Disclaimer: Je ne posséde rien.
les personnages appartiennent à J.K Rowling, cette histoire est écrite par mezy, je ne suis que votre humble traductrice pour cette histoire.
Chapitre dix-sept
Draco avait laissé à contrecœur Hermione chez lui, triant les boîtes de recherche que Blaise et le ministre avaient emballées.
Il n'avait pas voulu partir. Même maintenant, il pouvait encore voir l'air d'incrédulité totale sur son visage quand elle réalisa qu'il n'allait pas cesser d'être avec elle. Il ne s'était pas encore laissé penser à son diagnostic. Il savait qu'il devrait le faire, et bientôt, mais il n'avait tout simplement pas le temps à ce moment-là. Il y avait trop de choses en cours en ce moment.
Il traversa rapidement les couloirs du Ministère, ignorant les murmures des ragots qui pouvaient être entendus à chaque tournant. Il savait que cet article serait sur la langue de tout le monde ce jour-là. C'est l'une des raisons pour lesquelles il a insisté pour qu'elle reste à la maison. Non pas que c'était sa maison. Bien sûr, mais elle n'avait plus vraiment de maison, n'est-ce pas? Il secoua la tête contre cette pensée errante au moment où il s'assit à son bureau.
Il y avait une copie du rapport du matin gisant sur dessus. C'était quelque chose que Cho Chang avait mis en œuvre lorsqu'elle est devenue secrétaire du MLE.
Chaque matin, elle rédigeait un bref examen des dossiers ouverts dans le département. Chaque agent du MLE a reçu une copie du rapport quotidiennement. Au début, les anciens agents s'étaient moqués de l'idée et avaient jeté les rapports à la poubelle. Bientôt, il était devenu évident que c'était un atout pour le ministère. Désormais, même les agents les plus âgés attendaient avec intérêt les rapports et les trouvaient utiles.
Draco le ramassa et le regarda rapidement. Après avoir repéré le nom d'Hermione sur le parchemin, il ralentit et relut le rapport.
Perp: Ronald Weasley
Accusations: introduction par effraction, voies de fait, agressions aggravées, tentative d'assujettissement
Acte d'accusation validé par le Wizengamot.
Notes: 2 équipes envoyées pour appréhender M. Weasley. Il est toujours en liberté.
Agent déclarant: Blaise Zabini
Perp: Inconnu
Accusations: utilisation de magie noire Fiendfyre ayant entraîné la mort de sept moldus, utilisation de la magie en vue des moldus
Enquête: en cours
Notes: L'équipe Alpha dirige l'enquête
Agent déclarant: Draco Malfoy
Notes supplémentaires:
Tous les agents doivent être à la recherche de Ronald Weasley. Il doit être considéré comme instable et peut-être dangereux.
Hermione Granger a été portée disparue à la suite du rapport déposé samedi contre M. Weasley.
Le département des Aurors équipe Harry Potter, Luna Lovegood et Théodore Nott gère le dossier de la disparition.
Draco émietta le papier dans sa main et le laissa tomber dans la poubelle. Il s'était déjà retourné et marchait vers les ascenseurs avant que les implications ne le frappent vraiment. Weasley était toujours dehors, et avec Hermione sur la liste des disparus, tous les Aurors du département la chercheraient. Au moins, il devait l'avertir de ces développements.
Il a eu le malheur de monter dans l'ascenseur avec Potter et Lovegood. Il se maudit pour ça en descendant dans l'atrium, mais ne put résister à un sourire narquois lorsqu'il dit à un Harry Potter très inconscient que Maya sa petite amie l'avait guéri. Un de ces jours, il établirait le lien entre Maya et Hermione, et quand cela arriverait, Draco espérait vraiment qu'il serait là pour le voir.
