Rappel :
- il est nécessaire d'avoir lu le chapitre 20, en effet une partie de ce chapitre vous raconte leurs premières rencontre en mars 1953
- Edward et Luinil sont en 6e année lors de l'année 1953, la meilleure amie de Luinil n'est qu'autre qu'Eileen Prince la mère de Severus Rogue celle-ci est également en 6e année à Poudlard. Tous sont à Serpentard
- les parents de Luinil sont des moldus.
Vendredi 18 avril 1953
Bientôt un mois était passé depuis la rencontre de deux âmes à Poudlard : Edward Dawson et Luinil Clarks. Tous deux en sixième année, Edward n'avait jamais prêté attention à sa camarade de classe. Il était plus du genre à être solitaire, tout en étant populaire. Il aimait la compagnie de ses amis autant qu'il la détestait. Les professeurs l'exaspéraient au plus au moins, autant que lui les exaspérait. Néanmoins, une fille était en train de le changer, sans qu'il s'en rende réellement compte. Mais cette fille n'était pas n'importe quelle fille : Luinil, préfète des Serpentard, meilleure élève de la classe. En soi, tout le contraire de lui, mais surtout « sang de bourbe » aux yeux de sa maison, et aussi de sa famille. La plupart des amis de Edward essayaient d'éviter cette fille et, la famille de ce dernier descendant d'une lignée pure, s'ils apprenaient ce rapprochement, Edward serait probablement déshérité.
Ainsi, c'est toujours d'un air arrogant et fier qu'il se dirigea vers la bibliothèque où il l'aperçut en compagnie d'Emmett et Eileen Prince. Son coeur se serra en voyant l'abruti, mais sourit en voyant Eileen, bien qu'il soit tombé fou amoureux de Luinil, et qu'il était persuadé que c'était réciproque. Cette dernière pouvait prendre ses distances tout en refusant les avances d'Edward, tout comme elle pouvait y répondre. Cela avait tendance à l'agacer, et il pensait que c'était à cause d'Emmett. Intuition plus que grande. Sans qu'il le sache, Emmett Horner était lui aussi un Serpentard de sang pur, et comme tout Serpentard qui se respecte, il était prêt à tout pour atteindre son objectif. Celui-ci se tenait en un seul mot : Luinil. Sa beauté en avait fait parler plus d'un, autant que son sang. Néanmoins, Emmett pouvait autant admirer la beauté de cette dernière avec ses longs cheveux bruns qui ondulaient parfaitement sur ses épaules, il détestait au plus haut point Edward. Histoire de famille ennemie qui se répétait de génération en génération. Voir les veines sortir de son front l'amusait plus que tout. Il avait prétexté de l'aide en cours de potion pour pouvoir être avec elle. Ainsi, il faisait tout pour énerver Edward. Mais son plan réunissait aussi l'échec de leur relation amoureuse, et de ce fait, il avait prévenu Luinil de quelque chose d'important plusieurs jours après leur rencontre :
- Merci pour ce cours de potion, tu es intelligente pour quelqu'un de ton rang.
- Je vais prendre cela comme un compliment...
- Oh, bien sûr, ce n'est pas moi qui dirai ce genre de propos. Mentit Emmett. Mais beaucoup de Serpentard le pensent.
- Où veux-tu en venir ? Grogna Luinil.
- Edward Dawson.
Les poings serrés, Luinil dut se retenir pour ne pas mettre une gifle à cet individu qui croyait savoir tout sur tout le monde. Tout le monde savait très bien que les deux familles ne pouvaient s'apprécier, autant que les deux garçons qui se disputaient à chaque occasion qui leur était présentée : cours, duel, et même au Quidditch, bien qu'ils soient dans la même équipe.
- Arrête, Horner, cela ne marchera pas avec moi. Pour le peu que je sache d'Edward, il n'est pas comme les autres Serpentard ni comme toi. Il n'est pas comme les autres à juger les gens par leur sang, alors si tu veux bien m'excuser, j'ai un devoir de sortilège à finir.
