Épilogue

une semaine plus tard

Cela faisait une semaine depuis la nuit qui avait vu la paix être signée entre les deux organisations les plus puissantes de Yokohama. Ango s'était arraché les cheveux et Dazai avait bien cru le voir manger ses lunettes quand il était entré dans les bureaux de l'Agence pour trouver un vrai chaos (selon sa vision) : Yosano et Koyo étaient toutes deux penchées sur des dossiers médicaux, Dazai assis à son bureau se cachait de Kunikida derrière Chuuya qu'il avait posé sur ses genoux, Akutagawa empêchait Atsushi de faire ses rapports en utilisant Rashômon comme appas, Ranpo parlait (criait) avec les Tanizaki et un Poe rouge écarlate, et comble de tout, Mori et Fukuzawa étaient introuvables.

« Comment en êtes-vous arrivés à ce désastre ?! » cria-t-il, coupant tout le monde de leurs occupations.

Dazai répondit avec un sourire narquois.

« Je ne vois pas de quoi tu parles Ango, nous sommes en paix, le document signé par Fukuzawa-dono et Mori en attestant se trouve sur la table juste à côté de toi. De plus, la détentrice de pouvoir dont tu nous as demandé de nous occuper guérit toujours à l'infirmerie, surveillé de près par Gin. Et Yokohama est sauvée. J'ai oublié quelque chose ? »

« Cone Street a été entièrement détruite, ses habitants effacés de la surface de la terre, » reprit Ango, mortellement sérieux.

Dazai s'assombrit.

« Ce n'était pas de notre fait. Verlaine est celui que tu dois compter responsable. Nous avons fait de notre maximum pour limiter les dégâts, mais nous restons humain Ango. »

Tous les regards noirs sur lui gardèrent Ango se faire une autre rmarque. Il changea de sujet habilement :

« Gin ? C'est l'assassin qui surveille un membre de l'Agence ?! »

Le sourire de Dazai s'agrandit.

« Joanne-chan ne fait pas partie de l'Agence voyons ! Pas entièrement du moins … »

« Lorsque nous avons besoin de ses services, nous faisons appel à elle, » commença Yosano.

« Mais après la perte d'un Capitaine l'année dernière – Ace – Mori-san cherchait à le remplacer. C'est Joanne qui va prendre sa place, » finit Koyo avec un sourire.

Ango s'étrangla littéralement. Ces deux organisations allaient avoir sa peau, il en était sûr.

Dans l'infirmerie, Joanne se réveillait tranquillement, un sourire déjà aux lèvres en sachant que sa belle brune se tiendrait à ses côtés.

Quand elle s'était réveillée de son comas trois jours plus tôt, elle avait été graciée par la vue de ses deux familles réunies et en paix. Tous lui avaient souri chaleureusement en la voyant de nouveau parmi eux, Mori et Fukuzawa premièrement, et tous les autres ensuite. Comme deux pères fières, ils avaient annoncé à tous le traité de paix qui désormais les unissait.

Après quelques heures de soins et de remise en forme, Joanne avait regagné le total contrôle de son corps et de son esprit. Elle avait été choquée d'apprendre que Verlaine était en partie responsable de sa résurrection. Elle ne voulait pas y croire, mais ce que lui disait Dazai associé à la musique qu'elle avait elle-même entendu pendant sa « mort » elle ne pouvait que se rendre à l'évidence : il l'avait sauvé.

Cette constatation lui mit un coup au cœur et au moral. Atsushi fut celui qui la garda sur terre : il avait connu le même conflit interne peu de temps avant avec la mort du directeur de son orphelinat. Joanne ne pensait pas pouvoir pardonner un jour à Verlaine, mais de savoir qu'il avait donné sa vie pour elle lui arracha quelques larmes.

« Pleurer est une réaction normal lorsqu'on perd son père, » avait dit Atsushi en la prenant dans ses bras, couvert par le regard protecteur de Dazai.

« Joanne ? »

Elle revint au présent et sourit à Gin. La jeune femme avait délaissé sa queue haute et son masque ces derniers jours et Joanne ne l'avait jamais trouvé aussi belle.

« Tout va bien. Je me suis juste perdue dans mes pensées. »

Gin rit.

« C'est un dangereux endroit où se perdre. »

Ce fut au tour de Joanne de rire.

« Je ne peux qu'approuver. »

Puis le silence s'inséra entre elles. Malgré tout ce qui s'était passé, elles n'avaient pas reparlé de ce que Joanne avait dit avant sa mission suicide. Gin en avait assez.

« Joanne, ce que tu as dis avant de … »

« Mourir ? »

La brune ferma les yeux et acquiesça.

« Le pensais-tu ? »

Joanne se redressa en position assise et posa une main sur la joue de la brune.

« Je n'ai jamais été plus sérieuse de ma vie. Ces mots, je ne les ai jamais dis, à personne. Je te les aurai pas dit s'ils ne valaient pas le monde pour moi. J'ai juste peur de les avoir dis dans le vent. »

gin la regarda choquée.

« De quoi est-ce que tu parles ? »

« Je suis un monstre Gin. J'en abrite un et j'en suis un. Tu mérites mieux. »

« Çà c'est à moi de le décider espèce d'imbécile ! »

Et elle l'embrassa. Doucement, juste lèvres contre lèvres, mais cela suffit à passer entre elles tout ce qu'elles ressentaient. Un nouveau sentiment s'éleva en Joanne, et très vite elle s'écarta avec surprise en ressentant des émotions qui n'étaient pas les siennes. Gin semblait avoir compris et eut un sourire à réchauffer les pôles.

« Je t'aime Joanne Rowling. »

Voici donc toute l'histoire derrière le recrutement du Capitaine Rowling Joanne. K. Quelques mois après son entrée à Port Mafia, celle-ci et l'Agence des Détectives Armées affrontèrent celui qui fut non seulement lié à l'histoire du détenteur de pouvoir n°A5159, mais également à la raison de la disparition de la détentrice de pouvoir n°A934 il y a quelques années. Malgré ce qui fut écris dans le rapport du détenteur de pouvoir n°A5159, l'ancien ami de Randô qu'il affronta ne mourut pas de sa main. Il s'agissait d'un clone, mais que Verlaine n'aurait pu former. Nous le soupçonnons d'avoir été allié avec l'organisation Britannique l'Ordre de la Tour de l'Horloge, dirigée par leur Chevalière Commandante, Agatha Christie. La conclusion de ce combat fut la mort, cette fois confirmée et définitive de Paul Verlaine.

Les Britanniques ne réagirent pas immédiatement à cette nouvelle, mais pour toutes informations supplémentaires, veuillez vous référez au dossier sur la jeune femme et l'affaire de Londres, nommé A-3107-C.

Auteur du rapport : conseiller du département des super pouvoirs, Ango Sakaguchi.