Bonjour !
Tout d'abord, je tiens à m'excuser de mon immense retard. J'écrivais un autre chapitre de cette histoire ^^
Ensuite, je vous souhaite de bonne fête de fin d'année ! Profitez en bien et je vous dis rendez vous au prochain chapitre !
J'espère que celui ci vous plaira !
A bientôt
Boubouille
La pluie ... Elle tombe ... Froide ... Glaciale ... Inondant mes vêtements ... Me gelant le corps ... Retirant la moindre chaleur de mon corps ...
Elle crée de nombreuses flaques d'eau ... La lumière du lampadaire s'y reflète ... La rue est pourtant sombre ... Si noir ...
Un coup de feu retenti derrière moi ... Je me retourne ... Il tombe ... Il s'écroule au sol ... Je me retrouve devant lui, à genoux.
-Bya ! Réponds !
J'appuie sur la plaie pourtant le sang continue de couler ... Rien ne l'arrête ... Mes mains ... Ma chemise et mon pantalon ... Tout se trouve inonder de sang alors que l'homme que je tiens dans les bras ferme les yeux, faisant disparaître toute trace de lumière autour de moi.
-Non ... S'il te plait ... Pas toi ... Byakuya !
Je me redresse d'un bond, les yeux grand ouvert.
-Eh, Yoruichi ... qu'est-ce qu'il y a ?
Sa douce voix me parvient de loin. Ma respiration rapide se calme doucement. J'émerge rapidement. La lampe de chevet éclaire d'une lumière douce la pièce. Mon lit, ma chambre ... Byakuya ... Sain et sauf ... installé juste à mes côtés ... Ce n'était pas réel ... Il ne lui ai rien arrivé... Dans un sens je suis quand même soulagée qu'il ne lui soit rien arrivé ...
-Tu as dû faire un mauvais rêve, murmure-t-il en approchant ses doigts de mon visage.
Il essuie ce qui semble être des larmes sur mes joues. Je ne me rappelles pas avoir pleurer. Je ne me rappelles de rien ... Juste de ce mauvais rêve ... Je ne sais même plus ce que je fais au lit ... Il se recule pour s'installer sur sa chaise.
-Tu as dormi toute la journée. La nuit est déjà tombée, m'informe-t-il. Mazaki et Isshin sont passés pendant que tu dormais. Ils t'ont amené de la soupe que tu dois manger, ordre de Mazaki. Shirosaki aussi est venu te voir. Il a précisé qu'il repasserai vers vingt heure. Surement après avoir terminé sa journée.
Je l'interromps, me fichant de ses dires. Je me souviens ne pas mettre senti bien et avec Grim', ils m'ont poussé à retourner coucher. Mais c'était à six ou sept heure du matin. Pas à dix neuf heure.
-Tu es resté ici toute la journée ?
-Bien sur, où veux-tu que je sois ? déclare-t-il étonné par ma question. Peu importe ce que tu penses, rajoute-t-il tendrement. Saches que je tiens à toi Yoruichi. Je veillerai toujours sur toi.
Il prend ma main, embrasse le dessus de mes doigts avant de se lever et de quitter la pièce. Je reste là, à fixer la porte maintenant close. Son comportement et ses paroles me surprennent. Je n'avais pas imaginé qu'il reste à mon chevet toute la journée alors qu'il a de nombreuses choses à traiter au manoir, ou bien même à sa division.
Je me laisse tomber en arrière, fixant la fenêtre. Au dehors, la nuit est tombée. Le ciel est d'un noir profond, montrant les étoiles. J'ai dormi toute la journée. Cela faisait des années que ce n'était pas arrivée... Que je n'étais pas restée au lit. En fait, si je ne me trompe pas depuis ma lune de miel. Lorsque tout allais bien entre nous. Le temps est passé à une vitesse folle. Je me rends compte que je n'ai pas réellement profiter des joies de la vie. J'ai passé les sept dernières années plongés dans les études, le boulot, les rapports à lire ou bien à rédiger. Quand suis-je devenue adulte responsable ? Tout ce que je refusais d'être à une époque ... Je voulais m'amuser avec mes amis, rêver d'aventures et d'amour passionnée ... Je ne suis pas sûre que cela se réalise maintenant ...
La porte s'ouvre, Byakuya entre dans la pièce de dos. Lorsqu'il se tourne, il tient un plateau dans ses mains. Sans mon accord, il le pose devant moi sur le lit.
-Eh voilà, madame est servie ! s'exclame Byakuya en s'installant à mes côtés. Un velouté de potiron.
Un potage et une cuillère à soupe. Je me décale légèrement lorsque je remarque qu'il compte s'installer face à moi. Il prend la grosse cuillère, la trempe dans le velouté, et l'approche de moi, très délicatement pour éviter d'en mettre partout sur les draps.
-Allez, ouvres la bouche, déclare-t-il en souriant.
Sur le moment, j'ai envie de me braquer, de l'envoyer promener ... Mais face à son innocence, je ne peux m'empêcher de sourire. J'obéis comme une enfant sage. J'observe les gestes de mon mari, en silence, entre deux bouchés. Il est décontracté, calme, gentil, attentionné... Son visage n'a plus son habituel froideur. Il a laissé de côté la noblesse, le rang qu'il occupe, ses masques ... Il ne porte même pas de costumes, juste un tee shirt et un jean. Mon corps se détend encore plus. Je sais que son visage ne ment pas, c'est le garçon que j'ai connu ...
Nos regards se croisent pour ne plus se détacher ... Je n'ouvre pas la bouche lorsqu'il amène la soupe... Je ne bouge plus ... Perdu dans la noirceur de ses yeux ... D'ailleurs, lui aussi ... Il pose la cuillère sur le plateau sans me quitter des yeux. Il commence à approcher doucement son visage du mien, hésitant sur la démarche à suivre ... A ce moment, une alchimie se créé de nouveau entre nous ... un sentiment que je croyais avoir perdu refait surface comme une évidence ... Je ne ressens plus que les papillons dans mon ventre ... Ceux qui me montre l'angoisse qui grandit en moi... Cette angoisse si agréable ... Réconfortante ... Instinctivement, je commence à fermer les yeux attendant l'instant ...
L'instant qui ne vient pas ... Briser par le bruit strident d'une sonnette.
Byakuya se recule, la magie de l'instant disparaissant dans le néant. Je reprends ma respiration et sors du lit. Il était moins une !
J'enfile un survêtement, un tee shirt avant de me traîner jusqu'à l'entrée. Deux de mes lieutenants se tiennent devant moi. Je les laisse entrer, en les saluant tout sourire.
-Eh ben madame a meilleure mine ! On va pouvoir lui faire nos rapports ! s'exclame Shiro en m'embrassant sur la joue.
Je le vois tenir cinq ou six feuilles dans ses mains.
Shirosaki s'arrête net. Il me fixe étrangement. Je me tourne pour voir ce qu'il regarde. Byakuya sort de ma chambre, le plateau repas dans les mains. Je prends les papiers des mains de mon lieutenant, ignorant la réaction glaciale de mon ami.
-Vous voulez boire quelque chose ? nous propose Byakuya alors que nous prenons place autour de la table de cuisine.
