Hello people ! Il est l'heure du dix-neuvième chocolat !
Merci à Loir et à cœur de lune pour leurs reviews !
Bonne lecture !
La maison de Baba
19 décembre
« Tu survis ? »
Demyx entre dans la chambre et Vanitas est sur le lit. Il ne fait rien, ça lui arrive souvent. On dit qu'il est flemmard. Il dit qu'il a besoin de se poser. Demyx le rejoint, attrape sa guitare laissée juste à côté, pour ça, pour qu'il puisse jouer assis en tailleur pendant que Vanitas ne fait rien, pour qu'ainsi ils puissent juste presque se toucher, se toucher sans se déranger. Demyx a eu du mal avec la distance, Vanitas a eu du mal avec la proximité. Là, ils sont bien, mais ce n'est pas toujours le cas. Vanitas trouve ça un peu terrifiant, parfois. Ça fait plus d'un an qu'ils sont officiellement ensemble et ils en sont encore à chercher.
« Ça va. Axel veut pas trop me lâcher mais eh, c'est que t'es un peu son protégé.
— Il peut se la foutre au cul, sa protection.
— Dis pas ça.
— J'en ai marre que tout l' monde se mêle de c' qui les regarde pas.
— Il s'est passé un truc ?
— Ça, par exemple, ça te regarde pas. »
Demyx secoue la tête en riant. Vanitas songe que même si c'est un trait qui l'énerve, ça doit encore faire partie des choses qu'il aime, au fond, ceux qui sourient quand ça ne va pas.
« Pardon, pardon. J'essayais juste de savoir pourquoi l'homme que j'aime broyait du noir, je le referai plus.
— Voilà.
— T'es pas sérieux ? »
Vanitas hausse les épaules. Demyx s'éloigne un peu et il se demande s'il ne l'a pas vraiment un peu blessé, cette fois. Il n'a pas l'air de bien vouloir rire.
« Quoi ?
— Rien. »
Demyx ne stoppe jamais une conversation. S'il peut parler, il parle, il parle, c'en est épuisant comme il parle alors s'il essaie de conclure comme ça, ça cloche forcément.
« Ben dis.
— Je te dis rien. »
Vanitas se redresse. Regarde l'homme qu'il aime. Demyx a un visage qui ressemble à une moue boudeuse, mais en plus sincère. Il ne fait pas semblant. Ça lui arrive souvent, à Demyx, de bouder, peut-être moins souvent qu'à Vanitas mais tout de même. À ce point c'est rare.
« Je vois que y a un truc. C'est rapport à ce que dit Axel ?
— Quoi ? Non, rien à voir, tu n'y es pas du tout.
— Donc y a bien un truc. C'est quoi ?
— C'est … Tu pourrais pas … ?
— Pas quoi ?
— Pas … »
Demyx marque un long temps. Il gratte sur sa guitare. Ça sent mauvais. Ça sent comme s'il n'allait jamais finir sa phrase mais la garder ainsi, frustrée à l'intérieur de lui-même.
« Demyx ? »
Le plus âgé rejette la tête en arrière. Il demande de l'aide au plafond, mais le plafond peut pas l'aider, il fait juste son travail de plafond de lui cacher le ciel et de le protéger du soleil et du vent et des gens au-dessus.
« Depuis qu'on est là, tu me repousses. Je crois que tu ne t'en rends même pas compte, et en fait c'est assez vexant.
— Je te repousse pas.
— En fait non, c'est carrément blessant.
— Mais je te repousse pas du tout !
— Ben, si ? Tu me regardes à peine, tu me touches encore moins et quand j'essaie de parler tu m'envoies chier.
— Mais de quoi tu parles ? Tu le sais que je suis pas tactile, c'est juste … juste moi, et je croyais que ça te dérangeait pas. Mais si je te fais chier, hein, je vais pas être pas moi-même pour ton bon plaisir.
— Si tu crois que j'ai pas passé assez de temps avec toi pour faire la différence entre maintenant et quand on est à la maison, tu te goures.
— Je suis pas différent. Tu rêves.
— Si tu le dis. »
Demyx se lève. Il aurait bien besoin de parler à Axel, en fait. D'un café et peut-être de pleurer. Et d'une cigarette, mais il ne veut pas la fumer ici. Une promenade avec Vérole, ça serait une bonne idée.
« Mais c'est plus un cauchemar qu'un rêve, en fait. »
Il entend vaguement que Vanitas le retient, mais il y va. Il s'en veut un peu, il se demande si c'est lui, lui qui fait l'enfant, parce qu'il n'a jamais été assez mature pour sortir avec quelqu'un de son âge. Est-ce que même par rapport à Vanitas, il est un petit immature ? Est-ce que c'est lui qui rêve, vraiment ?
.
.
J'avais besoin d'une scène juste eux deux. J'ai pas choisi que ce soit une dispute, OK ?
Plus que quelques jours, bientôt la famille au complet (?) !
À demain !
