Bonne année Evidement !
Chapitre 17 : Mariage
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Elle me coupe en posant ses lèvres sur les miennes. Ses baisers doux me font perdre le souffle. Sa langue effleure mes lèvres et ses mains se posent sur mes fesses encore sensibles. Un léger gémissement entre la douleur et le plaisir s'échappe de mes lèvres et Gina se fait plus affectueuse et tendre. Je sais que nous n'allions pas faire l'amour de nouveau mais juste s'embrasser et se câliner suffisaient… pour l'instant.
Je pouvais attendre jusqu'après le mariage, mais pas plus.
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J'étais désespérée. J'étais dans une sorte de club de strip-tease avec Zéléna et je ne voulais qu'une chose, trouver Emma. C'était ma soirée d'enterrement de vie de jeune fille et ma sœur avait pensé que c'était une bonne idée de me faire venir ici. Un club de strip-tease, non de Dieu !
Mon alpha pensait seulement à Emma, à l'idée de se marier avec Emma, de faire des bébés à mon ange et n'avait strictement rien à faire de la bêta qui se trémoussait sur mes genoux. Je grogne alors qu'elle pose sa main sur ma joue. Elle se retire immédiatement et jette un coup d'œil à ma sœur qui l'encourage à continuer. J'allais la tuer.
Au bout de cinq minutes, la lap-dance s'achève pour mon plus grand soulagement et je foudroie ma sœur du regard. Elle saute sur ses pieds annonçant que nous partons. Merci mon dieu.
Elle semble beaucoup trop heureuse de la suite et je commence à paniquer. J'aurais dû accepter la proposition de ma mère, une journée au spa et un foutu dîner. Pas ça. Je retiens un jappement plaintif. Je voulais trouver Emma, pour m'assurer qu'elle allait bien et pour être sûre qu'elle n'avait pas un strip-teaseur sur les genoux.
Ma sœur me conduit dans un bar du centre et je désespère à l'idée d'aller me coucher pas trop tard. Il était déjà 1h du matin et je me mariais dans deux jours. Je n'avais plus vingt ans et je ne voulais juste me marier à mon âme sœur sans gueule de bois. Je grogne en entrant dans le bar, la musique est trop forte et il y a beaucoup de monde.
Mais soudain, une odeur me titille le nez mon Emma est là. Je lève les yeux et parcours le bar pour trouver ma fiancée. Je trouve mon Emma et sa clique en train de boire de shot. Mon Emma mord dans un citron et avale son shot d'un coup. C'est sexy, très sexy.
-Tu attends la fonte des glaces ? Ma sœur et son sarcasme. Je la vois se diriger vers une très grande table un peu plus loin où Belle et Kat sont assises et discutent tranquillement.
Je me précipite pour attraper les hanches d'Emma par derrière et susurrer :
-Tu t'amuses mon ange ?
-Oui ! Elle hurle dans mes oreilles mais ça ne me dérange pas. Gina ! Tu es là ! Tu es ma surprise ? Sa surprise ? J'avais peur que ça soit un strip-tease ou un truc comme ça… Connaissant mes amies… Elle se penche contre moi, elle sent la sueur, l'alcool et d'autres personnes. Je reconnais l'odeur de ses amis. Ça me rassure. Gina ? Pourquoi tu sens un bêta ?
Oh.
-Euh… Tu sais… euh. Tu connais ma sœur, toujours dans les extrêmes et… Enfin, elle trouvait important qu'on… Qu'elle… enfin… Devant le regard mi embué d'alcool, mi contrarié d'Emma, j'avoue : Elle m'a payé un strip-tease, mais il ne s'est rien passé. Je te le jure. Je…
Elle sourit et confesse :
-Ne t'inquiète pas, elle me l'avait dit ! Je voulais juste t'embêter ! Quoi ! J'allais interdire à ma sœur de voir ma femme ! Enfin, je pouvais toujours essayer, tenter… enfin demander… gentiment… Viens danser. Elle attrape mon bras et me tire vers la piste. Nous avons besoin de nous entraîner avant le mariage.
Elle se colle à moi et nous dansons pendant un long moment. Dieu, je l'aime. Je murmure assez fortement à son oreille.
-Tu es magnifique, ma fiancée. Je passe ma main sur ses fesses couvertes assez légèrement d'une robe qui lui arrive mi-cuisse. Je sens un string sous le tissu. Mmm, j'avais hâte de l'avoir pour toi toute seule. Plus que deux nuits et elle serait ma femme.
