Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenu pour l'ouverture de cette dix-septième case de ce calendrier de l'avent !

Je lance une annonce ! à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !

Au programme de ce soir : un miroir (encore un oui), une conversation à cœur ouvert, de la puissance, et un jasper aux petits soins ! alors, je vous ai donner envie ?

Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)

Laurie : oh mon dieu que ça fait plaisir de t'appeler par ton prénom ! 17 jours que j'attend pour pouvoir dire « salut Laurie ! »et merci lol
Oula la ! dis donc, ce chapitre t'as vraiment plus à ce que je vois ! mais ça me fait très plaisir ! je suis heureuse que mon cerveau et ce qui se passe dedans te plaise à ce point lol, mais c'est un calendrier de l'avent, alors bon lol
Je te souhaite un très bon chapitre, et j'espère que lui aussi te plaira,
bisou
Mya

aurelie355 : bonjour Aurèlie, nouvelle sur cette fic ? cette fic est un calendrier de l'avent, donc oui lol, il y aura une suite, ou, plutôt 8 chapitres encore, dont le dernier sera un épilogue ! je publie chaque jour à 17h ou 18h quand j'ai un petit imprévu, mais toujours avant 19h !
je te souhaite un bon chapitre,
bisou
Mya

Elo1095 : ahah ! et bah dis donc ! ça c'est de la réaction enthousiaste dis-moi ! pour Bella a ça va bientôt venir, ne t'en fais pas !
ce petit moment mêlé a vraiment été un de ces moments tout doux et tout simple à écrire, et j'avais envie de ça, un peu, pour mon anniversaire : de la douceur ! mais aujourd'hui, c'est fini ! ahah
je te souhaite un bon chapitre, et j'espère vraiment que tu vas aimer,
bisou
Mya

Ninidezil : hey Nini ! et oui, il était temps, non ? mais c'était agréable d'avoir un petit moment comme ça je trouvais…
rose, Chelsea, je n'arrête pas de le dire lol, c'est le même combat mdr, mais j'ai adorer « créer » chacun de ces deux personnages
ah pour savoir comment le dire à Bella, tu vas devoir attendre encore un tout petit peu ! en même temps, cette fic se termine dans 8 jours donc bon…
MERCI ! j'avais un doute quand au fait que les gens lisaient les avant et après propos, mais je sais que toi oui lol, alors merci ma belle !
1 an ! et bah dis donc ! ça passe vite non ? moi la mienne a fêter ses 2 ans le mois dernier, et je n'ai pas vu le temps passer…
ce ne sont pas forcément les soins auxquels tu penses, mais je te promet que tu n'auras pas ça comme « médicaments » si tu vas chez le médecin mdr
je te souhaite un très bon chapitre,
à demain
bisou
Mya

Delphine : hello Delphine ! comment vas-tu aujourd'hui ? merci pour ta reviews, elle m'a fait plaisir ! je trouve aussi jasper trop mignon lol
je te souhaite un très bon chapitre,
bisou
Mya


*** bonne lecture***


Chapitre 17

jeudi 23 décembre

POV Bella

Se réveiller avec l'impression d'avoir la gueule de bois, tout en étant sûre de n'avoir toucher à aucune goutte d'alcool ? Fait. Avoir l'impression d'avoir un hérisson dans la gorge, à cause du froid de la nuit précédente ? Fait. Se retrouver toute seule dans son lit ? Fait.

Ma première pensée, en me réveillant ce matin-là, à deux jours du réveillon de Noël tant attendu par la famille Hall ; c'est que, mine de rien, en faisant cela tous les jours, depuis une semaine, je me suis habituée, à avoir quelqu'un, à mes côtés, le matin, à mon réveil.

Le plus étonnant, en soit, est sûrement la note de déception que je ressens, en me rendant compte que, pour la première fois, dans la même période, je n'ai eu personne qui se soit endormie avec moi ; et cela me trouble profondément.

Quand donc me suis-je tant habituée à cette sensation de chaleur, cette sensation de plénitude et de tendresse ; lorsqu'il me prend dans ses bras, pour que je parvienne à sombrer dans le sommeil ?

Quand donc, l'idée même de ne pas le retrouver dans mon dos, le matin, à mon réveil, ou, moi-même, affalée sur lui ; s'est-elle transformée en songe incongru, en une chose qui me rende d'une mauvaise humeur massacrante ?

