Salut !

Alors bonne nouvelle ! J'ai toujours quelques chapitres d'avance, et ils sont tous relus, donc ça devrait simplifier les futures mises à jour !

J'ai pas trop de rythme de parution défini pour l'instant. Je préfère éviter de poster trop souvent car il reste pas non plus des masses de chapitres d'avances et qu'il faudrait que je recontacte la traductrice pour savoir si elle a le temps de continuer. Mais n'ayez crainte, vous n'allez pas être à court de suite en tout cas !

Là, par rapport au dernier chapitre posté, ça fait un rythme d'un par mois. C'est pas beaucoup mais ça me paraît raisonnable pour garder de la marge, à voir si je reste là-dessus ou non.

Bonne lecture !


Chapitre 17 : Fini de jouer

ooOO-OOoo

Traduit par A-Key, relecture par Eclipse

Œuvre originale de Tobina.


-Je n'arrive pas à l'avoir ! Son téléphone est éteint, enrageait Heiji. Qu'est-ce qui lui prend aussi, de s'barrer sans prév'nir personne ?! Kudo va m'tuer s'il lui arrive un truc !

Son accès de colère fut interrompu par Jodie, qui parlait toujours avec Megure :

-Ran-san a disparu ? Oh mon dieu – inspecteur, nous avons un nouveau problème !

Tandis qu'elle écoutait l'inspecteur parler, le regard de Jodie balayait la pièce et s'arrêta sur la tasse de café sur la table et les cartes dépliantes qui se trouvaient en-dessous.

-Oui – je pense avoir une idée d'où elle peut être, même si j'espère me tromper. On se retrouve au lieu que nous avons convenu.

Elle raccrocha et tenta de joindre Akai, mais sans résultat. Elle se tourna vers les autres :

-Bon, on dirait que Ran-san est partie sauver Conan-kun toute seule. Ce qui veut dire que nous devons agir au plus vite, et ne pouvons pas attendre le rapport de Kid. Heiji, essaye de le joindre. Peut-être qu'on peut trouver Ran-san et l'arrêter, avant qu'elle ne se rue vers sa propre mort. Allez, on y va !

Heiji composa le numéro que le cambrioleur leur avait laissé tout en suivant ses compagnons jusqu'à la voiture. Encore une fois, un message enregistré lui signifia que son interlocuteur n'était pas joignable pour le moment.

« Merde ! Pourquoi les filles peuvent pas faire c'qu'on attend d'elles, pour une fois ?! »

ooOO-OOoo

Ran trifouilla nerveusement son déguisement. La perruque blonde lui grattait et elle transpirait en-dessous. La blouse de laboratoire était légèrement trop grande pour elle – après tout, c'était censé être le costume de rechange du Kid, au cas où il devrait se débarrasser de celui qu'il portait en ce moment-même. Heureusement, il était plutôt étroit de carrure, et pas beaucoup plus grand que Ran. Il avait juste dû y faire quelques modifications pour qu'on ne voie pas trop qu'elle n'était pas la légitime propriétaire de cette blouse blanche.

-Arrête de la triturer, OK ? Tu veux qu'on se fasse repérer avant même d'avoir commencé ? souffla Kid dans son oreille tout en faisant un bref signe de tête à un homme qui passait non loin d'eux, qui portait une tenue similaire à la leur.

Kid avait passé le plus clair de son temps depuis la réunion dans le refuge à observer les différents employés, de façon à pouvoir définir à quelles zones ils avaient accès.

Déguisé en représentant d'entreprise pharmaceutique, il avait pu accéder facilement aux premiers étages, ce qui lui permettait de garder un œil sur les gens qui allaient et venaient. Fascinant, les miracles qu'une mallette, un costume et un air sûr de soi pouvaient faire. « La belle plume fait le bel oiseau », comme on dit. Tant qu'on a l'air de savoir ce qu'on fait, personne ne viendra nous ennuyer.

