Ouh la ! Je suis tellement désolée ! Je pensais pas que ça m'arriverait d'oublier ça tiens !
Merci à Lae et cœur de lune pour leurs reviews !
Bonne lecture, du coup, deux chapitres d'un coup !
La maison de Baba
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20 décembre
« C'est sympa, ce que t'as fait au jardin. »
Kairi sursaute, et se relève d'un coup. Les cheveux gras et plus courts que la dernière fois qu'elle ne l'a vu, Riku la regarde, la regarde comme il la regardait, avant que tout ne s'emmêle un peu. Elle retire ses gants de jardinage, parce qu'elle a envie de le toucher, de le toucher vraiment. Sa venue l'angoissait un peu. Elle le sert fort contre elle. Elle sent qu'il a froid, alors elle sait qu'il va falloir rentrer. C'est bête, elle aurait voulu lui parler, lui parler seul à seule, mais elle sait qu'une fois entrés dans la maison il n'y aura plus de place pour un entretient privé avant au moins le lendemain matin. Ils se séparent et il regarde la maison. Il se frotte les mains. Elle pince les lèvres. Il penche la tête sur le côté.
« Tu nous sors discrètement deux tasses de thé et on marche un peu ? »
Elle trépigne presque. Elle opine du chef et file dans la maison. Elle sourit très fort alors tant pis pour la discrétion, elle fera dans la furtivité et personne n'aura le temps de l'attraper avant qu'elle ne soit loin. Elle sert les tasses, récupère une écharpe.
Les alentours de la maison sont calmes et beaux. Vérole les suit et Kairi se demande si Vanitas ne va pas s'inquiéter, mais elle n'a pas envie de lui envoyer un message. Ce sera bien fait pour lui. Elle est certaine que c'est lui qui a parlé à son père, elle peut bien se venger, juste un rien.
« Tu sais, j'ai pas mal réfléchi … »
Elle attend la suite, mais au lieu de paroles, elle sent une main qui rejoint la sienne, au fond de sa poche. Ils se rapprochent un peu pour marcher confortablement, les mains entrelacées. Ça fait chaud dans la poitrine de Kairi.
« … et je veux pas te lâcher. Kairi, pour rien au monde. »
Elle ne retient pas son sourire. Il lui serre la main. Elle sait que ça ne peut pas être parfait.
« Mais je l'aime toujours. Et … je veux le lui dire. »
Elle opine du chef. Gravement, presque tristement.
« Et … ça veut pas dire que je t'aime moins. Je t'aime, je suis amoureux de toi de tout mon cœur, et je suis amoureux de lui aussi, de tout mon cœur, et je sais que c'est bizarre mais … je suis fatigué, Kairi. Tu comprends ?
— Oui.
— Oui ?
— Oui, je comprends.
— Et ça te rend triste ?
— Un peu. Même, beaucoup, parfois. »
C'est elle, cette fois, qui tient sa main à lui plus fort. Elle a besoin de lui, elle a besoin que Riku soit là, soit son pilier à elle. Est-ce qu'il pourra être son pilier, s'il aime quelqu'un aussi fort qu'il l'aime elle ? Est-ce que c'est possible ?
« Je suis désolé …
— Nan, nan. C'est … Me lâche pas. Me lâche pas.
— Je te lâche pas. »
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Et voilà ! En plus j'aime bien celui-là, même s'il est court.
À tout de suite !