Poussant un bref soupir de lassitude, face à mon cerveau, lui, déjà bien réveillé ; grogne sous la lumière filtrant à travers les rideaux, rabat la couverture sur elle-même, met mes chaussons, et me dirige vers la salle de bain. Pour me cogner dans un mur qui ne devrait pas être là.

Fronçant les sourcils de colère ; après tout, qui donc a osé venir dans la nuit, pour nous coller un empilement de pierres les unes sur les autres, alors que notre chambre me paraissait très bien, à moi, jusqu'à présent ! – je décide d'enfin me connecter à la réalité.

La simple chambre dans laquelle nous avons dormi, au début de notre séjour ; s'est transformée en une suite parentale vraiment agréable, dans un style western ; alors, le résumé de la journée précédente me revient.

Les « explications » d'Edward, qui avait plus l'air d'un recueil de « comment je suis devenu un psychopathe en dix leçons » ; la conversation « amicale », avec Jasper, ce qu'il a failli se passer, ensuite ; puis notre déménagement, et, enfin, la visite des illuminations d'Austin.

— Tu t'es enfin reconnectée à la réalité ?

Je sursaute violemment, en entendant la voix amusée de jasper. Depuis quand ai-je perdu mes réflexes ; pour ne pas m'être rendue compte de sa présence dans la pièce, de même que le fait que, depuis mon lever, il m'observe, semblant bien s'amuser.

— Un seul mot de plus, et je fais de ta vie un enfer ; fais-je, le fusillant du regard.

— Loin de moi l'envie de t'énerver encore plus, de si bon matin ; sourit-il, narquois.

— Tu l'auras voulu ; sifflé-je.

Qui sème le vent, récolte la tempête, c'est cela, le dicton, non ? Alors pourquoi, lui, aurait droit à un petit spectacle privé, chaque matin, pour s'amuser ; tandis que, moi, de mon côté, je n'ai droit qu'aux moqueries ?

Fière de mes pensées, ainsi que de ma repartie ; je fais demi-tour, partant de l'autre côté de la pièce, relevant le menton, lorsque je passe devant lui, assis, comme toujours, dans son canapé, avec son ordinateur sur les genoux ; pour aller à la salle de bain.

La seule chose qui me manquera, à coup sûr, de notre ancienne chambre ; c'est bien la douche hydro-massante, qui terminait de me réveiller en douceur, chaque matin, me donnant l'impression d'avoir un million de petites mains s'occupant de dénouer chacun des nœuds de mon dos.

Il ne faut pas croire, mais passer des vacances, même une semaine, à sentir des mains me caresser, la nuit, alors que je n'y suis, franchement, pas habituée ; la virilité tendue battant contre ma cuisse, ou même un souffle chaud sur mon cou ; tout cela m'a donné à réfléchir.

Alors que l'eau commence à tomber sur mes épaules, et que la chaleur de celle-ci éclaircit mes pensées ; je me permets de faire le point sur mes émotions, et, oserais-je le dire ? Mes sentiments.

Me rendre compte que j'étais, même après plus de dix ans sans lui parler ; encore amoureuse de Jasper, cela m'a fait un choc. Mais comprendre que j'étais jalouse d'Alice, à ce point, voilà qui me laisse réellement songeuse.

Normalement, lorsque l'on divorce de la manière dont ces deux-là l'ont fait, en s'envoyant, métaphoriquement parlant, des couteaux enflammés à tour de bras ; ils ne devraient pas s'entendre « aussi bien », non ?

Pourtant, depuis notre arrivée, il n'est pas rare que j'aie pu trouver jasper, le regard au loin, entrain de lui sourire ; ou bien elle-même en faire tout autant. Si, au début, le fait qu'ils se parlent courtoisement me faisait sourire, ce n'est, désormais, plus le cas.

Les « bonjours », ne sont plus aussi froids, lorsqu'ils sont échangés entre eux ; les paroles sont empruntées de gentillesse, parfois, même, de douceur ; cette douceur qui caractérisait leur couple, à l'époque ; et, moi, je ne sais plus où me placer, dans cela.

