Bonjour à toutes et à tous !
Bienvenu pour l'ouverture de cette dix-septième case de ce calendrier de l'avent !
Je vais relancer mon annonce d'hier : à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !
Au programme de ce soir : une prise de conscience, une mission commando, une sombre histoire de soutien-gorge et de maison à oiseau ! alors, je vous ai donner envie ?
Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)
Elo1095 : coucou Elo ! qu'on soit bien claire, nous voulons toutes un major dans notre vie mdr, mais je suis d'accord avec toi, la Bella que j'ai décrite représente énormément de femmes sur terres (je fais d'ailleurs partie de cette catégorie lol), et parfois, il faut juste la bonne personne, qui te dises les bonnes chose de la bonne façon, au bon moment, pour retrouver son estime de soi…
un chapitre un peu plus soft ce soir, et d'un autre point de vue pour faire redescendre la pression lol
je te souhaite une très bonne lecture,
bisou
Mya
aurelie355 : bonsoir Aurélie ! je comprend ce que tu as ressenti ahah ! je suis une lectrice de fiction depuis mes 11 ans, et quand je tombe sur une fic avec laquelle j'accroche, et qui au final est soit abandonnée, soit l'auteur arrête de poster régulièrement, ça me met dans une rage incroyable… j'espère que la suite continuera de te plaire, et si tu le souhaite, j'ai une autre histoire sur le même Parring (je ne sais plus si je te l'ai dit hier…) qui s'appelle « une question de temps » et sur laquelle je continue de bosser !
je te souhaite un très bon chapitre, et je te dis peut être à ce soir ?
bisou
Mya
Lilijune : Hey Lili ! (oui, je raccourcis les noms, ça devient compliqué sinon, mon PC s'énerve dans ce cas là…)
Promis mdr, ma prochaine fois, je te préviendrais quand je ferais un chapitre comme celui d'hier soir ahah
je te souhaite un très bon chapitre (soft celui-là c'est promis !)
bisou
Mya
Ninidezil : hey Nini ! toujours fidèle au poste à ce que je vois ! c'est vraiment un plaisir sérieux !
eh oui ! première base atteinte ! alors, heureuse ? tu en veux un toi aussi de Major ? 😉
mais oui, c'était tout à fait nécessaire et ça va les aider à avancer à deux !
je te souhaite un très bon chapitre,
bisou
Mya
Delphine : bonsoir Delphine ! je vais très bien, merci, et toi ? En vacances ? génial ça ! Merci pour ta reviews ! j'espère que le prochain chapitre te plaira tout autant !
bisou
Mya
Nina : hello Nina ! comment vas-tu ? oui en effet, tu as pas mal de chapitres de retard, mais ça va le faire lol t'en fais pas !
non, en effet, tu ne sauras pas tout de suite le pourquoi du comment, mais ça va arriver en son temps, je te le promet ! mais c'est vrai aussi que c'est compliqué de répondre à ton message sans dévoiler des parties de l'histoire que tu n'as pas encore lues… je dois me relire 2 fois avant de te répondre mdr, c'est presque aussi compliqué que d'écrire un chapitre de 4000 mots pour une fille comme moi qui adore en faire de 10 000 mots mdr ! mais continue à m'envoyer des messages, j'adore les tiens qui sont si longs et développés !
Ohlala ! beaucoup de questions-là ! je ne peux répondre à aucunes la comme ça, mais patiente encore un peu, et tu auras tes réponses !
jasper et Bella dans la même chambre ? mais voyons ! si je n'avais pas fait ça, ça ne serait pas une histoire de téléfilm de noël mdr
jasper à une imagination débordante, je confirme mdr alors une Bella en mère noël ? évidement que ça lui plairait !
oula ! tu as une opinion déjà bien arrêtée sur leur relation dis donc lol
oula ! la confrontation est pour très vite lol ça arrive très bientôt promis !
si tu le souhaite, si tu veux lire mon livre, tu peux le trouver sur Amazon, tu cherche la saga les Hampton de Isis Greenberg, mon tome 1 s'appel un pari sans conséquences ! et sinon j'ai ma page auteur sur Facebook !
bref ! je finis ma promo la lol
je te souhaite un très bon chapitre
bisou
Mya
*** bonne lecture ! ***
Chapitre 18
Jeudi 23 décembre
POV Bella
Confortablement installée sur le lit, le bras de Jasper m'entourant doucement, alors qu'il a remonté la couverture sur mon corps, nous enveloppant, tous deux, dans un cocon de chaleur ; je ne me suis jamais sentie autant sereine et apaisée.
