Merci à tous de votre patience ! J'espère que ce chapitre vous plaira ! :)
Hitori : C'est effectivement une possibilité, mais j'avais d'autre projet pour lui ;) Merci pour les noms, nous verrons bien, peut-être dans une autre histoire ;)
Bonne lecture à tous !
Chapitre 21 : De retour chez soi
C'était notre dernière soirée dans la tribu, Tolma nous avait dit que nous pouvions repartir et nous n'avions aucunement douté d'elle. La tente et toutes nos affaires que nous avions récupérées quelques jours plus tôt étaient dans le sac d'Hermione qui était dans la poche de son pantalon. Je n'arrivais pas à croire que cela ne faisait que cinq jours que nous étions ici. Une vie avait semblé passée, peut-être était-ce le cas, laisser tout derrière et recommencer une autre vie…
Les tambours résonnaient dans la forêt, il y avait des danseurs autour du feu, chantant et bougeant au rythme de la musique. Nous avions eu la chance de parler avec quelques-uns d'entres eux, mais malheureusement, le temps nous avait manqué pour faire plus ample connaissance. Ce n'était pas tous les jours que vous rencontriez une tribu magique, malgré leur manque de contact avec la société, leur esprit semblait bien plus évolué que le nôtre et j'aurais voulu en savoir bien plus sur eux.
Panache courrait autour du feu semblant presque danser lui aussi. Les enfants comme les adultes étaient fascinés par mon écureuil. De nous trois, j'étais le seul à pouvoir l'invoquer et complètement l'oublier sans pour autant qu'il ne disparaisse, j'étais le plus puissant de nous trois et je me devais de l'accepter. Tolma m'avait dit de ne pas avoir peur de ma puissance, même si cela me rappelait la puissance de Voldemort et de tout ce qu'il avait pu faire avec. Je n'étais pas lui, la magie ne dépendait pas que d'elle-même mais également de ce que nous en faisions.
Ici, la magie était partout autour de nous, elle était rassurante et accueillante. Les tambours, les chants, les danses, tout était fait pour se sentir en paix, pour faire une introspection. La magie était vraiment incroyable et cette tribu l'utilisait magnifiquement bien, le monde sorcier anglais aurait beaucoup à apprendre de cette tribu, cela lui éviterait peut-être de répéter inlassablement les mêmes erreurs sans jamais se demander à quoi elles étaient dues.
L'une de mes mains se posa sur le genou d'Hermione, instinctivement, je savais qu'elle bouleverserait le monde sorcier. Elle ferait les changements qui s'imposaient pour pouvoir évoluer. Et si la vie me le permettait, alors je resterais à ses côtés pour l'aider.
Des éclats de rire attirèrent mon regard sur des enfants non loin de nous, il semblait que Panache adorait les cheveux, et pas seulement ceux de Severus. Il s'était fait un nid sur la tête de l'un d'eux et manquait presque de tomber tellement l'enfant riait aux éclats. Comme j'aimerais avoir également des enfants pour faire la même chose… Mon petit écureuil finit par tomber des cheveux de l'enfant, se lançant dans la quête de monter sur le corps de l'enfant juste à côté. D'une pensée, je l'ai transformé en petit hippogriffe, pas plus haut qu'une vingtaine de centimètres, et pris le contrôle de lui, il s'envola sous les regards émerveillés des enfants et se déposa à nouveau sur la tête d'un des enfants. Il se mit à lui lustrer les cheveux à coup de bec, comme Hedwige pouvait parfois me le faire.
Un botruc bleu ciel courra vers les enfants, ils ne le virent que quand il sauta pour essayer d'attraper l'hippogriffe. N'y arrivant pas, il monta sur l'un des sorciers regardant les enfants avec tendresse, il le laissa faire tranquillement son chemin jusqu'à sa tête, émerveillé de voir une telle chose. Arrivé au sommet, je vis le botruc se concentrer avant de sauter pile sur mon hippogriffe et essayant de le dompter. C'était tout un spectacle et je n'étais plus sûr de ce qu'il se passait autour de nous.
Une multitude de petits papillons violets avaient fait leur apparition, déconcentrant le Botruc qui voulait les attraper. Après quelques secondes, l'hippogriffe et le botruc essayaient tous les deux d'attraper les papillons volant autour d'eux.
