Chapitre 20
Vu le monde qui squatte la bibliothèque en cette fin de mercredi, je crois que la majorité des cinquièmes et septièmes années ont fini par comprendre que leurs examens n'allaient pas se réviser tout seul. Il y a tellement d'étudiants que je n'arrive pas à trouver une table de libre où m'installer pour commencer mes devoirs de la semaine. La galère ! Et je ne peux pas retourner dans ma salle commune puisque je l'ai quitté à cause des plus jeunes de ma maison qui ne peuvent s'empêcher de faire un boucan de tous les diables. J'aurais bien réglé ce problème moi-même à coup de sort de mutisme mais, une fois n'est pas coutume, un enquiquineur de préfet squattait au coin du feu.
De retour à l'entrée de la bibliothèque, je me demande si ça vaut le coup que je refasse le tour de la salle, histoire de voir si quelqu'un n'aurait pas libéré une place pendant le quart d'heure que j'ai passé à parcourir le lieu en long et en large. Pas que mon devoir de métamorphose soit à rendre de toute urgence, mais je me connais : plus je retarde, moins j'en fais.
Avec un soupir, je prends finalement la décision de chercher à nouveau une chaise vide en me promettant de m'installer à une table bourrée d'inconnus s'il le faut. Au bout de quelques minutes de fouille, je finis par tomber sur James et Logan, cachés dans un recoin simplement éclairé par un feu magique enfermé dans un vieux bocal à bonbon. Ils sont tellement concentrés sur leur travail qu'ils ne m'entendent même pas approcher. Je les surprends donc quand je dépose mon sac sur la table avec très peu de délicatesse. Tous les deux sursautent d'un même mouvement, avant de me lancer, pour l'un, un regard assassin, et l'autre, un regard surpris.
- Vous laisseriez une pauvre âme en détresse se joindre à vous ?
Un bruit sourd empêche les garçons de me répondre immédiatement. L'orage dont parlait Scorpius un peu plus tôt et qui l'a obligé à annuler notre entraînement de Quidditch est finalement arrivé.
- Je t'en prie installe-toi, m'invite finalement James en tirant en arrière la chaise qui se trouve près de lui.
Sans autre forme de cérémonie, je me laisse tomber sur la chaise et commence à déballer mes affaires. Les deux Gryffondor ont déjà replongés dans leurs bouquins. D'un coup d'œil, je constate que James potasse lui aussi la métamorphose et qu'il est même accompagné d'un des bouquins conseillé par mon professeur. Même pas besoin de perdre mon temps dans les rayonnages à la recherche d'un manuel bien trop souvent rangé là où il ne devrait pas.
Je tire le bouquin par la couverture pour le placer juste entre moi et mon tout nouvel ami, occasionnant un regard surpris de sa part dans ma direction. En réponse, je me contente d'un grand sourire avant de fermer le bouquin pour lire l'introduction. Le sourire que James commençait à esquisser, sans doute en réponse au mien, s'efface à la vitesse de la lumière.
- Hey ! s'insurge-t-il à haute voix en tentant de récupérer son bouquin.
Je résiste fermement.
- Je dois juste lire l'intro, j'en ai pas pour long ! me justifie-je à mi-voix.
- Tu rigoles ou quoi ? s'exclame-t-il à mi voix cette fois-ci, en voyant le regard courroucé que lui lance Logan par dessus la table. Elle fait près de six pages ton intro ! Je ne vais pas attendre que tu ais fini !
Je me contente de hausser des épaules pour toutes réponses, alors que nous continuons à tirer sur le livre, chacun de notre côté. Vu qu'il a une année d'étude de plus que moi, j'estime qu'il aurait dû avoir étudier ce bouquin depuis bien longtemps. Il n'avait qu'à faire ses devoirs en temps et en heure !
