Coucou à toutes ! Merci à apfeltorte, Nanoulaet et Kaname20 pour leur review sur le précédent chapitre.
On est très loin d'avoir fait exploser le compteur à review alors j'espère que vous allez faire mieux pour ce chapitre.
Ce chapitre est le premier concernant Washington mais pas le dernier !
Merci à crazybells, qui a fait une formidable bêta lecture et correction.
Bonne lecture !
A la fin de la première semaine de Siobban, mes parents sont tous les deux repartis chez eux ma mère est repartie en Floride pour le début de la saison de baseball et pour accompagner Phil tout en continuant de peindre et de faire exposer ses toiles dans une petite galerie d'art de Jacksonville et mon père pour Forks où tous les petits criminels l'attendent. Pour leur dernière semaine, ils ont eu le droit à un Emmett très suspicieux envers la nouvelle pensionnaire et tout ce que mon père a pu me dire est de me méfier.
Pour ma part, je ne fais pas entièrement confiance à Siobban car je sais qu'elle me cache quelque chose, mais Edward est bien plus mystérieux même si il a arrêté de jouer au con et qu'il se montre même plutôt sympa avec moi. Il nous arrive aussi de discuter pendant de longues minutes rien que pour débattre comme lorsque nous étions au lycée et je sais que c'est bête mais j'ai parfois l'impression de retrouver le gentil garçon de Forks et pas l'ancien militaire mystérieux et secret mal aimable qui est arrivé il y a un mois. Mais parfois, c'est pire, ça ne m'aide pas de devenir un peu parano lorsque ça concerne Siobban et Edward surtout lorsque je me confronte à un mur plus haut et plus long que la muraille de Chine lorsque je tente d'en savoir plus.
Tout me porte à croire, avec les éléments dont je dispose qu'ils étaient dans une unité de renseignements ou qu'ils intervenaient lors de missions ultra secrètes. C'est en effet très rare que des Marines et que des membre de l'Air Force collaborent. Rare mais pas impossible surtout en cas de mission de renseignements ou d'espionnage. J'ai peut-être trop regardé de film avec Bruce Willis et tous les Fast and Furious que mon cousin m'a obligé à regarder, mais je sais que ça existe. Pas que j'en ai déjà rencontré ou peut-être que si, qui sait ?
Le mois suivant se passe dans une ambiance lourde et pesante en raison du mutisme de Siobban et d'Edward mais aussi parce que la remise des médailles approchait de plus en plus et que je n'étais pas la seule à être sur les nerfs, Jasper et Alice se sentaient aussi un peu stressés d'autant que la seconde a commencé à retrouver la mémoire et tout ce que je peux dire, c'est que j'ai de très grosses envies de meurtre. Heureusement que Jasper est très présent pour la jeune femme, ce qui permet à Alice de ne pas perdre la tête même si pendant une semaine, elle a été incapable de s'approcher de quiconque. Seule Rosalie pouvait l'approcher et Jasper dans une moindre mesure.
Tanya est la suivante à quitter le centre et Rosalie l'a adressée à un de ses confrères sur Anchorage, de ce fait, j'ai pu accepter le patient qui avait fait une demande en même temps que Siobban et qui n'avait pas trouvé de centre entre temps. Lui aussi un ancien militaire, Liam est à ce jour, notre plus jeune pensionnaire puisqu'il n'a que 24 ans. Et ça me désole de le voir si jeune et déjà endommagé par l'armée. Contrairement à Siobban, il est très ouvert et ne cache rien. Nous avons découvert au fil de discussions que nous nous connaissions, même si ni lui ni moi ne nous en rappelions. Il est des soldats que j'ai soignés lorsque j'étais à l'armée et que lui n'était qu'un jeune soldat de l'armée de l'air.
C'est donc un peu stressée et angoissée que je quitte le ranch en ce mardi 14 mai pour me rendre à l'aéroport de Billings afin de prendre mon avion pour la capitale fédérale. Dans la voiture, m'accompagnent Jasper et Alice qui ont réussi à avoir une place sur le même vol que moi, nos uniformes bien pliés et repassés dans nos valises. Malgré ses retours de mémoire violents, Alice a tenu à venir avec nous pour soutenir Jasper et la seule raison pour laquelle nous avons accepté avec Carlisle et Rosalie est que je serais aussi présente en cas de problème même si je ne suis pas tranquille pour autant.