- Oh, je n'ai jamais dit le contraire, mais sa famille, ça, c'est autre chose, dit-il en haussant les épaules tout en rattrapant Luinil. Enfin, moi je dis ça, je ne dis rien... Je n'aimerais pas voir ce pauvre Edward que j'apprécie tant...
- C'est faux, tu ne l'aimes pas, coupa Luinil.
- Je n'aimerais pas le voir se faire exclure de sa famille, déshériter...
- Que veux-tu dire ? Demanda Luinil en croisant les bras.
- Cela est simple à comprendre pourtant, imagine si sa famille apprend que leur fils ainé flirte avec une fille de ton sang. Je ne pense pas qu'ils apprécieront.
- Je veux bien te donner un coup de main au niveau des cours, pour le reste, cela ne te regarde en rien.
Luinil regarda de haut en bas ce jeune individu et retourna très rapidement dans son dortoir. Même si elle ne pouvait réellement apprécier Emmett, elle devait avouer qu'il avait absolument raison. « Cela n'est pas sérieux, pourquoi s'intéresserait-il vraiment à moi ? Je ne suis qu'une idiote. Jamais il ne pourra tomber amoureux de moi, c'est interdit. » Pensa-t-elle. Alors les jours d'après, elle fit tout son possible pour éviter de croiser Edward. Mais malheureusement, étant dans la même maison, c'était assez compliqué. Ainsi, lorsqu'elle sentait son long regard sur elle, ou entendait des petites paroles si adorables à son égard, c'était difficile pour elle de ne pas y répondre. C'est pourquoi lorsqu'il arriva dans la bibliothèque, elle fit mine de ne pas le voir, même lorsqu'il poussa la chaise à sa droite pour s'asseoir.
- Qu'est-ce que tu veux, Dawson ? Cracha à moitié Emmett.
- Les garçons, ne commencez pas, dit Eileen.
- Je suis juste venu voir les filles, sourit sarcastiquement Edward, alors si l'envie te dit de dégager, cela m'arrangerait. Retourne faire joujou avec ta main droite.
- Retourne avec ta famille si conservatrice qui déteste les gens nés de parents moldus !
- La tienne est mieux peut-être ? Rigola faussement Edward.
Dans un grognement, Luinil regarda froidement les deux garçons et s'en alla sans se retourner, Eileen resta à la table où les deux garçons continuèrent à se disputer sans avoir remarqué l'absence de la préfète Serpentard. Elle les regarda chacun à son tour, se demandant combien de temps ils allaient prendre. Finalement, sans grande surprise, elle constata que c'était bien Edward qui se rendit compte que sa bien-aimée était partie. Dans un roulement des yeux, Eileen lui conseilla d'aller voir dans le parc. Edward la remercia et, dans un regard glacial envers son ennemi, il partit en courant de la bibliothèque en attirant les fureurs de la gérante de ce lieu culturel.
Il arriva près du lac noir au bout de plusieurs longues minutes, et dans un long soupir de soulagement, en la voyant, il se dirigea vers elle. Luinil avait attaché ses cheveux pour former un joli chignon qu'elle avait fait tenir grâce à un de ses crayons de bois. Elle avait l'air perdue à regarder le lac briller par la lune qui commençait à faire son apparition. Demain serait la pleine lune, et elle se demanda encore comment elle allait faire pour se contenir, pour essayer de rester elle-même pendant ce moment, c'était d'un compliqué... À chaque fois, elle ne se contrôlait pas, et heureusement que son ami était là pour l'attacher dans une petite grotte se situant dans la forêt interdite. Bien entendu, les filles l'avaient amélioré à l'aide de la magie. Luinil pensa qu'elle avait vraiment eu de la chance de tomber sur cette petite fille sur le chemin de traverse en première année. Sa transformation en loup-garou s'était faite bien après, lorsqu'elle était en troisième année, et à ce moment-là, Luinil comprit l'importance d'Eileen dans sa vie, et ce lien particulier qui les unissait. Un raclement de gorge la fit sortir de ses pensées. C'était Edward. Cette dernière ne savait pas si elle devait être contente ou non de le voir. Mais elle lui sourit poliment tandis que son coeur commença à battre plus rapidement avec un pouls s'accélérant de secondes en secondes, juste en le regardant.
