J'ai failli oublier de poster ce chapitre ! Bondiou de bonsoir ! Mais contre toute attente, l'imprévisible et ultra-géniale Paeshtian a réussi à s'en souvenir en usant de tours incroyables sur cette partie quasi-inexistante de son cerveau que la grande majorité de la population appelle "mémoire" ! Ne suis-je pas fabuleuse ? Hein, dites. Fabuleuse, géniale et tout le tralala. Allez, faut le dire à voix haute, ça fait du bien à mon égoooooooo !
Bon. Stop les conneries.
Kinja145 : Oui, j'ai changé la couverture de Kurotama ! En fait, je me suis aperçue un peu tard qu'on pouvait voir en guise d'image ma photo de profil, qui n'est pas le plus adapté pour l'histoire... Quoique, le bandeau est fortement inspiré d'un certain Super-Sadique... Merci beaucoup pour le compliment !
On approche de la fin de cet arc, et j'espère qu'il saura t'étonner !
Bonne lecture !
-oOo- CHAPITRE 18 : DÉBUT DU TOURNOI
- Le premier match du cricket du tournoi qui opposera la Chouette de Saphirre au Renard Écarlate va commencer ! Annonça le présentateur.
Les deux équipes citées se faisaient face et ne cachaient pas leur envie de gagner et d'écraser l'adversaire. Le public autour d'eux se massait pour mieux les voir et communiquait son excitation aux joueurs.
- Ce n'est vraiment pas une chance pour vous de tomber directement sur nous, Lawrence, provoqua Redmond.
- Pff... Se contenta de répondre celui-ci.
- Notre équipe est peut-être nulle aux échecs, mais au cricket, sûrement pas ! Affirma un autre élève.
- Nous verrons bien ! Crâna Ciel.
Le présentateur reprit, présentant de cette manière le jeu :
- La maison rouge frappera en premier. La maison bleue peut porter le gilet. Ce tournoi sera constitué de deux manches en vingt séries.
- OK~ !
- Jouez !
Les bleus contre les rouges étaient prêts à s'affronter.
Dès le début de la partie, cependant, les bleus se faisaient éjecter, prouvant de ce fait leur nullité au cricket. Ou alors c'était Charles Habborlain, membre de l'équipe rouge et adversaire principal actuel, qui était très bon. Les spectateurs penchaient plutôt pour la première hypothèse. Un à un, les joueurs bleus sélectionnés pour participer au tournoi de cricket de Weston College pour cette année qu'est celle de 1889 sortaient du terrain, déprimés.
Sur le côté, les spectateurs observaient. Si on faisait partie de la maison Phantomhive, on pourrait alors apercevoir des visages familiers. En effet, quatre domestiques -oui oui quatre, il ne faut pas oublier Tanaka !-, une fiancée et une Yato s'étaient invités pour regarder le match. Snake était resté au Manoir, peu friand des rassemblements de foule. Kagura s'était montrée, puisque le tournoi était autorisé au public. Ainsi, elle n'avait plus à se cacher. Elle suçait un sukonbu entre ses lèvres. Sébastian n'avait pas menti : il avait bien trouvé une réserve illimitée ! Ce fait l'encourageait encore plus à ne pas rentrer. Même si ces sukonbus là n'étaient pas aussi bon qu'à la maison...
- Ehhh ! C'est mauvais pour l'équipe de Cielounet ! Se plaignit Elizabeth.
- Ouais, ils se font DÉ-FON-CER ! Se moqua son amie non-humaine.
- Dites, pourquoi est-ce que les gens de la maison du Jeune Maître sortent aussi vite ? Demanda Finnian.
- Parce qu'ils sont nuls !
- Quand quelqu'un frappe le guichet derrière le batteur, on dit qu'il est « bolé » et ils sont éliminés, expliqua Bardroy. C'est également éliminatoire si la balle est attrapée sans qu'elle ait rebondi. Et ils dégagent si les guichets sont renversés pendant que le batteur est en train de courir en dehors de sa base.
- Oh... Alors c'est un désastre complet... Comprit Finnian.
- La maison bleue est tellement mauvaise en sport... Fit de même Maylin.
