Bonjour !
Voici le nouveau chapitre au titre un peu sombre et pas très recherché... J'avoue.
Bref ! Vous verrez bien pourquoi...
Bonne lecture !
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– Noir –
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Tout était noir. Noir et froid. Noir et… Non… Il y avait de la lumière. Ce n'était qu'une infime lueur qui grandissait de seconde en seconde, emplissant l'espace et l'esprit d'Ondine. La douleur et la fatigue l'avaient quittée, et tout semblait calme et apaisé.
La jeune fille ouvrit les yeux. La lumière du soleil l'éblouit un instant. Lorsqu'elle recouvrit la vue, elle était allongée dans un lit, dans un lieu qu'elle n'avait jamais vu. Doucement, l'adolescente se releva et s'assit au bord du lit. Étrangement, sa blessure ne lui faisait plus mal. Baissant les yeux sur son côté, elle se redit compte qu'elle portait une tunique blanche très légère. Relevant le tissus, elle eut beau scruter sa peau, il n'y avait pas la moindre trace ni même cicatrice de la blessure.
Surprise, l'adolescente laissa le tissu retomber et se leva. Sa tête lui tourna un peu mais, elle put tenir debout sans trop d'efforts. Faisant quelques pas, Ondine aperçue une robe proprement pliée sur une chaise à côté de la porte. La jeune fille l'enfila et sortit de la pièce. Au dehors, un couloir ouvrait sur l'extérieur. L'adolescente s'avança dans le couloir et se rendit jusqu'à un balcon. Ce dernier offrait une vue incroyable sur la cité, et l'adolescente resta le souffle coupé face à ce qu'elle vit.
La cité se trouvait dans une vallée nichée au creux des montagnes. Au loin, le soleil s'élevait au-dessus des sommets enneigés baignant la ville dans une douce lueur matinale. Une impression de sérénité se faisait ressentir dans l'atmosphère et l'ambiance environnante. Un peu plus bas dans la vallée, des ruisseaux couraient descendant des montagnes et se mêlaient à une rivière qui poursuivait sa route vers l'ouest. Par-dessus chaque ruisseau, un pont de pierre était jeté permettant de le traverser. Et de part et d'autre de chaque pont, deux statues étaient dressées surplombant les passants. Ensuite, des chemins dallés se déroulaient laissant un libre-accès à la cité. Cette dernière était composée de multiples maisons comme connectées entre elles, formant un ensemble qui donnait l'impression qu'il ne s'agissait que d'une seule et unique maison. C'était peut-être même le cas… Tout était sculpté avec finesse et délicatesse. De multiples torsades et arabesques s'enroulaient autour de colonnes formant comme une décoration végétale.
En chaque endroit qu'Ondine pouvait voir et en chaque lieu, tout lui rappelait le style elfique qu'elle avait découvert en Lorien. La jeune fille était si éberluée devant le paysage qui se déroulait sous ses yeux, qu'elle n'entendit ni ne vit arriver un elfe derrière elle. Ce dernier vint s'accouder à la rambarde à gauche de l'adolescente la surprenant.
- Vous êtes enfin debout et éveillée… Nous désespérions vous voir émerger du coma.
- Je me porte très bien, merci… souffla Ondine. Et il me semble que c'est vous que je doive remercier, ajouta-t-elle avisant le diadème discret que portait son interlocuteur.
- En effet, c'est moi qui vous ait soigné… Et cela ne m'a pas été facile, votre blessure était très grave. Mais, j'en oublie de me présenter. Je suis…
- Elrond, le Seigneur de Fondcombe. Je suis au courant, le coupa Ondine.
- Vous êtes pleine de surprises, jeune fille, répondit-il surpris.
- Vous n'êtes pas au bout de vos surprises… répliqua la concernée un petit sourire en coin.
Interrogateur, l'elfe leva un sourcil mais ne posa pas de question. Il ne se contenta que d'un : « Je n'en doute pas » qui semblait plus destiné à lui-même qu'à Ondine. Puis, il se retourna vers l'adolescente et lui dit :
- Un ami à vous tarde de vous voir debout. Je pense qu'il serait malavisé de le faire attendre plus longtemps…
Puis, avec un petit sourire en coin, il fit demi-tour invitant l'adolescente à le suivre, et s'engagea dans un escalier qui descendait dans un jardin. Arrivé en bas, il tourna vers la droite et se dirigea vers un arbre en fleurs sous lequel attendait… Maglor.
