Chapitre 21 : Les retrouvailles.
Marinette se promena un peu, puis décida qu'elle devait enfin des explications à ses parents.
Elle rentra pour le goûter de sa chipie, que sa mère avait récupéré à la sortie de l'école.
Elle s'en occupa jusqu'à l'heure du coucher et l'installa dans son ancienne chambre.
Une fois endormie, elle demanda à ses parents s'ils avaient un peu de temps pour discuter.
Tous trois sentirent que le temps des réponses était arrivé.
Elle leur raconta alors tout, ou presque.
De son identité de Ladybug, en passant par son rapprochement avec son partenaire dont elle était tombée amoureuse, à la fuite précipité de ce dernier.
Elle expliqua l'impossibilité de le joindre, pour ensuite aborder son retour.
Elle leur avoua connaître enfin son identité, depuis l'après-midi même, mais ne voulut pas le leur révélé pour l'instant.
Elle leur demanda ensuite de garder sa fille pour la nuit.
Elle avait besoin d'explications et de temps pour réfléchir.
Ils le lui accordèrent, en espérant qu'elle allait enfin pouvoir avancer.
Marinette marcha en ce début de soirée dans les rues de Paris, elle se remémora des souvenirs lié aux ses différents endroits qu'elle traversait.
Et quand elle passa sous la fenêtre de leur ancien cocon, le nid qui avait vu son amour grandir de jour en jour, elle se décida.
Adrien n'en revenait pas, elle savait.
Sa Lady l'avait reconnu.
Comment allait-elle réagir ?
Elle devait vraiment lui en vouloir.
Il avait plein de questions en tête.
Et sa seul indication fut le message de Nino : " Elle sait. Laisse-lui un peu de temps."
Du temps, c'est vague comme notion, combien de temps pourrait-il attendre ?
Il voulait la serrer dans ses bras, il voulait lui faire comprendre qu'il était sincèrement désolé, qu'il l'aimait, plus que tout.
Et qu'il aimerait vraiment pouvoir avoir une place dans leur vie, à toutes les deux ...
Alors qu'il désespérait avachi sur son lit, les larmes aux bords des yeux, près à craquer une nouvelle fois, on frappa à sa porte.
Il se leva sans conviction pour voir ce que lui voulait le service de l'hôtel.
Il ouvrit la porte.
- Bonjour. Dit Marinette d'une voix un peu timide.
Adrien eu un petit temps ou le temps sembla s'arrêter, puis il s'approcha d'elle.
- Ma...
Avant de s'arrêter devant son regard baissé.
Elle ne le regardait pas, il allait falloir parler.
Elle devait être revenue pour avoir des explications et non pour le retrouver.
Il perdu le peu de sourire qu'il commençait à avoir, et lui fit signe de rentrer.
Adrien vivant dans une chambre et non une suite, Marinette qui voulait s'asseoir pour qu'ils puissent se détendre un peu, s'assis au pied du lit.
Il fut rassurer de la voir s'asseoir, s'était un signe qu'elle n'était pas si énervé que ça.
Il l'a rejoignit, s'asseyant à une distance responsable mais a porté de main quand même.
Mais aucun des deux ne sûr par où commencer.
Puis Adrien tendit sa main vers la joue de sa Lady, une Lady sans masque, il en avait tellement rêvé.
Sa tête s'y frotta légèrement, Marinette n'ayant pas retenu son geste, sa tête s'était penché si naturellement vers la main chaude.
- C'était toi ma Lady alors ...
- Chat ...
Ils se regardèrent dans les yeux, autant humide l'un que l'autre.
Et ce fut Adrien qui craqua le premier.
Il se jeta aux pieds de Marinette tout en lui prenant les mains, et laissa libre cours à ses larmes.