- Je suis désolé pour tout à l'heure.
- Je sais, murmura Luinil. Seulement, cela me rappelle juste... Luinil se stoppa net dans sa phrase, en le voyant froncer les sourcils, elle essaya de sourire, mais cela lui sembla ridicule et faux. Laisse tomber, continua-t-elle.
- Ma famille n'aime pas les personnes comme toi, c'est vrai, commença Edward qui comprit le mal de la jeune fille. Mais je ne suis pas comme eux, je ne l'ai jamais été en fait. Pendant une grande partie de mon enfance, c'est ma tante qui s'occupa de moi. Elle a été plus une mère que la mienne pour dire vrai. Elle s'appelait Susan, et mon éducation, ce que je suis, ce que je pense, mes valeurs et convictions, enfin c'est grâce à elle que je suis comme ça. Je m'en fous de ce que mes parents peuvent penser, je tiens sincèrement à toi.
À ce moment-là, Luinil tourna la tête vers Edward, et pour la première fois, elle eut ce regard. Ce regard si beau, si confiant et rassurant pour Edward, qui, maintenant, ne doutait plus que la jeune fille ressentait également la même chose à son égard. Un coup de foudre tardif, c'est ce que disait Edward sur leur relation. Ils avaient vite appris à se connaitre, et à vrai dire, surtout Edward, qui faisait plus attention à elle. Quant à Luinil, elle savait déjà qui il était, mais n'écoutant que les rumeurs, elle n'avait également pas fait attention à ce jeune garçon qui cachait bien des choses sous ce masque. Selon Eileen, c'était son côté mauvais garçon qui pouvait lui plaire, petite fille parfaite tombant amoureuse d'un garçon si différent d'elle. À cela, Luinil rigola, mais c'était un fait. Ils étaient différents, mais surtout il était tellement différent des autres : charismatique, charmeur, ténébreux, manipulateur, séduisant. C'était ce qu'il était au premier abord, mais plus elle passait du temps avec lui, même cinq minutes, plus elle comprit qu'il était tout aussi attentionné qu'adorable. Un Serpentard qu'il n'était que par sa grande ambition, mais qui avait un coeur en or. Un coeur qui faisait battre celui de la jeune Serpentard, qui tomba rapidement sous son charme. Au début, ce n'était que des sourires banals, puis ceux-ci se sont transformés en petits mots chaque jour. Une fois, Edward se mit même à côté d'elle en cours, et une autre fois, il lui offrit une fleur. Petit à petit, Luinil comprit qu'elle était devenue dépendante de toutes ces intentions envers elle, et son ventre se compressa à chaque regard, chaque tendresse, chaque sourire de son bien-aimé.
- Tu es bien pensive, continua Edward. Je t'ai dit la vérité, je t'assure.
- Je sais, je connais beaucoup de tes défauts, et l'hypocrisie, le mensonge n'en font pas partie.
- Je vois que mademoiselle m'observe.
- Arrête tes bêtises, rigola cette dernière.
- Tu tiens à moi, avoue-le.
- Non, dit-elle, en essayant de garder son sérieux.
- Non !? S'étonna Edward, qui en fut presque vexé.
- Je ne te le dirai pas, lui sourit Luinil.
- Mais tu le penses ? s'inquiéta Edward, qui voyait son visage devenir rouge, et son coeur se serrer.
- Peut-être...
Luinil ne put s'empêcher de rigoler en voyant la tête d'Edward se décomposer. C'était la première fois qu'elle voyait réellement son masque s'enlever, qu'elle voyait pour une fois que quelque chose le touchait. Dans un sourire, elle se leva. Dans un sourire d'amoureuse, elle lui fit un bisou sur la joue, et s'en alla, laissant le pauvre Serpentard assis dans l'herbe, complètement perdu.
