Clause de non responsabilité. Les personnages appartiennent à Shonda Rhimes. Les différentes références, citations utilisées dans ce document ne m'appartiennent pas. Ce travail est à but non lucratif juste pour m'amuser. Merci de lire et donner votre avis


C'est le dernier chapitre pour cette première partie, j'ai commencé une suite que je publierai dans quelques semaines si tout va bien. Le classement sera modifié car il y aura plus de place pour la vie de couple au travers de leurs aventures. Moins de drame plus d'humour.


Chapitre 20 « Tout le monde m'abandonne »

Callie est désespérée, le message d'Arizona est une fin de non-recevoir, c'est évident elle n'accepte plus ses incessantes excuses. Elle rentre machinalement dans un magasin pour faire descendre la pression avant de revenir chez elle, elle cherche une manière d'améliorer les choses, comment peut- on s'aimer passionnément et se blesser autant ? Elle a toujours voulu le bonheur de cette femme pourtant elle l'a détruite. Elle saisit son téléphone et comme un naufragé jette une bouteille à la mer elle envoie :

« On peut faire quelque chose de mal mais cela ne fait pas de nous une mauvaise personne. On peut faire un mauvais choix, faire demi-tour et faire mieux.

Je fais demi-tour, je vais faire mieux, je promets ! »

Tourmentée par le différend qui vient de l'opposer à Arizona, elle ne remarque pas l'agitation qui règne autour d'elle. Soudain, elle est saisie par le bruit d'un échange de coups de feu entre un homme armé et le caissier de la boutique qui a pris l'arme dissimulée sous le comptoir, pour essayer de se défendre. Ce dernier est à terre alors que le voleur est touché à l'épaule.

Ne pouvant refréner le réflexe du médecin, elle s'approche immédiatement du blessé étendu au sol, applique immédiatement une compression, alors que le délinquant armé, la somme de ne pas bouger.

- Je suis chirurgien et vous ne m'empêcherez pas d'essayer de sauver la vie de cet homme et je pense qu'il est aussi dans votre intérêt qu'il ne meure pas.

L'homme armé convient que l'argument de la femme est judicieux, être jugé pour vol avec agression serait moins grave qu'être jugé pour meurtre !

- Ok mais dans ce cas vous devez me soigner aussi

Callie jette un œil rapide sur l'épaule du malfrat et riposte sèchement.

- Votre blessure est moins grave, c'est moi le médecin, c'est moi qui décide de l'urgence et vous allez devoir attendre.

- Cette femme est une dure à cuire, maugrée l'homme au revolver, ça ne va pas être facile avec elle, il va falloir qu'elle se calme c'est quand même moi qui suis du bon côté du flingue.

Pendant ce temps Callie prend des vêtements dans les rayons du magasin, les déchire pour faire des pansements de fortune, elle demande de l'aide aux autres clients, eux aussi otages afin de faire des compressions.

Elle jette négligemment un pan de tissus vers la crapule et lui ordonne de le poser sur sa plaie et d'appuyer dessus.

Entrée à l'appartement Arizona n'en peut plus de réfléchir. Le dernier message de Callie fait échos en elle. Callie lui ressert mot pour mot, la phrase qu'elle-même avait utilisée lorsqu'elle implorait son pardon après l'avoir trompée. Aujourd'hui elle ne sait plus comment interpréter ses propres mots, bien sûr tout le monde peut se tromper, elle est bien placée pour le savoir, bien sur tout le monde a droit à une deuxième…troisième chance même, mais elle doit se rendre à l'évidence, elles ne pourront rien reconstruire sur les cendres toujours incandescentes de leurs erreurs passées. Elle essuie une larme échappée malgré elle, à cette pensée, mais c'est bien ce qu'elle est déterminée à dire à Callie. Elles doivent l'admettre, elles ont encore échoué, ne sachant ni se faire confiance ni s'écouter. Si elle avait parlé à Callie tout ce drame aurait pu être évité, si Callie l'avait laissé s'expliquer, rien de cela ne serait arrivé. Ce fonctionnement a toujours été leur difficulté et ça ne changera manifestement pas.

Après avoir donné congé à la baby Sitter de Sofia, elle allume la T.V. afin d'essayer d'occuper son esprit et surtout d'en faire sortir Calliope Torres. Elle zappe d'une chaine à l'autre sans accorder le moindre intérêt aux images qui défilent devant ses yeux, quand brusquement les émissions sont interrompues par un Flash spécial.

