CADEAU DE NOËL

Sakura était affalée sur le lit d'Ino. Elle essayait de trouver un cadeau pour son petit ami tant bien que mal. Elle soupirait depuis bientôt trente minutes quand Ino s'était enfin décidée à lui offrir son aide (dans toute sa magnanimité) : « Jeune padawan, moi ton maître Jedi va partager un peu de sa sagesse.

— Pff tu soules Ino, aide moi au lieu de te moquer.

— Voilà voilà. Je tente de te sortir de ton pétrin et tu m'insultes. C'est du beau travail. Moi qui comptait t'offrir un accès illimité à ma conversation avec Shisui…

— Donne moi tout de suite ton téléphone, l'avait coupé Sakura.

— Un petit s'il te plaît ne serait pas de trop, s'était amusée Ino.

— S'il te plaît Ino que j'aime d'amour.

— Et bah voilà quand tu veux, » avait fait Ino en tendant son téléphone à sa meilleure amie.

Meilleure amie qui en défilant la conversation était devenue complètement silencieuse : « Ino, il n'y que des photos de célébrités et des "I'd fuck that".

— Désolée d'être en jachère. »

Shisui et Ino n'avaient été d'aucune aide. L'un comme l'autre ne donnait que des propositions aussi idiotes l'une que l'autre. Sakura avait décidé de s'éloigner de ces deux idiots et de prendre les choses en main et d'aller visiter toutes les librairies de la ville pour peut-être trouver un livre qui plairait à Itachi.

6 775 pas plus tard Sakura était à deux doigts d'abandonner pour la journée mais elle ne pouvait décemment pas rentrer chez elle sans ne serait-ce qu'avoir une idée de cadeau. Elle avait décidé de rentrer dans une dernière librairie poussiéreuse et d'inspecter les vieilles couvertures pour trouver son bonheur.

Elle avait en effet trouvé ce qu'elle allait offrir à Itachi mais ce n'était pas un livre, un poil plus encombrant mais surement beaucoup plus utile pour un écrivain de son calibre. Sakura s'était arrêtée en face d'une magnifique machine à écrire. Elle était couverte d'une petite couche de poussière mais d'après l'étiquette la machine était toujours en état de marche. La vendeuse était apparue comme un lutin entre les piles de livres : « Est-ce que je peux vous aider ?

—Oui, à vrai dire oui. La machine à écrire, est-ce que vous avez une boîte pour la transporter ? J'ai peur que la neige l'abîme un peu.

— Bien entendu ! Est-ce que vous voulez l'emballer pour l'offrir ? avait souri la jeune femme.

— Avec plaisir ! »

Sakura avait appris pendant l'emballage de la machine qu'elle avait appartenu à la collection du grand père de la vendeuse et qu'il serait surement heureux de savoir qu'elle allait retrouver un propriétaire qui pourrait l'utiliser comme il se devait. Sakura n'avait pas pu s'empêcher d'avouer qu'elle allait offrir la machine à son petit ami qui était un écrivain et la vendeuse lui avait offert un sourire radieux : « Oui, grand-père serait heureux qu'elle parte avec vous madame. »