— Bella, Jasper ; nous parvient la voix d'Emmett ; le petit déjeuner va être servi.
— On arrive Em ; le prévient-il.
— Dépêchez-vous !
Emmett ne rentre pas, ce qui, en soit, est bien une première ! Mais, peut-être a-t-il appris les bonnes manières en une nuit !
— Tu devrais aller prendre ta douche darling ; sourit Jazz en embrassant mon crane.
— Tu ne viens pas ? froncé-je les sourcils.
— Avec toi ? demande-t-il, narquois. Sous la douche ? Je ne te savais pas si empressée de démarrer ton apprentissage Swan !
— Pas sous la douche ! rougis-je furieusement. Je parlais du déjeuner.
— Je pense que je vais écrire un peu, en attendant que tu remontes.
Je hoche la tête, soucieuse. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit tant investi dans son travail, même si les cernes sous ses yeux me prouvent qu'il a dû y passer plus de deux heures la nuit dernière, et sûrement celle d'avant aussi.
Gênée de me retrouver dans cette tenue, je récupère rapidement la serviette qui est tombée au sol il y a, il me semble, une éternité, alors que cela ne date pas de plus d'une heure ; avant d'aller, encore une fois, me perdre sous les torrents d'eau sortant de la douchette.
Je n'aurais jamais cru que cette matinée se passerait de cette manière-ci, et encore moins qu'en quelques phrases ; les dommages psychologiques provoqués par les mensonges et les tromperies d'Edward se seraient aussi bien effacés.
Je ne lui ai pas menti, en lui disant que j'avais aimé cette sensation d'être puissante, à le dominer ainsi, même si, soyons réaliste, même debout, il était celui qui contrôlait tout ; de la langueur de ses mouvements de langue, jusqu'au moment où j'ai joui.
Mais, me sentir si belle, sous ses doigts, sous sa bouche, sous ses lèvres ; c'était une sensation qui m'était inconnue, l'impression qu'un baume cicatrisant hyper puissant avait été apposé sur les cicatrices invisibles causées par les infidélités d'Edward.
Et que dire de cette promesse à demi-mot… A cette simple évocation, je sens mon bas ventre se réchauffer, et je mords fortement ma lèvre, pour éviter que mon gémissement ne soit entendu dans la chambre.
— Je vois des rondeurs qui me donnent envie de m'y accrocher, quand je te ferai l'amour ; susurre-t-il, s'y accrochant. Parce que oui, darling, je vais te faire l'amour. Pas maintenant, peut-être pas aujourd'hui, mais je refuse de te voir partir de cette maison, sans avoir pu te prouver quelle femme attirante, désirable, sensuelle et envoûtante tu es.
Se pourrait-il que ce soit une véritable promesse, et que, lorsque je partirai de cette maison, je ne vois plus le sexe comme étant une tache douloureuse et dégradante, uniquement là pour servir les intérêts de son fiancé ? Ou bien, encore une fois, me fais-je des films ?
— Arrête de penser à cela ! me sermonné-je. Peut-être qu'il joue, mais si c'est le cas, profite de ce qu'il a à t'offrir, et tais-toi. Tu l'as bien vu, il est doué, alors imagine ce que cela pourrait faire, de passer une nuit entre ses bras, ma grande !
Je suis peut-être en train de devenir folle, à me parler ; mais si le simple fait de penser à ce que je ressentirais, en faisant l'amour avec lui, me met dans état d'excitation et d'euphorie ; l'attente jusque ce jour risque d'être longue…
Enervée de ne pas parvenir à me mettre d'accord avec moi-même ; je coupe l'eau de la douche, attrapant une nouvelle serviette propre ; avant de me poster, encore une fois, devant le miroir au-dessus du lavabo.
