Severus eut la chance de trouver facilement un compartiment vide dans le train qui le ramenait à Londres. En même temps, au moment d'embarquer il n'avait pas perdu de temps à jacasser. La plupart des élèves se désolaient à l'idée de quitter l'école et croyaient visiblement que se raconter des quantités d'inepties permettrait de retarder la séparation.
Son cœur se serra néanmoins, quand il pensa à Tom. Il avait longtemps pensé qu'avec un ami comme le carnet, ce genre de problème ne risquait pas de lui arriver. Il ne pouvait pas non plus aller voir Lily, à cause de la guerre ouverte entre leurs deux maisons, mais cela le contrariait bien moins. Ils habitaient dans la même ville et dès qu'ils se seraient réconciliés, ils se verraient pendant tout l'été.
Un bruit inopportun vint troubler ses réflexions et lui fit tirer sa baguette. Victoire venait d'ouvrir la porte du compartiment et se tenait sur le seuil.
- Bonjour Severus ! Je peux voyager avec toi ?
Fichus Poufsouffles, toujours débordants d'enthousiasme. Elle n'avait toujours pas compris ? « Une digne représentante de l'illustre famille Arès a mieux à faire que de traîner avec un manant comme moi. »
- Allez, s'il te plaît. Viviane et John veulent rester seuls une dernière fois. Ils ne se verront pas pendant l'été.
- Va voir Regulus.
- Il ne parle plus à personne depuis son retour de l'hôpital, même pas à moi.
- Ça prouve qu'il a du bon sens désormais. Tu n'as qu'à t'adresser à son frère, comme ça vous pourrez aussi finir ce que vous aviez commencé. Vous faisiez bien paire, tous les deux.
Il vit avec satisfaction, l'étudiante enfin se décider à partir, les larmes aux yeux. Cette fois, elle avait enfin compris qu'il en avait assez de toute leur hypocrisie. Il ne pardonnerait pas aux Black et aux Arès de s'être entendus à son insu avec Dumbledore. Le directeur leur avait même évité de passer leurs examens !
Cette dernière pensée le ramena à ses propres résultats. Tout en scellant son compartiment pour qu'on ne le dérange plus, il repensa aux paroles de Slughorn. L'enseignant lui avait prédit que s'il continuait sur sa lancée, il battrait des records aux épreuves de BUSE, ce qui lui ouvrirait de nombreuses portes. Cependant, à court terme, il allait se montrer prudent, se contentant de cultiver ses relations avec Damocles Belby. Cet été, le maître des potions continuerait à voyager, pour tester ses potions sur les créatures les plus diverses, mais un hibou trouverait toujours le moyen de l'atteindre pour lui remettre un courrier. Et cette fois, l'étudiant ne laisserait pas son père l'empêcher d'agir comme il l'entendait.
Avec sa mère sorcière, le Ministère ne trouverait rien à redire si on pratiquait la magie à leur domicile. Dans ces conditions, le Serpentard contait bien faire comprendre dès ce soir à ce sale moldu, où se trouvait sa vraie place. Cela ferait une belle histoire à raconter à Lucius.
Il ne savait pas s'il reverrait l'aristocrate de sitôt. Il ne donnait plus trop signe de vie depuis qu'il avait reçu la potion pour Narcissa. À coup sûr, il ferait comme l'année dernière, et prendrait ses vacances à l'étranger. Néanmoins, Severus pourrait toujours lui écrire, ne serait-ce que sous le prétexte de le tenir au courant des progrès accomplis dans le laboratoire de potions des Malfoy.
