Chapitre 19

Hermione entrait dans sa chambre, suivie de près par Drago. Il se colla à son dos. Hermione pouvait sentir une partie de lui vraiment très pressée d'atterrir le plus rapidement possible dans son lit. Il entreprit de lui faire des baisers dans le cou tout en promenant ses mains sur tout son corps, s'arrêtant un instant juste en dessous de ses sei…DING DING DING !

Hermione fut réveillée de son super rêve par le son de la sonnette qui retentissait dans tout l'appartement. Elle sauta de son lit, encore tout embrumée, et se dirigea vers la porte. Elle était seule, elle se demandait donc qui pouvait bien oser la déranger de si bon matin. Et qui osait à présent tambouriner à la porte aussi violemment.

Hermione ouvrit grand la porte sans même prendre la peine de regarder dans le judas.

Une tornade rousse entra en trombe dans l'appartement et se rua vers les toilettes.

- Weasley ! Est-ce que tu as perdu l'esprit ? Me réveiller à (Hermione regarda l'horloge de la cuisine) 7h30 du matin sans même dire bonjour ?

Ce fut au tour d'Hermione de tambouriner à la porte de la salle de bains.

- T'es sérieuse ? T'avais pas ta clé ? Sors de là rouquine de malheur, que je te règle ton compte !

Ginny déverrouilla la porte, et sortit.

- Désolée, j'avais trop envie d'aller aux toilettes, et je ne sais pas où sont mes clés. Sans doute au fond de mon sac.

Hermione soupira.

- Tu as intérêt à préparer un sacré brunch pour te faire pardonner. Lança Hermione. Tu m'as réveillé alors que je faisais un super rêve !

Ginny sembla intéressée.

- Ah oui ? Lança-t-elle en se dirigeant vers la cuisine et en commençant d'ouvrir les placards. - Quel genre de rêve ?

- Le genre que je n'ai pas envie de te raconter, vu comment tu me traites aux aurores ! Répliqua Hermione, les joues légèrement rosées.

- Ma parole, tu rougis ! Constata Ginny en se tournant vers son amie.

Hermione porta une main à ses joues en marmonnant un « mais non » peu convaincu. Le visage de Ginny s'éclaira.

- Nom d'une Bombabouze, tu as fait un rêve cochon ! s'écria-t-elle.

Hermione croisa les bras.

- J'aurais pu, si tu ne m'avais pas interrompu ! répliqua la brune.

Ginny éclata de rire, ce qui fit augmenter le rougissement d'Hermione.

- Bon sang Hermione, il faut vraiment que tu te trouves quelqu'un pour apaiser cette libido, si même tes rêves s'enflamment !

- Mes rêves ne s'enflamment pas.

- Tu as besoin de libérer toute cette tension sexuelle, ma belle ! Ce n'est pas bon de garder tout ça pour toi ! Faut en faire profiter la gent masculine. Ou la féminine si c'est devenu ton truc ? Ou les deux ? - Ginny s'emballait.

- Arrête, là c'est toi qui t'enflammes !

- Oui pardon, constata Ginny en ouvrant le frigo.

- Toi aussi tu as besoin d'apaiser ta libido ! Lança Hermione, rieuse.

- N'essaye pas de détourner la conversation ! Répliqua Ginny. On parle de toi, là, et de TES rêves érotiques ! Moi, les rêves érotiques je les vis, je te signale !

Hermione se boucha les oreilles.

- La, la, la … Je n'ai rien entendu ! Cria-t-elle en fermant les yeux.

Ginny rit de bon cœur et se pencha à nouveau dans le frigo. Elle en sortit des œufs, du fromage et du bacon.

- Très drôle, Hermione. Des œufs au plat ça te va ? Demanda-t-elle.

- Parfait, pour commencer !

Ginny sortit une poêle et se mit au travail. Hermione entreprit de remplir la cafetière pour le sacrosaint café du matin.

- Plus sérieusement Hermione, reprit-elle, je m'inquiète pour toi. Tu es toujours toute seule.

- Ne t'inquiète pas pour moi. Je n'ai pas besoin d'avoir quelqu'un juste pour avoir quelqu'un, et j'ai déjà des amis en or !