Dimanche 20 avril 1953
Un réveil des plus étranges était en train de se faire dans la forêt interdite . Un réveil étrange, mais tellement agréable. La veille au soir, Edward s'était transformé en loup-garou comme à son habitude, tout seul dans la forêt interdite. Étrangement, cette nuit-là, les chaines qu'Eileen Prince avait mises autour des poignets et chevilles de Luinil n'avaient également pas suffi, malgré le sort puissant qui les retenait. Des âmes soeurs voulant à tout prix se rencontrer sous une autre forme, leur vraie forme, leur vrai visage, pour un véritable amour. Un simple regard avait suffi à nos deux protagonistes pour se reconnaitre.
Edward Dawson se réveilla le premier, pensant au début avoir rêvé, il lui avait juste fallu tourner la tête vers la personne dormant à côté de lui pour savoir que non, c'était bien réel.
Peu de temps après, ce fut au tour de Luinil de se réveiller et d'avoir la même réaction qu'Edward, rêve ou réalité ? Ce dernier s'assit par terre entre deux tas de feuilles que le printemps avait laissés. Réalisant tous deux qu'ils étaient complètement nus, la gêne envahit Luinil qui courrut se cacher derrière un arbre, créant au passage un fou rire d'Edward qui était encore plus ébahi de la beauté de la jeune fille. Luinil fut rassurée en voyant qu'ils étaient devant la grotte ou normalement elle aurait dû passer la nuit. Demandant gentiment à Edward de fermer les yeux, ce qu'il fit, elle y entra pour pouvoir s'habiller. Une fois cela fait, elle lança sa baguette vers Edward pour qu'il en fasse de même grâce à un sort.
- Tu es donc un loup-garou, commença Luinil sur le chemin du retour.
- Tout comme toi...
- Alors quand tu disais que tu ne mordais que pendant la pleine lune ..
- C'était vrai, dit-il en lui faisant un clin d'oeil.
- Ce qui s'est passé cette nuit, c'était bizarre, mais ..
- Intense, coupa Edward.
Luinil hocha la tête, approuvant les dires de ce Serpentard. Commençant déjà fortement à être amoureuse de ce dernier, ce qu'il s'était passé cette nuit avait intensifié la chose. À partir de ce moment-là, tous les deux comprirent qu'ils pourraient maintenant parler d'amour. Edward, voyant le château de loin, décida d'arrêter net la jeune fille dans sa marche. La regardant intensément dans les yeux, il mit chacune de ses mains sur les joues de Luinil, les caressant au passage. Luinil ferma les yeux, tandis qu'Edward posa délicatement un baiser sur les lèvres.
Vendredi 2 mai 1953
Les jours suivants avaient été plus que magiques pour nos deux protagonistes, qui avaient décidé de cacher leur amour, excepté à leurs amis proches. Edward se rapprocha fortement d'Eileen, et Luinil d'un certain Benjamin, un sang-mêlé meilleur ami de son petit-ami. Ils avaient décidé de faire une sortie à quatre dans le parc de Poudlard, profitant d'un air agréable de début de mois mai. Au bout d'un moment, Edward, se sentant observé, sortit une excuse pour laisser les trois autres Serpentard. Benjamin fronça les sourcils, mais accepta le mensonge de son meilleur ami, après tout, il saurait la vérité peu après.
Edward entra dans la forêt interdite une fois qu'il fut sûr que sa petite-amie n'était plus dans les parages. Sans surprise, il remarqua que c'était Emmett qui les suivait et vu le grand sourire qu'il affichait, il comprit qu'il savait tout. Il mit sa main discrètement dans sa poche, prêt à sortir sa baguette magique si nécessaire.
- Edward, Edward, Edward, tu me forces à faire quelque chose que je n'apprécie pas.
Un grognement sortit de la bouche du concerné, Emmett sourit fièrement en voyant des veines sortir du front de son ennemi et ses poings se serrer.
- Je n'accepterai aucun de tes chantages, car je sais qu'il y en aura toujours, jusqu'à la fin.
- Tu n'as pas tort, mais tu ne veux pas finir déshérité, si ? Dit-il en faisant la moue.
- Si ma famille ne comprend pas, alors elle ne mérite plus de m'avoir comme fils. Mais tout ceci n'a pas d'importance, car tu vas te taire sur tout ça, tu ne diras rien sur ma relation avec Luinil.
