Hello ! Voici le dix-neuvième (et pas des moindres) chapitre :)
Réponses aux reviews :
Krokmou du 13 : merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira :)
Lilie58 : ta review m'a fait beaucoup rire aha, (je n'ai même pas un peu honte :p) et pour le Miraculous du Scorpion, l'idée m'est venue de nulle part, en plus je suis Scorpion, mais en y pensant je trouverait ça intéressant de faire les miraculous de chaque signe astrologique, mais je ne m'y connais pas assez pour me lancer dans quelque chose comme ça aha :)
Bonne lecture !
Marinette se réveilla dans un sursaut terrible. Elle regarda autour d'elle, la vision floutée par les larmes qui encombraient ses yeux, et fronça les sourcils en constatant qu'elle était dans la chambre d'Adrien.
— Mari ? appela ce dernier d'une voix endormie.
Sa main était encore posée sur sa taille et il se frottait les paupières.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il en commençant à s'inquiéter face à la détresse de la jeune fille.
Le souffle de Marinette était entrecoupé à chaque inspiration, sa gorge était tellement sèche que c'en était douloureux et ses poumons lui brûlaient, ayant désespérément besoin d'air. Ses cheveux noirs étaient collés à son visage recouvert de sueur et son cœur battait sans ménagement contre sa cage thoracique.
Elle posa finalement ses yeux sur Adrien et un sanglot s'échappa de sa bouche à la vision du jeune homme.
Il était en vie.
Marinette se jeta littéralement sur lui, le serrant si fort dans ses bras qu'elle lui coupa la respiration. Son corps entier tremblait comme une feuille et des larmes coulaient sur ses joues désormais trempées.
Adrien ne put que passer ses bras autour d'elle, complètement perdu, et surtout très inquiet pour Marinette.
— Je suis là, murmura-t-il dans le creux de son oreille.
Ses sanglots ne firent que s'intensifier. Elle avait eu tellement, tellement peur.
Dehors, une pluie torrentielle dégringolait dans les rues de Paris, battant contre les fenêtres de la chambre d'Adrien. La nuit était déjà bien entamée et le tonnerre faisait désormais rage dans la capitale, résonnant dans la pièce, le contraste entre le réconfort qu'Adrien apportait à Marinette et les airs apocalyptiques qui se jouaient à l'extérieur était saisissant.
— Tu veux en parler ? demanda finalement le jeune homme.
Marinette était recroquevillée contre lui, la tête posée contre son torse, toujours agitée par de légers sanglots silencieux. Les larmes ne s'arrêtaient pas de couler mais sa respiration se régularisait, peu à peu.
Elle ouvrit la bouche et, d'un ton faible et enroué, expliqua à Adrien.
— J'ai rêvé d'un combat et…
Sa voix se brisa.
Adrien la serra à nouveau dans ses bras en passant doucement la main dans ses cheveux.
— J'ai… Tu étais… Tu étais mort.
Le dire à voix haute lui déchira à nouveau le cœur, lui renvoyant des images de ces ruines qui s'étaient effondrées sur Chat Noir, de ses yeux qui s'étaient fermés à jamais, de son sourire qui s'était éteint pour toujours.
Marinette étouffa un nouveau sanglot mais ses pleurs s'accentuèrent de nouveau.
— Hé, murmura-t-il.
Il tourna son corps vers elle, de sorte que leurs visages ne soient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.
— Je suis avec toi, rien n'était réel, je te le promets.
Il plongea ses yeux verts plein de vie dans ceux de Marinette qui s'apparentaient à un océan de larmes. Son visage était déformé par une inquiétude sans précédent.
Marinette secoua la tête.
— Tu ne peux rien promettre. C'était peut-être une vision, Adrien.
Sa voix était toujours chevrotante, débordante de tristesse. Le concerné passa ses doigts contre son visage, replaçant tendrement une mèche de cheveux derrière son oreille.
— L'avenir est incertain, c'est ce que Maître Fu a dit, Mari. Et si c'était une vision, tu te serais réveillée à l'endroit du combat, et aux dernières nouvelles, il n'a pas eu lieu dans ma chambre.
Un sourire – à peine visible – passa sur les lèvres de la jeune fille.