Les légères retouches qu'il apportait de temps à autre à son déguisement faisaient le reste. Après tout, il ne voulait pas marquer les esprits comme celui qui balayait les couloirs de long en large.

C'était une journée comme les autres dans l'entreprise, et rien ne paraissait suspect.

Après quelques instants, il avait croisé deux employés qu'il avait également aperçus la veille, et s'était mis à les suivre de près. Il avait raison – le couple entrait dans la zone sécurisée. Ils devaient présenter leur carte, que le garde passait sous un lecteur électronique, puis taper ce qui ressemblait à un code PIN et appuyer leur index sur un lecteur à empreintes digitales. L'homme semblait être plus haut placé dans la hiérarchie que sa collègue, qui s'effaçait pour le laisser passer.

Kid avait attendu jusqu'à ce qu'ils s'en aillent déjeuner, puis les avait endormis avec son gaz soporifique avant de les ligoter et leur prendre leurs vêtements, ainsi que leurs cartes. Leurs empreintes se trouvaient à présent sur des gants ultra fins semblables à de la vraie peau aussi bien au regard qu'au toucher, et leurs blouses légèrement retouchées pour convenir à sa taille. Son plus gros souci restait le code. Il avait vu quelqu'un entrer un code la veille également, mais il était plus long que celui qu'il venait d'observer. Les renouvelaient-ils tous les jours ? Si tel était le cas– les membres avaient besoin de savoir où le trouver, et ce n'était certainement pas sur le panneau d'affichage qu'ils devaient le voir. Les téléphones portables et les ordinateurs avec accès à internet quant à eux étaient bien trop faciles à pirater. Il avait alors fouillé les poches des deux blouses pour tomber sur un objet qui avait l'air d'un bipeur. Un sourire s'était dessiné sur son visage en lisant les messages entrants : il n'y en avait qu'un, et il s'agissait d'une suite de lettres et de chiffres.

Équipé de ses costumes masculins et féminins, il avait attendu le moment propice pour retourner dans le bâtiment, et c'est à ce moment-là qu'il était tombé sur Ran.

Il jurait toujours intérieurement, mais il n'avait pas osé la laisser tomber en voyant la détermination dans son regard. S'il ne s'était pas occupé d'elle, elle serait partie là-dedans toute seule, ce qui aurait résulté en une montagne de problèmes. Le genre de problèmes qui ferait tomber tous ses plans à l'eau.

Ran, marchant aux côtés du cambrioleur, n'en menait pas large pour ses propres raisons.

Pouvait-elle vraiment lui faire confiance ? Les autres semblaient compter sur son aide, mais... c'était un voleur ! Quand bien même il ne faisait pas usage de violence, ça restait un criminel.

« Allez, Ran – qui pourrait mieux t'aider dans cette histoire qu'un criminel ? Shinichi n'avait jamais peur lorsqu'il se trouvait sur le lieu de ses larcins. Au contraire – il était généralement tout excité de résoudre les énigmes et de pourchasser le magicien au clair de lune. »

Elle se détendit un peu, lorsqu'une pensée la frappa.

« Les autres ! Ils ne savent pas que je suis avec le Kid ! Et il est trop tard pour les appeler, maintenant. On est déjà dans le bâtiment et Kid a insisté pour qu'on laisse nos téléphones à l'extérieur, pour ne pas trahir notre identité si quelqu'un venait à les trouver sur nous. »

La culpabilité lui tailladait le ventre, mais elle ne ferait pas marche arrière. Pas maintenant qu'elle était si proche de Shinichi. Quelque part dans ce bâtiment, il était retenu prisonnier et elle était là pour l'aider !

Kid sentit la jeune fille se raidir à côté de lui, tandis que l'aura qui émanait d'elle passait de l'incertitude à la détermination. « C'est bien – sois confiante.»

Ils se rapprochèrent du point de contrôle au 10ème étage. Le garde prit calmement leurs cartes. Une lumière verte indiqua que celle de Kid avait passé l'identification sans problème. Il rentra le code qu'il avait mémorisé et appuya son doigt sur le lecteur d'empreintes. Deux nouvelles diodes vertes s'allumèrent et le garde approuva d'un hochement de tête.