- Oy, calmez-vous ! Les tempéra le cuisinier. Ils peuvent toujours se rattraper, même s'il y a peu de chance !
- C'est toi qui les encourages le moins, cuisinier !
- Oui, tu as raison ! Approuva Elizabeth. Nous devons les encourager. (Elle mit ses mains en porte-voix) FAIS DE TON MIEUX, CIEL !
- Il joue même pas, ton Ken, Lizzy, là !
- Ah ?
- Pendant qu'on y est, questionna Maylin, pourquoi n'y a-t-il que deux joueurs appartenant à la maison bleue ?
- Oui... Nous sommes ici pour encourager le Jeune Maître !
- … Vous y connaissez vraiment rien... Constata un Bardroy un peu blasé.
- Hé, hé...
Il soupira.
- Le cricket se joue à onze contre onze, c'est le sport qui a inspiré le base-ball. Même si, à part en Amérique, le base-ball n'est pas très populaire.
- Aaaaah...
- Ce qui est significatif, continua-t-il, ce sont les guichets de trois supports et les deux batteurs. Les joueurs attaquent ou protègent le guichet, le batteur frappe la balle pour protéger son guichet alors que le lanceur veut le renverser. Il y a plusieurs manières de marquer des points : si un joueur peut rejoindre la base du batteur adverse après avoir frappé la balle, il gagne alors un point. Si la balle sort de la limite donnée après avoir rebondi, il gagne quatre points. Si c'est sans rebond, c'est six points.
- C'est un peu comme un home run, alors ! S'extasia Finnian.
- On peut voir ça comme ça. Le lanceur change après une série de six lancés. De son côté, le batteur peut rester jusqu'à ce qu'il soit éliminé. Une manche équivaut à dix sorties après lesquelles l'attaque et la défense change, comme au base-ball, une manche est très longue et les matchs traditionnels peuvent durer jusqu'à cinq jours !
- CINQ JOURS ?! Mais c'est énorme juste pour un match !
- Vous pensez ? C'est pour cette raison là qu'aujourd'hui les changements ne sont pas basés sur le nombre d'éliminations, mais sur les lanceurs. C'est une nouvelle règle. Un match a deux manches et chaque manche est faite d'au total soixante lancés, donc de dix séries. Donc puisque l'entièreté du match est sur vingt séries, le tournoi se terminera aujourd'hui, ne vous en faites pas.
- Oh !
- Cependant, ça va tout de même durer toute la journée, alors nous prendrons un thé toutes les deux heures ! Heureusement que j'ai préparé une bonne tarte pour le goûter !
La chose que Bardroy sortit d'une boîte qu'il avait prise avec lui avait l'air de beaucoup de choses différentes, mais certainement pas d'une bonne tarte, comme il l'avait souligné. Les visages de Maylin et Finnian se décomposèrent en voyant le « gâteau ».
- G-Gloups...
- Si Mademoiselle Elizabeth mange ça... ! C'en est fini de la maison Phantomhive !
- Oh, un gâteau ! S'exclama Kagura en s'approchant.
Avant même que les deux autres domestiques n'aient pu la prévenir sur l'état du plat, Kagura arracha des mains du cuisinier la boîte et l'enfourna d'un coup et en entier dans sa bouche.
- Att- !
- Oh mon dieu...
- Eh, Kagura ! Je sais bien que tu manges beaucoup, mais c'était pas que pour toi ! La gronda le « cuisinier ».
Kagura rota après avoir ingurgité cette erreur de la nature, puis s'adressa à Bard.
- Bah heureusement que tu vis pas avec moi ! Chez nous, je vide le frigo, je bouffe tous les repas de Gin-chan et Shinpachi !
- Mais ils n'augmentent pas tes rations ?
- Gin-chan dépense tout au pachinko, alors on a pas assez d'argent ! Expliqua Kagura en haussant les épaules.
- Je vois... Ça doit être dur ! S'inquiéta un peu Bard.
La jeune fille acquiesça vivement, satisfaite de pouvoir se plaindre à quelqu'un.
- C'est une honte de traiter une citadine comme moi comme ça !
Pendant ce temps-là, Finnian et Maylin se concertaient.
- Oh mon Dieu ! Qu'est-ce qui va lui arriver après avoir mangé ça ?