Soudainement, je repris pied avec la réalité, où j'étais et ce que nous faisions réellement. Les tambours résonnaient encore mais tout le monde avait les yeux fixés sur notre magie, j'étais honteux d'avoir interrompu ce que la tribu avait organisé pour nous en ce dernier soir.
- Excusez-moi, j'étais un peu ailleurs… dis-je penaud.
- C'est la magie de la cérémonie d'éveil ! La musique est un très bon moyen de voir ce qu'il y a véritablement au fond de nous, de nous aider à voir. La musique de ce soir révèle l'âme d'enfant qu'il y a au fond de vous, cela a tendance à nous rendre joueur et insouciant. Des choses que nous oublions souvent d'être en nous concentrant uniquement sur le fait que nous avons grandi et évolué. C'est un tort que nous avons tous et la musique nous rappelle que nous avons le droit d'être comme des enfants et que cela ne fait pas de nous des êtres immatures et inconscients du monde, bien au contraire.
- Combien y a-t-il de musiques différentes ? demanda Severus avec intérêt.
- Plusieurs dizaines, certainement des centaines. Nous ne les connaissons pas toutes.
- Comment ça ?
Du coin de l'œil, je vis qu'il ne restait plus que mon hippogriffe, il était légèrement allongé et semblait faire la tête. Quand il se transforma en Panache, cela fut encore plus flagrant qu'il boudait la perte de ses camarades de jeu.
- Nous ne dirigeons pas la musique, ce sont nos magies qui le font. Tout comme tu as tapé sur le tambour lors de ton arrivée, Severus. Tu ne t'es pas adapté à ce que tu entendais autour de toi, tu as laissé ta magie te guider. Le groupe entraîne les autres mais il suffit que l'un d'entre eux soit plus fort que les autres pour que sa magie influence son rythme et modifie celui de tout le groupe. Nos chansons sont rythmées par Filoïs et Restana, ils sont les plus puissants et savent faire en sorte que tout le monde garde le bon rythme lors de cérémonie. Mais chacun est libre et encouragé à en faire en dehors de ce temps pour exprimer tous ses sentiments intérieurs.
C'était une façon très saine de voir les choses et de pousser les gens à exprimer leurs sentiments, j'aimais cette idée et je voulais qu'il y ait un peu plus de ça dans ma vie. J'avais parfaitement confiance en Hermione et Severus, je savais que je pouvais tous leur dire, mais j'avais peur de me mentir à moi-même et peut-être que la musique aiderait chacun d'entre nous à faire le point avec soi-même.
La discussion continua encore, et même quand la musique s'arrêta, les deux chefs de cet orchestre atypique vinrent se joindre à la conversation. La soirée se termina ainsi, parlant avec la tribu, même ceux que nous n'avions quasiment pas vus. Nous avions tellement à apprendre d'eux, je me fis la promesse de revenir ici si j'avais la chance de sortir vivant de la guerre nous attendant.
Bien plus tard dans la nuit, la tribu avait formé un grand cercle autour de nous trois, et une nouvelle musique battait à nos oreilles. C'était quelque chose de puissant, vibrant dans tout notre corps. Je ne sus exactement à quel instant je m'endormis, mais c'est pourtant bien ce que je fis, un sommeil magique qui nous emporta tous les trois.
HPHGSS HPHGSS
POV Hermione
Pendant quelques minutes, j'étais un peu perdu, j'avais merveilleusement bien dormi mais je ne savais plus où j'étais. Mes yeux s'étaient ouvert pour voir… pas grand-chose. Panache dormait sur la tête d'Harry, c'était complètement fou, Harry arrivait à faire de la magie en dormant ! Puis grâce à la lumière magique de Panache, je vis Severus, et tout me revint en mémoire. Nous étions à Poudlard, dans les appartements privés de Severus !
Comme un seul homme, nous nous étions tous les trois soudainement assis dans le lit. Nous étions à Poudlard alors que quelques instants plus tôt, nous étions à des milliers de kilomètres d'ici ! Severus lança un Tempus et nous avions pu voir avec surprise qu'il était à peine une heure du matin.
- Il doit être quasiment l'heure qu'il était quand je me suis endormi avant de vous rejoindre. Mais je suis en pleine forme, et vous ?
- Pareil.
- Aussi.