Byakuya pose une de ses mains sur mon épaule avant d'embrasser le haut de ma tête. Il disparaît pour nous faire la boisson que nous avons demandé. Stark m'explique comment s'est déroulé l'entrainement, et les fausses missions que j'ai créé pour pouvoir les mettre à niveau. Sur les papiers sont inscrits les résultats. Des colonnes de chiffres et des annotations sur chaque réactions, idées sont notés dans les marges. De nombreux hommes réfléchissent comme il faut, mais certains sont à la traîne. Il va falloir que je fasse des petits groupes pour les semaines à venir, histoire de n'avoir personne derrière.
Je me redresse dans l'idée de prendre un stylo, sans remarquer la présence de mon mari. Il tenait dans les mains deux cafés. Un des deux se renverse sur la personne à ma droite.
Stark se lève d'un coup, en sentant le liquide chaud sur ses jambes.
-Oh pardon ! m'exclamé-je en mettant mes mains devant ma bouche.
Je plante Byakuya et l'albinos dans la salle à manger, entraînant Stark avec moi dans ma chambre pour qu'il puisse se changer et refroidir ses jambes. Maintenant dans la salle de bain, il retire son pantalon alors que je prends une serviette du placard. Je fais couler de l'eau froide dessus avant de lui tendre. Il la met sur ses jambes alors que je m'excuse une fois de plus.
-Ce n'est rien, j'en connaîtrais d'autre.
-Je vais vous chercher un pantalon. Je reviens.
Je pars fouiller dans mon armoire pour en sortir un jean d'homme, je dois bien en avoir un qui traîne. Seulement, des éclats de voix se font entendre dans la pièce principale. Mon prénom fut le seul mot compréhensible. Je balance un pantalon au hasard sur mon lit avant de me diriger à grands pas vers la pièce à vivre. Je reste sur le pas de porte, les bras croisés. Byakuya et Shirosaki se tiennent face à face. Je ne peux que voir le visage de mon mari. Ce dernier semble contrarié.
-Tu n'as pas à t'en mêler ! Tu ne la connais pas, siffle Byakuya.
-Mieux que toi ! Tu savais qu'elle a mis sept ans avant d'oser remettre le pieds à Karakura, à cause de toi. Elle s'est décidée à t'affronter. Toi, son ami d'enfance, l'homme qui l'a fais le plus souffrir. Celui qui l'a mis à genoux en prétendant avoir des sentiments pour elle. Tu ne t'excuseras jamais pour le mal que tu lui as fais, siffle-t-il. Tant que tu n'auras pas compris ça, tu ne seras jamais digne d'elle ! Si tu savais ... Elle t'écrivait tous les jours ! A chaque moment de libre, elle s'installait et elle me parlait de toi. De l'homme qu'elle voyait en toi. De l'amour que tu lui portais ! De votre avenir ...
-Shiro ! Sa suffit ! dis-je suffisamment fort pour qu'ils cessent leur dispute.
Les deux protagonistes devant moi me remarquent enfin. Shiro serre les poings alors que Byakuya reste lui même.
-Yoruichi, dit Byakuya en s'approchant de moi.
-Peux-tu nous laisser s'il te plait ? demandé-je poliment à mon ami, croisant mes bras contre ma poitrine.
Nous nous observons quelques secondes avant qu'il ne se décide à passer à côté de moi. Il tente de faire un mouvement vers moi mais je l'ignore, je plonge mon regard dans celui de mon mari, furieuse. Lorsque j'entends la porte derrière moi claquer, j'avance de quelques pas.
-Shirosaki ne devrait pas ...
-Il a raison Byakuya. Tu ne me connais plus. Nous ce n'était qu'un arrangement. Je voudrais y mettre un terme. Maintenant si tu refuses, alors je te prierai de partir.
Je tourne les talons et m'apprête à retourner dans ma chambre quand Byakuya m'appelle.
-S'il te plait. Tu ne peux pas ignorer ce qui se passe entre nous.
-Je ne l'ignore pas Byakuya, dis-je en lui faisant face sur un ton ferme. Je fais en sorte de ne pas y penser, parce que je ne le veux pas. Je veux me débarrasser de ce que je ressens pour toi ! Je veux te détester mais tu ne m'en laisses pas le loisir !
-Yoruichi, je veux que tu rentres à la maison. Que tu me reviennes ...
-Non !
Je termine la conversation en quittant la pièce. Je claque la porte de ma chambre, toujours en colère.
Comment peut-il me demander de revenir auprès de lui ? Après tous ce qu'il m'a fais ! Après toute la douleur qu'il m'a infligé ! Il n'a jamais exprimé le moindre regret pour sa trahison, je ne lui pardonnerai pas aussi facilement.
Shirosaki me fixe les sourcils froncé. Avec ce visage, il ressemble vraiment beaucoup à Ichigo. Stark, lui, essaye de se faire petit dans un coin de ma chambre. Ils ont du entendre notre conversation avec Byakuya.
-Yoruichi, je ...
-Non Shirosaki ! Tu es mon ami, mais cela ne te donne pas le droit ! Je gère la situation avec Byakuya !
-Mais oui c'est ça, tu gères ... C'est faux et tu le sais. Il te fait craquer encore et encore ! s'emporte-t-il.
-C'est mon problème ! Si je me mêle de ta vie privée avec Grimm', tu n'apprécierais pas ! Si tu avais un problème avec lui, je t'aiderai, je te donnerai mon avis, des conseils mais jamais je le trouverais pour lui dire ce que tu penses !
-Comme tu voudras, je ne m'en mêlerais pas, grogne-t-il en quittant ma chambre.
La porte claque une fois de plus. Je me frotte le visage maudissant cette journée qui ne se termine pas.
Le lendemain, Shirosaki ne m'a adressé la parole que pour le strict nécessaire. Son manège a duré toute la journée. Cela m'a permis de réaliser le sens de mes paroles. Je ne peux pas réellement lui en vouloir de me protéger. Il était là lorsque j'étais au plus bas. Il est hors de question que nous restions fâchés.
Je remercie le vendeur avant de prendre la bouteille, que je viens d'acheter, avec moi. Je grimpe les trois étages et j'appuie sur la sonnette. La porte s'ouvre et je tombe sur un Grimmjow en colère.
-Ah c'est toi, marmonne-t-il.
-Oui. Shi' est là ?
-Ouep, mais il est pas d'humeur. Depuis hier quand il est rentré de chez toi.
-C'est pour ça que je suis là. Je peux le voir ? demandé-je gentiment.
Il grogne mais me laisse entrer. Il ferme la porte derrière moi avant de me conduire jusque dans le salon. Shiro se trouve sur le canapé, zappant les chaînes de télé.
-C'est les pizzas ? dit Shiro en se tournant vers nous. Ah... J'aurai préférer les pizzas.
Et il retourne à la télévision. Bon c'est mal engagé ...
Grimmjow pose une main sur mon épaule avant de me stipuler qu'il va dans sa chambre. Il nous laisse entre nous.
-Shi' s'il te plait. Tu veux bien parler ? Je suis là pour faire la paix.
-Mhh.
-Fais un effort. Je déteste quand on est fâché. Il faut qu'on parle ... Et puis j'ai ramené du vin, déclaré-je en lui montrant la bouteille.