La carte de Ran était la suivante. Après la première lueur verte, ce fut à son tour de rentrer le code. Une lumière rouge – elle s'était trompée ! Le garde leva un sourcil et le Kid tenta de rattraper le coup.

-Alors, on a de gros doigts aujourd'hui ? demanda-t-il sèchement. Ne me fais pas perdre mon temps, réessaye, allez !

Ran lui adressa un haussement d'épaules gêné et attendit que le garde lui fasse signe d'entrer le code de nouveau. Cette fois il fonctionna, et après que ses empreintes furent reconnues avec succès, elle reçut la permission de passer à son tour.

Après avoir tourné à un angle du couloir, Ran soupira de soulagement. Kid fronça les sourcils et siffla :

-Fais un effort ! Je sais que tu n'as pas l'habitude de ce genre de choses, mais à ce rythme ils vont nous attraper en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire !

Ran se mordit les lèvres et acquiesça imperceptiblement.

Leur but premier était d'obtenir un aperçu de l'emplacement des caméras de surveillance, du nombre de gardes et des voies par lesquelles ils pourraient s'enfuir. Si cela s'avérait possible, ils se mettraient à la recherche de Shinichi, mais seulement s'ils pouvaient le faire sans aucun risque de se faire prendre. Le sauvetage était censé se dérouler avec Akai et Jodie en renforts.

Aux 10ème et 11ème étages, ils avaient pu apercevoir bon nombre de scientifiques, occupés avec leurs expériences et à prendre des notes, mais rien de spécial, ce qui les fit prendre l'ascenseur pour l'étage supérieur.

A peine avaient-ils fait quelques pas une fois les portes coulissantes franchies qu'un homme s'approcha d'eux.

-Qu'est-ce qui vous a pris autant de temps ? claqua-t-il à l'intention de Ran. Venez, nous avons besoin de votre documentation bio-scientifique.

Sur quoi il s'engagea dans le couloir. Ran n'avait pas d'autre choix que de le suivre – elle lança un appel à l'aide silencieux à Kid du regard. Le cambrioleur pensa aller avec elle, mais l'homme s'était clairement adressé à Ran, et à elle seule. Si celui pour lequel il se faisait passer ne faisait pas partie de leur équipe, cela paraîtrait étrange de sa part qu'il les accompagne. Il jura dans sa barbe et les suivit aussi discrètement que possible.

ooOO-OOoo

Sur le lieu du rendez-vous – une maison dans Chûô, pas très loin des Pharmacies Kurosake, les personnes rassemblées écoutaient Megure qui résumait les récents évènements.

-Kid est actuellement dans le bâtiment de l'entreprise dans le but d'avoir un meilleur aperçu de la manière dont nous allons organiser les opérations. Je n'arrive toujours pas à croire que nous soyons en train de collaborer avec un cambrioleur...

Il secoua la tête, puis poursuivit :

-Il y a de fortes chances pour que Ran se trouve également devant ou même à l'intérieur du bâtiment – j'ose espérer saine et sauve. Personne ne sait ce que fait Akai-san et vous dites que notre imposteur est un membre de cette organisation ?

-Oui, confirma Jodie. J'ai bien peur que nous ne puissions qu'accorder crédit à ses informations, comme nous n'avons rien de mieux pour le moment.

Megure soupira. Cette opération était déjà mal partie avant même d'avoir commencé.

-Eh bien, si ce que nous a dit cette personne est vrai, nous pouvons classer plus d'une affaire en cours et c'est plus qu'assez pour poursuivre ce laboratoire pharmaceutique, déclara-t-il.

Lui et son équipe avaient parcouru les documents et avaient constaté avec ébahissement le nombre d'actes criminels dans lesquels cette entreprise avait trempé. Comme une partie était liée à des affaires situées à l'étranger, le FBI et la CIA devaient de toute façon avoir été mis au courant à un moment ou l'autre pour enquêter dessus.