- Les amis en or ça ne fait pas baisser les hausses de libido, réplica Ginny. Est-ce que tu vas finir par me le raconter, ce rêve, ou est-ce qu'il faut que je te tire les vers du nez ?

Hermione rougit de plus belle. Elle se souvenait de la réaction de Ginny à New York quand elles avaient évoqué Drago. Elle redoutait d'avouer à sa meilleure amie les envies qu'elle avait concernant le blond.

- J'étais sur le point de…commença Hermione.

- De … ? Insista Ginny.

Hermione la fusilla du regard.

- Enfin, tu sais quoi ! S'énerva Hermione.

- Mettons que je vois à peu près ce que tu veux dire. Poursuis, je te prie. Répliqua Ginny, un air malicieux sur le visage. Avec qui ?

- Oh, je n'ai pas bien vu son visage, lança Hermione, l'air de rien.

- Je ne te crois pas une seconde. Tu ne serais pas aussi gênée si ce n'était pas quelqu'un que je connais !

- Tu me torture, Ginny ! Est-ce que c'est vraiment important ?

- Oh que oui ! Si je veux pouvoir t'aider à soulager cette envie irrépressible que tu as, il faut que je sache qui c'est.

- Même si ça peut ne pas te plaire ? Tenta Hermione.

- Attends, ne me dis pas que…

- Si.

Ginny prit sa tête dans ses mains.

- Oh là là ! C'est pas bon ça Hermione ! S'écria Ginny, c'est Ron, c'est ça ?

Hermione ouvrit des yeux ronds.

- Mais non, enfin, c'est …

- Ca va je te taquine ! Lança son amie. C'est un certain blond enjambeur de jeunes filles endormies, c'est ça ?

- Il ne m'a pas enjambée, commença Hermione… Mais oui c'est ça.

Hermione baissa la tête. Elle attendait la réaction de son amie. Réaction qui ne vint pas. Elle releva la tête pour voir Ginny la regarder avec bienveillance. Elle reconnut là un trait caractéristique de Molly Weasley.

- Tu ne cries pas ? Demanda-t-elle.

- Pourquoi est-ce que je crierais ? Demanda Ginny à son tour. C'est devenu mon ami aussi après tout, il faut que je commence à lui faire confiance.

Hermione sourit et enlaça son amie.

- Bon, c'est pas tout ça, mais il va falloir assouvir cette envie qui t'empêche de dormir ! Lança Ginny après un temps.

- Ce n'est pas ça qui m'empêche de dormir, je te signale, c'est toi ! Répliqua Hermione.

- Ne joue pas sur les mots, Hermione. Où ça en est, vous deux ?

Hermione fronça les sourcils.

- Eh bien si tu veux tout savoir, je suis en colère contre lui. Ça fait deux mois qu'on est rentrés de New York et aucun signe de lui…

- Bien, poursuis. Intervint Ginny.

- Que je poursuive quoi ? C'est tout !

- Tout quoi ?

- Ne joue pas à l'idiote avec moi, Ginny Weasley. Réplica Hermione, qui, rappelons-le, n'avait pas encore pris son café du matin. - A New York on avait décidé de reprendre tout à zéro, et d'aller juste boire un café. Heureusement que je suis pas accro à la caféine sinon je serais déjà morte.

- Ohh, eh bien vous avez super avancé tous seuls ! Constata Ginny, ironiquement. - Laisse tata Ginny s'occuper de tout, maintenant.

- Je ne suis pas sûre que…

- Ecoute Hermione, si tu crois qu'après avoir passé 3 nuits avec Drago Malefoy collé à toi tu vas pouvoir recommencer à zéro, alors t'es encore plus à côté de la plaque que je pensais. La coupa Ginny.

- Tu vis dangereusement toi, à 7h30 du matin, venir m'embrouiller alors que j'ai pas pris mon café… Tenta Hermione, piquée au vif.

- C'est pas une question de café, ma vieille, et tu le sais très bien.

Hermione regarda son amie de toujours se retourner pour s'activer devant le feu, où les œufs étaient en train de cuire. Elle sourit. Elle sentait que cette intervention de son amie ne serait pas de tout repos, mais il semblait inutile d'essayer de lutter.