- Je suis tellement désolé Marinette. Je suis désolé. La pression était trop dure. Je ne pouvais pas être clair avec toi. J'avais besoin d'aire. Je m'en veux tellement. Je m'en suis voulu aussitôt. Mais comme d'habitude je me suis aveuglé, essayant d'oublier tout. Mais c'était impossible je pensais constamment à toi j'ai voulu revenir mais j'avais trop honte ! Ma Lady je suis tellement désolé. Plus le temps passé, plus c'était dur. Je suis revenue alors sur le chat pour essayer de te parler... Et j'y ai découvert tout tes messages, c'était atroce, pourquoi je n'ai pas été les voir plutôt ? C'était horrible et j'étais loin de la vérité même dans les pires scénarios qui tournaient dans ma tête. Ma Lady, je suis tellement désolé, ton Adieu final, datant de seulement quelques semaines, suivi de ta disparition total m'a achevé. Je pensais ne plus jamais pouvoir te revoir, alors à quoi bon revenir ? Oui mes amis me manquaient, mais je n'imaginais pas pouvoir vivre dans cette ville sans toi. Ma Lady tu es ma force et la faiblesse, tu es loin tout. Quand j'ai décidé de revenir, ne pouvant plus me voiler la face, j'avoue que j'espérais te retrouver même si je n'avais aucune idée du comment. J'ai essayé de me forcer à t'oublier et c'était impossible. Alors ce jour-là, j'avoue avoir reconnu Ladybug avant Marinette. Vous êtes un tout. J'en suis tellement heureux et malheureux en même temps, deux fois plus de raison de m'en vouloir, de ne plus jamais vouloir de moi. Puis j'ai découvert qu'il y a surement une troisième raison... Ho Marinette, ma Lady, je suis tellement tellement désolé...
Il avait vidé son sac mais n'arrivais plus à parler maintenant, surtout qu'il abordé le point le plus sensible.
Marinette pris quelques minutes pour intégrer toute ses informations, et pour lui laisser le temps de se calmer un peu.
Elle n'en menait pas large non plus.
Doucement elle libéra une de ses mains et releva délicatement le visage de son Chat.
Il put alors voir que elle aussi pleuré, ses larmes coulant sur ses joues.
Il l'a regarda alors prendre une grande respiration, et d'une voix un peu étrangler d'elle lui répondit.
- Adrien, mon Chat noir, les deux grands amours de ma vie... Qui se sont substitué l'un a l'autre plusieurs fois. J'ai de la chance, sûrement celle de la coccinelle, même si elle aurait pu subsister plus longtemps... J'ai aussi ma part de responsabilité dans l'histoire. Chhhuuut. J'ai eu bien assez de temps pour y réfléchir. J'aurais dû me déclarer bien plus tôt, j'aurais dû crier plus fort que toi ce jour-là, j'aurais dû te suivre aussitôt et te rattraper. J'aurais pu être plus clair et direct sur le chat. Comme tu viens de le prouver, cela aurait pu nous faire gagner quelques années. Nous aurions pu nous avouer nos identités dès notre mission terminée... Mais avec des si on pourrait refaire le monde sans pouvoir pour autant le changer concrètement. De plus nous étions tous les deux intelligent, nous n'aurions pas dû avoir de tel rapport non protégé. Je n'ai découvert que trop tard que les pouvoirs de création du Miraculous de la création annulé les traitements humains. Mais en la regardant grandir et en repensant à l'amour que j'avais pour toi, je ne pouvais pas la regretter. C'est mon soleil à moi, mon petit lion. Un chaton bien plus dur à apprivoiser. ... Maintenant tu es là, enfin, tu ne t'es pas enfuit, tu ne t'es pas caché, et tu n'as pas l'air de m'en vouloir non plus. Mon Chat pardonne moi. Je t'aime tellement, on a besoin de toi. J'ai besoin de toi dans ma vie.
Durant ce discours les larmes devinrent plus rares, quelques sourires faisant leur chemin sur leurs lèvres, et parfois même des petits rires.
Puis une fois terminé, Adrien se releva doucement, il prit son visage en coupe.
- Tu n'es pas en faute pour moi, et je te pardonnerai tout de toute façon. Je t'aime.
Il l'embrassa tendrement, puis plus passionnément.
Il l'allonge sur le lit, et tous deux se mirent à embrasser le corps de l'autre, comme si chacun voulait imprimer les courbes de l'autre dans son esprit, tout en enlevant peu à peu les vêtements encombrant, qui empêchaient leurs mains de caresser leur corps.
Là, alors qu'il ne leur rester qu'une barrière de tissu entre eux, ils se regardèrent de nouveau dans les yeux s'embrassant désespérément.
Ils se serrèrent dans les bras se répétant leur amour, leurs excuses et leur pardon.
C'est ainsi que la nuit les accueillit.
Ils s'endormirent l'un contre l'autre, enfin complet et aucun n'eut si bien dormi auparavant.