Lorsque je lui ai proposé d'être mon « partenaire » durant cette semaine, j'espérais pouvoir lui fournir une sorte de fermeture, un clap final à leur histoire, pour qu'il puisse repartir du bon pied, dans sa vie, et, surtout, dans une relation. Néanmoins, maintenant, je regrette de l'avoir fait.

Certes, je suis très heureuse qu'il ait pu renouer des contacts avec elle, de même que pour sa famille, qui vit, désormais, dans un climat légèrement moins tendu ; mais j'aurais aimé le garder uniquement pour moi, durant cette semaine, retrouver ce lien si spécial, cette relation si fusionnelle, que nous avions, à l'époque.

— Arrête de penser à cela, Bella ! grondé-je à moi-même. Ce ne sont pas tes affaires, et tu devrais être heureuse pour lui !

Mais je n'y parviens pas. Le problème, avec le fait de jouer cette comédie, durant la semaine ; c'est que j'ai fini par apprécier d'être cette Bella qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ; j'ai appris à aimer m'affirmer pour moi, et non pour faire plaisir à mon entourage.

Cependant, c'est Jasper ! Ce n'est pas n'importe qui ! Je ne peux pas le laisser de côté comme je l'ai fait avec Edward, ou comme avec Carlisle et Esmé ; ou encore Charlie. Lui, à leur contraire, m'est essentiel, vital presque, et cette constatation me fait peur.

Que vais-je faire, le jour où il comprendra que je ne joue plus vraiment, depuis que nous avons passé cette soirée dans le jacuzzi ? que se passera-t-il, lorsqu'il comprendra que je me sens trop complexée par mon corps ? Que se passera-t-il, si un jour il désire aller plus loin que de simples baisers de cinéma ?

Rien, il ne pourra rien se passer ; parce que, dans le fond, je peux me l'avouer, je ne fais plus confiances aux hommes. Même si lui est diffèrent, je le sais, il en reste un ; et comme tous les hommes, il peut blesser d'une seule parole.

Mais cette façon de me regarder, si empreinte de plaisir, d'envie, de douceur, de cette touche de fierté ; tout cela me fait fondre comme neige au soleil ; et je pousse un lourd soupir, en faisant ce constat, coupant, par la même occasion, l'eau de la douche.

A quel moment ce jeu s'est-il transformé des échecs au poker ? A quel moment le pion de ma vengeance s'est-il transformé en roi de cœur ?

Prise dans mes réflexions, je me suis enroulée dans la serviette douce et duveteuse ; brossant mes cheveux pour en enlever l'excédent d'eau, et laver mes dents ; avant de repartir vers la chambre, les sourcils froncés.

Une chose, cependant, ne me dérange pas, depuis qu'il l'a découvert ; c'est le fait que, désormais, chaque matin, je n'ai plus besoin de me contorsionner pour appliquer ce fond de teint sur ma colonne ; ou même de demander à Rose de l'aide, pour ne pas que mes vêtements en soient imprégnés.

Mais ce regard, ce soir-là… cette impression d'être la personne la plus désirable sur la planète pour lui, je ne risque pas de l'oublier, si j'en juge ma peau recouverte de frissons de plaisirs, et ce sourire niais qui prend place sur mon visage à ce souvenir.

— Tu devrais rester comme cela toute la journée darling ; sourit-il, appréciateur.

— Tu es sûr ? fais-je, amusée.

Oserais-je ? Ou n'oserais-je pas ? La répugnance que je ressens envers mon corps m'empêchera-telle d'aller au bout de la plaisanterie, ou aurais-je assez de cran ? Finalement, j'avais raison, nous sommes bien dans une partie de poker, et le bluff est de mise, ce matin.

Courageusement, faisant fi de mes craintes sur mon physique, ou même de ma peur que son regard ne change totalement, après cet instant ; je pioche dans le peu de courage qu'il me reste, face à lui, pour attraper le nœud de la serviette, et jouer nonchalamment avec.

— Tu ne me préférerais pas nue ?

Je ne lui laisse pas le temps de répondre, consciente que ce regain de courage ne durera pas éternellement ; et sépare les deux pans de tissu duveteux, laissant tomber ma serviette sur le sol dans un bruit mat.