Il traversa la cheminée et retourna dans son salon, se dépoussiérant alors même qu'il montait les marches deux à la fois en se dirigeant vers le laboratoire à l'étage. Lorsqu'il atteignit le palier de l'escalier, il sentit un picotement à la base de sa colonne vertébrale. C'était un instinct qu'il avait développé au fil des ans qui lui avait dit qu'il était surveillé. Il leva rapidement les yeux et fut surpris de voir Hermione debout en haut des escaliers avec sa baguette pointée sur lui. Il se figea les mains en l'air devant lui.
"Draco! Tu m'as fait peur!" Elle lâcha un rire nerveux et baissa sa baguette. "Que fais-tu ici si tôt? Tu n'es même pas parti depuis une heure!"
Il prit une profonde inspiration, réalisant qu'il n'avait été qu'à quelques secondes d'être maudit.
"Il y a eu des développements importants. Je devais t'en parler."
Elle recula pour lui permettre de monter le reste de l'escalier et de se tenir à côté d'elle.
"Je n'aime pas le son de ça. Dois-je m'asseoir?" Elle haussa un sourcil et croisa ses bras sur sa poitrine. C'était un petit mouvement, mais qu'il a clairement interprété comme de la nervosité. Elle était assez intelligente pour réaliser que s'il se précipitait chez lui pour lui donner des informations, ça ne pouvait pas être bon.
Sa chambre était la plus proche de l'endroit où ils se tenaient, il était donc naturel qu'il l'y conduise. Ils s'assirent sur la petite causeuse qui était positionnée devant sa cheminée.
"L'acte d'accusation a été adopté. Lorsque les agents sont allés le chercher, il n'était pas là. Ils ne savent pas où il est."
Ses yeux s'écarquillèrent. Il était toujours là quelque part.
"Il y a plus. Un rapport de personne disparue a été déposé sur toi. Les Aurors te cherche officiellement."
Elle déglutit profondément. Ça semblait être quelque chose que Ron ferait. Toujours stratège, il utiliserait bien sûr le département des Aurors pour la débusquer.
"Ils ne te trouveront pas ici. Je te le promets." Draco plaça un doigt sous son menton et l'obligea à le regarder. "Ils ne le feront pas" Lui assura-t-il une fois de plus.
Elle se pencha vers lui et plaça sa tête sur son épaule tandis qu'il enroulait son bras autour d'elle et la rapprochait.
"Je dois aller à sainte Mungo et voir Blaise et ma mère. Je serai de retour dans environ une heure." Il détestait repartir, mais il avait vraiment besoin de voir son partenaire. Elle a compris. Il savait qu'elle le ferait.
"Emporte le journal avec toi? De cette façon, je pourrai te contacter si j'en ai besoin? Ou l'inverse." Sa voix était beaucoup plus forte qu'il ne s'y attendait. Lorsqu'il la regarda, il ne s'attendait pas à voir de grands yeux bruns remplis de tristesse le regarder.
"Je le ferai. Et je reviens tout de suite. Je te le promets." Il repoussa les boucles de son visage et l'embrassa doucement. Avant de pouvoir se persuader de rester, il se leva et s'éloigna.
Quelques instants plus tard, il marchait à nouveau dans les couloirs de St. Mungo. Il frappa deux fois à une porte non descriptive avant de l'ouvrir et de pénétrer à l'intérieur.
Blaise était allongé sur le lit, regardant par la fenêtre lorsque Draco entra et s'assit dans la chaise plutôt inconfortable à côté de lui.
"Je vois que tu as survécu." Il se pencha en arrière sur la chaise et croisa son pied sur son genou. Il ne l'a peut-être pas montré extérieurement, mais il était extrêmement soulagé de voir son ami et partenaire bien vivant. "Nous n'étions pas sûrs que tu t'en sorte."
"Je pourrais dire la même chose pour toi. Qui aurait pensé ça? Draco Malfoy bravant un bâtiment en feu par de la magie noire pour sauver es moldus. Blaise était également heureux de voir que son partenaire était sorti indemne du bâtiment, bien que ce fait soit facilement caché par le ton sarcastique de sa voix.