- Je ne sais pas... On appelle les secours, au cas où ?
Loin du tumulte du match se trouvaient deux hommes appuyés sur une rambarde côte à côte. Ils pouvaient voir l'effervescence au loin, mais ils avaient pour ordre de rester discrets et de traquer le principal s'il se montrait. L'un était habillé entièrement en noir, ressemblant à un majordome. L'autre, aux cheveux argentés, semblait être un professeur. Ils se nommaient respectivement Sébastian Michaelis et Sakata Gintoki. Ce dernier dégustait un parfait au chocolat avec délectation tandis que l'autre l'observait. Ce fut Sébastian démarra la conversation :
- Tu n'es pas déçu de ne pas participer au tournoi ? Demanda-t-il.
- Bouh ! Le sport, c'est pas pour moi ! Moi, je suis plutôt du genre à me prélasser sur mon canapé en lisant Jump !
- Jump ?
- C'est un magazine de mangas.
- Une sorte de... Journal ?
- Mouais, on peut voir ça comme ça. Et toi, t'es pas énervé d'être laissé à l'arrière ?
- Je fais tout ce que m'ordonne mon Maître.
- Ah oui, c'est vrai, t'es retenu par le pacte, un truc dans le genre.
- C'est cela même.
- C'était quoi déjà, les conditions ? (Gintoki prit une fausse voix d'outre-tombe) Tu ne mentiras jamaiiiis, tu me protégeraaaaaas et tu m'apporteras des desserts tous les jouuuuurs !
- La dernière condition n'était pas celle-ci, répondit Sébastian, amusé.
Mais c'était vrai que Ciel était sacrément dépendant de ses desserts.
- Ah ? C'était quoi alors ? Raah, j'sais plus, bon laisse tomber, c'est pas grave.
- Je dois le protéger au péril de ma vie.
- Waaaw, on dirait une romance impossible ! Ça ferait un bon sujet de fan-fiction, ça !
- De quoi ?
Cette fois-ci, Gintoki prit une voix de professeur modèle, pas comme celui qu'il a été pendant ce dernier mois.
- Définition : Œuvre littéraire qui met en scène des personnages déjà célèbres d'une autre œuvre fictive. La fanfiction est en général écrite par un fan pour donner suite à une œuvre dont il ne veut pas voir arriver la fin. Elle se caractérise souvent par un développement poussé de la psychologie des personnages. Fin de la définition.
Le majordome haussa un sourcil.
- Tu as réussi à mémoriser ça mais tu es incapable de donner un cours qui suit le programme scolaire...
- Quand j'étais à l'école, on apprenait un peu comme ça : au feeling...
- Je me demande bien dans quelle école tu as été, alors, Gintoki.
Le permanenté se contenta de sourire au frac.
- Tu devrais le savoir, puisque vous m'avez chipé mon cahier !
- Ah, ça...
- D'ailleurs, c'était ton idée ou celle du gamin, tout ce cirque ?
- … C'était mon idée.
Sébastian était un peu vexé que Gintoki appelle le plan qu'il avait concocté ce jour-là, et que Ciel avait approuvé un « cirque », même s'il avait échoué. Mais ils ne connaissaient pas du tout Gintoki à l'époque, et encore moins ses facultés.
- Il fallait s'en douter.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- Ça fait un mois qu'on est ici, donc j'ai commencé à voir comment il pensait, ton petit Maître. Il a une technique de manipulation plus subtile que la tienne, constata le permanenté. C'est pour ça que ça marche pas quand vous essayez de vous servir de nous.
- Ah ?
Le frac était sincèrement intéressé par la remarque de Gintoki. Malgré le fait qu'il se montre très souvent idiot, il était très observateur ; et le démon savait qu'il cachait très sûrement d'autres talents. Le Yorozuya n'avait rien montré de ses véritables capacités, tous deux le savaient.
L'homme aux cheveux argentés bailla.
- Et sinon, il ressemble à quoi, le directeur ?
- Je ne sais pas vraiment... Je suppose qu'il ressemble à tout bon directeur. (Le majordome regarda sa montre à gousset) Je vais aller échanger les tartes, prépare-toi pour l'orchestre !