Soudain, un bruit de déchirure éclate dans le silence relatif de la bibliothèque. James et moi échangeons un regard horrifié avant de poser nos yeux sur la tranche du livre qui se sépare de la couverture sur un bon quart de sa longueur. Mon cœur rate un ou deux battements en voyant le résultat de nos chamailleries. Mme Pince va nous mijoter aux petits oignons dans très peu de temps. Parce que, non contente d'avoir les yeux du lynx, elle est aussi doté d'une ouïe à toute épreuve. Elle est certainement déjà en train de nous foncer dessus aussi vite que le sacro-saint silence de sa bibliothèque le lui permette.
- Vous êtes dans la merde !
Logan pouffe et nous regarde sans une once de pitié. J'irais même jusqu'à dire qu'il se régale à l'avance d'un spectacle qui ne va plus tarder à avoir lieu.
- Qu'est-ce qu'on fait ? chuchote James à toute vitesse en récupérant le bouquin dont il tente de réparer la tranche avec la seule force de son esprit.
- T'es débile ou quoi ? m'exclame-je en retour. T'es un sorcier ! Utilise le reparo ! Grouille !
James tire son sac jusqu'à lui et y plonge la main pour récupérer sa baguette.
- Trop tard, marmonne Logan en jetant un regard dans mon dos. Bonne chance !
Sur ces mots, le couard ramasse ses affaires à la va vite et détale comme un lapin. Je sens déjà le souffle de Mme Pince dans ma nuque. Je ferme les yeux et expire doucement, priant en silence pour la seule et unique fois de ma courte existence.
Une main aux doigts très fins se faufile entre James et moi pour récupérer la victime de notre dispute. La sentence approche.
- Vous deux ! Debout. Suivez-moi. Et en silence !
Je n'ose même pas échanger un regard avec James, de peur qu'elle prenne ça pour une déclaration de guerre. Je me contente de ramasser prestement et le plus silencieusement possible plumes et parchemins qui n'auront guère servis, et d'obéir à Mme Pince. A côté de moi, le Gryffondor fait de même. Nous la suivons dans le dédale des rayonnages jusqu'à atteindre son bureau, un antre dans lequel même les plus téméraires des rouge et or refusent obstinément de foutre les pieds quelle qu'en soit la raison. Je vous laisse imaginer le degré de traumatisme qu'elle a infligé à toutes les précédentes générations d'élèves ! Même moi, malgré mes nombreuses retenues en sa présence, je n'ai jamais eu l'occasion d'y entrer.
Derrière la porte, je découvre un petit espace où rentrent difficilement un lourd bureau en chêne, une chaise à l'allure peu confortable et des tonnes de bouquins empilés les uns sur les autres. Seul une petite fenêtre en ogive donnant sur le parc apporte une touche de souffle frais dans cette atmosphère oppressante.
A ma gauche, j'entends James déglutir difficilement. Ah bah, il a fier allure le Gryffondor sans peur et sans reproche !
Mme Pince se laisse tomber sur sa chaise avec colère avant de nous dévisager à tour de rôle, le livre abîmé posé sur son bureau, qu'elle cajole d'une main douce. Nous nous tenons debout face à elle. Je me retiens de me dandiner dans tous les sens. Hors de question de lui montrer à quel point elle me fout les foies !
Mme Pince lâche soudain un profond soupir, sort sa baguette de la poche de sa robe et répare notre méfait d'un mouvement à la fois gracieux et silencieux. Puis, sans autre forme de procès, elle congédie James d'un signe de la main. N'en croyant pas sa chance, ce dernier s'empresse d'obtempérer, non sans me jeter un dernier regard interrogateur avant de passer la porte. Lui aussi doit se demander pourquoi il est le seul à être épargné dans cette histoire.
- Miss Brown, écoutez moi bien.
Au son de la voix sèche de Mme Pince, je me raidis et me remets face au bureau, serrant mon sac entre mes mains. Je suis toute ouïe. En même temps, ce n'est pas comme si j'avais franchement le choix.
- Je laisse couler pour cette fois, reprend-t-elle en me scrutant par dessus ses lunettes rectangulaires. C'est une exception, au vu de votre excellent travail lors de vos retenues. N'espérez pas que ça se reproduise.