En voyant Ondine, se dernier couru et serra la jeune fille dans ses bras et soupirant :
- Tu es réveillée ! Nous avons cru que tu allais mourir, tu es restée inconsciente plus d'une semaine !
- Ne me serre pas autant si tu ne veux pas que je m'évanouisse à nouveau… hoqueta l'adolescente.
- Désolé, s'excusa-t-il en relâchant son amie qui reprit plus sérieusement.
- J'ai été inconsciente plus d'une semaine ?
- Huit jours pour être exact, répondit Elrond qui était resté en retrait même si un léger sourire amusé lui éclairait le visage.
- Le Seigneur Elrond est resté deux jours à ton chevet. En sortant de la salle dans laquelle il te soignait, il était exténué mais il a annoncé que tu survivrais.
Un toussotement se fit entendre coupant court à l'explication empressée de Maglor.
- Nous en reparlerons plus tard, le coupa Elrond avec un regard entendu à l'attention du fëanorion. Ondine doit d'abord se reposer. Arwen va vous raccompagner à votre chambre. Il ne faudrait pas que le poison refasse surface.
- Pourquoi ? Il n'est pas complètement retiré ? s'étonna la jeune fille.
- Il reste quelques traces que votre organisme aura bientôt complètement évacué, expliqua-t-il un peu trop rapidement au goût de la principale concernée.
- Je comprends, répondit-elle en inclinant la tête.
Puis rejoignant une elfe qui semblait l'attendre non loin, elle s'éloigna des deux elfes qui semblait avoir une importante discussion à mener. Discussion à laquelle elle n'était pas la bienvenue.
Ondine suivit donc l'elfe nommée Arwen jusqu'à la chambre qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt. Une fois sur place, elle la remercia et se laissa tomber sur le lit.
- Merci, lâcha-t-elle à l'attention de l'elfe.
- Si vous avez besoin de quoi que se soit, je suis là, répondit calmement Arwen.
- Juste une question… hésita Ondine en faisant glisser ses doigt sur le tissus du matelas. A-t-il été si difficile de me guérir ?
L'elfe vint s'asseoir à côté de l'humaine, hésitant à lui répondre.
- S'il vous plaît… la supplia la jeune fille.
- Comme vous l'a dit le fëanorion, mon père est resté deux jours à votre chevet…
- Le Seigneur Elrond est votre père ?
- Oui… confirma Arwen avant de reprendre son explication. Lorsqu'il est ressorti de la pièce, il tenait à peine debout et vous dormiez calmement. Mon père n'a pas donné d'explication quant à ce qu'il s'est passé pendant ces deux jours.
- Vous ne savez donc rien ?
- Une chose seulement. A la fin du premier soir, alors que le soleil se couchait, j'ai aperçu une vive lueur qui a éclatée dans la chambre où vous étiez. Et, lorsque j'ai interrogé mon père à ce sujet, il a évité toutes mes questions et la seule chose qu'il ma dit et qu'il a dû pratiquer une liaison.
- Une liaison ? s'interrogea Ondine. J'imagine que vous ne savez pas de quoi il retourne…
- Non.
- Merci de me l'avoir dit… la remercia la jeune fille.
- Je n'ai fait que répondre à votre question… Je vais vous laisser, un repas est organisé par le Seigneur Elrond ce soir. Vous y êtes invitée.
- Où cela ?
- Je vous y guiderait…
- Merci !
Arwen salua Ondine et s'en alla. L'adolescente se laissa tomber sur le dos et les yeux dirigés vers le plafond, elle repensa à ce qu'elle venait d'apprendre. Cette histoire de liaison était bien mystérieuse… Mais bon, tout était mystérieux dans sa vie. Tous semblaient croire qu'elle avait rencontré Elaiano et que cette dernière lui avait donné son collier, ce qui aurait potentiellement provoqué la perte de ses souvenirs. Il y avait aussi des choses qu'elle savait faire, ou des connaissances qu'elle possédait sans savoir comment ni d'où… Alors, le secret que gardait le Seigneur de la cité, autour de ce qui c'était passé dans la chambre alors qu'il tentait de la guérir, n'était qu'un détail dans la vie de l'adolescente. La jeune fille passa le reste de la journée allongée sur le lit à osciller entre sommeil réparateur et réflexions complexes cherchant à mettre de la logique dans ce qui lui arrivait.