— C'est probablement le Papillon qui essaie de te déstabiliser, encore.
— Tu es juste à côté de moi, c'est impossible.
— Alors c'était juste un rêve.
Marinette le regarda un instant, essuya les larmes qui perlaient au coin de son œil et se tourna sur son dos, les yeux rivés au plafond.
— Ce n'est même pas le fond du problème.
Adrien se redressa, s'appuyant sur son coude et regarda le visage préoccupé de sa petite-amie.
— Alors c'est quoi ?
Elle secoua la tête, les lèvres tremblantes.
— Tu… tu es mort dans mes bras, Adrien. Que ce soit réel ou pas, que ce soit une prédiction ou pas, c'est arrivé.
Marinette tourna son visage, rencontrant ses yeux assombris par la nuit.
— Je connais ce sentiment, murmura-t-il. Ça passera.
— Non, tu ne comprends pas.
La jeune fille se redressa brusquement, la respiration s'accélérant à nouveau.
— Tu es mort dans mes bras. Dans mes bras !
Ses yeux se remplirent de larmes une nouvelle fois, troublant sa vision.
— Tu m'as fait t'aimer ! sanglota-t-elle. Tu m'as fait t'aimer deux fois et après tu viens mourir dans mes bras !
Bientôt, les mots furent remplacés par des pleurs et la colère remplacée par la peur. Marinette était terrorisée à l'idée de le perdre.
Et cet aperçu de la vie sans lui ne faisait que conforter cette idée.
Elle se laissa bercer par les paroles et par les gestes réconfortants – si on partait du principe qu'elle pouvait être réconfortée – d'Adrien.
Recroquevillée contre son torse, positionnée entre ses jambes et la tête posée contre sa poitrine, elle essaya de réguler son souffle, de calmer et son cœur et de détendre son esprit. Il fallait qu'elle arrête de se focaliser sur les possibilités de l'avenir, sur ses peurs du futur et qu'elle se concentre sur l'instant présent.
Parce que, là, tout de suite, Adrien allait bien, il n'y avait aucun combat en vue et personne n'était en danger de mort.
Là, tout de suite, tout allait bien.
Se raccrochant à cette idée, Marinette releva le visage vers Adrien qui plongea automatiquement son regard dans le sien. Ses yeux étaient débordants de tourments et il passa doucement sa main sur sa joue, caressant sa peau avec son pouce.
— Ça va mieux ?
Marinette hocha la tête, posa ses doigts contre ceux d'Adrien et rapprocha doucement son visage du sien. Seulement, le jeune homme attrapa doucement son poignet et regarda sa paume avec inquiétude. Elle fronça les sourcils et suivit le regard d'Adrien.
— Oh, murmura-t-elle.
Sa peau était recouverte de sang séché, et quatre arcs de cercles s'y dessinaient. Ses ongles s'étaient enfoncés dans sa paume pendant son rêve – ou quoi qu'il puisse être – lui déchirant l'épiderme au passage.
— Viens, on va nettoyer tout ça.
Adrien retira la couette de leurs corps et se dirigea vers la salle de bain, Marinette sur ses talons. Lorsque celle dernière arriva dans la pièce, son reflet lui fit un choc. Ses yeux étaient gonflés et d'une rougeur phénoménale tandis que ses cheveux étaient trempés. Le tee-shirt – gris, évidemment – qu'elle portait était tâché de sueur qui dégoulinait jusqu'en bas de son dos.
Adrien attrapa un gant de toilette et l'humidifia avant de l'appliquer doucement sur la paume de Marinette. Cette dernière grimaça légèrement, le regard rivé sur le visage d'Adrien, sur cette mèche de cheveux qui tombait sur son front et sur ces yeux verts concentrés.
— C'est pas très profond, dit-il en attrapant son autre main.
Face au silence de la jeune fille, il releva son regard vers elle et constata qu'elle le fixait. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsque les joues de Marinette prirent une teinte légèrement rosée et il passa le gant de toilette sous l'eau pour le rincer.
— Je… Je vais prendre une douche…
Adrien s'avança, réduisant l'espace entre eux, et elle déglutit difficilement.
