Ta-tadaaaaaaam !

Le voici, le voilà, le chapitre 19 !

On s'éloigne un peu de ma petite Naoko pour se pencher sur Sasuke ! Bonne lecture les amis !

Et on oublie pas de remercier Sallyfone qui fait un énorme boulot de correction tout au long de cette fic ! Merciiiiii à toi !


Sasuke partit avec Kabuto, laissant Karin seule dans le salon. Celle-ci pesta et jura après Kabuto. Pour une fois que Sasuke restait dans le salon avec elle, il avait fallu qu'ils soient dérangés. Elle se releva avant de se laisser tomber à nouveau dans le canapé, bras croisés. Bon sang, quelle poisse ! Karin attrapa la télécommande et alluma la télé rageusement. Le seul avantage de ce repaire, parce que oui, il en avait un, c'était sa télé. Même si cette dernière n'était pas connectée à des chaînes, elle pouvait au moins passer quelques cassettes. Un luxe dans ce genre d'endroit.

Un bruit sourd attira l'attention de la jeune fille qui tourna la tête vers la porte. Karin se leva et s'approcha de l'entrée, puis ouvrit la porte et avança dans le couloir à pas feutrés. Elle se demanda alors si des ninjas ennemis ne s'étaient pas infiltrés dans leur repaire. Plus elle s'approchait du fond du repaire, plus elle entendait des bruits de combat. Elle se mit à longer les murs, au cas où un intrus se serait trouvé à proximité. Si Sasuke et Kabuto étaient en train de livrer bataille, ils allaient devoir rapidement vaincre leur ennemi ou fuir le repaire, ce qui, avec Orochimaru alité, s'annonçait difficile.

Alors que Karin approchait de l'extrémité du repaire, un mur explosa à quelques mètres d'elle. Instinctivement, la jeune fille tourna la tête pour protéger son visage des débris. La poussière créa un voile blanc dans le couloir qui fit tousser Karin. Sasuke venait de traverser le mur et de s'écraser sur celui d'en face. Sonné, il se releva en titubant et toussa. Il avait activé le sceau d'Orochimaru et sa peau s'était complètement brunie. Deux ailes en forme de pattes palmées sortaient de son dos et ses cheveux avaient poussé et arrivaient quasiment jusqu'à ses fesses.

Tous les muscles de Karin se tendirent et elle attrapa un kunaï dans sa sacoche. Elle le lança à l'aveuglette dans la pièce et profita de ce moment pour s'approcher de Sasuke. Mais celui-ci ne l'avait pas attendu : il avait déjà relevé la tête et s'était élancé à nouveau contre son adversaire.C'est à ce moment que Karin constata qu'il n'y avait pas eu d'intrus dans le repaire. Non, l'adversaire de Sasuke n'était autre que Kabuto. Ce dernier avait un masque à gaz lui recouvrant la moitié du visage et Karin mit instinctivement un tissu devant son nez et sa bouche. Si le bras droit d'Orochimaru prenait la peine de porter un masque, c'est que l'air était empoisonné.

Kabuto se déplaçait rapidement dans la pièce et ne laissait pas le jeune Uchiwa s'approcher à moins de trois mètres. A chaque fois qu'il esquivait une attaque, il lançait en même temps des aiguilles empoisonnées sur Sasuke.

Et clairement, le poison faisait effet.

Le pauvre Sasuke avait beau se démener comme un diable, ses gestes étaient devenus imprécis, lents et lourds. Sa respiration était complètement désordonnée et il ne réussissait qu'à maintenir un seul de ses sharingans en éveil. Le cœur de Karin se serra : il était évident que Kabuto avait piégé Sasuke dès le début du combat et que celui-ci n'avait plus la moindre chance de l'emporter. D'ailleurs, était-il encore conscient de ce qu'il se passait autour de lui ? Pour Karin, il était évident que non :

- Sasuke, arrête !

Mais aucune réaction. Sasuke s'était contenté de se jeter sur Kabuto et de se prendre un mur lorsque son adversaire l'avait brillamment esquivé. Le jeune homme se releva une fois de plus en chancelant mais retourna à l'attaque. La marque d'Orochimaru avait complètement pris possession de l'esprit de Sasuke et ne recherchait que la destruction.

Kabuto esquissa un sourire avant de planter une énième fois des aiguilles dans le corps de Sasuke. La marque se retira presque instantanément et le jeune Uchiwa tomba au sol, inconscient. Son adversaire s'approcha, retira son masque et essuya la sueur qui perlait sur son front :

- On peut dire que tu m'auras donné du fil à retordre, Sasuke Uchiwa. Malheureusement pour toi, je suis plus malin.