Shirosaki lève enfin les yeux vers moi.
Une demi heure après, nous sommes tous les deux assis au sol, sur le tapis moelleux, un verre à la main.
-Yoruichi, ...je ne veux juste plus te voir souffrir autant... Lorsque tu es partie, tu as passé ton examen en un an au lieux de trois... Tu t'es plongée dans tes études, oubliant tout le reste... Il t'a rendu tellement triste ... Tu étais tellement renfermée ...
Il finit son verre et nous ressert de l'alcool.
-Tu es ma petite sœur, je dois prendre soin de toi, avoue-t-il à voix basse en me regardant droit dans les yeux.
Sa révélation me touche. Elle me réchauffe le cœur et ma colère envers lui s'envole instantanément. Je me rapproche de lui et le sert dans mes bras. Il me rend mon étreinte. Nous restons ensemble pour la nuit, en buvant à deux la bouteille de vin.
o-o-o-o-o-o
-Yoruichi !
Shirosaki m'appelle alors que je traverse le couloir du troisième étage pour me rendre à mon bureau. Aujourd'hui, il entraîne deux hommes au tir. Ces hommes ont obtenu les moins bons scores lors de l'examen. Il faut qu'ils s'entraînent.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Herman m'attend dans une demi heure.
-Y a la sixième dans ton bureau.
Je lève les yeux au ciel. Byakuya. Il m'énerve de venir sur mon lieu de travail. Si il doit me parler, j'aimerai autant qu'il envoie un messager. Cela évite les disputes ...
-Ce n'est pas lui, déclare l'albinos comme s'il se doutait de mes pensées. C'est Renji. Je lui ai demandé de t'attendre dans ton bureau.
-Ok, fut le seul mot que je prononce.
Mon ami me salue de la main avant de repartir vers la salle de tir. Je descends rapidement les escaliers, croisant quelques personnes qui me saluent en passant. Le fait que le gars aux cheveux rouge se tienne dans mon bureau m'étonne. Renji et moi ne sommes pas très proches. Nous nous voyons lorsque cela est nécessaire, nous discutons rapidement si nous nous croisons mais c'est tout ... J'ouvre la porte de mon bureau et y trouve le shinigami. Ce dernier assit sur une chaise me tourne le dos. Il semble nerveux. Son corps est tendu. Je ferme la porte et il remarque enfin ma présence.
-Yoruichi-sama, murmure-t-il avec la plus grande politesse en se levant de sa chaise.
Le 'sama' ... Voilà pourquoi il y a très peu d'affinité entre nous. Renji me respecte et inversement mais il continue de me voir comme une noble ... Tout ce que je déteste ...
-Voyons Renji, pas de ça avec moi s'il te plait. Appelles moi Yoruichi, c'est suffisant.
-Bien, continue-t-il faiblement.
Je fais le tour de mon bureau et m'installe derrière. Renji m'observe ranger les papiers et tout ce qui peut se trouver devant moi. Il ne dit pas un mot. Étrangement, lorsque je lève mes yeux vers lui, il fixe ses chaussures. Je lui laisse le temps de m'expliquer son problème mais il ne semble pas pressé de me parler. Je prends les devant, ayant encore de nombreuses choses à faire ensuite.
-En quoi puis-je t'aider Renji ? Tu as un souci avec Byakuya ?
-On peut dire ça ...
Nouveau silence de la part du vice capitaine de la sixième division. Je fronce les sourcils, la patience n'étant pas ma vertu préférée.
-Écoutes Renji, dis-je d'une voix calme avec un léger sourire. Si je ne connais pas ton problème, je ne peux pas t'aider à le résoudre.
Il sert les poings, se redresse d'un coup avant de s'exclamer d'une voix ferme.
-Dîner avec moi demain soir !
Je le fixe surprise. Je ne m'attendais pas du tout à une invitation.
Il semble se rendre compte de ses paroles. Il se rassoit sur sa chaise, son visage de la même couleur que ses cheveux. Il bafouille en détournant le regard. Ses yeux ne restent pas sur moi. Je retiens mon sourire face à tant de spontanéité, de tant de maladresse aussi.
-Ce n'est ... J'aurai du ... Pas dans ce sens ...
Renji se met à parler tout seul, ne me prêtant plus aucune attention. Je le trouve mignon dans un sens. Il est professionnel, ordonné, il sait faire la part des choses. Il montre aussi toujours ses sentiments. Il ne les cache pas, et ne les refoule pas. Il se battra jusqu'au bout pour ce qu'il considère comme juste. C'est ce qui fais de lui un homme bon.
-Je n'aurai pas dû formuler ma demande de cette manière. En fait ... j'ai besoin que vous veniez dîner demain soir avec le capitaine et Rukia.
'Une réunion à quatre ... Ben voyons ...' furent les premiers mots qui me traversèrent l'esprit. Seulement devant son regard insistant, je ne formule pas à haute voix ma pensée.
-Tu dois savoir qu'entre Byakuya et moi c'est très tendu Renji. Nous passons notre temps à nous disputer.
-Oui oui, je sais ! s'exclame-t-il rapidement. Mais je ne vois pas comment parler au capitaine ... Je me suis dis qu'avec vous, se serait beaucoup plus facile... Lors d'un dîner aussi...
-Renji, que veux-tu lui dire ?
- ... Je voudrais lui demander la main de Rukia ... Vous savez la faire à l'ancienne ... Demander la main de la jeune fille au père, enfin là, c'est son frère mais ça reviens au même non ? ... Que sa soit romantique ...
Plus Renji avance dans son explication, plus son visage rougit à vu d'œil.
-Rukia a de la chance de t'avoir. Je pense qu'elle sera ravie d'une telle attention.
-Merci. Vous êtes d'accord ?
-Bien sûr !
J'accepte sans détour. Je peux faire un effort pour une soirée. Le shinigami se retient de sauter sur sa chaise. Il me précise aussi qu'il doit demander à Byakuya de venir aussi. Je lui propose de le faire. Si ça vient de moi, il n'aura aucun mal à accepter. Je sors une enveloppe de mon tiroir et inscris le prénom de mon mari dessus. Je glisse à l'intérieur un papier sur lequel j'ai au préalable écris.
'Rendez vous demain soir à dix huit heure trente pour dîner. Viens me chercher au boulot. Sois à l'heure. Yoruichi'
Je tends le tout à Renji, en lui précisant qu'il doit seulement le déposer sur le bureau de son capitaine en évidence. Je lui affirme qu'il sera là. Il ne manquera pas un rendez vous avec moi. Les épaules de Renji s'affaissent comme si on venait de lui enlever un poids énorme. Il me promet de me donner l'adresse par message et repart à la Soul Society avec le sourire.
La porte du bureau d'Herman claque. Il m'a pris la tête pendant une heure suite à un accident lors d'un entraînement. J'ai reçu pour ordre de calmer la vitesse à laquelle je les entraîne, pour éviter un autre blessé. Malgré mes arguments, et mes explications, il n'a rien voulu entendre ... à croire qu'il a une dent contre moi ... Vas falloir que je leur fasse apprendre une fois de plus les consignes de sécurité ! Je traverse le hall aussi vite que possible. Je m'arrête lorsque mes yeux tombent sur Shiro. Il discute avec un collègue.