- OK~ ! (Son ton se fit moqueur et un rictus ravi orna ses lèvres) Bouh, ils vont avoir mal au ventre, les rouges !
La maison rouge fit jeu égal avec la maison bleue peu après, les membres de la maison écarlate ayant « comme par hasard » incroyablement mal au ventre au point de ne plus pouvoir bouger.
Ensuite, les membres de la maison violette perdirent contre la maison verte, et, après le déjeuner, l'heure du match final approchait.
Green Lion VS Sapphire Owl
Pour la quasi-totalité des spectateurs, mais pas que, le nom du vainqueur était celui des verts. Mais pourrait-il y avoir un second Miracle Bleu, cette année ?
Ciel et Shinpachi participaient tous les deux, ayant été vivement recommandés par le Professeur Sakata. Ce même professeur qui arriva sur le terrain pour « encourager » son dortoir. Après tout, il était le superviseur du dortoir bleu. Mais c'était juste pour encourager. Juste encourager. Comment ça, « mais bien sûr » ?
Pour fêter la bonne continuation du tournoi, le Professeur Sakata avait convié un orchestre. Il fallait tout faire en grandes pompes, allons ! Ce n'est pas comme s'il y avait une intention cachée...
- Tout le monde, on va y aller ! Les prévint-il joyeusement.
- Amener un orchestre pour encourager, Sakata ? Ironisa le superviseur de la maison verte. C'est tellement démodé !
- Il faut toujours de la musique pour apprécier ce qu'on voit, Môôôôsieur le sportif ! Lui répondit celui-ci. Bon, on commence par la Marche de Badety, non, la Marche de Rapdty, non c'est pas ça, la Marche de Ragapotun ! Rooh, mais c'est quoi le nom ?! Et puis z'avez qu'à avoir du bon Queen, ça fera l'affaire !
- Qu'est-ce que "Queen", Professeur Sakata ? Un hommage à la Reine ?
Gintoki choisit délibérément d'ignorer cette phrase. Alors comme ça, il y avait une Reine en Angleterre... ? Il en profita pour retrouver le nom du morceau que l'orchestre devait jouer et fit démarrer ainsi les réjouissances musicales.
Le match démarra et, au plus grand étonnement de... Eh bien de tous en fait, les membres de la maison bleu enchaînèrent les courses. Ce devait être l'orchestre qui leur donnait tellement d'enthousiasme au point que leurs capacités sportives augmentaient ! Cela serait comme pour les potions de force ! Clayton, plusieurs autres, et même Shinpachi passèrent ! Mais comme chacun le sait, une potion de force n'équivaut pas à étoile de Super Mar*o, faisant rapidement boler le tsukkomi qui fut tout de même fier de sa permorfance à laquelle il avait donné son maximum.
Et alors qu'ils se faisaient de nouveau ravaler la face, une voix dans le public cria :
- C'est le principal ! Regardez !
- Hein ?
Gintoki se retourna rapidement, pour voir des gens tous regarder dans une même direction. Puis il vit un homme grand avec un haut chapeau. C'était sûrement lui. Le principal. Il tendit la baguette de chef d'orchestre qu'il tenait à Macmillan juste à côté de lui et lui dit comme au revoir :
- Tiens, j'suis sûr que t'as du talent en petit chef d'orchestre, Jacky !
- Heu... Quoi ?
Sébastian l'avait vu, lui aussi, et c'était mis à sa poursuite en même temps que lui. Ils se rejoignirent et départagèrent leurs rôles :
- Gintoki, reste derrière moi d'au moins trente mètres et regarde s'il y a des anomalies que je ne détecte pas, même si je vais très sûrement l'attraper sans problème.
- Les « ordres du Jeune Maître », hein ?
- C'est cela même.
- Ça commençait à devenir agaçant de diriger des ado en plein rut ! La musique non plus, c'est pas mon truc !
Sébastian ne répondit pas, déjà parti. Le permanenté pouvait encore le voir, plus loin.
- Alors, c'est ça la vitesse d'un démon ? Franchement, y en a qui font mieux...
Et il se mit à le suivre rapidement, restant étonnement discret malgré ses habits et sa permanente colorés.