Kabuto s'agenouilla et, par prudence, ligota Sasuke avant de le soulever :

- Que vas-tu faire, Kabuto ? demanda Karin, encore sous le choc.

- Maître Orochimaru attend son nouveau corps avec impatience. Je vais donner des antidotes à Sasuke et nous procéderons au rituel. Si tu pouvais nettoyer les lieux, cela me rendrait service.

Et Kabuto s'éloigna en emportant Sasuke dans ses bras. Karin serra les poings et son regard se porta sur les décombres de la pièce. Le jeune Uchiwa avait lutté avec ce qu'il lui restait : son courage. Kabuto avait surement piégé la pièce dès le début pour ne laisser aucune chance à son adversaire. Malheureusement pour lui, il était face à un battant et Sasuke ne s'était pas laissé faire. Même si ses sens, puis son esprit, avaient été engourdis, il avait réussi à résister et à attaquer. Combien de ninjas auraient été aptes à s'opposer à leur destin comme venait de le faire le jeune homme ? Aucun.

Une idée naquit dans l'esprit de Karin, qui paraissait complètement folle à première vue mais la jeune fille réussit à se convaincre que c'était ce qu'il fallait faire. Habillement, elle attrapa un kunaï dans son étui avant de le lancer droit sur Kabuto. Celui-ci le reçut dans le dos et cria sous la douleur.

Karin s'élança et profita de la surprise pour bousculer Kabuto et dérober son fardeau. Elle courut dans le couloir et s'arrêta dans le salon pour attraper sa trousse de soin laissée négligemment sur la table. Très vite, elle détacha les bras de Sasuke avant de le mettre sur son dos et de s'enfuir du repaire sous les cris de Kabuto qui tentait de les rattraper.

- Depuis, je ne cesse d'essayer de rejoindre les frontières du pays. Malheureusement, tous les sbires d'Orochimaru sont à mes trousses et je n'arrive pas à être tranquille, termina Karin.

- Tu ne sais pas quels poisons Kabuto a utilisé ?

Sakura n'avait pas perdu une miette de l'histoire de Karin et continuait de prodiguer des soins au jeune homme. Même si elle n'avait rien montré, au fond d'elle, elle était profondément reconnaissante que la jeune fille ait sauvé son ami. Sans elle, Orochimaru aurait obtenu le corps de Sasuke et celui-ci serait mort. Karin fit un signe négatif de la tête :

- Je n'en ai pas la moindre idée, malheureusement. Kabuto est un maître dans l'art du poison, il en a créé des centaines. Tu penses que tu peux le sauver ?

- Je ne pense pas, mais je vais essayer.

C'était la vérité. Sasuke était vraiment très atteint, les différents poisons agissaient sans que Sakura ne puisse les arrêter. Elle pouvait traiter en surface, le soulager, mais elle constatait avec horreur qu'elle ne faisait que retarder l'inévitable. Sasuke allait mourir. C'était un triste constat qu'elle préférait nier. Des larmes amères montaient à ses yeux, mais elle les refoula. Elle ne voulait pas laisser tomber. Pas maintenant, alors qu'elle venait de le retrouver. Sasuke était l'amour de sa vie, l'homme qu'elle aimait le plus au monde. Aussi longtemps qu'il lutterait contre ses poisons, elle l'aiderait du mieux qu'elle pourrait. Après tout, ne dit-on pas que "Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir" ?

Le cœur de Karin se serra. Sakura ne rigolait pas, elle pensait sincèrement que le jeune homme ne s'en sortirait pas. Karin ne put retenir ses larmes et regarda dehors. Elle ne voulait pas croire que Sasuke allait mourir.

Une ombre attira son attention et elle fronça les sourcils. Faisant signe à Sakura de ne pas bouger, elle s'approcha de la sortie et observa. Aussitôt, elle reconnut l'un des sbires d'Orochimaru et son cœur loupa un battement. Elle savait que, maintenant qu'ils étaient arrivés jusqu'ici, ils ne tarderaient pas à trouver la cachette. Que faire ? Il n'y avait qu'une seule issue dans ce repaire de fortune, ils étaient faits comme des rats. Karin jeta un regard en arrière et contempla Sasuke. Même dans cet état, le jeune homme était un ravissement à ses yeux. Sa peau pâle, son visage doux, ses cheveux noir de jais. Tout était décidément parfait chez lui.

Karin soupira. Plus que tout, elle ne voulait pas que Sasuke soit capturé pour être ramené à Orochimaru. Le temps lui était compté :

- … Je te le confie, murmura Karin.