J'acquiesce d'un signe de tête, les yeux ronds. J'aurais jamais cru que mes dizaines d'heures de retenues passées dans cette bibliothèque poussiéreuse aurait pu me servir de cette manière un jour !
- Maintenant, disparaissez de ma vue ! Et ayez un peu plus de respect pour les témoins de notre grande Histoire à l'avenir.
- Merci madame.
Je lâche ces deux mots dans un souffle halluciné avant de prendre la direction de la sortie. Je ne m'attarde pas à la bibliothèque et passe dans le couloir glacial où je constate que James fait les cent pas. Il cesse son va-et-vient aussitôt qu'il me voit.
- T'es encore en vie ? hallucine-t-il. Je dois t'avouer que j'étais en train de me demander si je ne devais pas aller chercher Adrians pour sauver tes fesses !
Quelle idée de génie d'aller quérir mon directeur de maison dans ce cas-là ! S'il avait voulu signer mon arrêt de mort plus vite, il ne s'y serait pas mieux pris !
Je redresse la bretelle de mon sac sur mon épaule tout en secouant la tête d'un air affligé. James comprend le sous-entendu et grimace.
- Ouais, bon d'accord. Ce n'était pas l'idée du siècle, je te l'accorde. Mais j'ai eu moins de deux minutes pour y réfléchir aussi !
Je roule des yeux.
- Laisse tomber. Je m'en sors très bien toute seule comme tu peux le constater.
Sur ces mots, je me remets en marche, James à mes côtés. Je prends la direction de ma maison, mais je ne suis pas sûre que ce soit aussi son cas. De souvenir, la tour des Gryffondor se trouve de l'autre côté. Mais bon, il fait ce qu'il veut.
- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?
- Tu peux remercier mes formidables états de service lors de mes retenues. Ils viennent de sauver nos fesses.
- Sérieux ? Je n'aurais jamais cru que ce genre de choses pouvait arriver avec la vieille Pince.
Bah, on est deux. Comme quoi, toutes les surprises ne sont pas bonnes à jeter.
Un silence s'installe ensuite entre nous, pendant lequel l'orage a le temps de gronder et d'illuminer le couloir trois fois de suite. Puis, je lui demande :
- Tu vas où comme ça ? Ce n'est pas le chemin de ta tour.
- Aux cuisines. J'ai une fringale.
Je sourcille. Je ne pensais pas qu'on pouvait s'inviter comme ça dans les cuisine de Poudlard. Personne ne lui dit jamais rien quand il se pointe ?
Je passe une main sur mon ventre, consciente du creux qui s'y installe au fil des jours. Depuis que Lucretia a mis fin à sa relation avec Wilkes et que ce dernier me croit seule responsable de son malheur, mes repas à la Grande Salle se déroulent dans un stress omniprésent. Cet abruti se débrouille à chaque fois pour se glisser à côté de moi à table. Craignant qu'il ne profite de ce rapprochement pour verser je ne sais quel potion vicelarde dans mon verre, je m'empresse de déguerpir dès qu'il pose ses fesses sur le banc. Du coup, je n'ai pas vraiment eu le temps de faire un repas correct durant les dernière quarante-huit heures.
Toutes à mes pensées, je constate avec un léger temps de retard qu'on vient de passer devant l'embranchement qui sépare ma route de celle de James. Il me glisse une œillade surprise et me demande :
- Tu viens avec moi ?
Puisque c'est si gentiment proposé . . .
- Ouais, moi aussi j'ai faim.
Inutile d'entrer dans les détails.
Je vois un drôle de sourire s'étirer sur son visage mais il tourne la tête avant que j'ai pu comprendre ce qu'il signifiait. Bizarre.
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Devant moi, tartes, clafoutis, puddings, cupcakes, scones, et fruits en tout genre font leur apparition. Viennent s'y ajouter, café, thé, chocolat chaud, lait et jus de fruit. Sans que je n'ai rien à demander de particulier en plus. Il a suffit de quelques mots de la part de James pour que les étranges petites créatures se mettent en chasse de tout ce qu'elles pouvaient me servir. Autant de serviabilité, c'est à vous coller des frissons.