-Donc, je pense que l'on peut dire que cette femme – Vermouth – nous a appelés au manoir Kudô pour faire arrêter le membre de l'Organisation Bourbon, réfléchit l'inspecteur. Satô-keiji et Takagi-keiji s'occupent de son cas en ce moment-même.

Ai le dévisagea.

-Vous les avez envoyés là-bas, seuls ?! Bourbon est celui qui a enlevé Edogawa-kun, il est très dangereux !

Megure jeta un regard légèrement irrité à la petite fille, parce qu'elle sous-entendait que ses officiers n'étaient pas capable d'arrêter un criminel livré à lui-même.

-Sois sans crainte – ce sont mes éléments les plus fiables, comme tu devrais le savoir, et...

-Vous le sous-estimez ! coupa Ai sèchement. Ne faites pas cette erreur, ou c'est l'opération toute entière qui tombe à l'eau ! Appelez-les !

Abasourdi, Megure fit ce qu'elle lui disait - non, ce que cette enfant d'école primaire lui ordonnait. Il laissa sonner dix fois le téléphone de Takagi, puis tenta de joindre Satô. Aucun des deux ne répondit. L'inquiétude envahit Megure qui ordonna sèchement à ce qu'on envoie des renforts au manoir Kudô.

Il se tourna vers la fille.

-A toi à présent, jeune fille. Que sais-tu à propos de cette Organisation, pour connaître aussi bien leurs membres de la sorte ?

Ai se mit à pâlir, réalisant ce que la panique lui avait fait dire. Devait-elle vraiment tout leur raconter ? C'était vrai – elle pouvait leur être d'une grande aide avec ses connaissances, mais qui écouterait un enfant qui n'est pas censé être au courant de l'existence de telles organisations meurtrières ? Elle pouvait essayer de livrer des informations à Hattori ou Jodie, qui les transmettrait à... Oh non, que c'était compliqué ! Ils étaient partis pour les démanteler, donc peut-être que cette épuisante partie de cache-cache n'avait plus lieu d'être. Cela signifiait aussi révéler son identité ainsi que celle de Kudô. Pouvait-elle prendre cette décision, pour eux deux ? Et si l'opération était un échec ? Le poids de cette responsabilité pesait lourd sur ses épaules.

-Dis-lui.

Ai sursauta à la déclaration soudaine de Heiji. Il s'accroupit en face d'elle.

-Quel intérêt à garder tout ça secret s'il meurt en fin d'compte ? Peut-être que c'est mieux comme ça. Tu penses qu'il t'en voudrait, s'il est l'seul à s'en sortir vivant ? Et puis toi – t'en as pas marre, de faire semblant d'être quelqu'un d'autre ?

Elle baissa les yeux. Ses cheveux blond vénitien cachaient ses yeux tandis qu'elle se mettait à parler :

-Très bien, plus de secrets.

Elle releva la tête et son regard perçant rencontra celui de Megure, hébété.

-Mon nom est Miyano Shiho, et je suis un ancien membre de l'Organisation. Mon nom de code était Sherry et je travaillais sur le poison APTX 4869, qu'on a fait prendre au détective lycéen Kudô Shinichi avec la claire intention de le tuer après qu'il ait été témoin d'une transaction criminelle dans laquelle l'Organisation était impliquée.

Les yeux de Megure s'agrandissaient un peu plus d'incrédulité à chaque mot, mais elle était loin d'en avoir terminé :

-Ce qui fut un échec. Au lieu de le tuer, cela n'a fait que le rajeunir et il s'est caché en prenant une identité d'écolier, Edogawa Conan. L'Organisation a assassiné ma sœur et je les ai trahis, en prenant mon propre poison. Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas morte. Je partage son destin et depuis, Kudô-kun et moi nous cachons tout en essayant de terrasser les Hommes en noir, de créer un antidote et retrouver nos vies d'avant.

-Conan-kun est... tu es...