- POINT DE VUE : SÉBASTIAN -
Le Jeune Maître m'a ordonné de poursuivre, et d'arrêter si nécessaire le principal lorsqu'il sera vu. Par précaution, il avait également ordonné à Gintoki de ne pas rester loin. J'ai comme l'impression qu'il a moins confiance en mes capacités depuis mon échec cuisant avec le cahier du leader des Yorozuyas. Il ne m'a d'ailleurs pas encore puni comme il l'aurait fait par le passé. Enfin, si : il y a bien eu les tasses renversées sur mes mains et quelques gifles, mais je pense que ce n'est pas fini. Monsieur peut être extrêmement sadique quand il est dans ses mauvais jours... Je crains qu'il ne me prépare un comité d'accueil... Erm... Peu accueillant.
Bref, je poursuivais d'une marche assez rapide, mais toujours atteignable pour un humain le principal, qui se distinguait de par son chapeau haut de forme agrémenté d'un ruban de soie rouge et de son uniforme très ressemblant à celui d'un élève de Weston.
…
…
…
Étrange.
Très étrange.
Cela fait cinq minutes que je le poursuis, mais je ne l'ai toujours pas rattrapé. Pourtant, j'ai quelque peu augmenté ma vitesse ! J'arrivais dans un lieu où je l'avais aperçu, mais quelques secondes plus tard, je le voyais à une centaine de mètres de là ! Serait-il... Autre chose qu'un humain ? Un démon ? Non, je l'aurais senti.
J'esquissais un sourire. S'il voulait que je sois sérieux, alors je ne vais pas me retenir !
Je doublais ma vitesse, pensant le rattraper rapidement. Mais... Non. Ça, c'est plus qu'énigmatique. Que je prenne n'importe quelle vitesse, il reste toujours à une même distance que moi. Je n'arrive pas à le rattraper ! Il se joue de moi... Très bien, dans ce cas...
J'accélérais jusqu'à arriver à mon maximum possible sous ma forme dite « humaine ». Je sautais et bondissais, ne m'arrêtant jamais, en prenant appui sur différents points. Nous arrivions dans des escaliers anormalement grands, entièrement marbrés de blanc. Je vais l'atteindre ! Je tendis la main, agrippant sa veste à queue de pie.
- Qu'est-ce... ?!
Le... Le principal ! Il a disparu ! Dès que j'ai attrapé le vêtement, son corps a soudainement disparu ! Je ne me retrouvais plus qu'avec ses habits et son chapeau. Troublé, je restais accroupi sur la rampe d'escalier sur laquelle je m'étais stoppé.
Comment a-t-il réussi à faire ça ?
Je pestais. Peu importe. J'ai échoué sur cette mission que le Jeune Maître m'avait donné. Enfin, pour être exact, je ne l'ai pas tout à fait échouée. Je tiens le principal, d'une certaine manière. Mais il est évident que ce n'est pas ce que souhaitait Monsieur. Et Gintoki ne peut pas m'aider, il n'est qu'un humain. Si moi je n'ai pas réussi, alors inutile de compter sur lui.
Je soupirais. Je devais retourner à mon poste initial. Maintenant, nous devons tout miser sur la performance de Monsieur pour qu'il assiste au Thé de Minuit.
- FIN DU POINT DE VUE : SÉBASTIAN -
- Je t'ai paumé quand tu as sauté dans les escaliers. Alors ? Tu l'as eu ou pas ? Demanda Gintoki en voyant arriver le majordome.
Celui-ci se contenta de lui jeter un regard.
- Je suppose que non. Qu'est-ce que c'est que ça ? Continua le permanenté en désignant du doigt ce que tenait Sébastian.
- Le principal.
- … Hein ?
Le démon soupira. Il ne voulait pas expliquer à cet idiot ce qui s'était passé, parce que déjà son égo était bien abimé, alors il ne voulait subir les moqueries du diabétique. À la place, il reprit un peu froidement :
- Puisque la poursuite du principal a échoué, nous devons continuer d'aider le Jeune Maître à gagner le tournoi.
Gintoki haussa un sourcil.
- On va vraiment faire appel aux acolytes de ce dealer ?
- … En effet.