- Alors c'est ça, des elfes de maison.
De forme humanoïde, les elfes ont des yeux globuleux et de grande oreilles greffés sur une tête disproportionnée par rapport à leur corps. Ils sont affreux. Mais gentils. Peut-être un peu trop d'ailleurs.
Par dessus la table envahit de nourriture à l'air plus exquise que jamais, je demande à James :
- Je rêve où le rose avec une taie d'oreiller à imprimé léopard en guise de vêtement se ramène avec un gigot et une poêlée de légume ?
A peine ai-je prononcé ces quelques mots qu'une dizaine d'elfes sautent sur leur malheureux congénère et le force à remettre le plat qu'il tient tant bien que mal à bout de bras, à sa place légitime.
- Toutes nos excuses, monsieur, miss, Djinn est nouveau parmi les elfes de maison de Poudlard, il ne connaît pas encore toutes nos habitudes, fait un autre elfe en prenant bien soin de faire trois courbettes d'affilée, si basses, que j'en crains qu'il se pète une lombaire.
- Ce n'est pas grave, le rassure aussitôt James avec un sourire affable. Et il y a largement ce qu'il faut sur la table, vous pouvez retourner préparer le dîner sans vous soucier de nous. Merci encore !
Je crois que l'elfe rougit, avant de nous tourner le dos et de rejoindre ses collègues. Je le suis du regard et reste quelques instants à admirer le spectacle de ses petites créatures qui font léviter casserole et poêles en un ballet de couleurs et de saveurs envoûtant.
- Tu ne manges pas ? s'étonne James, ramenant mon attention sur sa personne. Ils vont se vexer si tu tapes pas un peu dans ce qu'ils t'ont préparé.
Je pioche un cupcake surmonté d'une montagne de crème bleue et de petits diamants en sucre dans lequel je croque. Un délice. Faudra que je pense à venir prendre plus souvent une collation de seize heure dans la Grande Salle. C'est un crime de laisser de tels saveurs aux autres.
- Je ne pensais pas qu'on serait si bien accueilli honnêtement. Et puis, je m'attendais à trouver des sorciers, en vrai.
James sourit après avoir donné un coup de dent à sa part de tarte à la mélasse.
- Peu de gens savent comment accéder à la cuisine, tu sais. Je crois même qu'il n'y a que ma famille qui le sache. Et le personnel de Poudlard, bien entendu.
- Je me demande qui, dans ta famille, a bien pu avoir l'idée d'aller chatouiller des fruits peints sur une toile. A choisir, je parierais sur un de tes oncles, ceux qui tiennent la boutique de farce et attrape.
- Bingo ! C'était oncle Georges, qui ensuite l'a dit à mon père, oncle Ron et tante Hermione. C'est depuis cette époque d'ailleurs, que ma tante se bat pour les droits des elfes de maison. Je te dis pas le débat que ça a été quand papa a fini par en engager un. J'ai bien cru que tante Hermione allait lui dévisser la tête !
James poursuit son histoire en m'expliquant que son père n'avait engagé un elfe de maison que parce que sa femme et lui n'en pouvaient plus de voir défiler inlassablement toutes ces créatures à leur porte, toutes plus désireuses les unes que les autres de se mettre au service du « plus grand Héros de tous les temps ». L'explication avait calmé sa tante, d'autant plus que leur choix s'était porté sur Winky, une elfe que son père connaissait déjà du temps de son passage à Poudlard et qu'il avait fallu difficilement défaire de son goût un peu trop prononcé pour la bièraubeurre.
Tout en écoutant le récit de James, je m'empiffre aussi vite que je peux de tout ce qu'il se trouve à ma portée. Qui sait quand je pourrais de nouveau avoir accès à un repas digne de ce nom. Je ne suis pas sûre que Wilkes me lassera tranquille de si tôt.