-Ranges les correctement. Cela évite de devoir les chercher !
-Bien.
-Tu peux y aller, rajoute-t-il en me regardant.
Nous nous sourions simplement. Je m'adosse au mur, observant les humains faire leur travail.
Un policier passe à côté de nous et affiche un papier sur le mur centrale. Plusieurs personnes se regroupent autour, avant de disparaître. Avec mon ami, nous faisons comme les autres. Ce document annonce une soirée réunissant les capitaines de la ville et les plus connus du pays, le maire de Karakura. Cette soirée se déroulera dans deux mois. Elle a pour but de récolter des fonds pour pouvoir améliorer notre équipement et tout ce dont on peut avoir besoin.
-Arranges toi pour que je sois de service s'il te plait, dis-je en m'adressant à Shiro.
Ce genre de réunion me dégoûte. Devoir afficher un sourire hypocrite devant de nombreux donateurs privée, des personnes qui espèrent simplement avoir moins d'amendes ou bien il faudra leur rendre un service plus tard. Je ne me sens pas à ma place lors de tel mondanité.
-Ta journée est terminée ?
-Oui, je vais rentrer. Soi a encore mis une tonne de boulot dans ma chambre ! A croire que cela ne s'arrête jamais nul part.
-Tu as choisi les deux mondes, murmure-t-il en souriant, fallait te décider il y a plusieurs années.
Il se redresse et me salue d'un signe de main, se dirigeant vers son bureau.
o-o-o-o
Je me baisse et attrape par le bras de la personne que j'affronte avant de la mettre à terre. Le lieutenant Stark annonce la fin du combat. Je me relève et aide mon partenaire à faire de même. Il disparaît quand le chrono se met à sonner. Je prends ma serviette et essuie mon visage. Avec le chauffage et l'entraînement depuis deux heures à mettre tout le monde au sol, je commence à étouffer dans la salle d'entrainement.
-Tu vas être en retard si ça continue ! s'exclame Shirosaki en entrant dans la pièce.
-Pas grave. Je n'en ai pas pour longtemps à me préparer.
Je laisse traîner ma serviette sur le banc avant de me tourner vers lui. Il s'avance vers moi, vêtu d'un jogging et d'un tee-shirt moulant. C'est lui qui va reprendre la suite avec les recrus. Il jette un œil à sa montre.
-Un petit affrontement ça te dis ? Cinq minutes, histoire que tu perdes au moins une fois aujourd'hui.
Je me mets à rire devant tant d'aplomb.
-Tu sembles si sûr de toi ! m'exclamé-je. Attends un peu.
J'avale une gorgée d'eau et mets le chrono sur mon portable. Cinq minutes. Je le déclenche et me dirige au centre du tapis. Shiro et moi, nous nous observons en silence et nous commençons les coups. Nous évitons et nous attaquons quasiment en même temps. Aucun de nous ne parvient à prendre l'avantage. Nous connaissons trop bien les techniques de l'autre ... Alors que je réfléchis à une manière de le battre, une ombre apparaît dans un coin de la pièce. Je détourne le regard deux secondes pour voir de qui il s'agit quand Shirosaki parvient à me faire tomber au sol. Je pousse un juron quand mon dos frappe le tapis. Shirosaki me tend sa main, m'aidant à me relever. Le match est terminé.
-La distraction est ce qu'il y a de pire Yoru, déclare-t-il en fixant l'entrée de la pièce.
Je tourne le regard dans la même direction. Il s'agit de Byakuya, adossé à la porte. Il nous guette en silence, affichant un visage neutre. Il porte un costume bleu marine et une chemise blanche. Il a laissé la cravate au placard. Il s'avance vers nous, avec la même grâce qu'à son habitude. Une fois à ma hauteur, il dépose un baiser sur ma joue. Je le laisse faire, consciente que c'est moi qui l'ai fais venir ici.
-J'ai été ravi de recevoir ton invitation. Tu n'es pas encore prête ?
-J'y allais justement. Tu es en avance, affirmé-je en attrapant ma serviette. Je reviens dans cinq minutes.
Je plante tout le monde sur place pour me rendre au vestiaire. Je glisse sous la douche rapidement et commence à m'habiller. J'enfile des collants transparents. Ma robe noire se trouve sur un cintre. C'est une robe dont le buste est en dentelle et le dos est ouvert, avec une ceinture en satin au niveau de la taille. Elle n'est pas moulante, ce qui est préférable pour se déplacer. Je la mets en tachant de ne pas abîmer la dentelle. Je fais une tresse avec mes cheveux en cherchant des yeux mon manteau. Je me rappelle l'avoir laisser dans la salle d'entrainement en arrivant. Je mets mes escarpins avant de retourner voir Shiro.
En passant la porte, plusieurs regards se posent sur moi. Bon d'accord, je ne m'habille plus très souvent de cette manière mais ils ne sont pas obligés de me fixer avec des yeux comme des soucoupes. Je décide de les ignorer totalement. Shirosaki, qui se trouve au milieu du tapis, arrête l'entrainement.
-Ben dis donc, souffle-t-il en s'approchant de moi. La tenue. J'en connais un qui va apprécier sa soirée.
Je le foudroie du regard en décrochant mon manteau du porte manteau.
-Restes joignable, ordonné-je en lui faisant face.
-Ouep pas de soucis. Toi aussi. Avant que tu partes, tu as deux ou trois dossiers à signer dans ton bureau. C'est à rendre pour demain au grand patron.
Je souffle avant de partir finir mon boulot. Je lance mon manteau sur une chaise devant mon bureau et m'appuie sur le dessus du bureau pour faire pivoter les dossiers. J'attrape un crayon et me penche pour apposer ma signature sur les feuilles.
-Yoruichi, entendis-je à voix basse derrière moi.
Je sursaute, faisant tomber mon stylo au sol.
-Ah Byakuya, soufflé-je en me redressant. Je ne t'avais pas entendu arrivé.
Je ramasse l'objet.
-Tu es magnifique, susurre-t-il en entrant dans la pièce et en fermant la porte. Une soirée entre nous ne peut nous faire que du bien.
Il s'approche de moi, me bloquant contre le bureau. Sa main glisse dans mon dos, délicatement, sans aller trop loin. Elle m'empêche juste de m'enfuir.
-Tu as terminé ? Ah pardon.
Shirosaki à la rescousse. J'esquisse un léger sourire. Comment a-t-il deviné ? Byakuya me lâche à contre cœur et se recule alors que je donne les documents à mon ami. Il me fait un clin d'œil avant de repartir aussi vite.
-Nous y allons ? demandé-je en ouvrant la porte.
Byakuya me suit en tenant mon manteau. Nous quittons ma section pour nous rendre au rez de chaussée en silence. Devant la sortie, Byakuya me tend mon manteau. Je m'apprête à l'enfiler.
-Capitaine Shihoïn ! entendis-je loin derrière moi.
Cette voix... Cette voix que je connais trop bien ses derniers temps ... Cette voix qui a toujours quelque chose à me reprocher aussi ! Je garde en moi mon énervement en me tournant vers le capitaine Herman. Ses yeux lancent des éclairs en ma direction. Qu'ai-je bien pu faire de mal encore pour qu'il me regarde de cette manière ?! Je le laisse avancer, en me demandant où est le problème. J'enfile mon manteau bleu nuit en l'attendant.
