Chapitre 19

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Vous êtes ainsi Okita Sougo, capitaine de première division et champion du Shinsengumi, respecté et redouté par les hommes sous vos ordres et par les autres, appréciant votre bazooka, le tabasco et une bonne séance de torture physique et/ou mentale de votre supérieur direct ; occasionnellement les trois en même temps.

Actuellement, vous êtes en pause ; vous en profitez pour faire une petite sieste dans la salle de repos, votre inséparable masque rouge sur les yeux. Non pas que vous vous priviez de le faire pendant les heures de travail, mais là, au moins, vous pouvez le faire avec la garantie que vous ne serez pas dérangé par la voix désagréable de votre horripilant supérieur qui vous somme de vous remettre au boulot sous peine de seppuku. Horripilant supérieur qui, par la force des choses, se trouve être en pause en même temps que vous et a bien sûr choisi de la passer au même endroit pour pouvoir vous faire chier à la première occasion. D'aucun dirait qu'il n'y a pourtant rien de suspect à passer son temps de repos dans la salle de repos, mais vous préférez votre version. Rester méfiant entretient votre flamme sadique grâce au comburant de la vengeance. Même s'il faut bien reconnaître que la pourriture de vice-commandant se débrouille bien tout seul pour ça : alors que, à défaut de dormir pour de bon, vous somnolez tranquillement dans votre coin, il faut qu'il vienne vous déranger :

- Hé, Sougo, vous lance-t-il, le rapport de Yamazaki que tu devais vérifier, tu l'as mis où ?

Vous soupirez intérieurement de frustration. De quoi parle-t-il, au juste ? Ah oui, celui-là... Une petite bande de racketteurs locaux qui se prenaient pour des yakuzas, du menu fretin. Yamazaki n'a mis que deux jours pour récupérer les preuves nécessaires, après quoi vous êtes allé vous-même procéder à leur arrestation. Vous n'avez rencontré qu'une faible et brève résistance dont vous êtes rapidement venu à bout, propre, simple, efficace et rapide, et malgré tout, cet enfoiré d'Hijikata a encore trouvé le moyen de râler, au sujet de « violence policière excessive » et de « pain béni pour leurs avocats » ou vous ne savez pas trop quoi. Vous n'avez pas écouté en détail, de toute façon, s'il fallait prêter l'oreille à chaque fois qu'il se plaint... Ou qu'il vous dérange juste, comme en ce moment... Bon, ceci, dit, il va bien falloir lui répondre...

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Comment réagissez-vous ?

Être sage pour vous en débarrasser plus vite et signaler qu'il est dans son casier : allez au chapitre 6.

L'emmerder un peu, ça lui fera les pieds et c'est toujours distrayant : dans ce cas, ce sera au chapitre 28.