Le silence se fit entendre, nous digérions l'information de notre voyage, Severus l'avait vécu mais n'avait sûrement pas vraiment eu le temps d'y réfléchir. Aurions-nous ce temps ? Pas vraiment, quelque chose me disait que la guerre était pour très bientôt.
- Je crois que j'ai un plan, fit la voix d'Harry.
- Laisse-moi deviner... un plan fou, dangereux et complètement inconscient ? demanda Severus d'un air cynique.
- Oui, tout ça à la fois.
- Bien. J'imagine qu'on ne peut pas attendre mieux de toi.
- Vas-y, Harry, dis-je pour couper court à leur joute verbale. Dis-nous comment nous allons risquer nos vies pour essayer de sauver le monde !
- Hé ! Vous avez de la chance que je vous aime !
Après quelques rires, Harry nous expliqua son plan complètement fou et suicidaire en misant sur une bonne dose de chance.
- Tu te rends compte que comme d'habitude, tout va partir de travers ?
- C'est justement pour ça que nous avons une chance !
- Et si nous prenions le temps d'y réfléchir un peu ? demanda Severus presque innocemment avant de parler en grognant presque. Au lieu de te faire réunifier son âme dans ton corps pour te faire tuer par lui !
Harry comprit qu'il ferait mieux d'éviter de parler de sa mort comme d'un plan viable que nous approuvions pour la chute de Voldemort.
- Mais…
- Non ! répliqua immédiatement Severus. Tu ferais mieux de dormir !
Quelques minutes passèrent en silence, c'était agréable mais en même temps assez étouffant, que devions-nous faire pour combattre Voldemort sans nous tuer, sans tuer Harry ? J'avais toujours aimé avoir un plan bien précis en tête, savoir ce que nous devions faire et où nous allions, mais Harry m'avait prouvé à maintes reprises que ce n'était pas possible. Parfois, il fallait juste… foncer dans le tas et voir ce qui pouvait bien se passer. Je n'aimais pas ça et Severus non plus d'ailleurs, mais lui avait plus l'habitude de jouer avec les imprévus que moi.
- J'ai pas sommeil.
Severus ne put s'empêcher de rire, rapidement suivi d'Harry et moi, cela avait eu le don de nous apaiser. La vie continuait, nous ne devions pas oublier ça.
- Maudit gamin !
Severus avait rapidement roulé pour être au-dessus d'Harry, l'embrassant sauvagement. Les lumières s'étaient allumées, juste assez pour laisser une lumière tamisée. Severus tourna la tête vers moi, les yeux brûlants de désirs et d'envies.
- Tu veux m'aider à le faire taire ? me demanda-t-il d'un ton suggestif.
Mon corps s'était immédiatement enflammé à ses mots, il ne fallait vraiment pas grand-chose pour faire l'amour.
- Je ne raterais ça pour rien au monde…
En quelques secondes, tous nos vêtements étaient envoyés aux quatre coins de la chambre, plus vite nous étions nus et plus vite nous pouvions passer aux choses sérieuses.
- Me faire taire ? Même pas en…
- Tu vas être un bon garçon, Harry… Je veux au moins un orgasme avec ta langue !
Je ne savais pas d'où me sortait cette liberté soudaine, je m'étais agenouillée juste au-dessus de la tête d'Harry et je sentais déjà sa langue sur mon sexe et ses deux mains s'accrochant à mes cuisses pour me rapprocher encore plus près. Severus avait plongé deux doigts lubrifiés dans les profondeurs de notre amant que je pouvais entendre gémir. De ma position, je voyais tout ce qu'il lui faisait et c'était terriblement excitant, tout autant qu'Harry me procurant du plaisir en cet instant.
- J'adore quand tu joues les dominatrices ! Et toi, Harry ? Tu aimes ça quand notre Hermione te donne des ordres ?
Un simple gémissement nous répondit, Harry ne pouvait faire plus. Quand il commença à tendre sa main pour attraper son érection, je la lui ai reprise pour la reposer sur ma cuisse, je ne voulais pas qu'il se touche.
- Tu n'as pas encore mérité ce plaisir, Harry !
Sa langue se fit encore plus rapide, me léchant, me suçant, avalant chaque goutte de mon plaisir tout en gémissant et m'agrippant un peu plus les cuisses.
- Notre sorcière prend de l'assurance, n'est-ce pas Harry ?