- Je vais le prévenir, informa-t-il d'une mine indifférente.
Le permanenté partit en direction du match, ou plutôt d'à côté du lieu où se passait le tournoi afin de rejoindre un homme habillé en tenue chinoise. Ce chinois était entouré d'une femme qui était assise sur ses genoux, et ils semblaient discuter tranquillement. Enfin, l'homme parlait et la femme se contentait de hocher la tête de temps en temps. En le voyant, le chinois l'interpella :
- Oh ! Cocher, approche donc !
Ce que fit Gintoki puisque c'était son objectif. Arrivé à sa hauteur, le permanenté commença :
- Yooo ! Il va falloir utiliser le truc !
- Je vois...
- …
- …
- …
- …
- Et... Qu'est-ce que tu attends ?
- Je veux juste savoir de quel truc tu parles, cocher !
Gintoki glissa et tomba littéralement sur le sol. C'est quoi cette mémoire de poisson rouge ?! Il avait l'impression de faire face à un cas désespéré... Pire que Zura ! Il se releva tant bien que mal et s'adressa à lui :
- Utilise tes jolies minettes pour déstabiliser les joueurs !
- Aaaah ! Je vois ! Très bien !
Il claqua des doigts, et une douzaine de filles très peu habillées sortirent d'on-ne-sait-où pour se positionner autour du chinois. Gintoki ne put empêcher son nez de couler, mais pas de morve, non... Il filet de sang se fit visible, et il tenta honteusement de le cacher, sans réussite. L'autre ricana gentiment :
- Bah alors cocher ! Si tu veux, je t'en prêterai une...
- Je suis pas un de ces politiques corrompus ! Je prends que les nanas consentantes, moi !
- Oh... Mais je me souviens de comment tu as réagi hier !
- Tu te souviens de mes réactions mais pas de ce qu'on t'a demandé de faire ? Marmonna le permanenté.
- J'ai toujours eu un peu de mal avec les ordres !
- Je vois ça...
- DÉBUT FLASHBACK : LA VEILLE, DANS LA SOIRÉE -
- Oooh ! Ça faisait longtemps, Comte !
- Lau.
Les Yorozuyas et les Phantomhive étaient allés en toute discrétion rencontrer une personne hors de Weston, conformément à l'ordre de Ciel. Personne ne pourrait les repérer, puisque l'heure du couvre-feu avait été dépassée. Ils étaient tranquilles pour au moins une heure.
Le Club des cinq s'était rendu dans un sous-sol en banlieue londonienne afin de s'entretenir avec quelqu'un que Sébastian avait qualifié de « spécial ». Alors, les Yorozuyas étaient curieux d'en savoir plus, et n'avaient pas vraiment bronché sur le chemin. Contrairement aux deux autres : ceux-ci ne voulaient pas avoir affaire à cette personne, mais il était visiblement leur dernier recours.
- Et tu as amené des nouveaux !
- Bonjour, heu... Commença Shinpachi.
- Je suis Lau ! Directeur d'une usine de drogues et de quelques autres trucs ! À côté de moi, c'est ma petite sœur Ran Mao ! Et vous êtes ?
- Je m'appelle Shimura Shinpachi, elle c'est Kagura, et lui c'est Sakata Gintoki, les présenta le Megane.
- Salut beauté, tu veux aller faire un tour dans ma voiture ?
Gintoki s'était adressé à Ran Mao qui était assise sur les genoux de Lau. Il s'était approché et enchaînait ses phrases se voulant séductrices mais aucune n'avait de lien avec la suivante, donnant un ensemble très... Singulier :
- C'est une Fer*ari, aussi rouge que tes lèvres soyeuses et très sûrement douces au toucher. Ou alors, ça te dit de venir jouer avec moi au bowling ? Je suis sûr que mes boules vont te plaire ! Tu as l'air fatiguée, ça te dit d'aller te reposer à l'hôtel juste à côté ? Ne t'en fais pas, je ne ferai rien de louche. Je te donnerai juste un massage au bas du dos !
- Qu'est-ce que tu fabriques, bouffon ?! S'écrièrent Shinpachi et Kagura alors qu'ils l'envoyaient embrasser le sol.