— Je te rejoins… a-après.
Il hocha la tête, un air toujours espiègle dessiné sur son visage – même si l'inquiétude n'était pas très loin – avant de sortir de la salle de bain.
Marinette laissa ses poumons se remplir d'oxygène, ne s'étant pas rendue compte qu'elle retenait sa respiration. Elle retira son tee-shirt trempé et se glissa sous un filet d'eau froide.
La douche d'Adrien était gigantesque, ce qui changeait de chez elle. Marinette ferma les yeux et se relaxa, se débarrassant de toutes ces visions de sang, d'écroulements et de souffrance qui lui martyrisaient le cerveau.
Ce fut détendue et revigorée que Marinette sortit de la douche. Elle n'avait plus l'impression d'avoir combattu pendant des heures et la sensation du sang de Chat Noir sur ses mains avait disparu. Sa température était redescendue – enfin, autant qu'elle le pouvait avec Adrien dans la pièce d'à côté – et ses cheveux n'étaient plus collés sur son visage transpirant.
Marinette chercha quelque chose à enfiler mais ne put trouver qu'un pyjama qu'elle avait mit là il y a des semaines.
À force de passer leurs nuits l'un chez l'autre, Adrien avait laissé quelques affaires chez Marinette et cette dernière avait fait la même chose chez lui.
Elle attrapa le pyjama et le fit passer entre ses mains, un sourire au coin des lèvres. Il s'agissait d'un short et d'un débardeur noirs, en satin, agrémentés d'une légère dentelle aux extrémités. Adrien l'avait déniché dans la chambre de Marinette et l'avait gentiment taquiné.
Et il s'était retrouvé ici. Et il était désormais entre ses mains.
Le destin faisait tout de même bien les choses.
La lycéenne l'enfila finalement, appréciant le contact du tissu doux et fin contre sa peau. Ses cheveux mouillés tombaient jusqu'en bas de son dos et le haut de ses joues était légèrement rougi.
Elle sortit finalement de la salle de bain, accueillie par une intense œillade de la part d'Adrien. La bouche entrouverte, il arrêta immédiatement de pianoter sur son téléphone avant de secouer la tête, lui offrant un sourire, tentant de masquer son trouble.
Marinette réprima un gloussement et s'allongea à côté de lui, le menton posé sur son épaule.
— Tu veux dormir ? demanda-t-il d'une voix rauque.
— Non… répondit-elle sur le même ton.
— Tu veux parler ? murmura-t-il, le regard intense.
— Non.
Adrien haussa un sourcil et Marinette rapprocha ses lèvres des siennes.
— Tu veux…
Elle ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase puisqu'elle plaqua sa bouche contre la sienne dans un baiser brûlant.
Adrien soupira et caressa sa taille de ses mains, rapprochant Marinette de lui jusqu'à ce que leurs bassins soient collés. Dans un gémissement, elle se redressa et se mit à califourchon sur ses cuisses, une chaleur désormais familière se mettant à pulser dans son bas-ventre.
Les doigts d'Adrien coururent sur sa peau, descendirent légèrement sous le tissu de son short, remontèrent jusqu'à ses côtés, caressèrent son ventre et glissèrent le long de son dos.
Marinette intensifia le baiser, glissant sa langue contre la sienne, mordillant ses lèvres. Son bassin rentra en contact avec le sien dans une délicieuse friction, ce qui raffermit la prise d'Adrien sur ses hanches.
Ils n'étaient jamais allés plus loin que les barrières qu'ils avaient franchis le soir du bal, et le matin suivant. Des séances de baisers un peu trop enflammés pour ne pas en vouloir plus, des caresses un peu trop appuyées pour être innocentes et des regards un peu trop intenses pour être anodins, il y en avait eu des tas, mais rien de plus.
Ils étaient toujours stoppés dans leurs ébats par un coup de téléphone, une alerte akuma, une séance photo ou un cours de chinois. Parfois, Marinette se sentait soulagée, se demandant si elle n'allait pas se consumer sur place s'ils allaient plus loin, mais la plupart du temps, elle était juste frustrée. Très frustrée. Trop frustrée.