Je m'étais attendue à de nombreuses réactions, je me rends compte. J'aurais accepté la grimace de dégoût, la lueur d'envie, qu'il s'en aille en courant, ou même qu'il me saute dessus. Mais, en aucun cas, je ne m'étais préparée à ce qu'il reste de marbre, le visage figé, et les doigts à quelques centimètres de son clavier.

— Que fais-tu Bella ? soupire-t-il, doucement.

La larme traitresse qui s'échappe de mes yeux, est, heureusement, cachée par mes cheveux, lorsque je me baisse pour récupérer la serviette, et la nouer, encore une fois, autour de ma poitrine.

A quoi m'étais-je attendue, de toute façon ? A ce qu'il saute de joie ? Je ne suis pas stupide, non plus, malheureusement. Après avoir eu Alice dans son lit durant plus de dix ans, et avoir côtoyer Rosalie ; comment aurait-il pu ressentir quoi que ce soit, devant mon corps.

— Arrête cela tout de suite ; siffle-t-il.

Sursautant, je me rends compte qu'il a utilisé ce temps pour me rejoindre, attrapant mes poignets dans une main, l'autre s'étant accrochée à ma joue, pour me faire relaver le menton, essuyant, au passage, les traces de larmes.

— Pardon ; soufflé-je. Je n'aurais pas dû. Excuse-moi.

Il ferme lourdement les yeux, retenant un soupir de lassitude, si j'en juge ses mâchoires crispées ; avant de plonger, cette fois, son regard gris acier dans le mien, me désarçonnant sous leur intensité.

— Arrête de t'excuser ; soupire-t-il.

— Pardon, je ne le ferais plus ; retiens-je un sanglot.

— Mais tu le fais encore darling ; sourit-il doucement. Pourquoi as-tu fait cela Bella ?

C'est à mon tour, d'être lasse. L'avantage avec Edward, et le fait qu'il n'ait, jamais, eu envie de moi ; c'est que je n'ai jamais eu besoin de le séduire, sur le plan physique, ce qui, en soit, m'arrangeais parfaitement.

Mais dans un cas comme celui-ci, j'aurais aimé avoir assez de vécu pour ne pas me sentir comme une loque, lorsque Jasper me regarde de cette manière. Comment un homme a-t-il pu tant me détruire psychologiquement, et avoir réussi à se retrouver une femme magnifique, juste après ?

— Je croyais que tu aimerais ; soufflé-je, me prenant à croire que dire la vérité serait la meilleure option.

— Alors pourquoi te cacher ? fronce-t-il les sourcils.

Il a vraiment l'air de ne pas comprendre le dilemme intérieur qui m'anime, ni même la dose de courage immense qu'il m'a fallu, pour avoir osé lui avouer cela.

— Parce que je suis grotesque ; soupiré-je, me retenant de hurler sous l'exaspération que me procure mon comportement. Je n'ai rien de sexy, et encore moins d'attirant pour toi. Je suis désolée.

Il lâche ma joue quelques secondes, bien assez pour fermer les yeux, et se pincer l'arête du nez, avant de la passer dans ses cheveux, tirant légèrement sur la pointe de ceux-ci, une fois son mouvement d'humeur passé.

Lorsqu'il les rouvre, une étincelle de détermination brute y brille ; et il me tend la main, ne s'attardant pas sur mon froncement de sourcil, face à sa question muette. Le suivre, ou bien rester là où je suis ?

Comprenant qu'il ne sert à rien de se tenter à la diplomatie, il empoigne ma main, me conduisant, avec lui, jusqu'au miroir sur pied ; se plaçant dans mon dos, ses mains sur mes bras, alors que les miens enserrent ma serviette.

— Que vois-tu ? me chuchote-t-il.

— Toi et moi, pourquoi ?

Le regard implacable qu'il m'envoi me fait frissonner. Aurai-je réussi à le mener à bout de patience, avec mes idées à la con ?

— Regarde dans le miroir, et dis-moi ce que tu vois, quand tu te regardes.

La détermination dans son regard se transforme en encouragement ; alors je détourne le mien du gris envoutant que renferment ses yeux, pour les poser sur la silhouette que je vois.

— Des cheveux sans éclats ; commencé-je, en soupirant ; des yeux terreux, un nez trop petit, une bouche trop grosse, un teint cireux, des cernes, une poitrine trop grosse, de même que les hanches, et des poignées d'amour.

