Chapitre 20
OoOoOoOoOoO
- Et merde...
Vous vous empressez de prendre votre téléphone pendant que vous vous précipitez vers votre commandant qui hurle en s'agrippant tant bien que mal au bord du toit rendu glissant par le gel ; le temps de lancer l'appel et de caler l'appareil entre votre oreille et votre épaule, et vous êtes assez près pour saisir les poignets de Kondo.
- Hijikata-san ? On a eu un problème, je dois aider Kondo-san d'urgence. Il arrive dans ta direction, il faut que tu l'interceptes !
Un juron et un « j'y vais » plus tard, votre vice-commandant met fin à l'appel. Disposant enfin de tous vos moyens, vous pouvez mettre vos efforts dans l'aide que vous apportez à Kondo pour se hisser à nouveau sur le bord du toit.
- Merci, Sougo... Ah, je suis désolé, s'excuse-t-il une fois revenu en sécurité. Je n'aurais pas dû me laisser avoir...
- Ne vous en faites pas, lui répondez-vous, il y a des gars dans tous les coins, il ne va pas pouvoir passer au travers d'un piège si resserré.
- Notre homme est quand même exceptionnellement habile...
- Face à des civils endormis, peut-être, répliquez-vous, pas à des dizaines de nos gars bien préparés. D'ailleurs, on ferait mieux de descendre pour aller donner un coup de main à Hijikata, on ne sait jamais...
- Tu crois qu'il pourrait s'en prendre à Toushi ?
- Je le vois plus s'en prendre à Yamazaki pour faire une diversion... Et comme c'est un plan qui pourrait bien marcher, on ferait bien de se dépêcher.
Vous vous laissez tous les deux descendre le long de la gouttière jusqu'à toucher le sol et vous rendez au pas de course à l'endroit où vous estimez que votre cible a pu tomber sur Hijikata. Au moment de tourner à l'angle de la rue, vous entendez des éclats de voix :
- C'est une affaire de police ! Vous n'avez rien à foutre ici !
- C'est notre affaire, sale voleur d'impôts et de travail ! Tetsuko nous a engagé pour surveiller sa maison !
- Et vous vous êtes montrés brillants, comme d'habitude, apparemment ! Cette fille, c'est pas la forgeronne ? Celle qui habite dans la maison que ce gars vient tranquillement de quitter par la fenêtre ?
- … C'est pas vos affaires ! Vous occupez pas de notre stratégie, vous ne comprendriez rien ! En attendant, on mérite d'avoir notre part !
- Mais je t'ai déjà laissée récupérer le marteau de ta pote, qu'est-ce que tu veux de plus, sale petite... Ah, vous voilà !
Vous venez d'arriver sur les lieux et y découvrez deux personnes éveillant en vous des sentiments plus que mitigés, à savoir votre vice-commandant et la stupide chinoise rousse des yorozuya, tous deux engagés dans une discussion animée.
- Toushi, s'exclame Kondo, qu'est-ce qui s'est passé ? Les yorozuya sont ici, qu'est-ce que ça veut dire ?
- Il ne manquait plus que ça, un gorille et un enfoiré sadique, grogne la chinoise.
- Qu'est-ce qui t'arrive, la truie, tu ne peux plus te passer de moi ? la narguez-vous.
- Va mourir, crevure !
- Si j'ai bien compris ce que me hurle cette gamine dans les oreilles, intervient Hijikata avec un soupir agacé, elle et ses associés étaient là pour garder la maison de la forgeuse de sabres, le type a réussi à leur filer entre les doigts et ils se sont séparés pour le poursuivre... Et apparemment, cette fille et moi lui sommes tombé dessus en même temps, conclut-il en désignant le sol d'un geste du pouce.
Vous remarquez à ce moment là qu'un homme sérieusement sonné gît le nez dans la neige.
- Exactement, affirme la chinoise, du coup, on mérite une récompense pour avoir participé !
- T'avoir permis de garder une pièce à conviction n'est déjà pas mal, réplique Hijikata en désignant le marteau de forge porté par Kagura et qu'elle tient levé dans un geste menaçant.
Vous perdez rapidement le fil de la conversation, celle-ci devenant trop chiante à votre goût. Vous laissez gérer vos deux supérieurs, Kondo tentant d'apaiser la situation entre les deux crétins dont les vociférations ne sont plus qu'un bourdonnement à vos oreilles. Qu'ils se débrouillent avec les détails ; vous, la seule chose que vous attendez avec impatience, c'est l'interrogatoire...
.
Mission accomplie... Enfin, apparemment ! Pour l'interrogatoire tant attendu, vous devez vous rendre au chapitre 10.
