votre adolescence, Jacob avait un… comment vous dites les jeunes ? Un crush énorme sur toi ! Se moque Charlie. Billy m'en avait parlé !

Jacob est un ami d'enfance et le fils du meilleur ami de mon père. J'ai toujours considéré Jacob presque comme un frère et notre relation a toujours été strictement platonique, même si lorsque j'avais 17 ans et lui 16, il a pris énormément de muscles, se mettant au sport. Il voulait devenir mécanicien mais le seul garage de Fork n'embauchait pas et il ne voulait pas partir loin, puisque c'est lui qui s'occupait de son père paraplégique, alors il a passé le concours de policier et mon père l'a tout de suite embauché. Ça doit faire sept ans maintenant. Mais même si je le considère comme un frère, j'ai des yeux et il porte très bien l'uniforme. Et je ne sais pas pourquoi, voir la légère crispation d'Edward à la mention de Jacob ou même du nouvel adjoint de mon père, me fait plaisir. C'est seulement ma manière de prendre ma revanche, je tente de me convaincre.

-Eh bien, on en apprend tous les jours un peu plus sur vous ! Rigole Tanya.

-Et encore, c'est parce que mes parents savent que je travaille, sinon ma mère se lâcherait plus !

-Dis tout de suite que je te fous la honte, fait ma mère en faisant semblant de se vexer.

-Mais je n'ai pas dit ça, seulement que tu aimes raconter des anecdotes parfois embarrassantes pour moi.

-Je suis certain qu'il doit y en avoir des tonnes, dit Edward sarcastiquement. Rien qu'au lycée…

-Je serais à votre place, je ne dirais rien, je le préviens. Les souvenirs dossiers peuvent aller dans les deux sens !


Voilà pour ce chapitre ! Je vous retrouve à la fois la semaine prochaine, l'année prochaine et à la prochaine décennie ! Tout ça en même temps, mais n'hésitez pas à laisser un commentaire et passez un bon réveillon. A l'année prochaine !