Au temps pour moi ! Cette introspection aura, au moins, eu le mérite de mettre en valeur tout ce que je haïs chez moi ; et toutes les raisons pour lesquelles Edward était dans son bon droit d'aller voir ailleurs…

— Moi je ne vois pas cela, quand je te regarde ; sourit-il. Tu me fais confiance ?

Question bien compliquée, quand on sait que je viens de passer trois semaines à accepter le fait que les hommes naissent, vivent, et demeurent incapable d'être de confiance !

Mais ce n'est pas un homme, c'est Jasper ; me souffle ma conscience. Et c'est bien là tout le soucis. Si lui me fait les mêmes reproches que je me fais à moi-même, le peu de confiance en moi que j'ai risque de couler à pic. J'en suis sûre même.

— Je te fais confiance ; soufflé-je, détournant le regard du miroir.

Lentement, comme pour me laisser le temps de l'arrêter ; il laisse ses mains rejoindre le nœud de ma serviette, et nos regards se rencontrent et ne se lâchent plus, même une fois que la serviette eut, encore une fois, rejoint le sol.

— Ce que je vois, moi ; chuchote-t-il à mon oreille ; ce sont des yeux emplis de bonté, d'amour, et de tendresse. Je vois un teint de porcelaine, et une bouche pulpeuse, qui m'appelle un peu trop, si tu veux tout savoir.

Son regard dévie, durant quelques secondes, sur le reflet de mes lèvres, alors que ses bras viennent m'entourer.

— Ce que je vois, c'est une poitrine généreuse, qui me demande d'être touchée et embrassée.

Il délaisse mon dos, venant se placer face à moi, entre mon corps et son reflet ; mais ses yeux n'ont pas perdu cet éclat magnétique. Au contraire même, il semble avoir grandi, et je me sens frissonner d'anticipation.

Tout aussi lentement que lorsqu'il a fait tomber la serviette, il apporte sa main jusqu'à ma poitrine, continuant de me regarder, tandis qu'il flatte la pointe durcie de ceux-ci ; souriant en coin, lorsque je mords ma lèvre. Depuis quand la peur d'un tel geste s'est-elle transformée en désir ?

— Je vois la marque de mon absence dans ta vie, et l'amour que tu nous portes, à tous.

Sa main descend, venant caresser chacune des petites étoiles dessinées sur ma peau, un gémissement rauque m'échappant, lorsqu'il touche celle sur mon aine. Mais il reste loin de celle entre mes cuisses.

— Je vois des rondeurs qui me donnent envie de m'y accrocher, quand je te ferai l'amour ; susurre-t-il, s'y accrochant. Parce que oui, darling, je vais te faire l'amour. Pas maintenant, peut-être pas aujourd'hui, mais je refuse de te voir partir de cette maison, sans avoir pu te prouver quelle femme attirante, désirable, sensuelle et envoûtante tu es.

Un nouveau gémissement s'échappe de mes lèvres, mais, au point où j'en suis ; la lave ayant remplacé le sang dans mes veines, une chaleur inconnue ayant élu domicile dans mon bas ventre, et mes jambes flageolantes ; je crois que, si le ridicule ne m'a jamais tué, ce regard brulant de désir posé sur moi sera ma mort.

— Je rêve de te faire découvrir l'envie, la passion, l'extase et la jouissance entre mes bras, sous mes doigts, et sous ma langue. Je rêve de pouvoir enfin entrer en toi, et sentir ta chaleur m'entourer, tes parois se resserrer autour de moi, t'entendre crier mon nom, quand tu jouiras.

Comment fait-il pour allumer ce brasier ardent en moi, uniquement par ses yeux, par le timbre envoutant de sa voix, par le toucher de velours qu'il applique, sur la peau de mes seins, par ce sourire en coin ?

— Je ne sais pas faire ces choses-là Jasper ; parviens-je à me reconnecter, à bout de souffle, ayant l'impression d'avoir couru un marathon. Je ne connais rien de ce que tu viens de me dire. Je serais nulle, à ce petit jeu-là.

— Laisse-moi t'enseigner les bases darling ; susurre-t-il, une pointe de détresse dans la voix.

