Scorpius
"Scorpius ! Quelle surprise, vous êtes rentrés ?" s'exclama Albus alors que je lui passais un coup de cheminée rapide, une fois débarrassée de ma mère.
"Oui. On voulait savoir si vous vouliez venir manger dans la semaine avec nous ?"
"Oh ça serait super."
"Je vais inviter Rose, James et peut-être Teddy et Victoire."
"Oui ça serait super," ajouta-t-il dans un sourire. "Vous, vous avez quelque chose à nous annoncer."
"Albus, ne commence pas," soupirais-je. Ce dernier avait toujours été le meilleur pour devenir les secrets et les cadeaux que nous allions lui offrir, mais je ne voulais pas qu'il gâche la surprise.
"Vous êtes là longtemps ?" reprit-il dans un sourire qui me montrait qu'il avait compris de quoi il retournait.
"Peut-être, on a trouvé un local pour le musée de la magie. Il semble qu'on va venir s'installer ici."
"Ça serait top !" s'exclama-t-il en souriant à pleines dents. "Vous me manquiez trop de l'autre côté de l'océan."
"On se voit toutes les mois," soupirais-je dans un sourire.
"Oui mais ce n'est pas pareil."
"Sans doute, enfin, Ellie est ravie de venir s'installer ici, donc ça ne devrait pas tarder. Je te tiens au courant pour le jour."
"Vous allez au Terrier dimanche ?"
"Peut-être, on attend de voir le dîner de ce soir."
"Bon courage. Ça va bien se passer."
"J'espère," dis-je dans un sourire. "En tout cas j'ai hâte de te « revoir »," m'amusais-je.
"Moi aussi. Allez va voir ma sœur et dis-lui de se reposer un peu. Vous allez avoir besoin de courage."
"Merci Albus. A bientôt !"
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"Bonjour Hermione. Percy, Arthur. Je suis ravi de vous voir."
"Nous aussi," s'exclama Hermione en s'installant à la table du petit restaurant. "J'ai eu plein d'idées depuis notre dernier rendez-vous."
"Super. On a décidé de se limiter à quelques magies bien spécifiques," commençais-je en leur tendant un exemplaire du projet que nous avions mis des mois à élaborer. "Ellora veut absolument un département sur la guerre contre Voldemort, l'ancienne et la récente, mais plutôt de façon ludique, pour éduquer les prochaines générations."
"Oh, j'aime beaucoup l'idée des potions," releva Arthur qui s'était très investi dans le projet suite à sa retraite, ils avaient parcouru le monde avec Molly pour dénicher de magnifiques objets.
"Côté financement ?" demanda Percy de façon pragmatique.
"Pour le moment on serait dans les clous. On a eu la réponse d'un grand investisseur anglais et ça nous permet de financer un département entier. Puis avec les Potter qui ont investis, vous qui nous aidez gratuitement ça nous permet d'ouvrir à moindres frais."
"Pour le personnel vous avez commencez à recruter ?"
"Non pas pour le moment. Personne ne serait intéressé pour faire visiter le musée ? Non. Eh bien on va devoir organiser des entretiens. Ellie déteste ça je vais devoir m'y coller."
"Oh, Scorpius," s'amusa Hermione, "elle t'a recruté pour les problèmes administratifs tu sais."
"Quelle idée," soupirais-je dans un sourire sachant que cette décision avait changé ma vie.
"Harry a décidé de participer ?" s'interrogea Percy en revenant sur ce que j'avais dit.
"Oui, il estime que, comme il ne l'a pas élevé, il peut lui donner l'équivalent pour le musée. Je pense que ça lui fait plaisir."
"Sans aucun doute," affirma Arthur. "Pouvoir aider ses enfants c'est le plus beau cadeau qu'on puisse leur faire."
"D'ailleurs nous serons sans doute là dimanche pour le repas."
"Fantastique. Molly n'attend que vous."