- T'as bouffé de l'Aizenkou* au petit-déj', ou quoi ?!
- Aïe, aïe, aïe... Pattsuan, Kagura, c'est pas cool, ça !
- Rien à foutre ! Sois un minimum sérieux !
- C'était la pire méthode de drague que j'ai jamais vue, Gintoki, commenta Sébastian en croisant les bras sur sa poitrine.
- …
- Tu as déçu ta pauvre mère, mon fils ! Se lamenta Kagura.
- Bon, c'est fini ce bordel ?! S'exclama plutôt violemment Ciel.
- Monsieur, votre langage !
- Allons, Comte ! Ils sont amusants, laissez-les nous divertir encore un peu !
- Oy, le chinois, on est pas un phénomène de foire ! Répondit Kagura à l'entente de ces mots.
- Ah ? Vous êtes qui alors ?
- Ce sont mes... Nouveaux domestiques. Mon cocher, mon soubret et... leur assistante. Ils sont ici temporairement, l'informa Ciel.
- Je vois...
- Je suis pas une assistante, le mioche ! Et je veux pas être l'assistante de ces deux incapables ! Si je devais être l'assistante de quelqu'un, ça s'rait de D*ayne Johnson, ou M*tt Smith, ou B*ad Pitt, des gens à mon niveau social, quoi ! Mais pas eux !
À ces paroles, Gintoki releva soudainement sa tête enfoncée dans le sol, l'expression clairement protestataire.
- Ton niveau social est aussi élevé que le nombre de neurones présents dans ton cerveau ! Aie un peu de respect pour celui qui te paie tes repas, bouffeuse de n'importe quoi !
Ciel poussa un soupir. Il était venu ici pour parler sérieusement, pas pour assister à... ça !
- Lau. J'aurais besoin de tes services.
- Lequel, cher Comte ? Tu veux de la drogue ? Des femmes ? J'ai ici tout ce dont tu souhaites !
- J'aimerais que tu fasses agir des gens de manière idiote.
- Je ne pense pas que ce soit utile, lui répondit le marchant en regardant les Yorozuyas qui avaient commencé à se disputer sur un tout nouveau sujet, apparemment nommé « Faire ci et ne pas faire ça quand on est mineur ».
Inutile de préciser que la majorité des mots utilisés doivent impérativement être censurés.
- Ils seront également occupés.
- De quoi as-tu besoin, dans ce cas, Comte ?
- Il faut qu'ils ratent leur tir.
- Leur tir ?
- FIN FLASHBACK : RETOUR AU MOMENT PRÉSENT -
C'était Sébastian qui avait proposé à Ciel d'utiliser les prostituées de Lau pour déstabiliser les joueurs, ceux-ci en plein dans leur puberté. Même si le Comte n'en avait pas compris l'utilité, encore trop jeune pour s'intéresser à ce genre de choses, il avait tout de même accepté en voyant Lau et Gintoki qui approuvaient l'idée. Il avait fait confiance en leur instinct de psychop-, en leur instinct de prédat-, non, c'est pas ça, en leur instinct de séducteur. Oui, c'est ça. … En leur instinct de séducteur très fort.
Enfin bref, aujourd'hui, Lau s'était amené au Weston College avec toute sa clique et accomplissait ce que le Comte Phantomhive lui avait demandé. Sous leurs parasols, les chinoises se pavanaient, les jambes à l'air, dans des positions peu conventionnelles.
Ça marchait parfaitement.
Cependant, ils furent éjectés rapidement pour cause de déconcentration, même si Lau tenta de rester en prétendant ne pas savoir parler la langue du pays.
Mais la maison bleue dominait pour l'instant, et les moments cruciaux allaient bientôt arriver.
Alors ?
Qui de la maison bleue ou la maison verte gagnera ?
Nous verrons tout ceci... Au prochain épisode.
*L'Aizenkou est une drogue dans Gintama qui fait tomber amoureux de la première personne qu'on voit après l'avoir respiré. Dans ces deux épisodes, Gintoki était devenu un véritable tombeur de femmes en les draguant lourdement et en les appelant Honey. J'adore cet arc là. Peut-être parce que je suis plutôt pour quant au couple Gin-Tsuki.
À dans deux semaines~ !