— Pourquoi ? gémis-je. Pourquoi tu veux faire cela ? Je peux très bien vivre en en sachant pas ce qu'est d'avoir un orgasme.

Son sourire s'accentue, puis, plus rapidement que je m'y serais préparée, il se laisse tomber à genoux, écartant mes cuisses pour venir toucher la dernière des étoiles. Celle avec son numéro. Celle qui m'a parue si importante à inscrire, à cet endroit-là, il y a des années, sans en comprendre la raison.

— Parce que je te l'ai dit ; sourit-il. Je préfère vivre avec des remords qu'avec des regrets, or, je sais que, si je ne le fais pas aujourd'hui, tu repartiras sans me laisser la possibilité de le faire, plus tard.

— Jazz…

Mais la fin de son nom se perd dans un gémissement appréciateur, lorsque ses doigts sont remplacés par sa bouche, et que la pointe de sa langue sort entre ses lèvres pour venir serpenter, et refaire le contour des deux numéros.

Mes jambes qui, déjà avant, n'avaient que peu de résistance, semblent perdre ce qu'il leur restait, alors que mes doigts viennent s'accrocher à ses boucles blondes.

Alors, lentement, il continue ses baisers sur ma peau, remontant sur mon ventre, le caressant de ses lèvres soyeuses, tandis que ses mains agrippent mes hanches, pour me rapprocher, un peu plus encore, de lui.

Doucement, il fait monter l'une de mes cuisses pour la poser sur son épaule, sa bouche reprenant le trajet inverse sur ma jambe, retournant jusqu'à mon genou, puis, sensuellement, il navigue pour revenir jusqu'à la jonction.

De toute ma vie, je n'ai, sûrement, jamais connue pareille déferlante de peur, d'appréhension et d'envie, que lorsqu'il pose ses lèvres sur moi, sa langue jouant quelques secondes sur mes lèvres intimes, avant d'en passer la barrière.

Puis le monde semble exploser de couleur. Son nom s'échappe de ma bouche, au moment où sa langue commence à jouer avec mon clitoris, et mes doigts se referment un peu plus durement sur ses bouclettes blondes.

Il garde un rythme lent et doux, au départ, me laissant m'habituer à la sensation, mais, comme si mon corps était habité par une autre forme de vie que la mienne, je pousse sauvagement sur sa tête pour qu'il aille plus vite ; et l'enfer se déchaîne dans mon corps et dans ma tête.

Il accélère ses mouvements de langue, suçote, mordille et joue avec mon bouton de chair ; son nom se joint à mes cris étranglés et mes gémissements en cascade ; alors qu'il laisse un doigt remonter le long de ma jambe, venant frôler mon intimité.

Il avait raison, le jour de notre arrivée, c'est criminel, de ne jamais connaître cette montée d'adrénaline, ce besoin urgent, dans ses veines, ces frissons de bonheur qui nous traversent, et cette impression de ne plus toucher terre.

Sous ses lèvres, alors qu'un de ses doigts se mêle à la danse, venant titiller l'entrée de mon intimité, pour, enfin s'y loger ; je me sens perdre pied.

Un second doigt se joint au premier, alors que ses succions sur mon clitoris s'affolent ; et commence un ballet entre ceux-ci, dans un mouvement de ciseaux m'arrachant des cris de moins en moins étouffés, et des sanglots se bloquant dans ma gorge, tant la sensation est libératrice, dévastatrice, puissante, sauvage.

Ne contrôlant pas réellement mes mouvements, mais lui faisant, tout de même, confiance pour qu'il m'arrête si je vais trop loin ; j'appuie plus fort encore sur sa tête, le sentant sourire ; alors j'ouvre les yeux.

Le cri de jouissance brute qui sort de ma bouche ne parvient même pas à me ramener sur terre ; lorsque, en le voyant ainsi, entre mes cuisses, à genoux, en train de me prodiguer cette caresse si intime qui m'a toujours été refusée ; je jouis, son nom se répercutant en écho contre les murs.

Je sens le liquide couler, et sa langue le laper. Je sens son sourire contre mes cuisses, et sa bouche continuer son office. Je sens mon corps trembler, et mes jambes me lâcher. Je sens ma tête tourner, et des étoiles danser devant mes yeux.