A-t-il été sincère, tout à l'heure ? Trouve-t-il que j'ai une belle poitrine ? Que mes yeux et ma bouche sont attirants ? Que mes tatouages ne le rebutent pas ? qu'il n'a pas envie de fuir en voyant mes poignées d'amour ? Mais, surtout, pourquoi toutes ces questions tournent elles dans ma tête ?
C'est vrai, après tout ! Certes, pour ma part, le jeu s'est, lentement, transformé en quelque chose de plus réel. Mais, de son côté, les sentiments sont-ils présents, eux aussi ? Tant de questions, et si peu de réponses malheureusement…
Attrapant le premier vêtement que je trouve, à savoir une des robes que Rosalie a laissé dans la salle de bain, hier, en me proposant de la porter bientôt ; je l'enfile, marquant un temps d'arrêt, au moment de passer la porte. Que dois-je faire, maintenant ?
Dois-je pousser le jeu en me maquillant et me faisant plus présentable ; ou bien acceptera-t-il de me laisser continuer à rester au naturel, mes cheveux partant dans tous les sens, et sans porter de chaussures à talons, comme toutes les femmes de cette maison ? Diable ! Même Alice, pourtant enceinte, est encore montée sur talon aiguille !
Mais il a eu l'air d'aimer mon naturel, tout à l'heure, alors pourquoi ne pas tenter de le rester, encore ; et garder, en plus mon intégrité physique, qui serait sévèrement remise en question par le port intensif d'échasses trop hautes pour ma démarche trop titubante ?
— Va pour le naturel ! m'exclamé-je à moi-même.
Fière de ma résolution, ainsi que de ma « non-prise de risque » ; je ressors de la salle de bain, souriante, remontant mes cheveux en un chignon rapide ; pour le trouver, une nouvelle fois, plongé dans son ordinateur.
— Tu ne viens vraiment pas ? soupiré-je.
Mais au bout de cinq minutes à attendre une réponse, je comprends, qu'encore une fois, il est tellement plongé dans ce qu'il écrit, qu'il ne parvient même pas à entendre ma question ; alors, soupirant de dépit, je presse rapidement mes lèvres sur son crâne, avant de sortir de la chambre, dans un silence qui est, je m'en doute, superflu.
L'agitation qui est, normalement, toujours présente, au moment du petit déjeuner ; est, aujourd'hui, absente, et cette absence m'angoisse. Quelque chose d'horrible se serait-il passé, pour que cette famille si vivante, mais surtout, bruyante ; soit, à ce point, silencieuse ?
Je trouve ma réponse en arrivant dans la cuisine, où ne sont rassemblés que Rosalie, Alice, Aro et Chelsea, autour d'une cafetière à piston, chacun étant plongé dans sa tasse de café fraîchement pressée.
— Bonjour ; souris-je grandement.
Je ne peux m'en empêcher. Ce bonheur, cette sensation si puissante, qui s'est déversée dans mes veines, durant cet intermède, ce matin ; me met d'une humeur bien joviale, en comparaison à celle de tous les autres, où il faut bien plus de trois tasses, pour m'arracher un simple grognement de bienvenue.
— Tu m'as l'air de bien bonne humeur, ce matin, Bella ; sourit grandement rosalie.
— J'ai bien dormi ; répond-je, rougissant furieusement.
— Du café ? me propose Alice.
— Oui, merci ; fais-je, maîtrisant, au mieux, mon sursaut.
Cela, en revanche, est parfaitement nouveau ! Depuis notre arrivée, je peux compter sur le doigt d'une main, le nombre de fois où elle s'est adressée à moi ; et encore plus avec ce sourire resplendissant ! Peut-être le bébé a-t-il bougé cette nuit, pour la mettre de cette humeur.
Mais je ne vais pas m'en plaindre ! Rosalie semble avoir passer l'éponge sur la raison de la séparation, de même que celle du divorce de son frère ; et la voir sourire tout aussi malicieusement qu'Alice me fait un bien fou.
Ce serait mal, de ma part, de priver cette famille du bonheur qu'elle mérite, surtout après tout ce qu'ils ont fait pour moi ; ainsi que tout ce que je ne saurais sûrement jamais.
