Prompt : Ma tête est remplie de parasites
Mélodie.
Wei WuXian regardait Lan Wangji. Il avait toujours une idée malicieuse quand il le voyait, mais pas cette fois-ci, pas à ce moment-là. À la place c'était comme si sa tête était remplie de parasites, de chuchotements. Comme s'il y avait une chanson dans sa tête, mais pas très bien joué, pas très bien maîtrisé. Une chanson dont les paroles étaient à la fois floues et claires, trop claires. Wei WuXian n'était pas bien sûr de comprendre ce qui lui arrivait, il avait chaud et froid en même temps, il avait la tête qui tourne. Il ne pouvait plus détourner le regard de Lan Wangji, cette beauté qui appartenait au clan Lan.
Il avait l'impression qu'on lui avait jeté un sort et que bien malgré lui, il se sentait attiré par Lan Wangji. Pas seulement son physique. Son intelligence, sa force, sa gentillesse. La douceur qu'il cachait sous son apparente froideur. De penser à ce que tout Lan Wangji était, représentait, ça embrouillait un peu plus Wei WuXian. Ça lui retournait l'estomac, des fourmis remontaient de ses bras jusqu'à son cœur qui paraissait devenir dingue lui aussi.
Qu'est-ce qui m'arrive ? Se demandait-il. Wei WuXian essaya de tourner le regard, en vain. Lan Wangji était trop présent, même s'il avait la tête baissée sur ce qu'il était en train d'écrire. Wei WuXian avait l'impression de trembler.
Quand Lan Wangji releva les yeux vers lui, que leur regard se croisèrent, tombèrent l'un dans l'autre, les sensations de Wei WuXian empirèrent. La chanson dans sa tête fut suivie par l'orchestre de son cœur. Et tout finit par devenir clair. Drôlement compréhensible. Wei WuXian aimait Lan Wangji.
— Lan Zhan, murmura-t-il.
Il avait envie de se lever, de le rejoindre, de l'embrasser. Il dut se cramponner à la table devant laquelle il était assis.
— Wei Ying, prononça Lan Wangji sur le même ton.
Depuis combien de temps, Wei WuXian ressentait-il une chose pareille ? Longtemps. Simplement il l'avait toujours ignoré, gardé dans un coin de sa tête. Il avait fait semblant de ne rien voir, de ne rien savoir. Maintenant, il ne pouvait plus se mentir, son corps faisait trop de bruit, son désir devenait trop brûlant. Que devait-il faire ? Que pouvait-il faire ?
Il avait mal au crâne.
C'est Lan Wangji qui se leva, et sans le quitter des yeux, vint se mettre près de lui.
— Qu'est-ce qu'il y a Lan Zhan ? demanda Wei WuXian.
— C'est toi qui m'as appelé, répondit Lan Wangji.
C'était vrai.
— J'avais l'impression que tu voulais quelque chose, ajouta Lan Wangji.
Wei WuXian sentit ses oreilles chauffer. Dans quel pétrin s'était-il mis ? Qu'allait-il répondre ? Il lui aurait fallu boire beaucoup de vin pour gérer une telle conversation. Lan Wangji ne le quittait pas des yeux, il semblait attendre. Et Wei WuXian n'avait qu'une idée en tête, tellement que son corps bougea tout seul et que ses lèvres se posèrent sur celles de Lan Wangji. Comme si elles lui étaient offertes.
Wei WuXian se sentit brûlant et se recula sans en avoir envie. Lan Wangji rougit très fortement. C'était amusant à voir. Et taquin, Wei WuXian ne put s'empêcher de recommencer à l'embrasser. Sans s'attendre à ce que Lan Wangji pose sa main sur sa nuque et appuie dessus pour l'empêcher de s'échapper. Tel est pris qui croyait prendre.
Et bien, tant mieux. Wei WuXian approfondit le baiser.
Fin.
L'autatrice : j'ai tiré un prompt au hasard et pour une fois qu'il m'inspirait, voilà ce que ça a donné.
