Ciel était en pause déjeuner dans sa classe.

Alois, devenu son ami, l'avait rejoint étant donné qu'ils étaient dans une autre classe.

Alois remarqua de suite l'écharpe que Ciel avait gardé.

-Ciel, je sais que l'on est en pleine hiver mais on est à l'intérieur. Tu ne veux pas enlever ton écharpe ?

-Non sinon on la voit.

-Quoi donc ? demanda Alois.

-Eh bien, je me suis lié avec lui et il a laissé une marque voyante.

Alois sauta de joie et s'exclama :

-C'est super !

Sa réaction ne passa pas inapercue.

-Qu'est-ce qui est super ? demanda un autre élève qui était ami avec Alois.

Ciel le suppliait du regard de lui mentir.

-Ciel va avoir la dernière console qui est sortie. On va pouvoir se faire pas mal de partie.

-C'est tout ? Je pensais que c'était plus intéressant. Ciel, tu m'inviteras pour jouer ?

-Oui enfin mes parents ne veulent pas plus d'un ami à la fois, on verra.

-Dommage.

Puis ils reprirent leur discussion.

-Alors cela veut dire que vous l'avez fait ? C'est super ! Raconte-moi tout !

-Tu es pire qu'Elisabeth. Il n'y a rien dire, c'était spécial.

-Il t'a mal traité ou forcé à faire des trucs glauques ? demanda Alois.

-Non pas du tout mais je n'ai pas réussi à en profiter vraiment et on ne l'a pas refait depuis.

-Pourquoi ? demanda Alois.

-Je ne sais pas. Il a peut-être pensé que je n'ai pas apprécié.

-Ce n'était que la première fois et puis c'est normal, tu es son premier mec alors, il n'est peut-être pas sûr, répondit Alois.

-Quand je viens dans son bureau, il est comme avant mais il ne cherche pas à pousser plus loin.

-Vous ne l'avez quand même pas fait ici ? Tu aimerais ? demanda Alois.

-Je n'aimerais pas que l'on nous surprenne mais d'un côté, c'est un peu excitant non ?

-C'est un fantasme comme un autre. On a sport après, dépêchons-nous.

Le cours suivant était le sport.

Ciel se changeait dans le vestiaire des garçons et cela ne posait souci à personne.

Il se changea puis alla en sport.

Il se changeait quand un élève lui demanda :

-Ciel, tu as un copain ?

-Oui mais il n'est pas de ce lycée. Pourquoi ? demanda Ciel.

-Ben tout le monde a remarqué la marque. Tu n'es pas un peu jeune pour te lier avec un gars, tu ne vas pas le regretter ?

-Non c'est mon âme sœur.

-Si tu en as marre de lui et que tu veux un sexfriend, tu as mon numéro.

-Non merci. Je ne compte pas m'en lasser.

Puis il se changea et sorti des vestiaires.

Il alla jusqu'à la sortie du lycée et croisa Elisabeth.

-A demain, Ciel.

-A demain.

Puis la sonnerie de son portable et un message de Sebastian.

« Viens tout de suite me rejoindre dans mon bureau. »

Ciel alla vers son bureau et remarqua l'absence de la secrétaire.

Il entra donc directement sans frapper.

-Elle est ou votre secrétaire ?

-Un imprévu, son fils est à l'hôpital.

-Je devais rentrer chez moi.

-Il y a moins de risque, il n'y a que les clubs à cette heure-ci.

-Vous avez peur de vous faire surprendre ? demanda Ciel.

-Non mais on ne sait jamais. Viens, j'ai besoin de ma dose de toi.

-Cela m'étonnait aussi de ne pas avoir eu de vos nouvelles.

Puis Ciel se posa sur le bureau de Sebastian.

-Tu ne viens pas t'asseoir sur moi ?

-Non je suis près de vous.

-Tu es distant d'un coup. Il y a un problème ?

-Non pas du tout mais j'ai eu l'impression que la dernière fois que vous auriez cru être mauvais.

-Non disons que ta réaction m'a touché et je sais que tu as un vécu difficile. Mais j'ai eu l'impression de t'avoir fait du mal et quand tu as pleuré, j'ai paniqué un peu.

-Pas du tout, ce n'est pas votre faute. Vous ne pouvez de toute façon pas changer ce qui s'est passé. Je ne pleurais pas à cause de vous.

Puis un message sur le portable de Ciel.

« Si tu changes d'avis, n'hésites pas. Je te baise quand tu veux. »

-Qui est-ce ? demanda Sebastian.

-Un élève. Tout à l'heure en sport, il a proposé de faire du sexfriend. Il a remarqué la marque que vous avez laissé.

-Et tu lui as répondus quoi ?

-Non évidemment. Que j'avais déjà mon âme sœur.

-Je peux voir le message ?

Ciel montra le message.

-Tu sais ce qui me frustre ? Je ne peux pas lui dire ce que je pense, puisque personne ne sait que l'on sort ensemble. Ne réponds pas et évites-le.

-Vous êtes jaloux ? demanda Ciel.

-Evidemment. On est obligé de se cacher. Je ne peux même pas lui dire que tu m'appartiens.

-Il le propose à tous les mecs de l'école, vous savez.

-Les autres élèves, je m'en fiche. Tu m'appartiens qu'à moi.

-A qui d'autre, je pourrais appartenir ? demanda Ciel.

Sebastian ne répondit pas et prit un air fâché.

-Vous êtes fâché ? Je lui ai dit non. Je ne risque rien avec lui, si c'est ce que vous pensez.

-Tu crois qu'il n'en profiterait pas quand tu seras en moment de faiblesse ? demanda Sebastian.

-Si c'est le cas, je viendrais vous voir.

Ciel descendit du bureau et alla s'asseoir sur les genoux de son petit ami.

-Je vous aime, vous le savez ? Je veux me faire pardonner si je vous ai fâché. Demandez-moi ce que vous voulez.

-Si je peux avoir tout ce que je veux alors je veux ….

-Quoi donc ? Vous pouvez tout me demander.

-Je voudrais que l'on le fasse ici.

-Dans votre bureau ? Mais si on se fait choper ? demanda Ciel.

-Je fermerai la porte. Tu n'es pas obligé mais j'ai cette idée en tête depuis la dernière fois.

-Je veux bien mais je ne sais pas si je réagirai comme la dernière fois.

-Il faut laisser le temps au temps. Je ne peux changer ton passé mais améliorer le futur.

-Je vous aime vraiment, Sebastian.

-Moi aussi.

Sebastian alla fermer la porte.

Ciel posé sur le bureau le regarder venir vers lui.

Sebastian posa ses lèvres sur celles de Ciel.

Puis il commenca à passer ses mains sous son haut d'uniforme.

-Vous avez des préservatifs, monsieur le directeur ?

-C'est excitant quand tu m'appelles monsieur le directeur, dis-le encore. J'en ai toujours au cas ou.

Puis il sorti une boite d'un tiroir.

-Monsieur le directeur, vous prévoyez de le faire ?

-Au cas ou, toujours.

-Monsieur le directeur, je suis à vous totalement.