Alors, toute cette insatisfaction refoulée se manifesta aujourd'hui en un désir insatiable, tellement nourri ces derniers temps qu'il était sur le point d'exploser.
Adrien était à peu près dans le même – pour ne pas dire dans un pire – état. Il fantasmait sur Ladybug depuis des lustres et rêvait de Marinette depuis des années.
Sa respiration se coupa lorsque la jeune fille attrapa le bas de son tee-shirt. Elle décolla doucement sa bouche de la sienne et lui demanda d'un regard son accord. Adrien hocha vigoureusement la tête, et, un sourire amusé sur les lèvres, elle retira le vêtement, l'envoyant à l'autre bout de la pièce.
Ce n'était pas – c'était même loin d'être – la première fois qu'elle le voyait torse-nu. Mais à cet instant, tout semblait beaucoup plus réel.
Ils se surprirent à sentir une bouffée de crainte les gagner un instant, mais cette appréhension ne fut que de courte durée, très vite remplacée par une vague de passion au moment où ils rencontrèrent le regard de l'autre.
Leurs lèvres fondirent désespérément les unes sur les autres et les mains de Marinette commencèrent à survoler le torse d'Adrien, frôlant son corps, électrifiant sa peau. Petit à petit, ses doigts prirent plus d'assurance et se mirent à caresser son ventre, faisant frissonner Adrien.
Sa main s'enfuit sous le jogging qu'il portait, remonta sur ses abdominaux, redescendit à nouveau. Un sourire se forma sur le visage de Marinette quand elle sentit son partenaire soupirer à travers le baiser, et, rompant l'union de leurs lèvres pour laisser ses poumons se remplir d'air, elle plongea son regard dans le sien.
Leurs yeux, ancrés les uns dans les autres, suffirent à faire frémir l'autre.
Marinette frôla les lèvres d'Adrien des siennes sans réellement les toucher, laissant ses doigts défaire le nœud de son pantalon, y passant beaucoup plus de temps que nécessaire. Un grognement s'échappa de la bouche du jeune homme et, bientôt, le jogging subit le même sort que le tee-shirt quelques minutes plus tôt.
Ses doigts retracèrent le même chemin, coururent sous la dernière pièce de tissu restante, se hissèrent à nouveau sur son ventre, et, alors qu'un son guttural s'échappa de la bouche d'Adrien, qui s'apprêtait à exprimer sa frustration et la torture qu'elle était en train de lui faire vivre à voix haute, Marinette posa sa main contre la zone la plus sensible de son corps.
Il émit un bruit à mi-chemin entre le gémissement et le ronronnement et laissa tomber sa tête contre le matelas, les paupières à moitié closes, la peau en feu.
Marinette se crispa alors, ce qu'Adrien sentit aussitôt. Il se redressa, l'interrogeant d'un regard.
— C'est que… je…
Sa voix était chevrotante, terriblement rauque, ce qui finit d'achever le jeune homme.
— Tu n'es pas obligée de faire quoi que ce soit, Mari, murmura-t-il.
— C'est pas ça, c'est que… J'ai jamais fait ça avant… Je sais pas comment…
— Oh.
Les joues de Marinette se voilèrent de rouge et un sourire se dessina sur les lèvres d'Adrien. Il déposa un baiser derrière son oreille, la faisant frissonner de désir et posa sa main contre la sienne.
Il guida ses mouvements, lentement d'abord, plus assurément ensuite. Finalement, il retira sa main, se laissant à nouveau tomber contre le matelas, le souffle court, les idées floues, les nerfs à vif. Les grognements rauques et pénétrants qui sortirent de la gorge d'Adrien ne firent qu'alimenter l'incendie qui se propageait dans les veines de Marinette.
Elle laissa son instinct diriger ses va-et-vient, consumée par la sensation de la peau douce et chaude d'Adrien entre ses doigts, par le plaisir qu'elle lui procurait, par son corps tout entier.
— Oh mon dieu, murmura-t-il.