"C'est riche venant de Blaise Zabini, qui aurait pu facilement transplaner hors du chemin de la chute du bâtiment mais a risqué son propre cul pour sauver des enfants moldus."
Blaise sourit à son ami. Pour un étranger, il peut sembler que les deux se critiquaient. En réalité, c'était juste la façon dont ils communiquaient. Ça l'a toujours été.
"En parlant de ça, où est Wendy? Est-ce qu'elle va bien? Ils l'ont oubliée?"
"La fille? Pour autant que je sache, elle est toujours là. Lovegood a dit qu'elle voulait te voir hier soir. Je peux faire savoir au guérisseur de la faire venir si tu veux?"
Blaise hocha la tête et recommença à regarder par la fenêtre lorsque Draco sortit de la pièce. Quand il revint, Blaise continua de regarder par la fenêtre, mais parlait toujours au sorcier blond à côté de lui.
"Draco Malfoy bravant un bâtiments en flammes par de la magie noire pour sauver sa petite amie, maintenant celle-là, je le crois. Facilement même." Le sarcasme avait disparu de sa voix cette fois, et le silence qui tomba dans la pièce après ses mots était épais.
Draco rejoignit son ami en regardant par la fenêtre. Ils étaient au troisième étage de l'hôpital, donc tout ce qu'ils pouvaient vraiment voir à l'extérieur était un ciel gris et une brume légère qui tombait des nuages. Il réfléchit à la façon dont il pourrait répondre à la question non posée qui flottait dans l'air entre eux pendant un long moment avant de s'éclaircir la gorge.
"Je lui parle depuis des mois maintenant." Il pouvait sentir les yeux de Blaise se fixer pour le regarder, mais il ne se détourna pas de la fenêtre. "Je lui écris, en fait. De façon anonyme, là-dedans."
Il sortit le journal de la poche de son manteau et le tendit à son ami. Blaise le ramassa et feuilleta les pages. Elles étaient tous vides.
"Est-ce une farce?" Ses sourcils se rejoignirent et il regarda son partenaire avant de remettre le livre dans les mains de l'autre homme.
"Non, ce n'est pas une blague." Il ouvrit le journal et nota quelques mots, s'assurant que Blaise pouvait voir pendant qu'il écrivait.
"Blaise est réveillé. Il dit de te dire bonjour."
Zabini regarda avec étonnement les mots disparaître dans le parchemin. Ses yeux s'écarquillèrent de nouveau tandis que des mots différents apparaissaient dans un script différent.
"S'il te plait, dis-lui que je suis contente qu'il se porte bien. Et fier de se qu'il a fait."
"C'est brillant. Un vrai putain de génie." Il ramassa le livre et l'inspecta doucement. "Son travail, je suppose?"
"Bien sûr." Draco ne pu résister à un sourire fier quand il a reprit le journal. Oui sa fille était un "putain de génie". Puis il lui écrit à nouveau.
"Je le ferai. Je serai bientôt à la maison." Il referma le livre et le glissa à l'intérieur de sa cape.
"Elle ne savait pas que c'était à moi qu'elle parlait. Pas avant un peu plus tôt dans la journée. Si elle n'avait pas marché jusqu'à notre table la semaine dernière, je n'aurais probablement pas eu le culot de le lui dire." Il passa sa main dans ses cheveux et soupira profondément. Il savait qu'il ne lui en aurait jamais parlé, et il l'aurait regretté pour le reste de sa vie.
"J'ai appris à la connaître, la vraie elle, pas la façade qu'elle montre au public. Et elle est exceptionnelle, unique, encore plus que ce que je pensais. Il y a des choses que je sais à son sujet que personne d'autre ne connaît, et vice versa. La vérité est que je me soucie d'elle, profondément. Plus que je n'aurais jamais cru possible." Ses yeux fixèrent ceux de Blaise pendant un long moment, les brûlant, le suppliant de comprendre à quel point c'était important. "J'ai besoin de savoir si tu as un problème avec ça."