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Regina était là, enfin. J'étais rassurée et je l'embrasse encore et encore alors que nous dansons. Elle est si belle et si douce et si sexy. Tellement sexy. Je suis carrément saoule et elle me caresse les fesses sans pudeur. Dire que je ne vais pas pouvoir l'avoir pour moi, sur moi ce soir. Cora a insisté pour que nous fassions maison à part pour les deux derniers jours. C'était une idée de merde et je ne savais pas vraiment comment elle m'avait convaincu. Je pensais de plus en plus qu'un coup rapide dans les toilettes du bar… Mais si je faisais ça, j'en entendrais parler jusqu'à la fin des temps. Dans la voiture pouvait être une bonne idée…
Ma fiancée, ma future femme. Mon alpha. Dans quelques jours, j'allais enfin la faire mienne, la faire complètement mienne. J'allais la mordre et la marquer pour toujours. Et j'allais porter son bébé. Notre bébé, un nouveau bébé. J'espérais secrètement une petite fille même si un garçon était bien aussi. Un frère ou une sœur pour Henry. Un autre enfant. Enfin.
J'avais arrêté la pilule depuis une semaine et je prenais des inhibiteurs ordinaires. Je ne voulais pas que ma période de chaleur commence pendant notre mariage. Je voulais avoir les idées claires et Regina prenait toujours ses inhibiteurs. Peut-être dans quelques mois, nous déciderions de passer son rut et ma chaleur ensemble. Mais avec Henry, le mariage, son travail et mes études, nous avions décidé d'attendre encore un peu pour ça. Je voulais un enfant, certes mais je voulais aussi être capable de penser et de marcher… merci bien.
Même si j'imaginais avec délectation mon alpha en rut sur moi en train de me dévaster. J'imaginais très bien ma femme dans moins de 48h, dans un lit quelque part en Martinique.
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Je suis au bord de l'évanouissement quand je vois ma femme, ma future, très très prochaine femme s'avancer vers moi. Sa robe est Wouah. Vraiment il n'y a pas d'autre mot. Certes elle avait mis trois semaines et deux crises de larme pour la trouver mais ça avait valu le coup, mon Emma était parfaite. Elle me regardait amoureusement et ses yeux me balayaient de haut en bas. Elle aimait mon costume. Je regarde Ingrid un instant qui a les larmes aux yeux, elle marche à côté d'Emma aussi fièrement que possible. Elle est vraiment la mère qu'Emma aurait dû avoir et Emma l'aimait tellement. Ingrid était vraiment un membre à part entière de ta famille maintenant. Ma mère l'adorait et mon père lui apprenait les échecs alors qu'Ingrid lui apprenait le poker. Je ne voulais même pas penser à ça.
Emma s'arrête juste devant moi et Ingrid me donne sa main. Elle me serre doucement la main avec un doux sourire. Ingrid pose un baiser sur la joue de sa fille de cœur et va s'asseoir. J'écoute à peine l'homme qui nous marie. Je trouve les deux Henry magnifique dans des costumes similaires. Je dis juste oui je le veux quand il le faut, je lui mets la bague, elle me met la mienne et elle m'embrasse… doucement sur les lèvres. Je l'embrasse après avec la langue. Les spectateurs sifflent et nous prennent en photo. Je suis mariée à mon Emma. C'est tout ce qui importe.
La fête est interminable mais comme je caresse et touche Emma toutes les deux secondes, c'est un peu près passable. Emma s'est changée après la cérémonie en une robe moins compliquée mais aussi belle. Toujours blanche la robe suit ses courbes et mon amoureuse est divine.
Nous avons dansé, nous avons écouté le toast de nos parents, de nos sœurs, de nos témoins, de nos amis… Nous avons encore un peu plus dansé et je l'ai encore un peu plus embrassé.
Emma semblait s'amuser comme une folle. Elle avait dansé un peu avec Henry J avant que ce dernier n'aille au lit épuisé par l'excitation de la journée. Puis elle avait dansé beaucoup avec moi, un peu avec Henry S, Cora et Ingrid. Elle avait fait des danses en ligne, auxquelles elle m'avait obligée à participer, avec tout le monde. Elle était légèrement saoule, totalement heureuse et libre.
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C'était la meilleure soirée de ma vie. Déjà j'étais mariée. Ensuite, j'avais dansé avec tout le monde. C'était tellement bien. Gina était superbe et sexy, très très sexy. Je touche sa cuisse et elle sursaute. La voiture fait un très léger écart.
-Emma doucement. On est presque arrivée. Je glousse et laisse ma main où elle est. Je voudrais l'embrasser maintenant, la prendre maintenant. Je gigote sur mon siège et gémit d'envie. Emma, on est à l'hôtel dans 15 minutes, soit sage. Je fais la moue. 15 minutes, plus tout le temps pour les bagages et s'enregistrer, c'est définitivement trop.
-Gare-toi sur le côté.
-Quoi ? Non.