— Tu peux m'appeler Mari…
Adrien s'esclaffa mais son rire fut vite remplacé par un hoquet de surprise lorsque les lèvres de Marinette se déposèrent sur son aine, à quelques millimètres de sa main. Une vague de bien-être le submergea à nouveau, l'engloutit presque dans ses abysses mais il posa une nouvelle fois sa main contre celle de sa petite-amie. Son regard, désormais plongé dans le sien, était assombri par le désir, son torse se soulevait rapidement, à la vitesse de sa respiration erratique, sa bouche était entrouverte et une légère couche de sueur recouvrait son front, faisant tomber quelques mèches dorées devant ses yeux.
Il fondit sur elle, appuya ses lèvres contre la sienne dans un baiser urgent et dévorant. Le contact de ses cheveux froids et humides contre sa peau brûlante le fit frissonner et l'odeur de vanille qui s'en échappait le fit soupirer contre sa bouche.
Soudain, Marinette se retrouva le dos contre le matelas, les mains au-dessus de sa tête et le souffle coupé.
Maintenant ses poignets, Adrien lui offrit un espiègle sourire. À bout, sa partenaire roula son bassin contre le sien dans une longue et désespérée friction. Les lèvres du jeune homme ne se redressèrent que plus – ce qui ne rassurait pas Marinette – et il lui adressa un ultime clin d'œil avant d'entamer la descente de sa bouche le long de son corps.
D'une main, il descendit la bretelle de son débardeur, laissant courir sa langue sur son épaule, parsemant sa peau de baisers mouillés. Il dévala son buste de ses lèvres, attrapant doucement son pyjama, le remontant délicatement le long de son ventre.
Marinette, à bout de souffle, attrapa la pièce de tissu et la retira en un clin d'œil. Un énorme sourire illuminant son visage, Adrien secoua la tête et posa sa bouche contre son sternum, relâchant les poignets de Marinette qui enfouit ses mains dans les cheveux du jeune homme. Après avoir déposé des dizaines de baisers – au moins – contre sa poitrine, il laissa cascader ses lèvres jusqu'à son bas-ventre, sentant la respiration de sa petite-amie s'accélérer.
Les doigts de Marinette se crispèrent dans ses mèches blondes tandis que les siens caressèrent doucement ses jambes, déviant de plus en plus vers l'intérieur de ses cuisses.
Sans le vouloir, elle se cambra davantage contre lui. Adrien sentit un nouvel incendie se propager dans son entrejambe et il attrapa finalement le bas de pyjama de Marinette, le descendant lentement jusqu'à ses chevilles. La lycéenne prit le relais et, en un rien de temps, le short se retrouva sur le sol.
Les mains posées contre le haut des cuisses de sa partenaire, Adrien attrapa entre ses dents le dernier morceau de tissu qui la recouvrait encore et, murmurant des paroles incompréhensibles, Marinette se redressa légèrement et, elle crut un instant qu'elle était au paradis.
La vision qui s'affichait devant ses yeux était irréelle. Adrien se tenait la tête entre ses jambes, les mains contre ses hanches, ses longs doigts fins caressant doucement sa peau, ses longs doigts fins qui portaient cette bague, cette bague qui lui rappelait que ce n'était pas seulement Adrien mais aussi Chat Noir devant lequel elle se mettait à nue.
Bientôt, son sous-vêtement subit le même sort que les autres vêtements et, dans un soupir d'impatience et d'appréhension à la fois, Marinette laissa sa tête retomber contre l'oreiller. Un gémissement – beaucoup plus fort que les autres – retentit dans la pièce lorsqu'Adrien posa ses lèvres sur l'intérieur de ses cuisses.
Marinette se mordit les lèvres presque jusqu'au sang et enfonça ses ongles dans le dos du jeune homme dont la langue remonta jusque son bas-ventre, entoura sa poitrine de ses lèvres, léchant et mordillant la peau douce et sucrée de sa petite-amie.
— Mari ? chuchota-t-il tout contre elle en laissant ses doigts courir contre elle.
La concernée ouvrit ses yeux à demi, le regard brûlant.
— Je n'ai jamais fait ça avant, moi non plus.
Un sourire sincère et amusé se dessina sur le visage de Marinette qui descendit une main le long de son corps, rejoignant celle d'Adrien.
Tout comme il avait fait avec elle, elle le guida dans ses mouvements, lui montrant où, comment et quoi faire. Bientôt, elle laissa ses doigts caresser son poignet avant de s'emparer du drap en dessous d'elle, le serrant dans sa paume.