Une fois à l'aéroport, je me gare sur des emplacements longue durée même si nous ne partons que trois jours et que nous revenons jeudi. Ce qui nous fait deux nuits dans la capitale. Nous enregistrons nos bagages avant d'entendre l'appel de notre vol. Etant tous les trois d'anciens militaires, nous avons l'habitude des avions, même si ce n'était pas des Boeings ! Aucun de nous n'est à côté des deux autres mais heureusement qu'Alice n'est qu'à deux rangés de Jasper et que je peux garder un œil sur eux même si ils sont tous les deux adultes.
Je profite du fait que nous soyons dans l'avion pour essayer de me détendre en lisant un livre que j'ai pris au hasard dans ma bibliothèque. Mais après avoir tenté de me concentrer pour lire trois lignes, je repose le livre et je sors mon téléphone pour jouer à un jeu que j'ai installé il n'y a pas longtemps. C'est répétitif mais ça me permet de penser à autre chose qu'à la journée de demain qui sera longue et fatigante. Lorsque nous atterrissons dans la capitale, il est déjà tard car il y a deux heures de décalage horaire et qu'il y a deux heures en plus à Washington D.C par rapport au Montana, en plus de ça le vol a duré 5 heures. Nous arrivons à notre hôtel peu après 20 heures et j'envoie un message à Emmett pour le prévenir que je suis bien arrivée avant d'envoyer un message semblable à Carlisle et Rosalie pour les prévenir que le voyage s'est bien déroulé.
Avec Jasper et Alice, nous avons réussi à trouver trois chambres dans un petit hôtel deux étoiles pas très loin de la maison Blanche. Le DC Lofty n'est pas très luxueux mais ça sera suffisant pour deux nuits surtout qu'aucun de nous ne pouvait trop dépenser d'argent, les billets d'avion ayant coûté assez cher. Nous posons nos bagages dans nos chambres, ne gardant que nos papiers et notre argent avant de sortir dans une pizzeria pour dîner, même si ce n'est pas très équilibré.
-Stressés pour demain ? Je demande à mes deux camarades alors je coupe ma pizza au chorizo.
-Un peu, répond Jasper. Ce n'est pas la première remise de médaille à laquelle je vais assister, mais la dernière fois, c'était pour mon frère alors c'est différent d'en recevoir soi même. Et puis, je ne me sens pas légitime de la recevoir.
-Jasper, si on vous la remet c'est que vous la méritez, je lui dis. Et je sais aussi que c'est vrai. Et vous Alice ?
-J'essaye de ne pas y penser, même si ce n'est pas moi qu'on va scruter, plaisante la jeune femme. Peut-être qu'il y aura une personne qui me connaîtra et ça m'effraye vu le peu de souvenirs que j'ai récupéré mais heureusement, je ne serais pas toute seule.
-Vous avez raison, je leur dis. N'oubliez pas de mettre un réveil assez tôt pour que nous ayons le temps de nous préparer avant de nous rendre à la Maison Blanche. La cérémonie commencer et nous en aurons pour toute la matinée avant qu'un buffet ne nous soit offert. Cependant, il va falloir se présenter plus tôt pour la paperasse et les fouilles.
-Bella, de nous tous, c'est vous la plus angoissée. Détendez vous, nous savons tout ça, me dit gentiment Jasper.
-Oui, nous avons eu le même programme que vous et nous l'avons lu tellement de fois que nous pourrions tous le réciter, renchérit Alice. La seule chose que nous pouvons faire est de bien dormir pour que nous n'ayons pas de cerne demain, surtout que c'est maquillage léger. D'ailleurs ça ne va pas vous poser un problème avec votre prothèse de porter votre uniforme ? M'interroge la jeune brune.
-Non, d'une parce que j'ai l'habitude de ma prothèse et de deux parce que je serais en pantalon mais même en jupe, personne n'aurait fait de remarque, pas ouvertement en tout cas, je plaisante. Et Alice, même vous Jasper, si demain, pour une raison X ou Y, vous ressentez le besoin de parler, ou si vous ne vous sentez pas bien, je ne suis pas Rosalie mais je saurais vous écoutez, d'accord ?
-Merci à vous, me dit Jasper. Et même si ce n'est pas vraiment notre rôle, nous sommes aussi là pour vous parce que demain ne sera une partie de plaisir pour aucun de nous.