Severus enfonçait toute sa longueur à l'intérieur d'Harry alors qu'il prononçait ces paroles, je ne sus donc pas à quoi était exactement dû son gémissement. Les mains de notre Gryffondor têtu remontèrent doucement vers mes hanches avant de redescendre vers mes fesses. Un doigt taquin toucha mon anus et le frisson de plaisir me traversant me prit totalement par surprise. Je n'avais jamais pensé à cet endroit comme à une source de plaisir et pourtant, Severus s'enfonçait justement dans un tel trou, étais-je dans l'erreur ? Certainement, puisque le doigt touchant légèrement cette partie me procurait de doux plaisirs, je savais qu'Harry attendait mon accord et je n'en étais que plus rassurée pour continuer.
- Va-vas-y, Harry…
Il enfonça son doigt lubrifié en moi tout en douceur, j'étais surprise de ne ressentir aucune douleur, c'était juste très étrange, il glissait tellement bien en moi. Avec Severus devant moi regardant d'un air intrigué ce qu'il m'arrivait, c'était d'autant plus excitant. Son regard s'illumina quand il comprit, il vint caresser ma joue et m'embrasser avant de me murmurer à l'oreille.
- On essaie de nouveaux plaisirs, ma belle Hermione ? Harry t'aide à te sentir bien ?
Je ne pus qu'hocher vaguement la tête alors qu'Harry avait accéléré tous ses mouvements. Le doigt en moi se faisait de plus en plus plaisant et je sentais une étrange sensation monter dans mon bas-ventre.
- Oui, c'est ça Hermione… Laisse-toi aller…
Je ne m'étais même pas rendu compte de mes gémissements ni de mes paroles incohérentes, je montais de plus en plus haut dans mon plaisir, n'ayant conscience que de moi et de mon corps. J'avais l'impression d'avoir envie d'uriner mais je l'avais déjà eu cette impression, mais ce n'était que la seconde fois où elle eut vraiment le temps de s'installer en moi et d'envahir mon corps et mon esprit.
- Lâche tout, Hermione… murmura une voix non loin de mon oreille.
Et j'ai tout lâché, j'entendis vaguement mes deux hommes grogner mais je m'entendais surtout crier de plaisir et je sentais mon corps trembler alors qu'Harry me retenait pour continuer à me lécher et boire tout ce que j'étais en train de perdre. Je pouvais sentir Severus marteler Harry encore plus fort qu'il ne le faisait déjà alors qu'il me pétrissait les seins tout en m'embrassant. J'avais l'esprit brumeux et le corps en feu.
Le retour à la réalité fut très difficile, je me souvenais être dans un lit mais je ne savais pas si j'avais la tête à l'endroit ou non et où se situaient Harry et Severus par rapport à moi. Du moins, jusqu'à ce qu'une paire de lèvres m'embrasse chastement les lèvres alors que l'autre embrassait mon cou.
- On revient parmi nous, humbles sorciers ? demanda Severus.
- Humble ? Parle pour toi, Sev ! Je ne suis pas humble du tout, pas après ça !
Harry me tira un sourire amusé parce que j'étais bien trop épuisée pour rire comme le faisait Severus. Il pouvait être fier de lui, je l'aurais tout autant été si je lui avais procuré un tel plaisir !
- C'est la première fois qu'on fait ça dans mon lit, et vous souillez mes draps ! Vous êtes bien des Gryffondors ! grogna Severus en riant à moitié.
- Espèce de crétin ! Si tu es le seul à n'avoir rien sali, c'est parce que tu as joui en moi !
- Oui ! J'ai fait ça proprement, moi ! Puis, ton cul ne demande qu'à être rempli…
- Taisez-vous ! Vous m'excitez encore, dis-je en gémissant.
- Ça tombe bien… Tu es tellement glissante…
Une main avec des doigts fins se posa sur mon intimité et avec une simple caresse me tira un puissant gémissement. Je ne savais ce qui était le plus obscène, les gémissements que Severus arrivait à me tirer alors qu'il enfonçait sans aucune peine trois doigts en moi pendant que de son autre main il caressait mon clitoris, ou le bruit humide que mon corps faisait après avoir sécrété autant de liquide.