"Bien. Nous allons pourvoir reprendre un à un les départements. On a listé tout ce qu'on avait pu trouver sur les objets et sur les possibilités de visites avec d'un côté les enfants et de l'autre les adultes. Le truc ça serait de proposer une visite plutôt éducative, mais aussi ludique. En Amérique on était beaucoup sur le ludique, sur de gros effets magiques. Ici j'ai convaincu Ellora de se calmer avec ses ardeurs d'américaine et de faire quelque chose de plus soft. Je vous montre ?"
"Oh oui," s'écrit Hermione avec attention et prête à prendre des notes, "j'ai hâte de voir ça. "
"Bon, alors, je veux surtout votre avis sur le département de la guerre, dites-moi sincèrement comment c'est et ce qu'on peut améliorer."
"Allez Scorpius," repris Arthur avec son petit sourire en coin, "montre-nous."
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"Ellora ! Je suis content de te voir !" s'exclama George alors que l'on passait les portes de sa boutique.
"Bonjour George. Comment vas-tu ?"
"Bien. Ron ! Regarde qui est là."
Ce dernier sorti de l'arrière-boutique et nous fit un grand sourire.
"Vous êtes rentrés ?"
"Il y a deux jours," indiquais-je en voyant l'oncle et la nièce s'enlacer. "Nous avons un repas ce soir et comme on passait dans le coin on a décidé de s'arrêter."
"Quelle bonne idée. On est contents de vous voir."
"Comment se passe le musée de la magie londonien ?" nous demanda Ron autour d'une bierreaubeurre.
Il avait été impressionné par celui d'Amérique et avait tenu à ce que nous en ouvrions un ici. C'est surtout cela qui avait convaincu Ellie de venir ici. Si les rapports avaient été tendus au départ, leur visite avec Hermione avait pu renouer les liens.
"On avance bien, je pense que la presse va bientôt en être informée. Les produits avancent ?"
"Bien. Je suis sur le coup avec Georges on va pouvoir te donner un échantillon bientôt".
En effet, Ron et Georges avait décidé de participer au musée en proposant des produits amusants, mais ludiques pour le musée. Nous avions hâtes de voir ce que ça pouvait donner.
"Vous venez au terrier dimanche ?"
"On ne sait pas encore," affirmais-je et il sembla comprendre que nous attendions le dîner pour savoir comme allait se passer la suite.
"Oui, bien sûr."
"On doit aller finir nos achats, mais on était contents de te voir Ron," dit Ellora en l'enlaçant quelques secondes.
"Moi aussi ma petite. Je suis content de t'avoir vu."
Son regard sembla flotter quelques instants et il me sembla qu'il se rappelait le long chemin qu'ils avaient parcourus. Les cris, la première fois qu'ils étaient venus nous voir, la colère, l'angoisse de ne pas savoir quoi se dire, puis la découverte du musée, la découverte de ce que nous avions fait, la compréhension de Ron et enfin son acceptation.
Et les derniers jours qui nous avaient parus comme un rêve éveillé, d'une famille qui commence à prendre forme et des conseils d'Hermione qui nous avaient permis de relancer le musée d'une autre manière, elle qui avait vécu une partie de sa vie chez les moldus. Il ne restait plus qu'un membre à convaincre, le plus dur arrivait. Parce que tout ce que nous avions construit depuis un an pourrait tomber. Et ça faisait peur.
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"Ouah. Alors c'est ici, Poudlard ?"
Le regard émerveillé d'Ellie m'impressionna. Même si j'éprouvais toujours de la nostalgie en voyant le grand château, la voir comme ça me rappela à quel point cet endroit était magique.
"Ça change de New-York, hein ?"
"C'est sûr, nous c'est beaucoup plus moderne. Alors qu'ici c'est vraiment... magique ! J'ai hâte d'y entrer."
"Allez suis-moi."
"Bonjour, Miss Potter, Mr Malefoy, je suis ravie de vous revoir."
"Plaisir partagé professeur McGonagal."