Blaise prit une profonde inspiration. Quoi qu'il s'attendait à entendre de son ami, ce n'était certainement pas ça. Il ne pouvait cependant pas nier la passion dans les yeux de Draco. Et après tout ce qu'ils avaient traversé, Draco méritait d'être heureux.
"Est-ce qu'elle sait ce que tu ressens?" Il n'a pas répondu exactement à la question, mais il y reviendra plus tard. Il avait d'abord besoin de réponses.
"Plus ou moins, je ne pense pas qu'elle mesure encore complètement la profondeur de mes sentiments. Il s'est passé beaucoup de choses ces deux derniers jours." Il ne pouvait pas s'empêcher de se rappeler ce que ça avait été de l'embrasser. Merlin et ce n'était qu'un baiser. Ce n'est pas ce qu'il a dit à Blaise. Au lieu de ça, il se lança dans un résumé soigné de l'endroit où ils se trouvaient sur l'affaire et de la façon dont le feu s'y intégrait, se terminant par le dossier de disparition sur Hermione et le fait que Weasley était toujours dehors en fuite.
Blaise siffla pour lui-même tandis que Draco terminait l'histoire. Avant qu'il n'ait eu la chance de répondre, cependant, la porte s'ouvrit et une jeune fille blonde passa la tête au coin. Les yeux de Blaise s'éclairèrent quand il la vit et son visage éclata en un grand sourire.
"Wendy! Ça va?"
Elle n'hésita pas à courir à travers la pièce et à se jeter dans les bras ouverts de l'homme qui lui avait sauvé la vie.
"Blaise! J'avais tellement peur que tu meurs aussi!" Elle s'accrochait à lui comme un homme en train de se noyer s'accrocherait à un radeau de sauvetage.
Draco regarda l'échange avec de grands yeux. Blaise Zabini, qui détestait les enfants, tenait cette petite fille moldue et lui disait qu'elle irait bien, que non il n'était pas mort, et que oui, la magie avait réparé ses jambes comme elle avait réparé les siennes. C'était très touchant.
Après un long moment, la fille se tourna et le regarda. Ses yeux s'écarquillèrent et elle sauta des bras de Blaise sur les genoux de Draco.
"Je te connais! C'est toi qui nous a conduits hors du bâtiment. William a dit que tu n'étais pas réel. Il a dit que tu ne pourrais pas respirer avec un bocal à poissons sur la tête. Comment es-tu sorti avant que le bâtiment tombe? Je t'ai surveillé mais tu n'es jamais sorti. "
"Wendy, c'est ça?" Il baissa les yeux sur la petite fille et aurait juré qu'il regardait une jeune Hermione. Ses cheveux étaient blond clair plutôt que bruns, mais ils étaient frisés partout. Ses yeux bleus étaient perçants, cependant, et elle attendait manifestement qu'il réponde à ses questions. "Oui, je t'ai conduit hors du bâtiment. J'ai pu utiliser la magie juste au moment où le bâtiment a commencé à tomber et une très bonne amie à moi a guéri mes blessures, tout comme les guérisseurs ici à St. Mungo ont guéri les tiennes."
"Mais la magie ne peut pas tout guérir." Ses yeux sont tombés et la prise qu'elle avait sur son ours en peluche s'est resserrée. "La magie n'a pas pu guérir William. Ou ma maman."
Draco et Blaise se regardèrent avec surprise. Aucun d'eux n'avait vu la liste des moldus morts, on leur avait seulement dit que sept d'entre eux avaient péri.
"Et ton père, Wendy? Il était là aussi?"
Elle secoua lentement la tête.
"Je n'ai plus de papa. Il nous a quittés il y a longtemps." Ses yeux se sont remplis de larmes qui ont lentement commencé à couler sur ses joues.