Sakura se tourna vers elle, mais la jeune fille avait déjà disparu. Elle entendit des cris et des bruits de courses au dehors, puis plus rien. La forêt était redevenue silencieuse. Sakura sentait la peur monter en elle et, pleine d'inquiétude, elle jeta un coup d'œil dehors.

Rien.

Karin avait emmené avec elle ses poursuivants. Sakura ferma les yeux et adressa une prière pour que la jeune fille s'en sorte. Pour la deuxième fois, Karin venait de sauver Sasuke. Sakura secoua la tête et se ressaisit rapidement. Elle devait prendre le malade et partir elle-aussi avant que les hommes de main d'Orochimaru ne se rendent compte que Karin était seule et reviennent par ici pour chercher Sasuke.

Elle rangea rapidement ses instruments avant de sortir, portant Sasuke hors de leur cachette. Elle le souleva et retourna près du piège dans lequel elle s'était faite prendre un peu plus tôt. À quelques mètres de là, gisait un énorme panier en osier qui lui servait à stocker toutes les plantes médicinales qu'elle cueillait.

Sakura regarda une fois de plus les alentours avant d'installer Sasuke dans le panier et de refermer convenablement le couvercle. Elle le chargea sur ses épaules et partit rapidement vers Konoha. Plus vite elle serait arrivée, plus vite elle aurait de chances de sauver son ami.

En espérant qu'il ne soit pas trop tard.

Arrivée aux portes de Konoha, Sakura prit le temps de se présenter comme si de rien n'était. Elle entra dans le village et bifurqua immédiatement sur sa gauche. Elle longea les murs du village jusqu'à un pont qu'elle traversa. Elle continua d'avancer rapidement dans les rues.

Sur le chemin du retour, elle avait eu le temps de réfléchir à ce qu'elle allait faire de Sasuke. Après tout le mal que s'était donnée Karin, il n'était pas question qu'elle s'avoue vaincue. Elle le sauverait, coûte que coûte.

La jeune fille s'arrêta face à deux grandes portes en bois et inspira profondément avant de les franchir. Pour la première fois, elle mettait les pieds dans le quartier des Uchiwa. Ses rues silencieuses et désertes lui donnèrent la chair de poule. Sakura observa les maisons abandonnées. Son esprit tenta d'imaginer le massacre qui avait eu lieu ici. Toutes ces personnes, mortes chez elles, assassinées par l'un des leurs. Comment pouvait-on en arriver là ? Même si Tsunade lui avait raconté la version qu'avait donnée Naoko, Sakura demeurait sceptique.

Itachi avait-il vraiment assassiné l'entièreté de sa famille pour sauver sa petite sœur et son village d'un coup d'état ? La jeune fille n'en était pas vraiment convaincue. Elle ne comprenait pas non plus les raisons qui poussaient Itachi à maltraiter Sasuke de la sorte. Pourquoi le pousser sur le chemin de la vengeance ? Pourquoi le laisser seul et empli de tristesse ? Cet Itachi Uchiwa ne pouvait pas être quelqu'un de bon pour faire subir ça à son propre petit frère. Ou il devait avoir une excellente raison. Mais peu importe comment Sakura tournait le problème, elle ne trouvait pas de justification valable pour en arriver là.

Elle s'arrêta devant une maison pour l'observer. La bâtisse semblait des plus banales et elle décida que ça ferait très bien l'affaire. Prudemment, elle gravit les quelques marches en bois avant d'ouvrir la porte de la maison. Sakura se retrouva face à un couloir sombre et triste. Une odeur d'humidité et de renfermé flottait dans la pièce. La jeune fille referma la porte avant de continuer. Elle inspecta les pièces une à une puis monta à l'étage. Depuis le massacre, les maisons avaient simplement été vidées des effets personnels des victimes. Les meubles n'avaient pas bougé et une pellicule de poussière avait recouvert la totalité des pièces.

Sakura commença à découvrir les salles du haut. Elle entra dans l'une des chambres. Là, elle posa doucement son panier à terre et s'approcha du lit qu'elle dépoussiéra brièvement. Puis elle sortit péniblement Sasuke du panier pour l'allonger sur son lit de fortune.

La jeune fille se pencha sur le corps souffrant de son ami et lui caressa la joue dans un geste tendre :

- Je vais revenir Sasuke… Tu dois tenir bon jusque là…

Sakura se redressa et alla fermer les rideaux. Elle reprit son panier et sortit rapidement de la maison.


Voilà, j'espère que ce chapitre vous auras plus, quand à moi je vous dis à la semaine prochaine ! Bon week-end !