Un blanc passe, le temps que je me rende compte que James a fini de parler et qu'il me regarde me goinfrer avec inquiétude.
- Euh . . . t'es sûre que ça va ? Tu n'as pas mangé depuis combien de temps au juste ?
- T'occupes, fais-je avec un geste de la main, comme si je chassais une mouche invisible. Je trouverais bien une solution au problème Wilkes à un moment ou un autre.
- Barry Wilkes ? C'est quoi cette histoire ? Quel est le rapport avec le fait que tu manges comme si c'était le dernier jour de ta vie ? demande le Gryffondor avec de plus en plus d'effarement.
Je ne prends même pas la peine de répondre à sa question. Ce n'est pas comme si ça le regardait de toute façon.
- Ce ne sont pas tes affaires, je te dis. Mais tant qu'on est entre nous, il faut que je te parle d'un truc.
J'attrape une serviette pour essuyer la moustache que le chocolat chaud a dû laisser autour de ma bouche. Avant que j'ai pu l'utiliser, James se penche sur moi et enlève l'excédent de boisson avec son pouce. Puis, il se rassoit comme si de rien n'était.
- On t'a déjà dit que tu mangeais comme un petit cochon ? C'est mignon.
Là, je bug. Sévère. Même mon cœur est tellement surpris qu'il ne sait plus comment il est censé battre et papillonne dans tous les sens. Il me faut un temps pour tout remettre en ordre et décider de passer l'éponge sur ce qu'il vient de se dérouler. Vu que James vient de retourner à sa collation sans s'émouvoir outre mesure, j'imagine qu'il doit faire ça avec tout le monde.
Je me sers quand même de ma serviette, plus pour effacer le souvenir de son geste que par réel besoin, puis la repose sur la table.
- Tu te souviens que tu as encore une dette envers moi, n'est-ce pas ?
James repose sa tasse de thé et me lance une œillade circonspecte.
- Oui. Pourquoi ? Tu veux déjà l'utiliser ?
Je veux, je veux, c'est vite dit. J'aurais préféré la garder encore un temps, histoire de m'en servir au moment le plus opportun, mais bon . . . Mon amie en a besoin.
- Tu as dû remarquer que Lucretia était bizarre ces derniers jours, non ?
- Si tu veux parler de l'étonnante et soudaine amabilité de Nott envers ma personne, plutôt ouais, répond James en sourcillant. C'est quoi le rapport ?
- Le rapport, c'est que j'utilise ma dette pour te demander de sortir avec elle.
James s'étouffe avec sa gorgée de thé et renverse le reste de sa tasse sur lui. Je tente de retenir le sourire qui me monte aux lèvres, mais comme j'ai fait exprès d'attendre ce moment pour lui faire part de ma demande et de pouvoir admirer ce spectacle, j'ai bien du mal.
- Et en plus, ta blague te fait rire, râle le Gryffondor en tentant d'essuyer avec sa serviette le liquide qui tâche son uniforme.
- Admets que ta réaction était plutôt drôle. Je pensais que ça n'arrivait que dans les romans ce genre de situation.
James me regarde avec incertitude, avant d'esquisser à sourire à son tour.
- Par contre, je n'ai jamais dit que c'était une blague.
Qu'il perd instantanément. Il pose sa serviette sur la table et s'y accoude avant de planter son regard droit dans le mien.
- Bon, explique-toi clairement maintenant, parce que là, je suis paumé. Pourquoi est-ce que tu veux me voir sortir avec ta meilleure pote au juste ?
A la base, j'espérais obliger James à faire ce que je voulais simplement en utilisant le mot dette, mais j'avais un peu oublié que notre relation n'était plus la même qu'il y a quelques semaines. Du coup, je sens bien que la pilule ne passera pas aussi facilement que je le voudrais et qu'il va falloir que je lui expliques tout.
Résignée, j'attrape ma tasse de chocolat chaud et commence mon récit. Je sens que ce n'est pas gagné cette histoire.