« New-York prise d'otages dans une boutique près du Mount Sinaï Hospital, la police est déjà sur les lieux et tente de prendre contact avec le ou les ravisseurs »

Dans le magasin les premiers gestes d'urgence sont effectués, mais il faut opérer. Cet homme ne va pas tenir longtemps il a déjà perdu beaucoup de sang. Callie s'adresse au délinquant.

- Il faut l'opérer d'urgence, sinon il va mourir. Vous devez le laisser sortir, une ambulance est dehors. Il faut le mettre sur une civière et continuer les points de compression. J'ai besoin de 4 personnes pour continuer à exercer les pressions.

Elle avait volontairement exagéré le nombre de personnes nécessaire, ainsi les otages seraient libérés également

Le malfaiteur soupçonnant que les choses lui échappent, qu'il perd le contrôle, pointe l'arme sur sa tempe et s'exclame

- Eh toi! N'essaie pas de me le jouer à l'envers, s'il sort avec les 4, toi tu vas rester avec moi, tu es médecin je vais avoir besoin de toi!

Callie a peur pour la première fois depuis le début de la prise d'otage. Jusqu'ici elle s'était concentrée sur les soins à donner et n'avait pas encore considéré le danger. Les visages de Sofia et d'Arizona s'imposent à son esprit, elle n'avait pas souhaité une bonne nuit à sa fille et elle ne pouvait pas mourir sans avoir parlé à Arizona, elle avait tant à lui dire, elles ne pouvaient pas encore se séparer sur ce malentendu.

Dehors, les médias couvrent l'affaire, radios et T.V locales retransmettent en direct les événements. Les forces de l'ordre commencent les sommations d'usage dans le mégaphone « rendez-vous ! vous êtes encerclés ! ».

Le braqueur pousse Callie vers la porte toujours le pistolet sur sa tempe.

- Demande-leur une civière, et de quoi me soigner, et dis-leur que l'on va faire sortir le blessé et 4 otages. J'exige une voiture garée à l'arrière de la boutique et toi tu viens avec moi. Précise bien que s'ils nous suivent, s'ils tentent quelque chose ils auront ta mort sur la conscience.

Callie de sa voix la plus assurée crie au travers de la porte

- Je suis le docteur Callie Torres, je suis un otage …puis elle transmet très précisément le message dicté par le ravisseur.

L'estomac d'Arizona tombe dans ses talons, paralysée devant le téléviseur, elle est abasourdie, elle ne le croit pas, ce n'est pas possible, ça ne peut pas être Callie qu'elle voit en direct, elle est anéantie. La panique l'envahie, les larmes coulent sur son visage, mais qu'est- ce qu'elle fait dans ce foutoir ? Elle a l'air tellement effrayée. Son téléphone ne cesse de sonner, comme elle, leurs amis ont vu l'information et veulent des renseignements, inutile de répondre elle n'en sait pas plus qu'eux.

Il faut qu'elle se rende sur place, elle ne peut pas rester ici, impuissante à attendre, à attendre quoi d'ailleurs ? Elle doit être au côté de Callie, mais Sofia dort, elle ne peut pas la réveiller, elle doit aussi la protéger, ce serait un tel traumatisme pour la petite fille, il n'est pas non plus envisageable de la laisser seule, les pensées s'entrechoquent dans sa tête, elle doit cependant essayer de voir Callie, elle doit faire quelque chose. Arizona s'oblige à se calmer, il faut être efficace. Elle appelle une baby- Sitter pour Sofia et dès son arrivée elle ira rejoindre le lieu où Callie doit vivre l'enfer, encore une fois. Ses larmes coulent à cette pensée, mais elle les chasse rapidement, il va falloir être forte pour Callie et Sofia, pour sa famille.

La police accepte toutes les conditions du ravisseur, quelques heures plus tard, on procure une civière, tout le matériel médical ainsi que les médicaments demandés par Callie. Elle va pouvoir faire évacuer le caissier et les 4 autres otages qui n'ont pas cessé de maintenir leur pression sur le corps de l'homme. Quand ils seront partis il n'y aura plus qu'elle, en tête à tête avec le ravisseur. Elle ouvre la porte pour annoncer l'évacuation, l'arme toujours pointée sur elle.C'est à ce moment-là qu'elle entend des cris

- Callie, Callie ! Laissez-moi passer c'est ma femme là-bas ! Callie !