À court terme, cependant, sa priorité restait sa réconciliation avec Lily. Si, par mesure de précaution, il avait brassé des potions odorantes pour elle, sa mère et Pétunia, il comptait d'avantage sur le fait que monsieur Evans l'aimait bien, surtout depuis qu'il l'avait abonné à la Gazette du sorcier. Normalement, le moldu viendrait, comme d'habitude, les chercher à l'arrivée du Poudlard Express pour les ramener chez eux. Même si son amie restait fâchée, dans la voiture, il trouverait bien le moyen d'entamer la discussion, avec elle. Il lui donnerait des explications, s'excuserait aussi platement que ce serait nécessaire, mais il se réconcilierait. Il ne la quitterait pas sans avoir fait la paix, même si pour cela il devait prolonger la conversation jusque dans la maison de ses parents !
Plongé dans ses pensées, il ne vit pas les heures passer. Quand le train arriva à Londres, il avait à peine trouvé le temps de se changer. Traînant son coffre, il se mit à la recherche de Lily ou de son père. Dans la gare, la foule compacte ne lui facilitait pas la tâche, heureusement il se déplaçait plus aisément avec une malle allégée. Alors qu'il apercevait l'éclat familier d'une chevelure rousse, il sentit qu'on l'attrapait par le poignet. L'instant d'après, la sensation caractéristique du transplanage le prenait aux tripes.
Ses réflexes forgés par des mois d'entraînement se mirent en action. Au moment où il se matérialisait, un Protego informulé repoussait violemment son attaquant, tandis qu'il se retrouvait en position de duel, baguette sortie, prêt à affronter les menaces. Une espèce de poussière d'étoile mit quelques instants avant de se dissiper. Il finit par discerner deux silhouettes.
- Monsieur Rogue ?
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Madame Arès et sa fille aînée paraissaient surprises, mais il ne se laissa pas duper.
- Ça fait partie de votre arrangement entre sang-purs de vous débarrasser de moi ?
- Je comprends rien à ce que tu racontes.
- Ne fais pas l'innocente, Viviane. D'abord vous vous mettez d'accord avec les Black et Dumbledore, et ensuite, vous faites disparaître un témoin gênant. Mais je ne me laisserai pas faire.
- Dégage avant que ma mère appelle les Aurors !
- Arrêtez ! C'est moi qui ai demandé à Ziggy d'amener Severus ici.
Ils tournèrent tous la tête. Victoire et l'elfe de maison des Arès se relevaient péniblement. Le Protego de Severus les avait propulsés dans un coin de ce qui semblait être un petit parc ou un grand jardin, pas très bien entretenu.
La même question jaillit de trois bouches. « Pourquoi ? »
- Il mérite de savoir ce qui s'est passé. C'est affreux la manière dont on l'a laissé tomber, alors que lui il m'a aidé avec Sirius.
- J'ai essayé de lui parler, mais il ne veut rien entendre. Si ça ne l'intéresse pas, on ne va pas le forcer.
« Viviane, ta sœur a raison. monsieur Rogue mérite de connaître notre version des événements. » Voyant que le jeune sorcier ne paraissait guère convaincu, la sorcière ajouta. « Je n'ai aucune intention belliqueuse. Voulez-vous que je pose ma baguette par terre en signe de bonne volonté ? »
« Moi aussi ! » s'écria Victoire.
Elle jeta un coup d'œil à sa sœur, mais déjà, Severus, méfiant, lançait un Hominem revelo. Le résultat ne le surprit guère.
- Avant de tendre ce genre de traquenards, dissimulez mieux vos assaillants. Je me disais bien qu'il manquait un membre de cette illustre famille.
Il pointa un mur. « Inutile de vous cacher. Bonjour monsieur Arès », lança-t-il ironiquement.
Il réalisa son erreur quand il vit que l'individu qui apparaissait à l'entrée du jardin n'avait pas vingt ans. Grand, sportif, avec un visage attrayant, le parfait exemple du fils de bonne famille gâté par la nature et le destin, tout comme Black ou Potter. Severus le prit immédiatement en grippe.
- Bonjour, je m'appelle Arthur, je suis le frère de Viviane et Victoire. Tu n'as pas à craindre que je te lance un sort, je suis cracmol.
- Arthur, non ! Arrête !
