bonjour,

23ème porte du calendrier de l'Avent

encore un texte de Gaëlle Cannata

Fandom : Harry Potter

Sous-thème : Les souffrances d'un coup de soleil

bonne lecture


"Les souffrances d'un coup de soleil"

Draco Malfoy n'était pas du tout amusé. Et ceci ne fit qu'accentuer l'hilarité de l'autre Auror se trouvant dans la pièce. Ronald Weasley. Si la baguette de Draco ne faisait pas des sienne il n'aurait pas hésiter à faire taire la belette. S'il avait pu vomir quelques limaces dans le procéder ça aurait au moins eu l'avantage de faire rire Draco. Il n'aimait pas du tout qu'un Weasley se moque de lui. Il en serait tombé malade si ce n'était pas déjà le cas. Draco s'empara d'un des oreiller du sofa pour le lancer au visage du roux dans l'espoir de le faire taire. Il regretta aussitôt son geste, lorsque la peau recouvrant son épaule rentra en combustion. Pas littéralement, mais c'était bien l'impression que ça lui faisait. Il siffla de douleur et c'est seulement cela qui fit taire les rires de Ron.

« Malfoy, il va vraiment falloir que tu m'explique ce qui s'est passé. »

« Cette mission nous a été confié, voilà ce qui est arrivé. » Il grogna.

Cela faisait seulement quelques jours qu'ils étaient arrivé à cette station de ski et Draco rêvait déjà de retourner au manoir Malfoy. Et il détestait le manoir Malfoy. Il était beaucoup trop vaste, trop vide depuis qu'il en avait hérité à la mort de sa mère. Draco avait su qu'il ne pourrait utiliser sa baguette durant cette mission, ils étaient entouré de moldus et de camera. Rien que cette idée aurait en temps normal suffit à ce qu'il refuse, mais voilà, la mission devait les envoyer en France . Le pays chérit de sa défunte mère et Draco avait saisie l'occasion. Il avait vainement cru qu'il se sentirait plus proche d'elle de cette façon. Que s'il se trouvait en France peut-être qu'elle lui aurait envoyé un signe pour qu'il sache quoi faire. Au lieu de quoi il s'était endormis torse nu sur sa terrasse, un sort le protégeant du froid, et maintenant toute la partie supérieur de son corps n'était qu'un énorme coup de soleil. Et il aurait très bien pu apaisé ça d'un coup de baguette magique si les flux de magies environnent n'était pas si chaotique et ne rendait pas l'utilisation de leur pouvoir aléatoires et plus dangereux qu'habituellement. Comme si cela ne suffisait pas, il avait fallut que Ron soit son partenaire désigné pour cette mission. Tout ça car il était le seul Auror à savoir parler Français à force d'y être exposé. Malfoy pouvait remercier Fleur pour cela. Il allait lui en toucher deux mots s'il survivait à son entrevu avec Ron. Ron qui portait un de ces hideux pull oranges tricotait par sa mère. Sa mère qui était toujours vivante et pouvait donc faire des choses. Des choses comme tricotait des pulls hideux pour ceux qu'elle aime. Et dont la couleur sciait ridiculement celui qui le portait. Mais c'était pas ça le problème le plus urgent. La peau de Draco menaçait à tout instant de fondre et le sort qui le préserver du froid empêchait justement que celui-ci apaise sa peau tiraillé. Alors Malfoy du se rendre à l'évidence et confier à Ron ce qui s'était passé. Ron eu la décence de ne plus rire. Même s'il était visible qu'il en mourait d'envie. Au lieu de ça il quitta la pièce. Draco supposa qu'il fut abandonné à son sort et que Ron comptait poursuivre la mission sans lui. Après tout quel intérêt d'avoir un coéquipier si celui-ci était incapable de lever le bras sans jurer comme un marin. Si leur rôle était inversé Draco n'aurait pas hésiter à laisser Ron derrière lui. Pourtant, un peu moins d'une heure après leur entrevu Ron se trouvait de nouveau devant lui. Dans sa chambre, un sac en plastique en main.

« Tiens, prends ça pour calmer la douleur. »

Draco observa d'un oeil suspicieux la boite que lui tendait Ron. Ce dernier soupira devant l'attitude du blond avant de dire.

« C'est de l'ibuprofène. C'est un médicament mordu pour apaiser l'inflammation. »

Draco prit la boite. Il en sortit les plaquette de médicament et lu la notice d'utilisations pour s'assurer que Ron ne mentait pas. Une fois rassuré que Ron n'essayait pas de l'empoisonné pour se venger de toute les fois où Draco avait tenté de le faire, il prit le médicament. Il ne fut pas étonné que la sensation de brûlure persista, déjà car c'était un produit mordus et qu'est-ce qu'était les moldus si ce n'était une bande d'incapable? Mais aussi car il avait lu qu'il faudrait une dizaine de minutes avant que ça ne fasse effet. Alors il reporta son attention sur Ron.

« Qu'est-ce que tu fais? »

Visuellement il voyait bien que Ron préparer une potion. Mais Ron n'a jamais était doué pour les potions, si Weasley comptait faire exploser sa chambre, il tenait au moins à savoir qu'elle en était la raison.

« Si on veut pouvoir traiter ton coup de soleil, il faut déjà dissiper le sort qui t'empêche de ressentir le froid. »

« Oh. »

Ce crâne cachait donc bien un cerveau doté de réflexion. Draco en découvrait tout les jours. Il ne prononça aucun de ces mots, si Ron souhaitais l'aider, Draco souffrait beaucoup trop pour refuser son aide. Il rechigna pour la forme lorsqu'il fut temps de boire la potion. Mais il fut rapidement récompensait lorsqu'il commença a appliquer la crème qu'avait rapporter Ron de la pharmacie. Sa peau qui brulait aussi fort que la surface du soleil quelques instant plus tôt n'était maintenant rien de plus que de petites braises. Draco aurait remercié Ron s'il ne haïssait pas autant la belette.