-Que puis-je pour vous capitaine Herman ? dis-je de manière courtoise.
-Il me semblait vous avoir demander de vous habiller de manière correcte lors de votre embauche. Pensez vous que votre tenue est décente ?
Mon ton est sec lorsque je m'adresse de nouveau à lui.
-Capitaine, veuillez m'excuser mais cela ne vous regarde pas. Mon temps de travail est terminé. Tout est en ordre, tout est à jour. Je sors dîner avec mon mari, je ne compte pas m'y rendre en jogging ni en débardeur. Alors excusez moi d'être un petit peu féminine ! Maintenant, je vous souhaite une bonne soirée.
Je m'incline légèrement avant de tourner les talons. Byakuya avance à mes cotés alors que je passe la porte d'entrée. Dans la rue, il appelle un taxi. Nous n'attendons que quelques secondes avant qu'il y en ai un qui s'arrête devant nous. Byakuya me tient la porte mais je le pousse à l'intérieur. Je montre l'adresse qui se trouve dans mon portable au chauffeur avant de m'installer à côté de Byakuya. Nous roulons quelques minutes dans le silence.
-Il n'a pas l'air de t'apprécier ton patron.
-Mes patrons ne m'apprécient jamais ... Celui là c'est le pire. Il est toujours sur mon dos, répondis-je en fermant les yeux, m'adossant complètement au siège arrière. Vérifiant attentivement mon travail, me rappelant mes fautes à la première occasion ...
-Qu'est-ce qu'il te veux ?
-Que je dégages, lui dis-je en le regardant droit dans les yeux.
-Il n'aime pas les femmes avec du pouvoir ?
-Non, je pense qu'il ne m'aime pas tout court. Je défends mes positions. Je ne le laisse pas mener à la baguette, c'est tout. Ça l'énerve à un point que tu n'imagines même pas.
Byakuya essaye de glisser ses doigts dans les miens mais je recule la main. Je garde le silence, observant la ville par la fenêtre. Je ne vais pas m'épancher sur les problèmes que je peux avoir au bureau. Ce n'est plus mon confident. Nous arrivons à bond port, assez vite. Nous entrons dans le restaurant.
De la moquette sombre, avec un tapis rouge au sol. Du papier clair avec de nombreux tableaux accroché au mur. Il y a un comptoir au centre du hall, nous nous en approchons.
-Bonsoir, dis-je au réceptionniste du restaurant. Une table a été réserver pour quatre, au nom de Kuchiki.
Je sens Byakuya se tendre derrière moi. Il se penche à mon oreille, pendant que l'homme en face de moi feuillette son carnet.
-C'est quoi cette histoire ?
-Tu ne pensais pas que je dînerais avec toi juste pour le plaisir ?
-Pourquoi pas, marmonne-t-il alors que l'on nous installe à notre table.
J'affiche un grand sourire alors que mon cher mari lui, ne quitte pas son air renfrogné. Le réceptionniste nous installe l'un en face de l'autre, nous laissant entre nous.
-Voulez vous boire quelque chose ? nous demande poliment un serveur vêtu d'un costume trois pièces.
-Un whisky pour moi.
-Un cocktail sans alcool s'il vous plait.
Le jeune homme repart aussi rapidement qu'il était venu. J'observe les gens autour de nous. L'ambiance est chic dans ce restaurant. Des lumières pas trop vive, une musiques douce en fond. Des bougies au centre de la table. Des serveurs discret. Je ne pensais pas que Renji ferait sa demande ici.
-Tu aurais au moins pu me dire que nous ne serions pas seul, grogne Byakuya en me foudroyant du regard.
-Tu serais venu ?
Silence polaire de la part de mon interlocuteur. Je prends ça pour un non.
-Donc voilà, et puis tu sais très bien qu'il nous faut du monde. Sinon nous risquons de nous entre-tuer.
-C'est simplement parce que tu as l'idée folle de demander le divorce, siffle-t-il. Comme si j'allais accepter que ma femme s'en aille. C'est complètement stupide Yoruichi.
-Il n'y a rien de stupide là dedans Byakuya ! m'emporté-je en me redressant sur ma chaise. Tu m'as trompé, je demande le divorce, il n'y a rien à ajouter !
C'est à ce moment précis que le serveur nous amène nos verres. Il dépose celui de Byakuya en premier avant de mettre un verre coloré devant moi. Je l'interpelle avant qu'il ne reparte.
-Vous pourriez aussi m'amener un whisky s'il vous plait.
Il s'incline doucement avant de disparaître.
-La soirée va être très longue marmonné-je pour moi même.
Byakuya me foudroie du regard une fois de plus en m'entendant. C'est dans un silence tendu que nous attendons les derniers arrivant. Je joue avec l'ombrelle pendant ce temps là, ne quittant pas des yeux mon mari. Lui non plus ne détourne pas le regard. Malgré les années qui sont passées, Byakuya n'a pas pris une ride. Le temps qui passe n'a pas d'effet sur lui. Lorsqu'il porte son verre à la bouche, je remarque que l'anneau que je lui ai passé au doigt y est toujours. Il n'est toujours pas décidé à l'enlever. Byakuya suit mon regard. Il fixe sa main avant de poser les yeux sur la mienne.
-Je peux te rendre la tienne si tu le souhaites.
Je lui adresse un sourire crispé et me tourne vers l'entrée. Je suis impatiente de voir les autres convives. Renji apparaît au comptoir à l'entrée du restaurant. Je souris et me réinstalle correctement sur ma chaise.
En remarquant l'arriver de sa sœur, le visage de Byakuya change, il devient plus doux. Il se lève et embrasse Rukia sur la joue pendant que j'embrasse Renji. Avec Rukia, nous évitons de nous enlacer. Un simple sourire et un 'bonsoir' nous suffisent.
Nous commandons l'entrée. Renji et Byakuya discutent boulot. Rukia se mêle à la conversation mais pas moi. Je me fiche de savoir ce qu'il se passe aux armée de la Cour. Au plat principal, j'encourage Renji à voix basse pendant que le frère et la sœur se parlent. Il faut qu'il tente sa chance ! Je le vois respirer un grand coup, prendre la main de Rukia sur la table et se tourner vers son capitaine.
-Capitaine Kuchiki, je voudrais vous demander la main de votre sœur !
Renji rougit mais il soutient le regard de Byakuya. Rukia, elle, fixe son frère les yeux pleins de larmes. Elle attend patiemment la réponse.
-Qu'est-ce qui pourrait faire de toi un bon mari pour Rukia ?
Renji se fige sur place. Il devient pâle comme un linge. Il ne devait pas avoir penser à cette question. Il ouvre la bouche et la referme à plusieurs reprises, sans qu'aucun sons n'en sortent. Mes yeux se posent sur Byakuya. Il est ravi d'avoir déstabilisé son vice capitaine. Je viens en aide au garçon aux cheveux rouge, lorsque je remarque que Rukia ne le fait pas.
-Renji, tu comptes l'aimer ?
-Bien sûr ! affirme-t-il sans perdre une seconde.