- Tellement sensible… murmura Severus. Je te laisse l'honneur, Harry…
HPHGSS HPHGSS
La nuit n'avait été d'aucun repos mais puisque nous n'étions pas fatigués, nous en avions grandement profité. Nous n'avions jamais fait autant l'amour en aussi peu de temps et toutes les positions possibles avaient dû y passer. Je n'avais pas encore été prête à recevoir mes deux amants en même temps mais j'avais eu bien souvent un ou deux doigts étirant mon anus, ce que j'appréciais grandement à ma plus grande consternation.
Harry et moi avions passés la journée dans les appartements privés de Severus alors qu'il était seulement parti pour les repas et avait dû sortir pour aller dans son bureau trois fois, dont deux à cause des Carrow. Aucun plan auquel nous pensions n'était assez bon pour nous, il y avait toujours trop de risques et trop de paramètres hasardeux. Ce ne fut que dans la soirée qu'Harry nous transplana tous les trois à Square Grimmaurd.
Albus nous accueillit comme si nous n'étions jamais partis. Son état de santé s'était grandement dégradé et nous pouvions le voir tout de suite. Nous ne nous demandions plus combien de temps il allait pouvoir survivre mais plutôt s'il allait avoir la chance de voir la guerre se terminer, lui qui avait tant fait pour que cela cesse.
- Alors, mes enfants, qu'avez-vous eu la chance de découvrir en partant ?
Raconter notre périple ne prit pas bien longtemps, et puisque quelques gestes valaient mieux que mille mots, Harry fit apparaître Panache pendant que je donnais à Pattenrond un jumeau et que Severus avait invoqué un hippogriffe qui essayait vainement de manger Panache.
- Je vois que ce voyage vous a tous été très bénéfique ! J'en suis heureux.
- J'ai également fait une découverte des plus surprenantes… avoua Harry quelques secondes avant que Flaeme n'apparaisse devant nous. Flaeme s'est lié à moi.
- Oh ! Flaeme ! J'aurais dû y penser…
Le regard d'Albus Dumbledore se fit plus mélancolique, il observait le phénix comme si c'était la première fois qu'il le voyait.
- Les phénix sont des créatures puissantes, mystérieuses et d'une rareté inimaginable. Personne n'a jamais été certain de la façon dont un phénix se reproduit, ni comment. Seulement parce qu'ils ressemblent à des oiseaux, nous supposons probablement à tort qu'ils sont presque identiques. Mais ils sont bien loin de leur ressembler, un phénix est un être bien trop magique pour que cela soit aussi simple que deux phénix se rencontrant pour s'accoupler. Fum-Flaeme n'a jamais été lié à moi, il est apparu un jour devant moi et s'est accommodé à ma présence. Mais je n'ai jamais été dupe, il attendait son véritable Maître et je suis heureux de voir qu'il l'a enfin trouvé. À vrai dire, je me doutais que c'était toi, Harry. Fumseck était auprès de moi uniquement quand il le fallait, quand j'en avais besoin et il savait toujours exactement quand j'avais besoin de son aide. Les seules exceptions étaient quand tu étais auprès de moi, Harry. Chaque fois que je te voyais, il était là à te regarder, à t'apaiser, à attendre que son Maître se dévoile enfin. Contrairement à toi, il ne m'a jamais soigné, ce simple signe aurait dû suffire à me convaincre, je voulais certainement croire qu'il était lié à moi…
- Mais… Au ministère, il a avalé le sortilège de mort pour vous sauver.
- Non, Harry. Il l'a pris parce qu'il savait que je t'aidais, il l'a fait uniquement pour toi et non pour moi. Les phénix sont des créatures incroyables, mais ils ne sauvent pas la planète entière, seulement leur Maître.
- Je ne veux être le Maître de personne, il a le droit d'avoir sa liberté et de vivre avec ses congénères.
- Peut-être est-ce pour cette raison qu'il t'a choisi, Harry. Parce que tu es digne de lui plus que quiconque dans ce monde. Tu es comme lui, tu es incroyable, n'en doute jamais.
Flaeme était sur le dossier du fauteuil d'Harry et avait rapidement été rejoins par Hedwige, les deux volatiles semblaient faire connaissance, ils étaient tous les deux liés à Harry maintenant. Panache était sur ses genoux alors qu'Harry semblait confortablement installé, confiant et serein. Il dégageait une puissance que lui-même ne remarquait pas, il n'y avait besoin de rien d'autre que de le voir ainsi pour comprendre à quel point il était spécial. En regardant les deux autres hommes de la pièce, je compris que je n'étais pas la seule à voir tout cela, il ne faisait aucun doute que nous pourrions vaincre Voldemort, le tout était de faire en sorte que l'on en sorte tous en vie.