Au moment où je manque, purement et simplement, de m'écrouler au sol, à bout de souffle, et perdue dans un océan de sensations, ses mains me rattrapent in extremis ; et après un dernier baiser à cet endroit, il me prend dans ses bras pour aller m'allonger dans le lit.

Relevé sur un coude, portant, lui, toujours ses vêtements et son sourire en coin si sexy ; il me laisse le temps de redescendre de mon nuage de volupté ; assez pour que mes yeux se rouvrent, mais pas assez, pour que mon sourire niais au possible s'efface.

— Alors ? demande-t-il enfin. Finalement, tu acceptes ma proposition ?

— Parce que tu sais faire d'autres choses ? demandé-je, ahurie, me redressant sur le lit, les yeux écarquillés. On peut faire d'autres choses comme cela ?

Le gémissement léger qui lui échappe me laisse indécise ; alors qu'il se rallonge, passant un bras sur son visage, alors que l'autre part sur son ventre, et que sa main se pose sur son entre jambe. Qu'ai-je encore fait ?

— Tu vas finir par me tuer darling ; gémit-il encore.

— Pourquoi ? soufflé-je, ne comprenant pas. J'ai fait quelque chose de mal ?

Il enlève lentement son bras de ses yeux, me lançant un regard contemplatif, semblant examiner chaque partie de mon visage, me faisant rougir furieusement.

— Tu ne connais vraiment rien du tout ? murmure-t-il, la voix rauque.

— Non ; soufflé-je, secouant la tête. Je suis aussi inexpérimentée qu'une vierge, à ce niveau-là. Mais si tu acceptes, je veux bien recommencer.

— Tu veux vraiment apprendre ? chuchote-t-il en se redressant, me surplombant. Tu veux vraiment que je t'apprenne ?

— Que m'apprendrais-tu ?

Cette conversation me mettrait bien mal à l'aise, si je n'étais pas, déjà, nue, que je n'avais pas vécu le premier orgasme de ma vie, et que je ne voyais pas cette lueur prédatrice et envoûtante dans son regard ; me faisant mordre violemment ma lèvre.

— Je pourrais t'apprendre à rendre un homme fou de désir ; susurre-t-il. Je pourrais t'apprendre à connaître tous les points qui te feront jouir. Je pourrais te faire découvrir des pratiques qui te laisseraient sans voix ou qui te feraient hurler mon nom. Je pourrais te faire connaître le nirvana, et l'enfer de la tentation.

Un nouveau gémissement m'échappe, mais, au point où j'en suis, où peut bien se trouver le mal, n'est-ce pas ?

— Comment t'es-tu sentie, tout à l'heure ? demande-t-il. Qu'as-tu ressenti, en te voyant dans le miroir ?

— Je me suis sentie puissante ; soufflé-je, rouge de gêne. Je me suis sentie planer, et je me suis sentie belle.

— Tu veux recommencer ? vrille-t-il son regard au mien.

— Tu es sûr qu'on peut vivre cela toute notre vie ? froncé-je les sourcils. Tu crois qu'on peut sentir son sang se transformer en lave et se sentir libre et puissante toute sa vie, en faisant cela ?

Un petit sourire tendre se peint sur ses traits, et sa fossette ressort, le temps de celui-ci ; puis, lentement, ses lèvres viennent à la rencontre des miennes, pour que nous échangeons un baiser doux et sensuel à la fois.

— Cela ne tient qu'à toi darling ; souffle-t-il contre ma bouche. Tout ne tiens qu'à toi. C'est ton choix.


D'accord, je l'avoue, encore une fois j'attend avec impatience vos commentaires ! que voulez-vous ? je ne suis qu'une pauvre petite auteur en mal d'amour 😉 Sooooo ! dites-moi tout ! enfin une entrée en matière dans les « règles de l'art » façon major ? il est aux petits soins non ? pour une fois, je ne vous abrutirais pas de questions ahah, j'espère que vous ne m'en voudrais pas lol

Au programme de demain : une prise de conscience, une mission commando, une sombre histoire de soutien-gorge et de maison à oiseau ! alors ? prêt pour la suite ?

Je vous embrasse, et je vous souhaite à tous une très bonne soirée,
A demain, 17h pour la suite,
Bisous

Mya