-Comptes-tu lui jurer fidélité ? continué-je sans m'occuper de Byakuya furieux.
-Oui. C'est ma base même du mariage !
Sa réponse me fait sourire. Un garçon innocent ...
-Bien, dans ce cas, tu feras toujours un meilleur mari que lui et il n'a aucun droit de te poser ce genre de question.
Byakuya me lance un regard glacial. Je lui rends.
-Excusez-moi, je vais au toilette.
Je pose ma serviette sur la table avant de me lever et de m'éloigner à grand pas de la table. Un peu d'air me fera du bien.
Je pousse la porte des toilettes et me rafraîchis le visage devant les immenses miroirs. La soirée aurait pu être pire. Byakuya et moi nous devons juste éviter de nous énerver. Alors que je m'apprête à retourner à table, la porte s'ouvre laissant apparaître Rukia. A son visage , je suppose qu'elle est en colère. Elle avance droit vers moi.
-Arrêtes de dire que Nii-sama est un homme volage ! Ce ne sont que des mensonges. C'est un homme honnête et droit. Jamais il ne ferait une telle chose ! Tu n'es qu'une menteuse !
La petite Kuchiki est fâchée. Les autres femmes présentes nous regardent en silence.
-Rukia, tu peux me détester autant que tu veux, dis-je sèchement. Je peux avoir pratiquement tous les défauts du monde à tes yeux ! Mais une chose est sûre c'est que je ne suis pas une menteuse. Demandes à ton frère pour voir. On verra si lui, il est honnête et droit comme tu le penses !
Je tourne les talons et sort des toilettes en colère. Moi qui espérait pouvoir me calmer cinq minutes, c'est raté. C'est encore pire. Je m'installe sur ma chaise. Aucun des deux ne ratent mon énervement. Ni celui de Rukia. Leur conversation s'arrête net. Renji observe Rukia, et moi, bien sûr, c'est mon mari qui me regarde.
Je prends mon verre et en boit une gorgée. Rukia fait de même. Aucune de nous deux ne relancent le sujet.
-Je peux savoir ce qu'il se passe Rukia ? questionne Byakuya en se tournant vers sa sœur chérie.
Cette dernière se met à triturer ses doigts et à rougir. Jamais elle n'osera aborder le sexe avec son frère. C'est une question trop privée, trop personnel pour des nobles. Qu'est-ce qu'elle peut être coincée ...
Comme je m'y attendais, sans réponse de sa sœur, Byakuya se tourne vers moi. Je prends le temps de terminer mon verre d'alcool avant de lui répondre.
-Rukia veut que j'arrête de dire des mensonges à ton sujet.
-Quel mensonge Yoruichi ?
-Sur la fidélité mon cher mari.
Je m'installe au fond de ma chaise pendant que Byakuya se tait. Il confirme mes dires auprès de Rukia, sans chercher à mentir. Elle baisse ses yeux sur ses mains alors que Byakuya lui dit la vérité. Renji la connait, il était là le jour où j'ai giflé son boss...
Nous mangeons le dessert sans reparler de ce sujet. Rukia parle de leur futur mariage et de leurs projets.
-Shirosaki et les autres nous attendent en boite de nuit, vous venez avec nous ? nous demande Renji à l'entrée du restaurant.
Byakuya m'observe calmement. Rukia vient se planter devant son frère en le suppliant de venir. Il y met une condition, ma présence. Renji me jette un regard amical. Je finis par accepter, juste pour lui faire plaisir.
Nous entrons sans problème dans la boîte de nuit et nous n'avons aucun mal à trouver Shirosaki, Grimm', Ikkaku, Yumichika, Rangiku et les autres. Ils sont installés dans un coin, avec un canapé et de nombreux sièges. Je m'installe sur le canapé, Byakuya à côté de moi. Les autres sont sur la piste de danse. Shirosaki félicite grandement son ami, il regarde la bague de fiançailles de Rukia avant de jeter un regard vers Grimmjow.
Je donne un coup de coude à mon voisin. Grimmjow grimace mais se tourne vers moi.
-Quoi ?! aboie-t-il.
-Qu'est-ce que tu attends ? demandé-je à l'homme au yeux bleu électrique en lui montrant son petit ami des yeux.
Shiro nous adresse un grand sourire avant de retourner à sa conversation avec les autres. Le visage de Grimmjow se terni directement. Il se lève de la banquette où il est assis pour se planter devant moi.
-Viens danser, ordonne-t-il en me prenant la main et en me tirant sur la piste.
Grimmjow me fait danser n'importe comment, me faisant tournoyer, m'éloignant du groupe, provoquant un fou rire. La musique devient plus douce. Grimmjow ralentit la cadence et me sert dans ses bras.
-Alors qu'est-ce qu'il y a ? lui demandé-je en dansant un slow.
-J'aimerai bien faire ma demande, me dit-il à voix basse à mon oreille. Mais ... Je ne peux pas. Je n'en ai pas le droit.
-Bien sûr que si ! Cela fais plus de sept ans que vous êtes ensemble ! Vous êtes tellement heureux ! lui déclaré-je en m'écartant légèrement de lui, lui souriant.
- Si tu n'avais jamais su pour ton mari, tu aurais voulu connaître la vérité ?
Je m'arrête net de danser. Son visage est fermé mais ses yeux sont tristes. Même avec la lumière d'ambiance, je parviens à le distinguer. Il attend ma réponse. Je mets un peu de temps avant de la lui donner.
-J'apprécie la vérité même si elle peut faire mal. Même si elle peut détruire une vie ... Après c'est mon point de vue. Ne me dis pas que ... Toi aussi ?
-C'était après que tu sois partie ... Lorsque tu as déménagé la première fois. Shiro est resté avec toi pendant plus de sept mois... Il est parti alors que nous venions de nous disputer ... Je suis allé dans un bar, j'ai bu ... beaucoup ... Et il y avait ce mec qui n'arrêtait pas de me faire du rentre dedans ... J'ai craqué une fois ! Une seule fois !
Je grimace devant sa confession et je le lâche.
-Pourquoi tu me le dis maintenant ?
Il me prend par la main, me traîne jusqu'au bar et commande deux cocktails.
-Je voudrais aller plus loin avec lui ... Mais j'ai l'impression de lui mentir... D'être faux ... Pourtant mes sentiments sont sincères. Je ne vois pas ma vie sans lui.
-A toi de faire le choix Grimmjow. Je ne peux pas te conseiller. Je sais juste qu'il est heureux d'être avec toi. A toi de voir si tu veux soulager ta conscience et risquer votre couple mais avancer sur des bases sincères, ou bien continuer en le laissant dans l'ignorance ...
Je laisse un silence entre nous, le laissant prendre conscience de ma phrase.
-Je ne lui dirais rien, rajouté-je avec un sourire désolée. Ce n'est pas à moi de le faire. Mais j'espère que tu prendras la bonne décision.
Nous prenons notre verre pour rejoindre les autres. Grimmjow va retrouver son copain alors que moi je vais me rasseoir. Je fixe les nombreux couples sur la piste de danse. Je n'aurais pas imaginer Grimmjow capable d'un tel comportement. Lui qui est fou de Shi'. Un moment d'égarement ... qui lui a montré ce qu'il désirait le plus...