Le mélange de ses lèvres et de ses mains contre les zones les plus sensibles et réactives de son corps était un volcan de plaisir prêt à exploser.
— Adrien… soupira-t-elle en arquant son corps.
L'intéressé sentit une bouffée de chaleur l'envahir en entendant son nom sortir des lèvres de la jeune fille. Cette dernière, à bout de souffle et de patience, en voulait plus.
Désespérément plus.
Et rapidement.
Marinette posa ses mains sur les joues d'Adrien et plongea son regard dans le sien. Son regard tellement intense, tellement bleu et tellement désireux qu'il suffit à les emprisonner dans un baiser dont la passion dépassait de loin tous ceux qu'ils avaient déjà partagés – et ce n'était pas peu dire.
Les mains du jeune homme quittèrent son entrejambe pour emprisonner sa taille, tandis que celles de Marinette attrapèrent son sous vêtement – seule pièce de tissu qui séparait encore leurs bassins – avant de le descendre le long de ses cuisses.
Adrien décolla doucement ses lèvres des siennes, posa son front contre le sien et emprisonna ses yeux dans les siens. Leur respiration était erratique, leur cœur battait sans ménagement contre leur cage thoracique et leur bas-ventre était consumé par un désir qui devenait presque douloureux.
Il se redressa légèrement et laissa ses pupilles observer le visage de Marinette qui ne lui avait jamais parue aussi belle – ce qui, encore une fois, n'était pas peu dire. Ses longs cheveux noirs retombaient sur l'oreiller, formant un halo autour de son visage animé par l'envie. Ses lèvres, roses et pulpeuses, étaient légèrement entrouvertes et les jolies taches de rousseur qui couraient le long de son nez achevèrent de faire fondre son cœur. Sans oublier le collier qu'il lui avait offert qui reposait contre son sternum, se soulevant au rythme de son souffle.
Ses yeux rencontrèrent à nouveau les siens et Marinette se mordilla les lèvres avant de passer ses bras autour de son cou. Sans jamais rompre le contact visuel, elle se cambra légèrement contre lui, entamant une lente friction entre leurs bassins désormais nus.
Un gémissement s'échappa de la gorge d'Adrien qui resserra son emprise au niveau de sa taille, enfonçant ses ongles dans sa peau. Tremblant, transpirant et à bout de souffle, il n'en pouvait plus.
— Tu as un…
Marinette n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il tendit la main jusqu'à sa table de nuit, attrapant rapidement un préservatif. La jeune fille mordilla sa lèvre inférieure et attrapa la protection. Adrien haussa un sourcil en souriant avant de grogner contre sa peau lorsqu'elle descendit ses mains jusqu'à son entrejambe.
Finalement, elle ancra son regard dans les yeux verts d'Adrien et posa ses paumes contre ses joues, écrasant ses lèvres contre les siennes.
— T'es prête ? demanda-t-il entre deux baisers.
— Plus que prête. Et toi ? répondit-elle en passant ses mains dans ses cheveux.
Il se fendit d'un énième sourire avant d'hocher la tête.
— Je t'aime, murmura-t-elle.
Adrien sentit son cœur se gonfler d'amour et posa à nouveau sa bouche contre la sienne. Lorsque Marinette cogna à nouveau son bassin contre le sien, il se positionna entre ses jambes et se laissa doucement – très doucement – aller en elle.
Elle rompit l'union de leurs lèvres et ferma les yeux. Une grimace de douleur déforma un instant son visage. Adrien stoppa tout mouvement, lui laissant le temps de s'adapter à la sensation. Sensation qui semblait assez étrange à Marinette, mais étrangement agréable. Le fait d'être unie à ce point avec celui qui était tout pour elle était indescriptible.
Adrien, de son côté, semblait avoir atteint les portes du paradis. Ne faire qu'un – littéralement – avec sa partenaire, sa Lady, sa meilleure amie, celle dont il était fou amoureux le comblait de bonheur.
Finalement, Marinette rouvrit les yeux.
— Ça va ?