-Si gare-toi. Ma main s'aventure plus en avant entre ses jambes. Gina, j'ai envie maintenant. Si ce n'est pas toi, alors c'est moi… Je place mon autre main entre mes propres jambes et fais un petit gémissement plaintif. Je la veux tellement.
-Tu veux vraiment que notre première fois soit dans la voiture ?
-Ce n'est pas notre première fois. Mais ça sera notre première fois dans la voiture et en tant qu'épouse. Je la sens durcir un peu et je suis largement humide. Putain, je retire sans difficulté ma culotte que je lance sur le siège arrière et je gémis : Aller ! Ça sonne totalement enfantin mais je m'en moque. Je ne me sens pas comme une enfant, je suis mariée et terriblement excitée.
Regina fait une brusque embardée en marmonnant :
-T'es vraiment une petite allumeuse.
-Je suis ta femme, je t'allume si je veux. Regina éteint la voiture et défais sa ceinture. Elle tente d'aller sur moi mais je la pousse pour qu'elle reste assise. Laisse-moi te montrer à quel point je sais bien t'allumer.
Je me penche pour l'embrasse après avoir défait ma ceinture. Je mordille ses lèvres avant de demander presque soumise l'entrée de sa bouche. Elle me l'accorde et je lui offre tout ce qu'elle aime, tout ce qui la rend dur. Je prends mon temps avec sa bouche, puis je descends sur son cou que je mordille très doucement. Je ne veux ni la marquer, ni la mordre. Pas tout de suite en tout cas. Ma main trouve le levier pour faire reculer le siège. Une fois, le siège reculé, Gina tente de me tirer sur elle mais je résiste et me penche plus avant. Quand elle comprend ce que je vais faire, ce que je vais lui faire. Elle gémit et grogne :
-Tu es si putain de parfaite !
Je jappe alors qu'elle m'aide à lui faire suffisamment descendre son pantalon de costume. Ce n'est pas idéal, mais je ne peux pas attendre. Je la prends dans ma bouche. La pointe d'abord, je la suce doucement comme elle aime puis je lèche pour la rendre dure, tellement dure et prête. Je glisse ma main pour toucher ses couilles et elle frémit.
J'ordonne :
-Pas tout de suite ! Laisse-moi te prendre un peu d'abord.
-Emmaaa, le son que fait mon prénom dans sa bouche est une supplique. J'adore.
Je la prends autant que possible dans ma bouche, je suce, je lèche… Jusqu'à ce qu'une main s'empare brusquement de mes cheveux pour me relever jusqu'à sa bouche, qui conquiert la mienne sans répit. Cette fois elle ne me laisse pas le choix et je suis tirée sans douceur sur elle. Elle mordille ma lèvre quand je proteste et finalement quand elle entre en moi, je laisse échapper un jappement soumis.
-Putain, oui. Tu es mon femme, mon oméga. Mon amour…
Les hanches de Gina vont et viennent autant qu'elle le peut en vue de sa position. Immédiatement, je réponds à son mouvement. Ça va très vite et je jouis sans retenu sur elle. Je la sens bouger encore un peu et enfin, elle trouve sa jouissance en éjaculant dans un grognement satisfait.
Satisfaite, contente, pleine. C'est ça que je ressens quand je pose ma tête sur l'épaule de mon alpha qui ramollit en moi, pour reprendre mon souffle.
-Mon alpha.
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-Mon alpha. Et puis j'entends son souffle ralentir. Elle vient de s'endormir, je le crois pas.
Je murmure :
-Putain… Et je trouve la force de la repousser aussi doucement que possible. Je sors d'elle en grognant douloureusement. Et elle est vraiment pas croyable. Je remonte aussi dignement que possible mon pantalon et je remets la ceinture d'Emma, puis la mienne. J'y crois vraiment pas. Elle m'allume dans notre voiture et elle s'endort comme une ivrogne. J'y crois pas !
Elle est vraiment pas croyable. Incroyable. Elle est restée endormie quand nous sommes arrivés à l'hôtel… J'ai dû m'occuper des bagages, de l'enregistrement. J'ai dû la porter au lit pour l'amour du ciel. Certes, c'était mon plan, la porter au lit… mais pas comme ça. Elle aurait dû être éveillée et joyeuse, pas en train de ronfler doucement. Bon, ce n'était pas si grave…
Mais là, après deux heures de sieste, elle se réveille et demande encore du sexe. Elle est vraiment incroyable.
Évidemment, même si l'embarquement de notre avion était dans 4 heures, je ne pouvais pas dire non à mon amour. Ce n'était pas si je n'étais pas déjà terriblement excitée. Pas comme si je n'avais pas envie d'elle.
