Yo les gens ! J'espère que le réveil est pas trop difficile, et s'il l'est que vous pouvez compter sur le café pour vous épauler.

Merci à Loir pour sa review !

Bonne lecture !

La maison de Baba

18 décembre

« … ce qui se passe déjà et …

— … qu'ils sachent, que ça ne soit pas …

— … perturbant et comme Kairi est déjà …

— Mais on le vit … pas tragique du tout, je crois … »

Ventus est peut-être un peu trop curieux pour son propre bien. Étant le plus âgé de sa génération, ex-aequo avec sa sœur, il a eu l'habitude d'être celui qui garde ses secrets et qui découvre celui des adultes. Écouter aux portes, c'est plus une habitude qu'autre chose. Depuis qu'il est là il a pu apprendre beaucoup de choses. Sa famille lui avait manqué, et maintenant qu'il est ici, Terra et Aqua lui manquent un peu. Au début il voulait les ramener, au moins quelques jours, mais ils ne pouvaient pas, et puis, ici, il y a Vanitas. Il ne voulait pas non plus mettre la mauvaise ambiance. Installé juste à côté de la porte, il écoute Axel et Larxène comme si c'était tout à fait normal. Il a compris, il croit, ce dont il est question. Il sent qu'il devrait leur en parler. Mais comment expliquer qu'il écoutait aux portes ?

« T'as pas changé. »

La voix de Vanitas est basse. Même s'il adresse à Ventus un regard plein de mépris feint, il maintient son anonymat et se discrétion. Charmant jeune homme. Ventus lui sourit et regarde vers la porte. Vanitas va pour partir. Ventus veut lui dire. C'est une affaire de famille, et il lui semble que Kairi et Vanitas se sont rapprochés depuis la dernière fois. S'il le dit à Vanitas ça se passera bien. Pour Axel et Larxène.

« Je vais divorcer. »

Vanitas se retourne d'un bond. Ça, il ne l'avait pas vu venir. Ventus non plus. Il n'en a même pas parlé à sa sœur, il lui raconte toujours tout, d'habitude. Il sait que le secret ne peut pas être gardé très longtemps, pourtant. Sa femme va venir, doit venir, et quand on les voit c'est évident. Et si sa femme ne vient pas ce sera encore plus évident.

« De quoi tu parles ?

— Je vais divorcer. »

Il se répète, comme si l'autre n'avait pas pu entendre la première fois. Vanitas fronce les sourcils. Il a l'air de ne pas comprendre du tout.

« Je vais divorcer.

— Ouais, ouais, tu l'as déjà dit. C'est quoi ce bail ? »

Ventus est marié depuis six ans. C'est peu pour un mariage, beaucoup à l'échelle de la vie d'une personne si jeune. Six ans ? Vanitas a l'impression que ça ne veut rien dire du tout. Qu'est-ce que c'est, six ans ?

« Ben, juste ça. »

Ventus rigole. Ça, c'est le genre de choses qui énerve Vanitas. Quand il était gamin, c'était ce qui lui plaisait, que Ventus soit tout le temps si positif. À force c'est ça qui l'a énervé. Qu'il n'a plus supporté.

« Tu trouves ça drôle.

— Bof. Bof. Mais bon ? Qu'est-ce que j'y peux ? Tu voudrais que je pleure ?

— Ouais. Et que tu t'occupes de ta propre merde plutôt que d'aller fouiller dans celle des autres. »

Vanitas s'en va. Ventus sait. Ventus sait que Vanitas est juste comme ça, à dire les choses comme il les pense, à ne jamais enrober parce qu'il ne sait pas faire, avant il se taisait beaucoup et quand il s'est mis à parler, d'un coup, ça n'a plus fait que déborder. Ventus sait que Vanitas ne veut pas être méchant. Mais c'est incroyablement violent et comme Vanitas disparaît dans le couloir, Ventus a très très envie de pleurer. Peut-être que c'est ce que l'autre cherchait, en fait.

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Voilà voilà ! On se rapproche de la fin et Vanitas est fort peu délicat.

À demain !