Elle le rassura en acquiesçant d'un mouvement de tête et émit un léger coup de bassin qui les fit tout les deux soupirer de satisfaction.
Finalement, Adrien posa ses mains sur ses hanches et entama des mouvements plus distincts, qui se firent de plus en plus appuyés, de plus en plus rapides. Cette bulle de plaisir grossissait de plus en plus dans son corps, prête à exploser à chaque nouvelle seconde.
Marinette, animée d'un nouvel élan de désir, inversa leurs positions, plaquant Adrien contre le matelas en se redressant. Le jeune homme eut le souffle coupé et un large sourire se dessina sur ses lèvres. Sa petite-amie lui rendit au centuple et attrapa ses mains, les posant sur sa taille, les faisant doucement remonter jusqu'à sa poitrine avant de les poser franchement contre ses seins.
Leur regard ne cessa d'admirer celui de l'autre, d'une manière tellement intense qu'ils semblaient également ne faire qu'un avec leurs yeux.
Une image s'insinua dans l'esprit de Marinette.
— C'est… c'est comme dans mon rêve, murmura-t-elle.
Adrien laissa ses doigts courir jusqu'en bas de son dos, se posant tendrement contre ses fesses, la rapprochant davantage – si c'était possible – de lui.
— Alors c'était une vision, susurra-t-il d'une voix rauque.
Les yeux de Marinette balayèrent un instant le corps d'Adrien, admirant la lueur verte de ses iris, le reflet doré de ses cheveux, sa peau hâlée, ses muscles dessinés, et la légère cicatrice qui était dessinée sur son épaule. Passant doucement sa main contre cette ancienne blessure, la jeune fille se rendit compte par quoi ils étaient passés ces derniers mois, et de ce qu'il leur restait encore à surmonter.
Cet instant était à eux, c'était un moment privilégié, une nuit hors du temps qu'ils devaient savourer pleinement.
Alliant ses gestes à ses pensées, Marinette posa ses mains contre son torse et se mouva à nouveau contre le bassin d'Adrien, terrassée par les sensations qui s'offraient à elle.
Adrien intensifia la prise de ses mains et sentit le feu brûler dans ses veines face à la vision de sa petite-amie au-dessus de lui.
Leurs souffles s'accélérèrent, leurs mouvements se firent plus brouillons, plus pressés, toujours plus désireux, et les gémissements qui s'évadaient de leur bouche n'était plus retenus.
Au bord du précipice, Adrien plaqua Marinette contre le matelas, accentuant à nouveau le rythme de ses va-et-vient et laissant tomber son front contre son épaule.
Finalement, au bout de ce qu'il leur semblait être des heures ou uniquement quelques secondes, Adrien laissa retomber son corps contre celui de la jeune fille, terrassé par une vague de plaisir qui emporta tout – raison, pensées cohérentes – sur son passage.
Le souffle bruyant et saccadé, les deux adolescents se regardèrent un instant, à court de mots pour exprimer ce qu'ils ressentaient.
Adrien posa sa tête contre la poitrine de Marinette, tentant de récupérer une respiration acceptable. La lycéenne passa ses mains dans ses cheveux, caressant doucement ses mèches dorées avant de déposer un tendre baiser contre son front.
Durant un temps considérable, le silence ne fut rompu que par le bruit de leur souffle. Adrien se redressa finalement et offrit un léger sourire à Marinette.
— Tu as rêvé d'un deuxième round ?
Elle éclata de rire avant d'hausser les épaules.
— Peut-être…
Adrien, aussi amusé qu'elle, grogna contre sa peau avant d'appuyer ses lèvres contre les siennes une nouvelle fois, remplaçant bien vite les rires par des soupirs de plaisir.
Je n'ai qu'une chose à dire : ENFIN.
J'espère vraiment que ce chapitre vous a plu, j'ai hâte de lire vos retours :)
Concernant le prochain chapitre, je n'ai pas commencé à l'écrire donc je pense que je ne le posterai que samedi prochain (donc pas de chapitre mercredi). Mais si vous avez des idées concernant la suite, des éléments que vous voudriez que j'étaye, ou n'importe quoi que vous aimeriez lire, dites-le moi !
Bon week-end à tous :)