Elle nous sourit derrière ses lunettes. Si elle était très intriguée par Ellora, elle eut la délicatesse de ne pas le montrer et nous conduit au bureau du directeur, Mr Grey qui avait pris la suite d'Albus Dumbledore et tentait, tant bien que mal, de renouveler l'enseignement anglais.
Ellora me fit de gros yeux en voyant à quel point elle semblait sévère, mais je ne répondis rien. Nous ne croisâmes aucun élève, étant en période de vacances, mais elle fut émerveillée par les tableaux très anciens, les gargouilles et même par Peeves qu'elle trouvait « absolument délicieux » et nous demanda si elle pouvait l'emprunter pour le musée, ce qui fit rigoler Minerva. Chose plutôt étonnante. Cette dernière avait les yeux brillants et se demandait sans doute ce qu'aurait donné cette petite à Gryffondor.
"Oh bonjour," s'exclama le directeur alors que nous étions introduits dans le grand bureau du directeur.
Ellora se présenta et posa sur elle le sourire que je lui connaissais si bien. Elle allait faire une affaire. Elle se montra courtoise, intéressée par les objets sur le bureau et se tourna rapidement vers les tableaux des directeurs d'un œil intéressé. L'ancien professeur Rogue, dans un petit tableau sur le côté, nous observa avec une once de dédain, masquée légèrement par un œil intrigué. J'avais eu l'occasion de lui parler, il avait été le mentor de mon père et je savais de source sûre qu'il avait été profondément amoureux de Lily Evans. Voir la petite Lily Potter qui avait disparu ne pouvait qu'intriguer. D'ailleurs, tous les tableaux étaient très attentifs.
"Mr le Directeur, commença-t-elle avec précision, nous sommes enchantés à l'idée de collaborer avec vous."
"Moi également. Vous êtes une femme étonnante Miss Potter."
Elle sourit poliment et je décidai de rester en retrait pour le moment, elle se débrouillait très bien toute seule ce qui me rappela notre voyage en Roumanie où elle avait convaincu tellement de gens en une seule semaine que nous avions dû envisager un endroit plus grand pour le musée tant les collections mises à notre disposition étaient importantes.
"Vous avez créé l'unique musée de la magie du monde à l'âge de dix-huit ans, vous en ouvrez un nouveau à Londres, vous avez des connaissances impressionnantes en histoire et en géographie de la magie, vous avez même réussi à convaincre un de mes vieux amis de vous laisser des objets d'une grande valeur magique. Quel est votre secret ?"
"Le culot, je pense."
Elle rigola en rejetant ses cheveux en arrière.
"Mais surtout la passion. J'aime ce que je fais, passionnément. De tout mon cœur et je promets de protéger tout ce que j'obtiens, ce qui peut aider. D'ailleurs, j'ai entendu parler d'une collection d'objets ayant appartenus à Albus Dumbledore."
"Oh !" s'amusa le directeur. "Vous n'êtes pas seulement ici pour les conférences à Poudlard."
"Non. Je n'ai pas besoin d'argent, mais j'ai besoin de dons c'est de ça que vis le musée. Comme vous le savez, la majorité des objets magiques sont consignés dans des collections privées. Mon but est que ces collections soient accessibles à tous. Mon père m'a dit que la collection d'Albus Dumbledore est merveilleuse. Bien sûr j'ai déjà récupéré quelques objets de la guerre comme le galion de l'AD ou encore le déluminateur de mon oncle Ron, mais il y a ici des souvenirs inestimables. Que des centaines de personnes seraient prêt à voir dans une belle vitrine, entre les récits de la guerre des rescapés et la magie des elfes de maison."
"Elle vous tient à cœur cette magie, je me trompe ?"
"Je trouve que c'est une magie qui est peu connue mais qui est tellement puissante. Ce sont nos compagnons de vie, ils sont trop ignorés et si, ici, vous avez eu de nombreuses avancées..."
"Merci à votre tante."
"Effectivement. En Amérique ce n'est pas le cas. Alors oui, ça me tient à cœur."