Sur ces bonnes paroles, nous finissons notre pizza avant de prendre un dessert. Après avoir fini de manger, aucun de nous ne souhaite s'attarder pour discuter ou autre, alors nous rentrons directement à l'hôtel pour dormir. Nous nous séparons au deuxième étage, les chambres de Alice et Jasper sont respectivement au second et troisième étage.
Une fois dans ma chambre, j'effectue ma routine du soir et j'ai été obligé de prendre une chambre avec une salle de bain attenante et non une qui est commune à plusieurs chambres pour pouvoir faire ma toilette tranquillement sans que quiconque ne me presse. Je n'ai pas pris mes béquilles pour pouvoir gagner de la place dans l'avion alors je suis obligée de m'accrocher au mur afin de me déplacer sans chuter. Et je grogne face à ma stupidité parce que c'est le summum de la bêtise de ne pas les prendre. Avant de poser la tête sur l'oreiller, je mets une alarme pour 5h30 afin d'avoir assez de temps pour me préparer.
Je mets un certain temps avant de dormir et l'envie de jouer sur mon téléphone ou de regarder une série ne me quitte pas mais je me force à fermer mes yeux dans l'attente du sommeil qui ne vient me chercher que sur les coups de minuit. Quand à 5h30, mon alarme de réveil retentit, je me lève en étant encore un peu ensommeillée clopinant jusque dans la salle de bain où hier soir, j'ai laissé ma prothèse. Je me lave et je la mets après avoir enfilé mes sous vêtements. À 6h13, je commence à sortir mon uniforme de sa house de transport, je commence par la chemise blanche avant de mettre le pantalon, vérifiant que la bande dorée à l'extérieur est bien droite, sans le moindre faux pli.
Vient ensuite, le moment que j'aime le moins, faire le nœud de la cravate, et je dois m'y reprendre à trois fois avant d'obtenir un résultat satisfaisant. Avant d'enfiler la veste avec tout mes galons, je m'occupe de mon maquillage qui se résume à une CC crème avant de mettre du crayon et du mascara, c'est efficace et discret. Dans un petit sac que j'ai le droit de prendre, j'y glisse mes papiers d'identité ainsi qu'un gloss nude.
Je prends la brosse que j'ai dans ma valise ainsi qu'un élastique et des épingles à chignon, je plaque mes cheveux sur les côtés de mon crâne avant de les ramener en queue de cheval basse, je fixe le tout avec de la laque pour qu'aucun petit cheveux ne s'échappe avant de torsader mes cheveux et de les enrouler en un chignon bien serré. Je glisse les épingles, remettant de la laque par la même occasion. Dans mon petit sac, je glisse une petite brosse pliable, on ne sait jamais ainsi que deux trois épingles. Pour être certaine qu'aucun cheveux ne se fasse la malle, je prends deux épingles crocodiles que je mets derrière mes oreilles.
Je finis par mettre ma veste, mon képi. Je prends mon petit sac dans lequel je mets aussi mes moyens de paiement pour pouvoir prendre un petit déjeuner. Je sors de la chambre et je referme la porte. Alice et Jasper arrivent en bas en même temps que moi et c'est étrange de nous voir tous en uniforme alors que nous sommes tout le temps en civil au ranch et Jasper a fier allure dans son uniforme de Marine alors qu'Alice est presque méconnaissable dans son uniforme et c'est la seule à porter une jupe.
-Il y a une conférence déguisée avec pour thème l'armée ? Nous demande le réceptionniste, incrédule alors que nous étions arrivés en civils hier soir.
-Pas du tout, lui répond Jasper.
-Vous êtes sûrs ? Parce que vous avez la classe, mais c'est étonnant.
-N'est ce pas ? L'interroge Alice. Malheureusement, nous avons rendez vous avec nos supérieurs, bonne journée ! Dit elle en nous entraînant dehors.
Nous laissons le pauvre homme abasourdi alors que ce n'est pas si exceptionnel dans une ville telle que Washington d'autant plus que nous ne sommes vraiment pas loin de la Maison Blanche ou même du Capitol.
-Vous avez remarqué le choc sur le visage de cet homme ? Nous demande Alice. Je n'allais quand même pas lui dire que nous allions à la Maison Blanche, parce qu'il ne m'aurait pas crue ou qu'il aurait été capable d'augmenter le prix des chambres, mais c'était tordant !