- Oh vraiment ? Rigola Emmett. Tu vas finir sans sous, à n'avoir aucun pouvoir, à travailler dans un bureau délabré du ministère, personne ne se souciera de toi, personne ne verra qu'un pauvre petit être comme toi est présent, tu seras invisible si ta famille te renie et tu le sais.
- Je n'accepterai jamais ce destin.
- Alors tu devras accepter tout ce que je te dis, Dawson, sinon je te détruirai, ta petite copine et toi.
- Bien, répondit méchamment Edward, mais surtout en mentant.
Emmett, pensant avoir gagné, se retourna, un large sourire sadique sur son visage. Cependant, c'était mal connaitre Edward qui, dans toute sa rage, sauta au cou de ce dernier. Il commença à la frapper encore et encore, dans les côtes, au visage, au ventre. Un coup de pied ici. Un coup de poing là. Tandis que son adversaire au sol gémissait de douleur. Son premier acte en tant que personne mauvaise. Son premier acte en tant que personne ambitieuse, prête à tout pour ne jamais finir dans un simple bureau. Bien entendu, à son réveil, Emmett ne se souvenait plus de ce qu'il s'était passé, mais son intuition lui disait que cela avait un rapport avec Edward. Ainsi, la famille Dawson fut mise au courant, Edward fut renié à jamais de la grande famille Sang-Pur. Il décida à la fin de l'année 1953 d'aller vivre chez son meilleur ami, sans avoir pris plusieurs centaines de galions à ses parents. Étonnamment, ce fut le meilleur été qu'il est passé en compagnie de ses amis, mais surtout de Luinil.
Eté 1953
Dans une clairière près de Londres se trouvaient deux amoureux transis de désir, la pleine lune s'affichait dans le ciel, mais grâce à une potion nouvellement trouvée, ils arrivaient à se contrôler empêchant la transformation. En réalité, toutes leurs attentions, tous les instincts féroces s'étaient transformés d'une rage de désir, voulant embrasser l'autre avec fougue. Cela ne faisait que quelques mois qu'ils sortaient ensemble, mais tous deux savaient qu'ils finiraient leur vie ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Ne se doutant pas qu'une vingtaine d'années plus tard, le pire remplacerait le meilleur. Que la plus grande peur d'Edward d'être insignifiant dans son métier se réaliserait, et qu'il ferait la plus grosse erreur de sa vie. Non, ne se doutant de rien, ils profitèrent de cet instant dans l'herbe chaude qu'avait laissée le soleil d'été. Un moment rien qu'à eux, qui serait gravé à jamais dans leur mémoire. Un moment où Luinil accepta pour la première fois d'aller plus loin, de se laisser aller, tous deux furent en symbiose. Edward allongea délicatement sa bien-aimée qui se laissa faire. Dans un geste tendre, dans un regard rassurant, il l'embrassa sur ses lèvres, dans la nuque, sur son ventre pour ensuite descendre petit à petit. Sa rougeur sur ses lèvres la rendait encore plus irrésistible à ses yeux, son petit sourire timide le faisait chavirer. Tandis que, doucement, ils passèrent tous deux à l'étape supérieure dans des soupirs de bonheur, des gémissements de plaisir, et des je t'aime à chaque mouvement, ils s'aimaient, et chacun venait de prouver à l'autre ce qu'il ressentait en cette nuit été.
Edward à ce moment-là se jura que jamais il ne voudrait la quitter, ce qu'il éprouvait était bien plus fort qu'un simple amour. Il le sentait, il le savait. C'était tout aussi réciproque du côté de Luinil, qui avait devant elle l'amour de sa vie, son âme soeur. Cela serait toujours lui. Cela serait toujours elle. Malgré le temps. Malgré le malheur. Malgré un abandon et une trahison. Quoiqu'ils en disent, quoiqu'ils en pensent, à partir cet été 1953, leurs destins furent scellés dans un amour sincère. D'un amour qui perdurait jusqu'à leur mort.
Je t'aime pour le meilleur et pour le pire,
Je t'aime même si tu es devenu mauvais,
Je t'aime jusqu'à jamais.
Pardonne-moi.
Reviens-moi.