"Vous êtes très convaincante Miss Potter."
"C'est mon plus grand défaut."
"Monsieur Malefoy," continua-t-il en se tournant vers moi, "j'ai été surpris d'apprendre votre changement de carrière."
"Sans doute pas autant que mon père, monsieur."
"Oh, je pense qu'il s'y attendait. On m'a dit le plus grand bien de vous. Comment vous sentez-vous dans ce travail ?"
"C'est passionnant. Je n'étais pas le meilleur en histoire de la magie, mais je travaille plus sur les relations, tout l'aspect administratif des contrats, de la magie pure pour organiser les départements, recueillir des investissements, c'est plutôt passionnant."
"Vous pensez avoir des choses à transmettre ?"
"Oui. Bien sûr. Mais c'est surtout Ellora qui pourra vous parler des gobelins, sans même vous endormir."
Mr Grey fixa son regard intrigué vers elle.
"Ça serait, effectivement une bonne chose."
"Je dois toutefois vous prévenir,"" continua Ellora, nous sommes contents de la proposition mais pour le moment je ne pourrais pas intervenir très longtemps, j'ai beaucoup de travail, mais si vous voulez un regard extérieur sur des points précis de la magie je serai ravie de faire cela. Après l'ouverture du musée."
"Bien entendu, ce ne serait que pour l'année prochaine voire celle d'après."
Ellora souffla de soulagement. Il fallait, en effet, qu'on lance le musée avant de prévoir des projets annexes. Nous n'étions que deux pour l'instant et il fallait que l'équipe s'allonge pour que nous puissions envisager de donner des conférences, à Poudlard, mais aussi à l'international. Des perspectives passionnantes.
"Bien. Ça serait parfait."
Elle hocha sa tête et sorti de son sac un petit paquet de feuilles.
"J'ai commencé quelques trames pour les conférences. J'ai axé sur les premières et deuxièmes années, pour une première approche et qu'ils aient envie de s'intéresser à la matière. Puis sur les dernières années, parce que ce sont eux qui peuvent comprendre le plus de choses, et aller au fond de la guerre. Bien sûr je n'ai qu'un regard extérieur à tout cela puisque je viens d'Amérique mais j'ai pensé qu'intégré l'histoire de l'Amérique pourrait être passionnant. Et puis, Scorpius et ma famille seront là pour nous aider à travailler le côté « guerre Voldemort » mais ce ne sera pas pour tout de suite. Plutôt sur les dernières conférences avec... Quoi ? C'est nul c'est ça ?" s'interrompit-elle en voyant le regard qu'on se lançait avec le directeur.
"Euh. Non, miss Potter. C'est loin d'être "nul". Je me demande juste... Vous saviez que vous alliez accepter ?"
"Non. Mais au cas-où, c'est juste une ébauche," dit-elle alors que son visage devenait blanc.
"Ça me semble... beaucoup pour quelques conférences," rajouta le directeur.
Je compris tout de suite où il voulait en venir.
"Eh bien, non. Comment vous voulez que je passe des gobelins à Voldemort ? Vous vous rendez compte que vous n'enseignez même pas Grindelwald ? Comment est-ce possible ? Et votre histoire ne se résume pas à Voldemort. Il y a d'autres choses : comment Dumbledore a conclu un pacte avec le peuple des sirènes, les centaures qui vivent encore dans la forêt interdite. Et puis..."
"Miss Potter, j'entends bien. Je serai ravi de collaborer avec vous, mais vous ne tiendrez pas ce programme sur quelques jours. Si vous voulez vraiment aborder tout cela... eh bien, je m'arrangerais avec le professeur Binns. Vous pourriez vous partager les années et..."
"Un poste de prof ?" s'exclama-t-elle avec une réelle surprise.
"Oui. Ce que vous me montrez, c'est un programme d'un an au moins, pour plusieurs années d'école. Si vous voulez aborder tout ça, il vous faut un cours dédié."
"Mais... le musée ?"