Avec les années, j'ai appris à me méfier des Hall, et ex-Hall, d'ailleurs, dans ce domaine. Certes, les coups bas ou en douce ne sont pas monnaie courante, mais ils ont l'art de taper là où cela fait mal, et il ne faut jamais sous-estimer un Hall acculé. Ils sont redoutables. Mais je m'égare.
Me concentrant sur la tasse qu'elle vient de poser religieusement devant moi ; j'intercepte l'échange silencieux, entre Aro et Chelsea, faisant des allés retour entre les escaliers, et la sixième tasse, toujours vide, qui trône à mes côtés.
— Jasper ne descendra pas manger, ce matin ? finit-elle par me demander, en comprenant que j'ai vu leur manège.
— Non ; secoué-je la tête. Il a décidé de continuer d'écrire un peu, avant de faire quoi que ce soit d'autre. Mais je vais lui apporter son café, au moins, je serais sûre qu'il aura quelque chose dans le ventre.
— Il s'est remis à écrire ? s'écrit Alice. Vraiment ?
J'avais oublié cette propension à la bonne humeur, et surtout, la voix haut perchée, lorsqu'elle est de bonne humeur ; et même en mettant cela sur le compte de la grossesse, aucune femme ne devrait pouvoir pousser des cris si haut perchés qu'Alice !
— Je pense qu'il doit travailler encore sur les premiers chapitres ; grimacé-je doucement, frottant mon oreille. Je dirai qu'il a dû y passer les deux ou trois derniers soirs.
— Deux ou trois, tu es sûre ? me presse Rose.
Allons bon… quelle est donc la raison derrière l'échange de regard entre elle et son ex-belle-sœur, maintenant ? Est-ce si étrange, que Jasper se soit permis de passer quelques heures, depuis deux ou trois nuit, à écrire ?
— Je sais que, depuis la soirée que nous avons passée, avec vous, dans le jacuzzi, il prend le temps d'écrire un peu, chaque soir. Pourquoi ? froncé-je les sourcils.
— Pour rien ; secoue-t-elle la main, l'air de rien, en envoyant un clin d'œil à Alice.
— N'y pense même pas Rose ; grondé-je, comprenant le manège. Ne va pas le déranger, s'il s'est remis à écrire ! Tu sais bien tout le mal qu'il a eu pour retrouver l'inspiration !
— D'accord ; abdique-t-elle rapidement ; mais je veux être prévenue, quand il aura terminé, et c'est non négociable !
Je hoche vaguement la tête, terminant ma tasse de thé, alors que le silence se fait, autour de nous, apportant, à la pièce, cette ambiance presque pesante. Mais où est Emmett, lorsque l'on a besoin de lui ?
— Ou sont les autres ? demandé-je, angoissée par cette atmosphère.
— Ils sont partis passer la journée chez mes parents, Caius et Anthenadora, à la sortie de la ville. Pourquoi ? m'informe Aro.
— La maison est étrangement calme, et je ne suis pas habituée ; souris-je, m'excusant.
— C'est la raison pour laquelle, Rosalie, Alice, toi et moi, nous allons aller faire les boutiques cet après-midi ! s'écrie Chelsea.
Aller faire les boutiques, avec trois férues de modes, dont l'une travaille dans le domaine, en plus d'être dirigée presque exclusivement par ses hormones ; une autre, baigne dedans depuis son plus tendre âge, nous ayant fait l'appeler Channel durant deux ans ; et l'autre étant la personne ayant mis au monde ladite Channel ; faire une après-midi shopping avec ces trois personnes me semble hautement risqué pour ma santé morale !
— Vous comptez vraiment laisser trois hommes comme Emmett, Aro et Jasper, dans la maison, seuls, durant toute une après-midi ? tenté-je, en dernier recours.
— Que veux-tu dire ? demande le seul représentant masculin autour du bar.
— Que l'an dernier, vous avez fait un football américain, allant même jusqu'à casser la porte fenêtre ; commencé-je à énumérer. L'année d'avant, vous avez passé l'après-midi à faire une représentation de Hamlet dans le salon, et lorsque nous sommes tous rentrés, nous n'avions plus de draps dans les lits, et lesdits draps étaient tachés de sauce tomate !