Mes yeux se posent sur Byakuya qui danse avec sa sœur. Il doit sentir le poids de mon regard sur lui, puisse qu'il lève ses yeux sur moi. Est-ce son cas aussi ?
o-o-o-o-o
-Capitaine !
Stark m'interpelle alors que je prends l'ascenseur pour accéder au parking souterrain. Il parvient à se faufiler entre les portes avant que celles-ci se referment. Il est essoufflé mais semble ravi de m'avoir rattraper. Dans sa main se trouve un dossier qu'il me tend. Le bouton indiquant -1 s'allume et nous commençons notre descente. Il me montre sa découverte.
-Il semblerait que le lieutenant Yammy soit en contact avec un des patron des Exequias. Un certain Nnoitra Gilger. Ils n'ont jamais été aperçu ensemble mais d'après les documents, tous les deux payent un vieil entrepôt le long du port.
L'ascenseur s'arrête nous permettant de sortir. Je continue d'écouter les explications de mon lieutenant en lisant les rapports, les factures et en observant les photos.
-Ils ont des noms différents mais lorsque nous avons regardé dans les rapports de missions d'infiltration de Yammy, les mêmes noms ressortent.
J'appuie sur l'ouverture à distance, en souriant.
-C'est vraiment ...
Une grosse détonation retentit devant nous. Stark, instinctivement me tire en arrière, nous empêchant d'être touché par les débris de la voiture. Je fixe ma voiture de location d'un air stupéfaite. Elle est en miette mais surtout en feu.
-Vous n'avez rien ? entendis-je vaguement à côté de moi.
Mes oreilles bourdonnent, mon cerveau ne réfléchit pas correctement. Deux mains se posent sur mes bras pour me secouer légèrement. Mes yeux quittent la voiture en feu pour se poser sur mon collègue.
-Non rien du tout et vous ?
Il hoche la tête de manière négative. Je reste hypnotiser par la couleur des flammes. Une pensée me traverse l'esprit.
-J'ouvre jamais ma voiture à distance ... murmuré-je en fixant les flammes, réalisant ce que sa implique.
-Pardon ? demande Stark au téléphone avec les pompiers. Oui, au commissariat centrale, premier sous sol. Juste une voiture.
Une heure plus tard, la nouvelle d'une voiture explosive s'est rapidement répandue. Le capitaine Herman nous a donné le reste de notre journée le temps qu'il s'occupe des désagréments. Stark a pour ordre de me ramener chez moi. Il le fait après avoir récupérer Lylinette à la sortie de l'école.
o-o-o-o-o
-Je déteste ouvrir à distance Stark. Si vous n'aviez pas été là, jamais je ne me serais trouvée aussi loin lors de l'explosion. Merci beaucoup.
Il accepte mes remerciements d'un signe de tête. Un homme humble.
-Eh Shi', interdiction d'en parler à Mazaki ! ordonné-je en me levant une énième fois du canapé pour me diriger vers la baie vitrée. Elle va paniquer et ce n'est vraiment pas la peine.
Je ne tiens pas en place. Depuis l'explosion, je ne parviens pas à me calmer. Je tourne et retourne dans mon appartement malgré la présence de mes coéquipiers. Je ne me sens pas tranquille.
-Ouais, ce n'était pas mon intention, marmonne-t-il. Maintenant reste tranquille. Vas dans la salle de bain, rafraîchis toi, prends un bain si il le faut mais ne bouges plus. Tu nous stresses là !
Je lui obéis en partant m'enfermer une dizaine de minutes dans ma salle de bain, me vider la tête de toutes émotions. Une fois ma tension légèrement descendue, je sers le café sur la table basse pendant que la petite fille joue dans le salon avec Grimmjow. Shirosaki et Stark sont tous deux installés dans le canapé. J'ai pris place dans un fauteuil, leur faisant face. Je prends ma tisane avant de m'installer au fond de mon siège.
-Ils ont une idée de ce qu'il s'est passé ?
Shirosaki nous interroge mais je hausse les épaules. Personne ne va me tenir au courant. Le capitaine Herman a bien été clair là dessus. Ils vont se charger de l'enquête, je n'ai pas mon mot à dire ... Sauf en tant que témoin bien sûr ...
-Pas pour le moment et j'ignore si nous aurons les résultats un jour, marmonne Coyote.
Je pense savoir qui s'en ai pris à moi aujourd'hui, et je sais très bien qu'ils ne s'en prendront pas à moi directement. Ils s'exposeraient vraiment de trop, et puis se ne serait pas à leur avantage.
-Tu penses que c'est Schiffer n'est-ce pas ?
-Nous avons arrêté deux de ses acolytes en moins d'un mois, depuis la soirée en boîte de nuit. Tu pensais qu'il resterait sagement dans son coin ? demandé-je en buvant mon infusion.
-Non mais pas qu'il tenterait de te tuer en si peu de temps.
-Il ne s'agissait pas de simple sous fifre Shi' mais de lieutenant, expliqué-je doucement. Nous avons arrêter sa revente de drogues à deux reprises. Il a perdu beaucoup d'argents ... Il va falloir être prudent durant les prochaines semaines.
-Tu veux dire que ce gars va s'en prendre à vous ? intervint Grimmjow en rejoignant son petit ami.
-Sauf si nous l'arrêtons avant.
-Ouais mais vous avez l'air de galérer là déjà.
Je grimace et réfléchis à une solution pour le faire tomber avant qu'ils se n'en prennent à eux. Je n'ai pas envie qu'ils leur arrivent quelques choses. C'est à ce moment que Soi décide d'arriver. Elle passe à côté de Shiro et de Grimmjow. Le gars aux cheveux bleu ne la remarque même pas. Elle est totalement invisible. Une idée me vient à l'esprit.
-Et si tu le suivais ?
Shirosaki me regarde sans comprendre. Je lui explique qu'il serait bien de suivre Schiffer en shinigami. Il ne peut pas le voir, ni l'entendre et nous, nous serions au courant de ce qu'il manigance sans qu'il le sache. Cela nous permettrait d'avoir une longueur d'avance sur lui et de pouvoir l'arrêter rapidement sans risquer la vie de personne inutile. Mon ami semble réfléchir puis acquiesce d'un signe de tête.
-Ce n'est pas une mauvaise idée. Je vais juste devoir me faire porter mal pendant une semaine ou deux je pense.
-Prends le temps nécessaire.
Nous continuons notre discussion une heure, pour essayer de voir comment nous pouvons arrêter Schiffer avant que tout le monde ne rentre chez soi.
Aux alentours de vingt heure, la porte d'entrée s'ouvre. Je tourne légèrement la tête pour remarquer mon mari. Il ne me voit pas immédiatement.
-Je passe seulement chercher des documents que j'ai oublié ici, m'explique-t-il depuis l'entrée.
-Est-ce que tu peux rester ici cette nuit s'il te plait ? demandé-je fatiguée.
Byakuya affiche une mine surprise. Après le savon de la dernière fois, il y a de quoi ... Il dépose son manteau sur le porte manteau en s'approchant de moi.
-Ta journée au boulot s'est mal déroulée ?
-On peut dire ça, répondis-je vaguement.