Elle se tourna vers moi un peu perdue. Je savais qu'elle était passionnée par la transmission du savoir, elle partait faire le tour du monde avant tout pour parler aux autres, les convaincre que l'histoire était une base essentielle de notre monde. Son musée était tout pour elle, mais elle avait pourtant laissé avec une relative facilité celui d'Amérique. Elle ne pouvait pas s'empêcher de bouger, de parler, de voyager.
Bien sûr notre musée à Londres serait une aventure extraordinaire, mais une fois terminé ? Une fois qu'elle aurait fait visité cinquante fois les départements et prévu des conférences de plus en plus nombreuses ? Elle allait repartir. Et s'exporter. Parce qu'elle n'était pas attachée à un pays en particulier, mais à l'histoire de la magie. Et elle avait besoin de le faire vivre.
Je savais que les visites étaient parfois trop courtes pour elle, « mais tu te rends compte, je n'ai pas pu aborder le règne de Gournalf le Grand, je suis si déçue, il a décapité tant de gens » me disait-elle constamment quand elle faisait les dernières visites en Amérique. Il fallait qu'elle transmette son savoir, mais de façon durable.
"Ellora, tu n'as pas besoin de répondre tout de suite. Je suppose que l'offre tiendra pour l'année prochaine ?"
"Bien entendu, avec l'ouverture du musée vous n'aurez pas le temps. Mais ensuite, pourquoi pas. Commencez par les conférences, et vous verrez si ça peut intéresser les élèves et vous donner envie d'enseigner."
"Mais ensuite, comment je pourrais..." commença-t-elle avec anxiété.
"Ce n'est pas un poste complet," repris le directeur avec une lueur d'envie dans ses yeux comprenant les possibilités d'enseignements que lui apporterait Ellora, "vous pourrez prendre en charge les premières, deuxièmes et septièmes années comme vous l'avez suggéré. Ça vous ferait trois cours par semaines, le reste du temps vous pouvez partir vous occuper du musée, même si monsieur Malefoy semble tout indiqué pour superviser cela, puis partir à l'étranger si vous le souhaitez. Nous pourrions même regrouper des cours sur une semaine pour vous laisser une semaine de libre. Et bien sûr vous aurez les vacances scolaires."
"Je..."
"Comme l'a indiqué monsieur Malefoy, ne me répondez-pas toute de suite. Réfléchissez y. mais surtout au fait que les élèves y gagneraient énormément."
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"Qu'est-ce que vous en pensez ?" nous demanda franchement Ellie au tour de la table du déjeuner.
"Ça serait une bonne chose. Binns est dépassé. "
"Il faut penser aux générations futures," ajouta ma mère.
"Mais le musée ?"
"Ellie," dis-je avec force, "entre toi et moi, qu'est-ce qui va se passer dans un an ? Quand le musée sera un succès, que tu auras formé une nouvelle personne pour les visites, que je m'occuperais de nos relations avec les fournisseurs, que tu auras organisé des conférences et que tu n'auras plus qu'à te reposer ?"
"Eh bien... il y a des chances pour que je m'ennuie."
"Donc tu vas repartir, voyager. Peut-être organiser des conférences à l'international. Donc ça te laisserait du temps pour t'occuper de petits enfants qui n'attendent qu'être éduqués. Et puis tu peux faire ça un an, et si ça ne te plaît pas changer. Tout est possible."
"Tu marques un point. Mais toi ? C'est notre projet !"
"Et ça va le rester. Je peux me débrouiller tout seul. Toi-même tu craignais qu'on passe trop de temps ensemble."
"Oui mais..."
"Moi je m'occuperais du musée en son entier et tout ira bien, si tu veux qu'on l'exporte on pourra le faire sur tes temps de pause. Et puis tu pourras toujours voyager, ça ne changera rien. Et tu resteras sur Londres où on pourra voir la famille."
"Mais je..."
"Penses-y, je ne te demande pas de signer un contrat. Ça te permettrait de faire ce que tu sais le mieux faire, transmettre."