Elle aperçoit Arizona se débattant avec acharnement, alors que le cordon de police essaie de la maîtriser, cette vision fait flancher tout le courage qu'elle tentait de garder depuis des heures maintenant. Elle se sent tout à coup fébrile, et si elle ne s'en sortait pas et si elles n'avaient plus jamais de nouvelle chance, et Sofia elle avait déjà perdu son père. Callie se reprend, non ce n'est pas une option, sa femme est quasi immortelle, elle a survécu à un accident de voiture, à un crash d'avion, elle est revenue après être restée pendant de longs jours dans le froid, au milieu des bois affreusement blessée et elle a même surmonté la perte d'un membre en un temps record, elle ne va pas, elle s'effondrer face à un petit délinquant qui la menace d'une arme, le désespoir fait place maintenant à la colère. Non ! elles n'auront pas survécu à tout pour finir ainsi, elles se retrouveront, elles régleront les choses entre elles, et elles auront enfin ce bonheur qui leur est sans cesse retiré dès qu'elles s'en approchent

- Arizona ! elle s'époumone pour que sa voix parvienne à la blonde malgré toute l'agitation Arizona, je vais bien, ne t'inquiète pas, si…prends soin de Sofia… Prends soin de toi et de Sofia ! Je t'aime

Elle est repoussée brutalement par le braqueur qui la tire en arrière

- C'est bon vous discuterez un autre jour, on les évacue, tu me soignes et on déguerpit de cette merde.

- Et après ? S'inquiète Callie

- Après je n'en sais rien, on avisera au fur à mesure. Tu te tais et tu fais ce que je te dis !

Callie ne put s'empêcher de remarquer que le ton avait changé, le malfaiteur la tutoie, il s'agite, il panique elle craint que ça dégénère, elle va le suivre gentiment, elle a bien un plan mais il faut attendre, ne prendre aucun risque. Elle aurait voulu pouvoir dire à Arizona de ne rien tenter, elle lui avait semblé tellement affolée mais elle n'a pas de moyen de la joindre, son portable ayant été confisqué dès les premières minutes de la prise d'otage. Elle décide d'essayer de nouer une relation détendue avec son ravisseur

- Comment vous appelez vous ?

Il la regarde l' air méfiant

- Juste un prénom ça sera plus facile

- Brandon

- Bien, alors Brandon approchez que je refasse votre pansement. C'est douloureux ?

- Ça va aller

Il n'avait manifestement pas l'habitude que l'on prenne soin de lui et cela le déroutait, il n'allait pas se laisser attendrir, il savait très bien et depuis toujours qu'il ne devait faire confiance à personne.

- On va partir maintenant

- Ok Brandon restez calme et ils ne feront rien

Ils entrèrent dans la voiture, Callie prend la place du conducteur, alors que Brandon, assis du côté passager la menace toujours de son arme. Elle avance à très faible allure passant devant les policiers, les pompiers, de telle sorte qu'elle prend le temps de croiser les yeux bleus emplis de larmes d'Arizona, leur échange est aussi profond et intense que si c'était le dernier. Alors qu'elle tente de prolonger le moment en regardant dans le rétroviseur, elle voit la femme de sa vie littéralement s'écrouler. Les larmes s'échappent des yeux de la latine.

Brandon lui souffle d'un ton étonnamment aimable

- Si tu fais ce que je te demande, tu la reverras rapidement

- Où va-t-on ?

- Tu ne poses pas de questions ! Je te guide au fur et à mesure

Ils roulent une bonne heure dans un silence angoissant. Callie obéit prudemment aux ordres de Brandon, ils empruntent enfin un chemin de terre qui aboutit devant une cabane isolée. Callie a essayé de retenir le maximum de détail de la route, mais c'est vraiment paumé comme endroit. Brandon souffre apparemment de plus en plus, le calmant qu'il croit prendre est un vulgaire placébo et n'a donc aucune efficacité.

En rentrant dans la cabane elle découvre un mobilier sommaire une table, une chaise et un matelas jeté par terre, sont les seuls objets de la pièce, ils ne pourront certainement pas rester longtemps ici, Brandon s'assied sur la chaise grimaçant de douleur, Callie l'interroge.