Ainsi, lorsqu'Arwen vint la chercher pour le dîner, Ondine fut ravie de se trouver une autre occupation et laissa l'elfe l'aider à se préparer. Cette dernière lui avait apporté une robe avec un col un peu plus dégagé et dans les tons bleus et blancs. Une fois en tenue, Arwen fit asseoir la jeune fille sur un tabouret devant un miroir et entreprit de la coiffer. Alors que l'elfe s'appliquer à démêler les cheveux emmêlés de l'adolescente, Ondine nota un détail qui l'alarma.
- Arwen ? Mon collier… Il est devenu noir !
- Il ne l'était pas déjà avant ?
- Non, il était blanc ou argenté selon la lumière. Et là, il est d'un noir d'encre.
- Il faudra demander à mon père… répondit-elle très calmement avant d'ajouter. J'ai terminé. Vous êtes prête !
- Merci Arwen.
- Je vais maintenant vous guider jusqu'à la salle où nous partagerons le repas.
Ondine le remercia d'un signe de tête et suivit sa guide dans la cité. Le chemin ne fut pas long et elles arrivèrent rapidement sur un grand balcon, où une table prévue pour une bonne dizaine de personnes, avait été dressée. Une poignée de dignitaires discutaient par petits groupes autour de la table. Sans prendre le temps de demander son avis à l'adolescente, Arwen guida cette dernière jusqu'au Seigneur Elrond qui était en grande discussion avec un autre elfe et Maglor. Voyant arriver Ondine, il la salua en disant :
- Vous êtes venue ! Nous n'attendions plus que vous.
- Vous m'en voyez désolée.
- Il n'y a aucun problème. Venez, commençons.
Et Elrond s'assit. Ce fut comme une signal et tous les dignitaires s'assirent ne laissant qu'une place de libre qu'Ondine se dépêcha de rejoindre le siège et de s'y asseoir. Elle se trouva donc assise entre l'elfe avec qui parlait Elrond quelques instants plus tôt, et un elfe qu'elle n'avait jamais vu. Sur sa gauche, celui qui discutait avec le Seigneur de la cité tourna la tête vers la jeune fille et se présenta :
- Mon nom est Glorfindel. Et vous devez être Ondine.
- En effet…
- Vous venez donc d'un autre monde ?
- C'est le cas, répondit l'adolescente en se disant que c'était Maglor qui avait dû lâcher le morceau.
- Ce monde est-il très différent du nôtre ?
- En bien des points…
- Éclairez-moi !
Sentant qu'elle n'allait pas réchapper à un interrogatoire complet, l'adolescente se lança dans quelques explications qu'elle espérait suffisantes.
- Il y a beaucoup moins d'espaces naturels et nous vivants dans de grandes villes avec des immeubles.
- Des immeubles ?
- Des grandes tours si vous préférez…
- Fascinant…
- De là d'où je viens les elfes, les nains et les orcs ne sont que des mythes et n'existent pas.
L'expression choquée que prit l'elfe fit éclater de rire l'adolescente.
- Et les Ents, les Hobbits, les Maiar, existent-ils ? demanda-t-il.
- Euh… Non, répondit Ondine ne sachant pas trop de quoi il parlait.
Elle avait déjà entendu Maglor parler des Hobbits. C'étaient des hommes de petites tailles, qui n'étaient pas plus grands que des enfants. Les Maiar étaient des êtres au service des Valar et il n'en existait que très peu en Terre-du-Milieu. Les Ents étaient par contre inconnus à la jeune fille, ce qui la poussa à poser la question. Son interlocuteur en fut intrigué et commença à se répandre en longues explications interminables dans lesquels il expliquait toute la généalogie des Ents ou arbres vivants comme il les appelaient. Ondine n'écouta donc que d'une oreille distraite ses explications en désespérant qu'elles se terminent. Jamais elle n'était tombée sur un elfe aussi bavard. Voyant son air lassé, le voisin de droite de l'adolescente lui glissa :
- Il n'est pas aussi volubile habituellement.
- Vraiment ?
- Il doit être intrigué par votre présence. Nous le sommes tous d'ailleurs…
- En quoi ma présence est-elle étrange ? se risqua à demander Ondine.
- Je n'irai pas dire que votre arrivée ait été discrète. Et beaucoup d'entre nous ont été surpris que le Seigneur Elrond ait accepté le fëanorion dans la cité.