"Et tes grands-parents? Les vois-tu souvent? Ou des tantes et oncles?"
"Je n'ai pas d'autre famille. C'était juste moi, William et maman. Maintenant je suppose que c'est juste moi."
Blaise la tira vers le lit et enroula son bras autour d'elle de manière protectrice.
"Nous savons ce que tu ressens, Wendy. Je suis seule aussi, et la maman de Draco est très malade. Ne t'inquiète pas. Tu iras bien, et nous nous en assurerons. Ma maison est énorme, beaucoup trop grande pour que je puisse y vivre seul. Il y a beaucoup de place pour toi, si tu le souhaite? "
"Euh, mec, tu penses vraiment que c'est une bonne idée?" Draco s'éclaircit la gorge et se pencha en avant. "C'est une moldue."
Wendy gloussa en essuyant les larmes de ses yeux.
"Non. Blaise dit que je suis une sorcière et un jour je vais faire un bon Gryffondor, tout comme Mlle. Minney."
Draco se tourna vers Blaise pour confirmation.
"Retiens mes mots, Draco. Dans quelques année, elle aura sa lettre de Poudlard."
"Dans ce cas, tu auras besoin des papiers nécessaires pour adopter la fille." À ces mots, tous les trois levèrent les yeux pour voir le ministre de la Magie debout dans l'embrasure de la porte. "Je vais les faire envoyer tout de suite."
"Merci, monsieur le ministre." Blaise n'était pas censé se lever pendant encore vingt-quatre heures, alors il resta allongé sur le lit.
"M. Malfoy. J'espère que vous avez transmis mon message en toute sécurité?"
Draco se leva et offrit la chaise au ministre.
"Bien sûr. Si il a été lu ou non, je ne pourrais pas le dire." Hermione avait regardé le rouleau pendant longtemps avant de le glisser dans son sac de perles. Il était possible qu'elle n'attende que son départ avant de l'ouvrir.
"Bien, bien. J'ai une lecture légère pour vous, si vous êtes à la hauteur?" Il regarda attentivement Draco, remarquant la façon dont ses yeux se plissèrent et ses lèvres se pincèrent.
"Bien sûr, Monsieur le Ministre." Il était assez curieux pour accepter de lire tout ce que Kingsley voulait qu'il lise. L'homme n'a rien fait sans raison, alors il était sûr qu'il y aurait une bonne raison à ça.
Il sortit une fine brochure de sa robe et la tendit à Draco.
"La section trois est très éclairante, M. Malfoy. Maintenant, M. Zabini, c'est très bon de vous voir éveillé et en bonne santé. Vous pouvez tous les deux vous sentir libres de prendre le reste de la semaine." Il se leva et fit deux pas vers la porte avant de se retourner et de tendre la main à la jeune fille qui l'avait observé pendant sa visite, mais ne lui avait pas encore dit un mot. "Miss Wendy. C'était un plaisir de vous rencontrer. J'ai hâte de vous revoir."
Ses yeux s'écarquillèrent et un large sourire traversa son visage. Elle lui prit la main et la serra vigoureusement, puis il se détourna et s'en alla.
"Qui était-ce? Il avait l'air vraiment important."
"C'était le ministre de la Magie, Kingsley Shacklebolt."
Draco arrêta de les écouter tous les deux en ouvrant la brochure que le Ministre lui avait donnée. Ses yeux s'écarquillèrent en lisant le titre et en réalisant ce qu'il regardait.
Procédures d'utilisation normalisées pour les Aurors, Section 3 - Personnes disparues
Il parcourut rapidement les procédures avant de fermer la brochure et de la cacher dans sa cape.
"Je dois y aller, mec. Je te verrai plus tard, ok?" Il n'attendit pas de réponse avant de quitter la pièce et d'entrer dans la cheminée la plus proche qu'il put trouver.