- C'est pour bientôt, n'est-ce pas ?
- Oui, répondit calmement Harry. Il faut que cette guerre se termine…
HPHGSS HPHGSS
POV Severus
Les Carrow étaient toujours présents, torturant les élèves à tour de bras, beaucoup avaient disparu mais des tags de rébellion apparaissaient sur les murs. Aucun tour de garde n'avait pu empêcher cela, pas qu'à eux deux cela allait changer quelque chose. Une atmosphère étrange planait sur Poudlard, ou peut-être était-ce le fait de savoir que la guerre était bientôt terminée qui me donnait cette impression.
Le Seigneur des Ténèbres m'avait convoqué à une petite soirée comme il les aimait, et donc, comme je les détestais. J'essayais de me dire que c'était l'une des dernières fois que j'étais là, qu'importe ce qu'il adviendrait de moi et de cette guerre, soit il serait mort, soit ce serait moi qui allais l'être.
J'avais pris ma potion d'impuissance et j'avais bien fait, ce soir était l'une de ces soirées où le Seigneur des Ténèbres voulait appâter les jeunes recru. Ceux ayant déjà la marque et ceux la désirant, à la fin de cette journée, certains seraient marqués et d'autres attendront un prochain raide pour faire leurs preuves. J'avais sous les yeux certains de mes élèves, des enfants que je me devais de protéger et qui étaient là de leur plein gré, j'en étais malade. Merlin soit loué, le Lord Noir n'avait pas eu l'idée d'amener d'autres élèves à torturer et à violer, peut-être était-ce pour cette raison que les Carrow semblaient si désireux de retrouver les troubles fêtes. En attendant, ils devaient se contenter des prisonniers, ce qui n'était pas un spectacle plus réjouissant à voir mais la culpabilité serait moindre. Bien que les potions hallucinogènes venaient bien de mon propre stock, je n'avais que cela à me reprocher et c'était déjà bien assez.
Du sexe, de la drogue et une promesse de pouvoir, c'était tout ce dont on avait besoin à dix-sept ans pour s'enrôler auprès du Seigneur des Ténèbres. Au milieu de la pièce se trouvait Lucius et Drago Malfoy, violant la même jeune fille, aucun d'eux n'avait consommé de drogue et peut-être était-ce le pire, savoir qu'ils faisaient ça consciemment. Alors que je marchais, faisant semblant d'être vaguement intéressé par ce qu'il se passait autour de moi et cachant mon avis de vomir, j'ai bousculé quelqu'un, ce qui n'était pas rare quand autant de monde se réunissait pour ce genre… d'orgie. En me retournant, je découvris Ronald Weasley, les yeux brumeux, la main droite serrée étroitement autour du coup fragile d'une jeune femme brune aux cheveux touffus.
- Oh putain… Hermione… Ma queue est meilleure que celle d'Harry ?
L'envie de le tuer fut fulgurante, ma baguette était déjà dans ma main, bien que cachée par ma robe, je pourrais si facilement le tuer… J'avais beau me dire qu'il était drogué, qu'il était un Weasley, qu'il avait été le meilleur ami de mes Erotes, mais tous ces faits me rendaient encore plus en colère contre le jeune homme. Pourquoi les avoir trahis ? Pour l'amour. Et toute colère retomba. Que serai-je capable de faire pour Harry et Hermione ? Rien qui ne pourrait leur faire de mal, non, j'avais le droit d'être en colère contre le jeune homme, quand on aime vraiment quelqu'un, on ne lui fait pas de mal ! Je m'étais détourné des Mangemorts pour protéger Lily, ma meilleure amie, j'avais douté bien avant mais le danger qu'elle encourrait avait été la source du courage qu'il m'avait fallu pour contacter Albus. Quand on aime quelqu'un, on le protège au péril de sa vie.
Serais-je un jour capable de dire à Hermione, Harry et la famille Weasley ce que je venais de voir ? Il y avait peu de chance, je ne savais même pas si le garçon allait survivre à la dernière bataille du bien contre le mal. Et parfois, il y a des choses qu'il vaut mieux garder sous silence…