Je l'avais léché d'abord. Lentement et longuement, avant d'enfoncer mes doigts pour la faire jouir. Après je ne lui avais pas laissé le temps de se remettre de son premier orgasme, je l'ai retourné pour la prendre par derrière, en levrette. Je m'enfonce aussi doucement que possible mais un Plus fortsort de la bouche de mon ange et je perds légèrement le contrôle.
Je m'enfonce de plus en plus, fort et vite. Je griffe et agrippe ses hanches pour lui imposer mon rythme, qu'elle suit avec passion. P''tain !
-Emma, Emma, Emma ! Je jouis sans attendre alors qu'elle gémit à la sensation. J'adore ce bruit. J'adore quand elle gémit quand elle me reçoit. Je vais tellement lui faire d'enfants, je vais tellement la prendre et lui faire mes louveteaux ! Je fais encore quelques coups avant de me retirer et de tomber aussi doucement que mes forces me le permettent à côté d'elle.
Elle semble totalement ravie. Son sourire m'aveugle presque et elle s'approche de moi pour m'embrasser. C'est un peu maladroit mais c'est tellement bon.
Emma se colle à moi et gémit :
-Je veux qu'on fasse tellement l'amour, tellement de fois qu'on ne pourra plus les compter…
-Tout ce que tu veux, mon ange.
J'embrasse sa tête qu'elle avait niché dans mon cou. Je fais un geste qui me semble herculéen pour nous couvrir sommairement de la couverture. Le réveil va sonner dans une ou deux heures…
Deux semaines, seules dans un lieu isolé. Pour lui faire l'amour. Parfait.
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Ça faisait dix jours que nous étions ici. Je ne savais pas combien ça coûtait, mais je voulais revenir ici tous les ans, avec Henry pour nos vacances. Tant pis pour l'Italie. Qui a besoin de voir des temples plusieurs fois millénaires ? Pas moi, tant que j'avais Gina, Henry, nos futurs louveteaux et la plage comme seul horizon. Oui, ça c'était le rêve absolu.
Tous les matins, je me réveillais dans les bras de Regina et je jouais un peu avec ma bague, elle était si belle et parfaitement à sa place à mon doigt et beaucoup avec son pénis à demi dur pour la réveiller. On faisait l'amour une ou deux fois… Parfois trois… et après j'allais nue préparer notre déjeuner au mieux Gina allait prendre sa douche au pire, elle venait m'aider et ça prenait beaucoup plus de temps et de baiser.
C'était merveilleux. Vous appeliez Henry tous les jours et il était très heureux avec ses grands-parents, même s'il devait manger beaucoup trop de sucre, se coucher beaucoup trop tard et mener les parents de Regina et Ingrid par le bout du nez. Mais bon… Il était tellement adorable.
Les quelques jours ont été parfaits, sexe, plage, excellente nourriture, encore un peu de sexe. C'était parfait. Je touche doucement mon ventre. J'ai tellement hâte de porter son enfant. Je respire fortement et l'odeur entêtante du sexe me fait gémir. On avait fait l'amour trois ou quatre fois dans la cuisine. Nous avions fait l'amour un peu partout.
J'étais nue donc dans la cuisine après avoir juste un tout petit peu sucer et avaler mon amour. Mon oméga était contrariée de ne pas avoir été à proprement parlé remplie mais j'avais tout le temps du monde pour tomber enceinte. Je commençais à faire cuire les œufs au plat et le bacon. Je voulais que mon alpha retrouve vite sa force. J'entends des pas derrière moi. Regina est là, presque nue elle aussi. Je grogne contrariée, elle porte un caleçon, trop nul.
Mais ce n'était pas si grave, parce que je pouvais voir ma-mes morsures. Celle sur son cou était la plus satisfaisante mais celles sur ses épaules et sur ses seins étaient assez belles et rouges. C'était merveilleux de la voir comme ça, marqué par moi et moi seule. Pour toujours. Elle se racle la gorge et mes yeux remontent avec les siens.
Elle rit de ma possessivité et aussi de mon regard fixe sur ses seins. Elle m'attrape et m'enlace en disant.
-Je suis à toi pour toujours maintenant, n'est-ce pas ?
-Oui. Je l'embrasse puis pose la bouche sur la profonde morsure qui guérit lentement. Elle frissonne. Mon Emma… Tu vas encore faire brûler quelque chose…
Je me dégage d'elle et marmonne.
-C'est toujours de ta faute, tu me distrais.
Elle rit et m'embrasse la joue avant d'aller nous préparer du jus d'orange frais. Je retourne à ma poêle. Le bacon, c'est bon mais les œufs ont pris un coup de chaud. Tant pis. Ça valait le coup.
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La suite pour très bientôt !