- Écoute Viviane, je partage le point de vue de Victoire, votre ami mérite des explications. Et il ne comprendra pas si on commence à lui faire des cachotteries.
- Je suis d'accord. Et puisqu'on en est là Severus, vous n'avez pas à craindre que mon mari s'en prenne à vous, il ne se trouve pas ici. En fait, il ne se trouve même plus en Angleterre. Et je devrais plutôt dire ex-mari.
Severus ne comprenait plus rien. Les sœurs Arès avaient un frère dépourvu de pouvoirs magiques ? Et leurs parents étaient séparés ? Un détail de la scène dans le bureau du directeur lui revint à l'esprit. « Dumbledore vous a appelé "Mme Adams-Arès". »
« Il a toujours su faire passer insidieusement des messages » grinça la sorcière, avant de reprendre. « Adams est mon nom de jeune fille. Et ne vous étonnez pas s'il ne vous semble pas très magique, je suis née- moldue. »
Le quatrième année se sentait complètement perdu. Un cracmol dans une famille de l'aristocratie magique ? Et issu d'un mariage avec une sang de bourbe ? Confus, il hésitait sur le comportement à adopter, quand Victoire s'écria :
- On ne te veut pas de mal, Severus. Si tu veux je peux prêter un serment inviolable !
La Poufsoufle paraissait tellement sincère qu'il hésita. Il lança un nouvel Hominem Revelo sur son frère, qui en effet ne présentait pas une signature magique normale. Il avisa Madame Arès. « Ordonnez à votre elfe de répondre à mes questions sans mentir. » Après un temps de réflexion, il ajouta « S'il vous plaît. » De toute façon, il lui faudrait parler poliment à la petite créature, s'il voulait qu'elle coopère pleinement, alors autant ne pas la braquer en brusquant sa maîtresse.
La sorcière s'exécuta et Severus reprit la parole.
- Bonjour Ziggy. Je désirerais que vous me communiquiez plusieurs informations. Saviez-vous à l'avance qu'on vous demanderait de me transporter ici ?
- Non monsieur.
- Avez-vous connaissance d'un projet destiné à me nuire ?
- Non monsieur.
- Pensez-vous que je cours un risque quelconque en acceptant de parler avec les personnes présentes ici ?
- Absolument pas monsieur.
Ces réponses semblaient exclure tout danger, mais Severus, en bon Serpentard, pouvait d'ores et déjà imaginer une bonne demi-douzaine de manières de biaiser et entendait rester prudent. Il avisa un vase de pierre en mauvais état, tout proche. Il y traça quelques runes.
- Vous m'avez amené ici contre mon gré, si vous voulez que je vous fasse confiance, il va falloir un geste de bonne volonté. On va tous déposer nos baguettes là-dedans. Personne ne pourra y toucher pendant plusieurs heures. C'est vous qui commencez.
Victoire agit sans hésiter. Madame Arès fit de même, quoique plus lentement. Vivane resta un long moment sans bouger, visiblement contrariée. Les regards insistants de sa mère, sa sœur et son frère finirent par la décider et elle obtempéra de mauvaise grâce. Tous se tournèrent alors vers le quatrième année. Il brûlait de colère depuis la disparition du journal et la laisser éclater maintenant s'avérait fort tentant. Il tenait là l'occasion de passer ses nerfs, de laisser jaillir toutes ses frustrations.
Cependant en ce moment, c'étaient plutôt la confusion et la curiosité qui le dominaient. Les révélations sur la famille Arès lui donnaient à penser que, peut-être, les choses s'avéraient différentes et plus compliquées qu'on pouvait le croire au premier abord. S'il voulait en avoir le cœur net, son Tom intérieur lui soufflait qu'il allait devoir prendre des risques. Avec un soupir, il posa également sa baguette.
Une exclamation de soulagement général ponctua son action.