- C'est très douloureux ?

- Ouai ça ne fait rien ce cacheton, tu n'as rien de plus fort ?

- Si, mais il ne faut pas craindre les piqûres

- Je n'ai peur de rien moi

- Ok laissez-moi voir d'abord la plaie et puis je vous administre un antalgique par intraveineuse ça va vous soulager rapidement.

Lorsque Callie avait réclamé le matériel nécessaire aux soins, elle avait demandé un anesthésiant puissant, espérant pouvoir mettre le kidnappeur hors d'état de nuire.

La perfusion effectuée, Brandon comprend trop tard ce qui lui arrive et ne peux plus réagir, il ne peut pas lutter contre le sommeil qui s'empare de lui et s'endort immédiatement. Avec les bouts de tissus qu'elle avait pris dans le but de faire des pansements, elle fabrique des liens et attache fermement Brandon aux montants de la chaise les bras dans le dos. Il est jeune, elle le regarde malgré tout avec de la compassion, comment en est-il arrivé là ? Qu'a-t-il pu se passer dans la vie de ce garçon tout juste sorti de l'enfance pour se retrouver dans cette situation ? Mais ce n'était pas le moment de faire des sentiments. Elle se saisit du téléphone du jeune délinquant, ne sachant ce qu'il avait fait du sien. Et merde pas de réseau. Elle peste

- Non mais je ne pourrais pas avoir un peu de chance une fois dans ma vie !

Elle court sur le chemin, repartant à vive allure, en sens inverse du trajet qu'ils avaient effectué il y a quelques heures en voiture et trouve enfin du réseau. Elle appelle le seul numéro qu'elle connaisse par cœur, priant pour qu'on réponde car c'est un numéro inconnu.

- Allo

- Arizona !

- Oh mon dieu, Callie mon amour ! où es- tu ? Tu vas bien ? Tu es blessée ?

- Arizona écoute moi, il faut que tu ailles à la police

- Mais j'y suis déjà Callie !

- Ok c'est encore mieux ! Passe-moi quelqu'un alors. Je me suis libérée mais il faut qu'ils localisent ce téléphone parce que je suis au milieu de nulle part, là

- Ok je te passe le chef de la police et on vient te chercher

- Arizona non, je ne veux pas que tu te mettes en danger, reste avec notre fille

Callie parlait dans le vide Arizona était déjà partie. Promettant qu'elle paierait les frais, elle réclamait un hélicoptère pour se rendre plus rapidement sur les lieux, oubliant sa phobie de voler, elle exigeait en plus une place dedans en tant que, médecin, petite amie femme et tout ce qu'ils voudraient dans la mesure où ils la laissaient monter dans ce foutu hélico.

Moins d'une heure plus tard elle se jetait dans les bras de Callie, la couvrant de baisers. Elle était en vie, tout le reste ne lui paraissait plus que détails négligeables.

- Et si on partait sur une île déserte où il n'y aurait pas d'accident de voiture, de crash, de tueur fou dans les hôpitaux ou de braqueur dans les magasins ?

- Tu rigoles on serait, encore capable de se retrouver en plein Jurassik Park.

Elles éclatent de rire. Arizona se blotti dans les bras de la femme de sa vie et lui murmure

- J'ai eu tellement peur ! Pardon, j'aurai dû t'expliquer pour Carina.

Callie pose un baiser sur son front

- Non c'est moi qui te demande pardon. On rentre chez nous ?

- Tout ce que tu voudras ma James Bond Girl !

Arrivée à l'appartement la baby- Sitter est endormie sur le canapé. Pour Sofia tout a été transparent, elle dort toujours paisiblement ignorant les aventures de sa mère. Les deux femmes décident de laisser reposer tout le monde.

Callie fait couler un bain pour se détendre de toutes ses émotions et évacuer le stress et la peur.

- Tu veux bien de la compagnie lui propose Arizona en entrant dans leur salle de bain

- J'adorerai sourit la brune exténuée

Arizona se glisse la première dans la baignoire et tend ses bras vers Callie l'invitant à venir se blottir contre elle pour l'enlacer. Elle la berce doucement, massant sa tête, caressant ses cheveux. Progressivement les tensions disparaissent, elle peut sentir le corps de Callie se relâcher contre le sien.