Cela ne sert à rien non plus de l'informer de la situation. Tout ce que je veux au soir, c'est un peu de compagnie. Ne pas être seule, même si cela signifie de passer la soirée avec lui. Enfin passer la soirée avec lui ne signifie pas grand chose au soir ... à part rester avec moi à boire ... Je reste assise devant ma baie vitrée, ma couverture sur mes épaules. Ma tête posée contre le verre, j'observe Byakuya. Il se prend un verre de vin dans le placard avant de s'installer en face de moi. Il se sert un verre avec la bouteille qui se trouve devant moi.
Nous restons l'un en face de l'autre, en silence, éclairé par une simple lumière d'ambiance. Je fixe l'extérieur sans le voir, mais je sens le poids du regard de Byakuya sur moi.
-Tu veux en parler ? demande-t-il doucement après un certain temps.
-Il n'y a rien à dire.
-Ne te renfermes pas. Si tu as besoin de discuter je suis là, dit-il gentiment.
-Byakuya, j'ai eu une journée pourrie. Je ne désire pas en parler. Par contre, toi tu peux me raconter la tienne, cela me changera les idées. Si tu en as envie ... bien sûr.
Nous passons la soirée assis, l'un en face de l'autre. Byakuya me racontant les réunions et les missions du moment. Une soirée agréable après une journée stressante.
o-o-o-o-o
Nous nous installons à une table, au fond du bar. Avec Shiro, nous nous faisons face, lui se met au centre de la banquette en bois mais moi je colle mon dos au mur et place mes jambes sur le banc. Un serveur vient prendre notre commande. Il revient nous voir quelques minutes plus tard avec nos boissons. Je sors une pochette marron de mon sac et le pose devant moi.
-Donc c'est bien le soir du gala qu'ils vont tenter leur coup ?
-Ouep, ya aucun doute là dessus. Je ne sais pas exactement comment ils vont s'y prendre.
-Cela nous laisse un mois pour se mettre à leur place et essayer de découvrir leur façon d'opérer. Tu es sûr que se sont les plans exacts ? Il ne faut vraiment pas se planter sur ce coup-là, dis-je calmement.
-Se sont les derniers qui ont été réalisé. Je peux aller les vérifier si tu le souhaites.
Je grimace. Ce ne serait pas une bonne idée d'aller fouiller dans ce coin là, nous n'arriverions pas à passer inaperçu. Shiro semble comprendre ce qui me tracasse. Il me parle encore plus bas que précédemment. Si bien qu'avec la musique de fond, je parviens à peine à le comprendre.
-J'irai en shinigami. Personne ne me remarquera. Nous aurons toutes les mesures exactes et nous pourrons nous organiser pour savoir où l'on va devoir tout placer.
-Exactement.
-Se serait plus simple si ...
-C'est donc là que tu te caches ?
Nous relevons la tête en symbiose pour voir qui nous interromps.
-Byakuya, dis-je affichant un sourire crispé en buvant une gorgé de ma bière. Et Rukia, rajouté-je en voyant sa chère petite sœur à ses côtés. Qu'es-ce que tu me veux encore ?
Shiro ferme le dossier sur lequel nous bossions et s'installe au fond de la banquette.
-Le capitaine Yamamoto aimerait que tu assistes à la réunion de ce soir. Il m'a demandé de venir te chercher.
-Ah bon ? Il n'envoie plus de messager ? Je suis vraiment désolée mais actuellement je suis occupée.
-A boire une bière dans un bar à cinq heure du soir ?
-Pas seulement, nous allions faire une partie de fléchette.
Je lui montre la cible qui se trouve derrière. Normalement, je préfère le billard mais il est pris. Je me lève, contourne mon mari et attrape les fléchettes qui se trouvent planté dans la cible. Byakuya ne me quitte pas des yeux même lorsqu'il s'adresse à sa sœur.
-Que souhaiterais-tu boire Rukia ?
La petite Kuchiki aimerait boire un thé. Byakuya, quand à lui, commande un café. Je souffle, il n'a pas prévu de repartir tout de suite. J'aurai voulu un peu plus de temps seule avec l'albinos pour continuer de préparer notre prochaine action. Déjà que nous ne pouvons pas en parler au boulot et nous évitons dans nos appartements, pour éviter trop de soupçons. Reste que la Soul Society mais je n'y rends pas souvent. Et si par malheur, j'y mets un pieds, le capitaine en chef insiste sur ma présence. Je lance une fléchette dans la cible. J'atteins le numéro 20. Je grimace. Ce n'est pas le numéro que je souhaitais atteindre.
-Tu comptes venir avec moi ?
-Non. Trop de boulot ici.
Une excuse comme une autre. Je me tourne de nouveau vers le centre noir, ignorant mon mari qui se lève de sa chaise. La fléchette termine sa course au centre sans difficulté. Contente de moi, je m'apprête à me tourner lorsque je sens le corps de mon mari se coller au mien. Figée sur place, je le laisse me prendre des mains les fléchettes.
-Cela te dis un jeu ? propose-t-il à mon oreille.
Mon esprit revient lorsqu'il dépose un baiser dans mon cou. Je m'écarte instinctivement de lui, pivotant sur moi même.
-Qu'est-ce que j'ai à y gagner ? questionné-je les mains sur les hanches.
-La satisfaction de m'avoir battu n'est pas suffisant ? demande-t-il un petit sourire sur le visage. Attends que je réfléchisse.
Il met quelques secondes à me répondre, histoire de me faire patienter.
-Si je gagne, je veux un baiser.
-C'est tout ? m'étonné-je surprise par son souhait.
-Oui. Si tu savais l'effet qu'un simple baiser peut avoir princesse, déclare-t-il en articulant mon surnom. Et toi, qu'est-ce que tu veux ?
Je ne mets pas longtemps à réfléchir.
-Le divorce.
Il se met à sourire comme si il se doutait de ma réponse.
-Je suis désolée princesse, mais je ne peux accepter de jouer notre mariage aux fléchettes. C'est beaucoup trop important.
-Tout autant qu'un baiser !
Byakuya consent à accepter ma demande. Nous devons lancer à tour de rôle trois fléchettes. Nous devons partir du centre, taper le cercle rouge ensuite et partir du numéro 20 en décroissant. Le premier qui rate le numéro d'après à perdu. Aucun de nous deux ne baissent les bras. Nous faisons un sans faute jusqu'au numéro 11. Je m'apprête à lancer dans le numéro 10 quand le téléphone de Shiro se met à sonner, il se lève et sort dans la rue pour pouvoir répondre. Il revient directement.
-Yoruichi ! C'est Stark !
Je suspends mon geste. Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?! Sans perdre de temps, je lance mes fléchettes sur la table et j'attrape mon manteau.
-Si tu pars, tu as perdu chérie.
Je le foudroie du regard alors qu'il se poste à mes côtés.
-Je te donnerais ce baiser lorsque j'aurais envie de te le donner, déclaré-je en enfilant mon manteau.
-J'en attendais pas moins de toi.
Je le plante là, rejoignant Shiro à l'entrée du bar. Il me tient la porte. Schiffer entre au moment où je m'apprête à sortir.
-Vous devriez prendre soin de vos lieutenants, les accidents sont si vite arrivés, susurre-t-il en passant à mes côtés.