-En même temps, nous sommes très loin de notre image d'hier soir, tempère Jasper alors que nous commençons à marcher.
-Il est encore tôt, nous nous arrêtons en chemin pour acheter de quoi manger ? Je les questionne.
-Bonne idée, il me faut du café si je veux tenir toute la journée ! S'exclame Alice.
Alice cherche sur internet quel est le Starbucks le plus près de notre position, pas que j'aime particulièrement cette chaîne mais ça doit être les seuls ouverts à cette heure très matinale, nous marchons un plus d'un kilomètre avant d'arriver et je commande un grand café noir accompagné par un muffin, encore une fois, c'est loin d'être équilibré mais ça me permettra de tenir jusqu'à l'heure du buffet.
Le plus dur dans le fait de se rendre dans un Starbucks en uniforme, n'est pas le regard parfois incrédule ou surpris des autres clients, non, le plus dur est de manger en ayant le ventre noué tout en sachant qu'il faut quand même avaler quelque chose pour ne pas tomber en hypoglycémie mais aussi, manger sans se tacher et ça, c'est dur !
A 7h20, nous quittons le Starbucks pour rejoindre, toujours à pied, la Maison Blanche. Sur le trajet et plus nous rapprochions de ce lieu de pouvoir, plus nous voyons des militaires, eux aussi en uniforme de cérémonie ce qui est le lot quotidien pour les Marines chargé de la surveillance de la demeure présidentielle.
-Prêts ? Nous demande Alice.
-Nous ne pouvons plus faire marche arrière de toute façon, lui rétorque Jasper avec fatalisme.
-Oh mon dieu, j'ai envie de retourner dans le Montana, je chuchote alors que nous nous avançons vers les gardes.
-Mon dieu que Pear me manque, murmure à son tour Alice.
-Et Black Spirit, reprend à son tour Jasper, ce qui me fait rire.
Arrivés à la hauteur des agents de sécurité et des militaires, nous sortons notre carte d'identité ainsi que notre invitation qui sonne davantage comme une convocation. Jasper explique qu'Alice est son invitée et son soutient. Le Marine accepte enfin avant de nous conduire à l'écart où se trouve une femme militaire, nous subissons la fouille corporelle sans rien dire avant qu'un nouveau Marine n'arrive pour nous conduire à travers la Maison Blanche afin de rejoindre la salle qui accueille la remise de médailles.
Sur place se trouve déjà un certain nombre de militaires, peu importe le corps auxquels ils appartiennent. En levant les yeux un peu plus loin que simplement Alice et Jasper qui sont devant moi, j'aperçois mon ancien Colonel, le père de Rosalie, qui n'a pas vraiment changé en trois ans. Il discute avec d'autres hauts gradés que ce soit de l'Air Force ou des Marines.
Je détourne le regard et je scanne la pièce sans savoir ce que je cherche, jusqu'à ce que je vois une personne qui me fait pâlir, je savais qu'il y avait la possibilité qu'elle soit là. Allison est présente et si elle est là, ça veut dire que Matt l'est aussi. La culpabilité m'étreint le cœur puisque je n'ai pas pris la peine de les recontacter, même depuis que le Second Lieutenant Wootley m'a remis la convocation.
C'est une main sur mon épaule qui me fait sursauter, faisant retourner Jasper et Alice qui ont senti mon bond. Je tourne la tête pour voir le visage de la personne qui a envahit mon espace personnel pour tomber sur deux yeux noisettes qui appartiennent à un camarade de galère.
-Isabella, je savais bien que c'était toi ! S'exclame joyeusement Matt alors que j'ai du mal à dire quoique ce soit.
-Comme tu le vois, j'arrive à articuler. Je vois du coin de l'œil Allison qui arrive à son tour et je pense que si un moniteur cardiaque était relié à mon muscle cardiaque, il s'affolerait à l'heure actuelle ! Que le ciel me vienne en aide, pas que je n'ai pas envie de les voir, mais plutôt que je ne m'en sens pas le courage.
Voici la fin de ce premier chapitre à Washington, comment pensez vous que cela va se passer avec Allison et Matt ? Et comment va se passer la remise de médaille ?
Faites moi exploser le compteur à review ! A la semaine prochaine.