L'inspecteur ne parvenait plus à trouver ses mots. Heiji sourit et lui tapota l'épaule.

-Prenez l'temps qu'il vous faudra, inspecteur. Tout à la fois, c'est un peu dur à encaisser, pas vrai ?

ooOO-OOoo

Gin s'appuya contre une colonne et tira longuement sur sa cigarette. Le corps sans vie de Bourbon gisait derrière lui, en partie caché dans l'ombre.

Il sentait que son ennemi mortel ne se trouvait pas loin. Vodka avait aperçu Akai dans la cour, et pris place dans un autre recoin sombre du hall. Si tout se passait comme prévu, la taupe du FBI rendrait son dernier souffle d'ici quelques instants, et lui, Gin, serait celui qui le lui arracherait. Il en avait assez de leur petit jeu et si les choses venaient à mal se passer, Vodka tirerait à sa place.

Gin était un tueur jusqu'au bout des ongles, mais c'était aussi un homme. Un homme très possessif. Akai avait osé lui prendre Akemi Miyano. La seule femme qu'il ait jamais voulu pour lui. Elle était merveilleusement docile. Tant qu'Akai se trouvait dans l'Organisation, Gin avait les poings liés. Il les avait vus, observés, avec une haine grandissante, tandis qu'il se consolait avec la présence de la sœur cadette. La petite Shiho avait été une bonne distraction. Et puis Akai avait enfin dévoilé son vrai visage, et s'en était retourné auprès de ses bons à rien de collègues du FBI.

Que Akemi accepte de prendre part au « braquage à 1 milliard de yen » l'avait bien arrangé. Elle lui a donné l'excuse parfaite pour l'éliminer. Elle l'avait d'abord rejeté lui, puis trahi l'Organisation. Sa mort lui avait donné satisfaction, mais tant qu'Akai était encore en vie, sa soif vengeance ne serait pas étanchée.

« Allons, Akai – mettons fin à cette mascarade une bonne fois pour toutes. L'heure n'est plus aux discussions stériles. Montre-moi ton horrible visage, que je puisse le faire éclater ! »

Là ! Le bruit était à peine audible, mais c'était assez pour indiquer à Gin qu'Akai se trouvait derrière la porte ouverte. Il tira une nouvelle fois profondément sur sa cigarette. Le mégot tomba à ses pieds sans qu'il n'y prêta attention. Gin leva son Beretta – son arme favorite. Il se moquait bien de l'honneur ou de jouer dans les règles. Bien trop souvent, il l'avait laissé filer entre ses doigts. Tout ce qui lui importait à présent était sa mort. Tant qu'il pouvait l'abattre, les moyens importaient peu.

L'acier de la porte était fin, assez pour que des balles passent au travers. Un nouveau son, bien que presque inaudible, atteignit son oreille vigilante.

Te voilà !

Son sourire était proche de celui d'un dément alors qu'il tirait – un, deux, trois, quatre coups.

Un gémissement de douleur lui apprit qu'il avait atteint sa cible. C'était presque trop facile. Il s'approcha de la porte avec précaution. Il n'y a rien de plus dangereux qu'un animal blessé.

D'un signe de tête, Gin intima Vodka de passer devant lui pour le couvrir.

Il pouvait entendre ses halètements et sa respiration sifflante, douce musique à ses oreilles.

Vodka bondit hors du couloir et se retrouva aussitôt sous les coups de feu. Il cracha un juron et tenta d'éviter les balles, mais l'une d'elles se logea dans son bras.

Gin profita de la diversion pour arracher l'arme des mains d'Akai d'un tir bien placé. Il domina de toute sa hauteur l'homme grièvement blessé, qui, assis le dos au mur, leva les yeux vers son assassin. L'une des balles lui avait traversé la poitrine et du sang jaillissait de derrière sa main, qu'il appuyait contre la blessure.

Gin leva son pistolet sur la tête d'Akai. Cette fois, le coup lui serait fatal.

-Tu passeras le bonjour à Akemi.


Posté le 22.12.2019