— Et l'année d'encore avant ; renchérit Alice ; vous avez fait une chasse au trésor dans toute la maison. Je n'ai, d'ailleurs, jamais retrouvé mon soutien-gorge en dentelle noir et doré. Et je l'adorais, ce soutien-gorge !
— Il nous fallait un lance pierre ; ronchonne Aro.
— Un lance pierre ? s'époumone-t-elle, ahurie. Vous avez fait un lance pierre d'un soutien-gorge Victoria Secrets à 500$ ? Avez-vous perdu l'esprit ?
Quand je disais qu'il ne fallait, surtout pas, laisser trois hommes, ayant, à eux trois, atteint la maturité psychologique d'un gamin de maternelle…
— De toute manière ; clos le débat Aro ; maintenant, il me sert de reposoir à oiseau, dans la petite cabane que je leur aie faite.
— Tu en as fais un reposoir à oiseau ? déclare-t-elle, la voix blanche. Tu en as sérieusement fait un reposoir à oiseau ?
— Que voulais tu que j'en fasse ? s'irrite-t-il. Un tuteur à pied de tomates ? Vu l'état dans lequel il était, il ne m'aurait plus servi à grand-chose d'autre.
— Je vais te tuer Aro ; susurre t'elle, venimeuse. Je vais te tuer, et je le ferais même avec ton putain de reposoir à oiseau à 500$ !
C'est sûrement le moment propice pour que je m'en aille, mais la masochiste en moi attend le moment où l'homme qui m'a presque élevé va dire le mot de trop, déclenchant la tempête Brandon sur son passage. Et cela ne manque pas.
Renversant son café sur lui, café qu'elle ne s'était, d'ailleurs, servi que pour avoir l'odeur entêtante ; le torrent de larmes se met à couler, le laissant tout penaud devant elle, se rependant en excuses, au point de lui proposer qu'elle utilise sa carte de crédit, pour s'en racheter un autre. Sacré Alice…
— Tu devrais lui apporter des cookies, aussi ; m'interpelle Chelsea, tandis que mes yeux ne quittent pas le spectacle que m'offre le blond et la brune, face à moi.
— Je veux bien ; grimacé-je ; mais il ne les mangera pas. Déjà hier soir, j'ai dû ruser, pour qu'il mange un simple sandwich, et j'ai déjà usé de la carte « maman se fait du souci pour toi ».
— Il y a une solution toute simple que j'utilisais, à l'époque où nous vivions ensemble ; déclare Alice, interrompant son duel de regard avec Aro, ayant compris que ses larmes étaient factices.
Pourquoi, encore une fois, ressens-je cette pointe de jalousie profonde se rependre en moi ? Pourquoi ne puis-je pas accepter le fait qu'ils aient eu une vie ensemble, avant de divorcer ? Pourquoi suis-je, à ce point, jalouse de ce qu'ils ont vécu, du temps qu'ils ont passé ensemble ?
— Laquelle ? demandé-je, retenant ma grimace de contrariété.
— Tu fermes l'écran de son ordinateur, tu t'assois sur ses genoux, et tu fourres tous les gâteaux que tu peux dans sa bouche, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place ! rit-elle.
— Mais il va s'étouffer, si je fais cela ! m'horrifié-je.
— Peut-être ; hausse-t-elle les épaules ; mais, au moins, il mourra le ventre plein !
Et on a donné la chance à cette femme de devenir mère sous peu ? Décidément, le monde ne tourne plus rond !
— Ou tu as la solution, moins radicale, de lui dire de manger ; offre Chelsea.
— Mais j'ai déjà essayé, tout à l'heure, de lui demander de venir déjeuner avec nous, mais il ne m'a pas entendu ; réfuté-je.
— Essaye en éteignant son ordinateur, tu obtiendras plus d'attention, déjà ; rit rose.
— D'accord ; abdiqué-je.
Récupérant l'assiette de cookies préparés par sa mère, et la tasse pleine que me tend Aro ; je les laisse reprendre leur conversation à propos de nichoir à oiseau, pour remonter dans notre chambre, bien décidée à lui faire avaler, au moins, trois des dix cookies posés en une pile précaire.