- Comment cela ?
- Votre ami est le père adoptif du Seigneur Elrond…
Avec cette révélation, l'esprit de la jeune fille revint quelques temps en arrière. Elle se rappela brièvement que dans son état comateux à son arrivée à Fondcombe, elle avait entendue Elrond appeler Maglor, "père". Dans le brouillard de ses souvenirs, Ondine entendit son voisin s'adresser à un Glorfindel en lui demandant de lui passer un saladier.
Revenant à elle, l'adolescente vit que Glorfindel était encore occupé à parler tout seul et attrapa le saladier avant de le tendre à son voisin. Ce dernier regarda la jeune fille d'un air surpris mais prit quand même le saladier. Et le repas se poursuivit.
Un peu plus tard au cours du dîner, l'adolescente se mit à sentir des élancements intermittent au niveau de son cou. Par réflexe, elle porta la main à son collier et comprit que les petites piques de douleur venait de celui-ci. Se demandant si les picots de douleurs étaient lié à la nouvelle couleur du pendentif, l'adolescente frotta fortement le pendentif espérant arrêter l'effet, mais rien n'y fit. Ondine jeta un regard autour d'elle afin de vérifier que personne n'avait noté son trouble, et elle remarqua que Elrond, qui était assis en bout de table à quelques sièges de l'adolescente, ne cessait de triturer un anneau bleuté qu'il portait au doigt. Le plus étonnant était qu'à chaque fois qu'il le touchait, une pique de douleur se déclenchait à partir du collier que portait la jeune fille.
Il ne fallut pas plus de quelques secondes à l'adolescente pour faire le lien entre l'anneau qu'avait l'elfe, son collier et l'anneau que portait Galadriel. Il devait sans aucun doute s'agir d'un autre des anneaux des elfes. Mais, même si à chaque fois que l'elfe touchait son anneau, cela faisait écho chez Ondine, l'adolescente préféra l'ignorer. La mise en garde de la Dame des Galadhrims lui revenait sans cesse en mémoire… Elle ne devait pas parler de ces anneaux, et si elle le faisait, cela devait être uniquement avec l'accord de son gardien. Et l'adolescente fit semblant que tout allait bien et poursuivit sa discussion avec Glorfindel qui avait fini son monologue quelques minutes plus tôt.
Ils parlèrent de tout et de rien, et l'adolescente apprit que l'elfe était mort pendant le Premier Age en combattant un Balrog, un démon de feu ou quelque chose qui s'en rapprochait. Mais, Mandos le Valar des morts l'avait finalement renvoyé en Terre-du-Milieu et l'elfe était depuis resté à Fondcombe. Ils rirent lorsque l'adolescente essaya sans succès de deviner l'âge de son interlocuteur. Lui-même l'ignorait. Leur discussion était si intéressante qu'Ondine ne vit presque pas passer le repas. Ce ne fut que lorsque arriva le dessert, qu'elle découvrit qu'elle avait discuté pendant presque tout le repas avec Glorfindel. Et ce ne fut qu'à ce moment là de la soirée où ce qui aurait pu arriver bien plus tôt arriva.
Tous les convives étaient en train de se servir parmi les différents mets qui étaient disposés sur la table, et Ondine aperçue un plateau avec des gâteaux ressemblants fortement à des cookies, à l'autre bout de la table et l'elfe le plus proche du plateau était en grande discussion en Sindarin avec son voisin. Un peu gênée, l'adolescente les interrompit le plus poliment possible et demanda à l'elfe de lui passer le plateau. Ce dernier se figea à dévisagea la jeune fille étrangement. Ondine commença par se demander si elle l'avait s'y était mal prit, lorsqu'elle nota que plus personne ne parlait autour de la table et que tous la regardait surprit. Tous, sauf Maglor qui affichait un visage désespéré.
La jeune fille s'empourpra devant tant d'attention, d'autant plus qu'elle n'en comprenait pas l'origine. Elle n'avait fait que demander à quelqu'un de lui passer un plat. Soudain, elle comprit. Juste avant de lui demander, elle l'avait entendu parler en Sindarin. Et, à en juger par la réaction de Maglor et de tous les convives, c'était dans cette langue qu'elle venait de s'exprimer. Ondine ne fut donc presque pas surprise lorsqu'Elrond se tourna vers elle pour lui demander :
- Parlez-vous notre langue ou avez-vous juste demandé à un de vos voisins comment formuler votre question ?