Hermione avait finalement réussi à mettre ses dossiers dans un semblant d'ordre. Celui qui les avait emballés n'avait rien arrangé correctement. Après avoir tout réglé, elle s'assit et recommença à lire ses notes. Peut-être qu'elle avait raté quelque chose. Peut-être que son ingrédient illusoire n'était pas nécessaire après tout.
Elle a commencé par écrire les ingrédients qu'elle avait déjà, chacun sur un morceau de parchemin séparé. Puis, pour chaque ingrédient, elle a dressé une liste d'autres ingrédients qui avaient les mêmes propriétés. Peut-être qu'elle pourrait trouver une combinaison différente d'ingrédients pour sa formule finale qui fonctionnerait sans avoir besoin du seul article qui semblait ne pas exister du tout.
Elle travaillait avec acharnement sur ses listes lorsque Draco rentra chez lui. En fait, elle était tellement concentrée qu'elle n'a pas entendu l'alarme de cheminée qu'elle avait mise en place. Elle ne l'a pas entendu monter les escaliers et elle ne l'a certainement pas entendu entrer dans le laboratoire.
Il s'arrêta juste à l'intérieur de la porte et la regarda. Elle était concentrée sur les papiers déposés devant elle. Sa plume grattait rapidement sur le parchemin. Ses cheveux étaient repoussés sur son épaule et ses dents s'enfonçaient dans sa lèvre inférieure alors qu'elle se concentrait sur son travail.
Il avait toujours aimé la regarder plongée dans son travail. Alors que le moment s'étirait, il savait qu'il devrait bientôt dire quelque chose. Sinon, elle pourrait lever les yeux et l'attraper en train de la regarder.
"As-tu trouvé quelque chose?" Demanda-t-il en se rapprochant de sa table, la faisant sursauter. Elle sauta en arrière sur sa chaise. Sa main vola pour couvrir son cœur et un petit cri emplit l'air.
"Bon sang, Draco! Ne me fais pas peur comme ça!" Elle le regarda. "Tu risque de recevoir un sort la prochaine fois!"
"Je pensais que tu avais déclenché une alarme pour que tu m'entendes passer par la cheminée?" Il lui fit un sourire narquois, sans aucune excuse. Il s'approcha pour se tenir derrière elle et jeta un coup d'œil aux papiers posés devant elle. "Alors, tu as trouvé quelque chose?" Demanda-t-il encore.
"Non. J'essaie juste une nouvelle approche." Son attention revint à la liste sur laquelle elle avait travaillé, mais elle le regarda du coin de l'œil alors qu'il s'asseyait sur la chaise à côté de la sienne et prenait le parchemin le plus proche.
"Alors, comment va Blaise? Vraiment?"
"Complètement fou." Il roula des yeux et ramassa une plume. "Il a décidé d'adopter la fille qu'il pour qui il a failli mourir en essayant de la sauver."
Il a commencé à énumérer soigneusement les ingrédients qui pourraient remplacer l'algue lunaire. Hermione le vit écrire et se sourit. Elle ne lui avait pas demandé d'aide, mais il était prêt à l'aider de toute façon. Plus tard, elle se rendait compte que personne d'autre ne l'avait jamais fait pour elle. Elle était toujours celle qui devait aider tout le monde. C'était elle qui devait avoir toutes les réponses.
"C'est très gentil de la part de Blaise, mais je pensais que la fille qu'il avait sauvée était une moldue?"
"Il semble penser qu'elle est une sorcière, née de moldus." Il haussa les épaules et se concentra sur la liste sur laquelle il travaillait. Il ne remarqua pas quand Hermione se raidit sur son siège à côté de lui.
"Wendy?" Demanda-t-elle doucement. "Sa maman est morte dans l'incendie?"
Il a arrêté d'écrire et l'a regardée. Il pouvait sentir sa tristesse et sa culpabilité. Évidemment un Gryffondor se sentirait coupable de quelque chose comme ça.