Mais en entrant dans la chambre, je sais que je ne pourrais pas faire ce qu'elles m'ont proposées. Il est tellement pris dans son écriture, qu'il n'entend même pas son portable sonner, ni même Emmett qui chante faux, dans la salle de bain. D'ailleurs, que fait-il dans la nôtre, alors qu'il possède la sienne ?
— Jasper ? l'appelé-je.
Aucune réponse. Bien, plan B, dans ce cas. Inspirant brusquement, j'avance jusqu'à la table basse, enjambant ses bras tendus, m'interposant entre son écran et son visage, la tête penchée sur le côté, un sourire accroché aux lèvres.
Brusquement, j'entends le cliquetis des touches s'arrêter, alors que, lentement, ses yeux naviguent sur mon corps, pour remonter jusque mon visage, une moue interrogatrice collée dessus. Depuis quand sait-il faire ces yeux-là ?
— Je n'ai plus que deux paragraphes à écrire, s'il te plait ? plaide-t-il.
— Et ensuite tu manges ? froncé-je les sourcils.
Lentement, ses mains suivant le chemin intérieur de mes cuisses, il remonte, jusqu'à venir se mettre devant moi, debout, un sourire en coin bien trop sexy placardé sur le visage, et ses yeux brûlants me font frissonner, alors qu'il approche ses lèvres de mon cou, pour l'embrasser légèrement.
— Toi, ou bien les cookies ? susurre-t-il contre ma peau. Parce que j'ai faim des deux.
— Les cookies ; balbutié-je. Je parlais des cookies.
— Dommage ; fait-il en se rasseyant, me faisant signe de m'asseoir sur la table. J'aurais aimé que tu me proposes l'autre option.
— Des cookies !
Sursautant brusquement, je vois Emmett sortir de la salle de bain, une simple serviette autour des hanches, un sourire rêveur sur le visage.
— Donne m'en un ! s'écrie-t-il.
— Même pas en rêve, Swan ; sifflé-je. Si tu en veux, Chelsea en a sorti une bonne trentaine dans la cuisine.
— Jazz, mon grand ; déclare-t-il, la voix solennelle ; si je n'avais pas, déjà, épousé ta sœur, je demanderais ta mère en mariage !
— Et moi je te collerais la raclée de ta vie ; lui répond -il simplement.
— Mais elle fait des cookies, mec ! s'exclame-t-il. Et tu sais que j'adore les cookies.
— Et la semaine dernière, c'étaient les tartes aux pommes de Rose, que tu aimais ; lève, Jasper, les yeux au ciel.
Vu le sourire rêveur qui s'accentue sur son visage, je doute sincèrement que ce soit pour la tarte aux pommes, en soit, plutôt que pour la pâtissière dudit gâteau !
— Tu dis un seul mot de plus ; fait, la voix tranchante, Jazz ; et je demande à papa de sortir la carabine.
Cette matinée devient de plus en plus bizarre, mais, quand Emmett sort de la chambre, hurlant le nom de Chelsea de sa voix de petit enfant ; je sais que la journée est loin d'être terminée, et que la partie de football américain ne sera pas la pire chose qu'ils nous auront fait, pour une après-midi entre hommes.
Soupirant, je m'assois sur la table, récupérant un des biscuits dans l'assiette, pour le grignoter, pendant que Jasper continue d'écrire les deux paragraphes qui lui manque.
Je ne l'avais jamais vu être plongé dans l'écriture, comme il l'est, en cet instant ; et son sourire doux, sa fossette, ses yeux pétillants, quoi que franchement fatigués, si j'en juge les grosses cernes ; il a cette aura de douceur, cette magnitude, qui semble émaner de partout autour de lui.
Si je ne l'étais pas déjà, je sais que je serais tombée amoureuse de lui à l'instant même, et c'est sûrement la raison pour laquelle je manque de m'étouffer avec une pépite de chocolat.
Suis-je si perdue que cela ? me demandé-je, en buvant une gorgée de son café. Ai-je totalement dépassé la limite, pour avoir accepté le fait d'être tombée purement et simplement, amoureuse de cet homme assis devant moi, un regard inquiet posé sur ma silhouette.