- Je… euh… Je la parle.
Sa réponse eut pour l'effet de provoquer une vague de murmures dubitatifs dans l'assistance. Comme en écho à la surprise des dignitaires, le Seigneur Elrond posa tout simplement la question :
- Manen ? Comment ?
- Im avista ! Je ne sais pas ! répondit simplement Ondine coupant ainsi court à toute suspicion.
Repassant en langage commun, Elrond inclina légèrement la tête et indiqua à tous que le repas était fini. Et alors que tous quittaient la table, tout en dévisageant l'adolescente, la jeune fille partie rejoindre Maglor qui s'était levé et l'attendait non loin. En le rejoignant, l'elfe lui sourit et ne pu s'empêcher de lancer une pique à l'humaine :
- Pourquoi fallait-il que tu te trompes de langue ?
- Je n'en sais rien ! Je ne me contrôle pas… Je ne sens que très rarement la différence entre les deux !
- Je vois ça… répliqua-t-il son sourire s'élargissant.
L'adolescente mit quelques secondes à comprendre où il venait en venir...
- Comment as-tu osé ! Tu étais en train de ma parler en Sindarin non ?
- En effet…
- Je me suis fait suffisamment remarquée comme ça… Tu n'es pas obligé d'en rajouter une couche pour me… Ah !
La jeune fille poussa un petit cri de douleur, en agrippant la pendentif qui pendait à son cou. Maglor posa une main sur l'épaule de l'adolescente afin de la réconforter pendant que celle-ci soufflait pour chasser la douleur.
- C'est ta blessure ? demanda-t-il inquiet.
- Non… Mais, il va falloir que le Seigneur Elrond arrête sinon je vais devenir folle.
- Que… pardon ? s'étonna Maglor en se retournant pour chercher le Seigneur de la cité du regard.
Le remarquant non loin, il laissa Ondine un instant seule et partit le chercher. Lorsqu'il l'interrompit pour lui dire qu'il y avait un problème avec l'adolescente, le visage de l'elfe se fit grave et il rejoignit Ondine qui avait récupéré.
- Qu'y a-t-il ? demanda-t-il.
- Depuis que je me suis réveillée, j'ai remarqué que mon collier était devenu noir… Savez-vous pourquoi ?
A cette mention, Elrond sembla embarrassé et porta sa main gauche à sa main droite et plaça son pouce au-dessus de son anneau. Ondine comprit son réflexe un peu trop tard et s'écria la main tendue dans l'espoir de l'arrêter :
- N'y touchez pas !
Son cri se termina dans un cri de douleur étouffé, pendant qu'elle agrippait son collier qui s'était mis à la brûler dès qu'Elrond avait touché son anneau. Surprit, ce dernier retira vivement sa main dans l'anneau et la douleur de la jeune fille cessa. Cette dernière reprit son souffle lentement sans pour autant lâcher le pendentif.
- Que se passe-t-il ? s'énerva Maglor, paniqué par l'état étrange d'Ondine.
Mais ni Elrond, ni l'adolescente ne lui répondit. Ils se contentaient de se regarder dans les yeux. La jeune humaine avait toujours la main sur son pendentif, et après un instant, elle baissa la yeux et fixa alternativement l'anneau que portait Elrond, et son propriétaire. Ce dernier plissa les yeux, cacha en partie sa main dans les plis de son vêtements et apporta une explication au fëanorion impatient.
- Ondine et moi avons à discuter. Est-il possible que vous nus laissiez seul avec elle ? ajouta-t-il à l'attention de Maglor.
Ce dernier jeta un regard à la jeune fille qui lui fit un signe de tête apaisant pour lui faire comprendre que tout irait bien.
- Je vous laisse… accepta-t-il alors. A demain, Ondine.
- A demain…
Puis l'elfe partit laissant l'adolescente seule avec Elrond. Le Seigneur de la cité attendit d'être sûr qu'il n'y avait plus personne dans les parages avant de dire :
- Je crois que vous me devez des explications…
- Et vous de même, répliqua Ondine.
- En effet… »
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Et le retour du suspense !
Je laisserai donc la discussion entre Elrond et Ondine pour le prochain chapitre ! Et cela apportera peut-être quelques réponses ! Qui sait...
J'espère en tout cas que vous avez aimé, et à la prochaine !