« Tu ne devrais pas t'exposer au soleil tant que tu n'as pas cicatrisé. Je vais prévenir Harry que notre mission va prendre plus de temps que prévu. »

« Si jamais tu dis à Harry ce qu'il m'arrive je- »

Draco n'eut pas le temps de compléter ça menace que Ron reprit.

« Je ne lui dirait pas pour ton coup de soleil, Malfoy. »

Draco n'avait rien d'autre à répondre à ça. Alors il raccompagna Ron à la porte. Cependant lorsqu'il s'apprêta à la refermer un pied s'interposa.

« Qu'est-ce que tu veux Weasley? »

Si Ron souhaitais entendre des remerciement de sa part, il neigerait en enfer avant que Draco lui fasse se plaisir.

« Concernant ce qui est arrivé hier-»

« Rien n'est arrivé hier. » Draco le coupa.

Il n'aimait pas la tournure que prenait la conversation, il souhaitait y mettre fin, mais le pieds de Ron l'empêchait toujours de fermer la porte et maintenant une main agrippait la porte. Tandis que Draco poussait pour la fermer, Ron faisait de même pour l'ouvrir. Et aucune couche de crème, aucune potion n'aurait pu faire que Draco remporte cette bataille face à Ron. Ce n'est pas pour autant que Draco concéda la défaite si facilement.

« Tu m'as embrassé-»

« Je n'ai rien fait de tel! » Draco s'emporta.

Il n'avait pas embrassé Weasley.

« Parce que je t'ai repoussé. »

Un Weasley repoussant un Malfoy, Draco avait l'envie viscérale de rire. De cracher à la figure de Ron qu'aucune personne doté de bon sens voudrait embrassait un Weasley, encore moins un Malfoy. Mais peut-être que Draco possédé moins de bon sens que la moyenne, car hier il avait voulut embrasser Ron. Ron Weasley. L'homme qui se tenait face à lui, qui essayait de s'immiscer à ses côtés en utilisant n'importe la moindre ouverture qui s'offrait à lui. Ron Weasley qui était là, qui était vivant. Celui qui n'avait pas eut de haut le coeur lorsqu'il avait aperçut la marque prenant place sur l'avant bras de Draco. Celui qui s'était même inquiétait des cicatrices déformant l'encre plutôt que ce que le tatouage annoncé. Ron Weasley qui était vivant et là, alors que tout les proches de Draco étaient soit mort soit en prison. Alors peut-être bien que Draco avait perdu l'esprit parce que hier et en cet instant il désirait toujours embrasser Ron. Mais la belette c'était montré claire. Il avait repoussait Draco et quiconque connaissait les Malfoy savaient que leur égo les préserverait de se tourner en ridicule. Draco avait faillit une fois à son nom, il ne comptait pas reproduire son erreur.

« Quel idiot je fais. »

En temps normal Draco aurait acquiescé. Mais rien de cette journée et de la précédente était normal.

« J'ai paniqué, qui ne l'aurait pas fait alors que Draco Malfoy, LE Draco Malfoy essaie de les embrassait. »

« Tu veux dire Draco Malfoy le traître, l'ancien mangemort? »

« Je veux dire, l'homme qui a courut pour s'interposer entre un des sorcier le plus puissant et mon meilleur ami dans le seul but de donner sa baguette à Harry. »

Si le visage de Draco n'était pas écarlate à cause des brûlure le couvrant, il aurait pu rougir devant ses paroles. Beaucoup de personne, Draco lui-même préférait taire cet événement, ce serait donner plus d'humanité qu'il n'en possède à un Malfoy.

« Le Draco Malfoy dont tous souhaitent secrètement de partager le lit. »

« Par Merlin Weasley tais-toi! »

Comment Ron pouvait dire quelques choses d'aussi embarrassant en ayant l'air aussi sérieux. C'était un mystère que Draco ne saurait pas résoudre.

« Quel idiot je fais, de t'avoir repousser alors que je rêve de t'embrasser. »

Draco pourrait saisir cette opportunité. Il pourrait rétorqué que tout ça ne resterait jamais qu'un fantasme dans la tête rousse de la belette. Que jamais un Malfoy s'abaisserait à ce niveau là pour embrasser un Weasley. Et Draco ne se baisserait pas, pas alors que Weasley avait poussé comme une mauvaise herbe depuis qu'ils avaient quitté Poudlard et qu'il devait à présent se hisser pour atteindre les lèvres de Ron.

C'était un mystère pour Ron et même pour Draco qu'un Malfoy soit tombé amoureux d'un Weasley après les années qu'ils ont passé à se haïr. Draco ne comptait plus le nombre de fois qu'ils avaient saboté la mission de l'autre. Et peut-être que celle-ci ne ferait pas exception. Peut-être que c'était le signe que lui envoyé sa mère, que Draco n'était pas seul, n'avait pas à être seul. Et si les mains de Ron brûle sa peau ce n'est peut-être pas seulement dû à ses coups de soleil. Et si la douleur était bien présente, c'était un rappel que Draco aussi était vivant et qu'il pouvait saisir la personne qu'il aime avant qu'elle ne lui échappe.

Et il devait tout ça à un coup de soleil.

Ron avait dit être un idiot, mais peut-être que Draco aussi en était un.