Oui. Définitivement oui. Et dieu m'en garde, cette sensation est sûrement la meilleure que je n'ai jamais ressentie. Elle dépasse même celle de l'aimer, lorsque j'étais adolescente. Elle dépasse même le manque constant, latent, que j'ai ressenti, durant dix ans, loin de lui.
— Tu vas mieux ? s'inquiète-t-il, ayant reposé son ordinateur sur la table.
— Oui ; soufflé-je, encore sous le coup de ma réalisation. Je n'ai jamais été aussi bien.
— Dans ce cas, que dirais tu de partager ces cookies, toi et moi, et d'aller, ensuite, nous allonger quelques minutes sur le lit ? demande-t-il, malicieux.
— Fatigué ? froncé-je les sourcils.
— D'humeur joueuse, plutôt ; sourit-il, tentateur.
Encore cette fichu chaleur qui se repend dans mon corps, et ce foutu gémissement qui cherche à s'échapper de ma bouche. Quand donc vais-je cesser de paraître si faible, face à lui ?
— Viens donc avec moi sur le canapé, darling.
Comme si mon corps avait une volonté propre, ce qui n'est pas inenvisageable, je dois l'avouer ; je me laisse tomber contre lui, l'un de ses bras passant d'autorité autour de mes épaules, pour me caler contre son torse, tandis que l'autre vient entourer ma taille, traçant des cercles imaginaires sur le lieu où est inscrit sa date de naissance, à la naissance de mon pubis.
— Tu as bien travaillé ? demandé-je, pour tenter de réguler cette chaleur incroyable qu'il dégage en moi.
— Assez, oui ; élude-t-il.
— Tu as écrit beaucoup ? tenté-je encore, après quelques minutes de ce calme reposant.
— Plusieurs chapitres ; hoche-t-il la tête.
— Et tu en as effacé combien ?
Cette question me tient en haleine. J'ai une foi sans bornes en lui, dans le domaine de l'écriture, mais la peur du syndrome de la page blanche a atteint tellement d'écrivains, au cours des siècles, que je ne peux empêcher cette légère peur de m'envahir.
— Aucuns darling ; sourit-il. Je n'en ai effacé aucun.
Je me redresse brusquement, dans un sursaut, pour tourner ma tête vers lui, incrédule, et, je peux l'avouer, fière. Hier encore, il doutait totalement de lui, et aujourd'hui, il m'avoue avoir écrit plusieurs chapitres sans en avoir effacé un seul !
Prise d'une impulsion subite, et dans la joie de ce moment, je laisse mes lèvres rejoindre les siennes rapidement, dans un baiser que j'espère pouvoir faire passer pour un instant d'égarement ; mais sa main rejoint ma nuque, quand je cherche à me détacher de son corps, donnant un tour bien plus sensuel à celui-ci.
Je suis Isabella Swan, trente ans depuis trois semaines, et je suis tombée follement amoureuse de Jasper Hall et de ses baisers. Que personne ne me vient en aide, je suis prête à sombrer pour l'éternité, s'il continue de m'embrasser.
Bon, d'accord, vous me connaissez à force, j'adore vos retours ! alors à vos claviers mesdames ! je suis toute ouïe ! ou, plutôt, toute vue ! qu'avez-vous penser de cette Bella légèrement plus sure d'elle, prête à prendre en compte ce que lui a dit jasper ? quelle sera la mission commando en préparation ? auriez-vous réagit comme Alice en face d'un homme qui aurait fait de votre soutien-gorge à 500$ une mangeoire à oiseau ? et d'ailleurs, heureux de voir Alice réagir enfin ? avez-vous des idées de pourquoi elle et jasper ont divorcer ? et quel avenir voyez-vous pour elle ?
Voilà, voilà ! beaucoup de questions ce soir, mais j'avais envie de discuter donc je vous ai lancer des bouées ahah
Au programme de demain : enfin la mission commando, une histoire de chiffre, la fierté d'une ex, et un sociopathe inquiet ! alors, je vous donne envie ?
Je vous dis à demain, 17h, pour la suite de l'histoire,
Je vous embrasse,
Mya