- Je suis toujours tellement bien comme ça, on dirait que cette place a été faite pour moi

- Elle n'est faite que pour toi mon amour et un peu pour nos enfants susurre Arizona à son oreille

- Tu sais, j'ai confiance en toi Arizona, mais….

- Mais ?

- Il y a vraiment un truc qui ne va pas avec ma jalousie…

Arizona tente un commentaire qu'elle sait risqué

- Pourquoi as-tu toujours peur d'être abandonnée Calliope ?

Callie réponds comme si cela était évident, si ça coulait de source

- Parce que toute ma vie, tout le monde finit toujours par m'abandonner : Georges, Erika, ma mère… toi Oh Georges et Erika ce n'était pas très grave en fait, ce n'était pas vraiment l'amour. Mais toi…

- Je ne t'ai pas abandonnée Callie, je suis revenue d'Afrique pour toi, et chaque fois que l'on s'est séparée, c'est toi qui l'as souhaité, jamais moi, et je suis revenue chaque fois que tu l'as voulu parce que je n'ai jamais, jamais cessé de t'aimer. Je ne t'ai jamais abandonnée Calliope, jamais !

Elle répète ces mots, elle a tellement besoin que Callie reconnaisse que même si elle n'avait pas été parfaite elle s'était engagée sincèrement avec elle.

Callie reste pensive un moment puis essayant de dissiper sa contrariété, elle concède

- Oui c'est vrai ! en fait il n'y a que ma mère qui m'ait vraiment abandonnée. Mais tu crois que ce n'est pas suffisant ? Tu abandonnerais ta fille toi parce que ces choix de vie ne te conviennent pas ?

A ces mots toutes les défenses que Callie a érigé depuis des années s'effondrent, la tension aujourd'hui a été trop forte. Elle fond en sanglots, s'abandonne contre Arizona qui la retient dans ses bras, caresse ses cheveux, l'embrasse dans le cou, lui disant des mots d'amour pour la soulager, convaincue que le nœud du problème vient d'être pointé.

Cette nuit-là elles firent l'amour tendrement, les yeux azurs ne quittant pas ceux couleur d'ébène, leurs bouches ne se séparant pas, elles n'avaient jamais atteint une telle communion dans leur intimité.

Arizona murmure à l'oreille de Callie qui s'assoupit déjà dans ses bras.

- Pour infos, je ne peux pas avoir une meilleure spécialiste de mon orgasme que ma femme, que j'aime plus que tout.

Callie sourit

- Ma femme, hein ?

- Oui ta femme. Je suis à toi et tu es à moi Calliope Torres, et rien ni personne ne peut changer ça.

Callie savoure le mot qu'elle avait tant envie d'entendre à nouveau dans la bouche d'Arizona,

- Arizona ? tu veux bien me reépouser ? balbutie-t-elle timidement

Arizona n'accuse même pas de surprise, au fond elle n'a jamais cessé d'être la femme de Callie ce n'est que le juste retour des choses à leur place. La dernière pièce du puzzle.

- Je veux bien te reépouser, mais je t'avertis c'est la dernière fois Torres, si tu t'avises à reparler de divorce, je te botte le cul plaisante-t-elle

- D'accord ! De toute façon, tu as vraiment toujours eu un faible pour mes fesses !

- Ouai c'est un peu vrai, mais pas seulement j'aime aussi beaucoup tes seins Arizona renchérit en riant

Leurs yeux se ferment mais avant de sombrer dans un profond sommeil Arizona murmure

- Callie, il faudrait vraiment que l'on travaille nos demandes en mariage, ce n'est vraiment pas très romantique

- Au moins la mienne est sécurisée, pas de possibilité d'accident sauf si tu tombes du lit.

Feignant de pousser Arizona hors du lit tout en la retenant, elle ramène la femme plus petite dans ses bras, délivrée d'un grand poids elles s'endorment dans les bras l'une de l'autre, un sourire illuminant leurs visages, profitant de la légèreté de ce moment parfait, que la vie leur offre enfin.


Fin de la première partie

C'est le dernier chapitre pour cette première partie, j'ai commencé une suite que je publierai dans quelques semaines si tout va bien. Le classement sera modifié car il y aura plus de place pour la vie de couple au travers de leurs aventures moins de drame plus d'humour.