Elle n'avait même pas été là!
"Et son frère." Il ne lui a pas offert de réconfort. Elle savait déjà que des moldus étaient morts dans l'incendie et l'effondrement ultérieur du bâtiment. Se sentir coupable ne leur rendrait pas leur vie. Elle n'aurait rien pu faire pour les sauver, et elle ne pouvait certainement plus rien y faire maintenant.
Elle s'éclaircit la gorge et repoussa ses cheveux derrière ses oreilles.
"Elle n'est pas née de moldus." Sa voix était calme et elle ne le regarda pas. Au lieu de cela, elle est restée concentrée sur sa liste, écrivant un autre substitut au sang de dragon. "Son père était un sorcier né de moldus. D'après ce que j'ai pu comprendre, il a disparu et est probablement mort pendant la guerre. Son frère était en réalité son demi frère."
Draco la regarda pendant un long moment. Elle semblait avoir repoussé la culpabilité. Il savait qu'elle était toujours là, enterré au fond quelque part, mais pour l'instant elle l'ignorait plutôt bien. Il réfléchit un instant aux informations qu'elle lui avait données, puis il retourna à la liste devant lui. La prochaine fois que l'un d'eux s'arrêta, c'était près d'une heure plus tard, quand l'horloge sonna à deux heures.
"Tu ne devrais pas être au travail?" Demanda Hermione alors qu'ils étiraient tous les deux leurs muscles du dos.
"Je le suis. Au travail, en fait. Ma mission pour le reste de la semaine est de m'assurer que les Aurors, à savoir ton ex et son meilleur ami, ne te trouvent pas." Il se leva de la table et lui tendit la main. "Ça me rappelle, j'ai besoin de ta baguette."
Elle s'éloigna rapidement de lui. Elle était prête à prendre sa main tendue, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'il n'avait pas proposé de l'aider à se lever de sa chaise. Au lieu de ça, il voulait lui enlever sa source d'énergie, sa source de protection.
"Quoi? Pourquoi?" Elle sortit rapidement la baguette de son étui. Il était surpris qu'elle ne le vise pas, mais elle le tenait fermement.
"Détends-toi, Maya. La première chose que Potter fera sera de tracer ta baguette. Nous la mettrons dans un endroit sûr, afin que tu puisses la récupérer en cas d'urgence, comme ça tu ne seras pas tenté de l'utiliser autrement."
Elle se mordit la lèvre en réfléchissant à ce qu'il avait dit. Elle savait que les Aurors seraient capables de retrouver sa baguette, c'est pourquoi elle avait déjà limité la quantité de magie qu'elle utilisait. Il y avait cependant des petites choses auxquelles elle s'était habituée à utiliser la magie pour l'accomplir, comme sécher ses cheveux ou réchauffer son thé. À contrecœur, elle relâcha sa prise sur sa baguette et la tendit à Draco.
Il lui sourit, l'un des sourires les plus brillants qu'elle ait jamais vus. Ils savaient tous les deux qu'elle avait fait plus que simplement remettre sa baguette. Elle lui avait totalement et irrévocablement accordé sa confiance, non pas en paroles, mais en action.
Pour Hermione Granger, une maniaque du contrôle auto-admise, de renoncer volontairement à sa plus grande source de pouvoir, et de lui céder de son plein gré. Non, il ne pouvait pas arrêter le sourire qui se répandait sur son visage s'il avait essayé.
Son sourire était contagieux. Elle lui rendit son sourire et rit pour briser la tension dans la pièce.
"Allez Malfoy. Je ne sais pas pour toi, mais je meurs de faim." Il lui a fallu pas mal d'efforts pour s'éloigner de lui. Elle savait que si elle ne s'était pas éloignée, elle l'aurait certainement embrassé.
Et si elle l'avait embrassé à ce moment-là, elle n'aurait probablement jamais cessé de l'embrasser.