« Je ne sais pas pour vous, mais moi je me sens affamée ! » s'écria Victoire avec enthousiasme. « Je parie que Ziggy et Arthur ont cuisiné toute la journée pour notre retour. Si on allait voir ce qu'ils nous ont préparé ? »
« Il se pourrait qu'en effet un petit buffet nous attende au manoir » confirma le cracmol. « On sait bien qu'après toutes ces heures assises dans le train, vous ne tiendriez pas en place, alors on n'a pas voulu vous imposer de rester à table. »
Ils regagnèrent la demeure des Arès, qui avait visiblement connu des jours meilleurs. Par contraste avec le délabrement du bâtiment, la nourriture s'avéra étonnamment bonne. Cependant, même si Severus appréciait le repas, il avait surtout soif d'informations et n'appréciait pas qu'on le laisse sur sa faim. L'adulte dût sentir son impatience.
- Nous vous avons promis des explications, Severus, mais pour que vous compreniez de quoi il retourne, il faut replacer la situation dans son contexte. Comme je l'ai mentionné tout à l'heure, mon mari et moi sommes séparés. Il vit dorénavant outre-atlantique, pour des raisons personnelles
Le quatrième année ne manqua pas de remarquer la légère fêlure dans la voix de son interlocutrice, quand elle prononça ces dernières paroles, ainsi que la dureté soudaine dans le regard de ses enfants. Il était prêt à parier que les "raisons personnelles" étaient féminines.
- Quoi qu'il en soit, mon ex-époux a fait preuve d'une grande correction. Nos filles gardent son nom et il nous a laissé Ziggy, ainsi que l'usage du vaste domaine où nous nous trouvons actuellement.
Le visage de Severus dut révéler ce qu'il pensait du lieu, car Viviane intervint d'un ton sec.
- Ce château est très bien. Il possède tous les attributs convenant à notre rang. De la pensine au laboratoire de potions.
Sauf que de toute évidence, le manoir s'avérait trop grand pour qu'un elfe seul parvienne à l'entretenir. Monsieur Arès avait dû partir en emportant avec lui le contenu de son compte chez Gringotts. Maintenant qu'il y pensait Arthur n'avait pas précisé s'il se nommait également Arès. En même temps, peu de magiciens envisageaient de désigner un cracmol comme héritier mâle de leur lignée. Un fils sans magie suivi de deux filles. Il connaissait assez la mentalité de l'aristocratie sorcière pour deviner que cela avait dû poser de sacrés problèmes au couple.
Dans ce genre de cas, certains plaçaient tous leurs espoirs dans certaines potions de fertilité pas vraiment autorisées et très difficiles à brasser. D'autres recourraient à des méthodes plus classiques et plus légales, mais tout aussi immorales. Il était fort possible que l'ex-mari roucoule actuellement auprès d'une jeune sorcière américaine, enceinte de ses œuvres.
Severus remit ses réflexions à plus tard pour ne pas perdre le fil du récit de la magicienne.
- Je travaille donc désormais comme juriste au ministère. Par chance, je n'assurai pas de permanence la nuit de votre agression. Quand Ziggy, très inquiet, m'a informé qu'il venait d'amener Viviane à Sainte-Mangouste, je suis partie la rejoindre immédiatement. Les guérisseurs ne voulaient rien me dire, mais Orion est arrivé peu après moi, et lui, on a pas osé lui résister. Vous avez entendu ce qui s'est passé tout de suite après. Dès que j'ai appris cette histoire de loup-garou, j'ai contacté Horace. Quand j'ai réalisé qu'il ne savait rien, Lord Black et moi-même avons décidé de venir à Poudlard. Comme nous y avions chacun encore un enfant, nous voulions savoir s'ils couraient un risque. Par contre, on ne s'attendait pas à ce que le danger vienne d'un autre élève. Après votre départ, Dumbledore nous a donné des précisions. Accueillir un loup-garou constitue déjà une décision discutable, mais les conditions de sécurité pour les nuits de pleine lune s'avèrent tout bonnement scandaleuses.
Severus ne pouvait qu'abonder dans ce sens. Il avait protégé ses bagages et il savait bien que quelques runes sur une porte dans le tunnel auraient suffi pour bloquer la plupart des élèves. Il réalisa qu'au fil de cette conversation, toutes les personnes présentes apprenaient ce qui s'était passé. Les termes du contrat magique lui interdisaient de révéler ces informations, mais il devrait pouvoir en parler avec quelqu'un qui les connaissait déjà. Il faudrait qu'il teste cette théorie.
Pendant ce temps, madame Arès continuait.
- Le directeur a d'abord pris soin de préciser que vous aviez entraîné vos camarades, avant d'expliquer le rôle de Sirius Black dans cette histoire. Ça a placé Orion dans une situation impossible. S'il lançait une procédure officielle son fils aîné se trouverait impliqué voire accusé. Dès lors, il voulait étouffer l'affaire. Le directeur nous a assuré que, du fait de votre rôle dans cette histoire, vous ne poseriez pas de problème. Et dans ces conditions, seules Viviane et moi pouvions encore faire obstacle.
Severus maudit les finasseries du directeur, tout autant que sa propre faiblesse. La manière dont le vieux sorcier avait déformé les faits le rendait particulièrement furieux. Dans ces conditions, il pouvait comprendre qu'une petite fonctionnaire sang-de-bourbe se soit retrouvée en position de faiblesse, face à un aristocrate influent et à un des sorciers les plus puissants de Grande-Bretagne.
- J'ai posé une condition préalable : aucun accord si ma fille se trouvait contaminée. Il a donc fallu attendre un mois lunaire complet pour s'assurer que ce n'était pas le cas.
« En conséquence, elle n'a pas pu passer ses examens » remarqua le quatrième année.
- Tout à fait. Le directeur proposait de les lui accorder gracieusement, ce qui m'a paru bizarre. Je le connais assez pour me méfier de sa générosité. J'ai étudié le sujet. Il faudra que Viviane révise pendant tout l'été, mais la loi permet des épreuves de rattrapage avant la rentrée.
- Hein !?
- Il s'agit d'un vieux texte particulièrement flou. Il semble qu'on n'ait même pas besoin d'étudier à Poudlard, pour se présenter.
- Puisque vous parlez de ça, Lupin lui a continué tranquillement sa vie d'élève.
- Il ne reviendra pas en septembre. Sur ce point-là au moins, Orion et moi étions totalement d'accord.
Faute de mieux, l'année prochaine il aurait amputé les Maraudeurs d'un quart de leurs effectifs. Cela lui mit un peu de baume au cœur.
- Je suis retournée voir ma fille à l'hôpital et elle m'a raconté ce qui s'était vraiment passé. En fait, vous lui avez sauvé la vie, vous avez aidé Victoire et sans votre idée de faire appel aux elfes, je n'aurais peut-être jamais rien su de toute cette affaire. Je vous dois des remerciements. Tant l'école que la famille Black nous ont dédommagé substantiellement pour le préjudice subi. J'ai l'impression qu'il n'en va pas de même pour vous. Je trouverais normal que vous receviez une part de cet…
Il sursauta, piqué au vif.
- Pour qui me prenez-vous ? Je ne demande ni aumône, ni pot-de-vin !
Ses paroles cinglèrent l'air, suivies d'un silence pesant.
NDA : je fais très peu intervenir Dumbledore, car il s'agit d'un personnage tellement intelligent, retors et puissant qu'il peut se tirer de n'importe quelle situation, comme démontré ci-dessus. Quand on y pense, il aurait pu résoudre la plupart des intrigues des livres de JK, en se passant de Harry. Mais bon, les aventures d'un magicien de 130 ans auraient sans doute moins intéressé les lecteurs...
Comme d'habitude, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire. Il s'agit du premier facteur de motivation pour un auteur de Fanfiction!
