Message pour l'invité mystère :) Merci pour tes encouragements. Et à mon tour de t'encourager. Si tu es satisfaite de ce que tu as écris, alors, lance-toi! Je traduis parce que je n'ai aucun talent pour l'écriture. Des idées, j'en ai, mais je bloque dès qu'il s'agit de les mettre par écris. C'est quand même dommage de garder ça pour toi.
Bonne lecture et à la semaine prochaine...
Les personnages et l'univers appartiennent à Robert Kirkman.
L'histoire est une traduction de « Into the Mountains », écrite par Sandlapper, dont vous trouverez le lien sur mon profil.
Chapitre 20
Daryl se tenait tranquillement à l'affût de signes de vie ou de rôdeurs dans la vallée. Le reste du groupe s'était déployé pour mettre en place un périmètre de défense en cas de problème, vivant ou mort. La décision avait été prise d'installer le campement et d'observer le petit village niché au fond de la crique avant de tenter tout type de contact. C'était le deuxième jour de leur voyage qui devait n'en compter que sept et tout le monde voulait faire autre chose que de marcher pendant des heures.
Daryl s'éloigna de l'endroit où il s'était entretenu avec le major Winters et s'accroupit à côté de Beth. Elle était assise sur son sac de couchage, ses bras entourant ses tibias et le menton sur les genoux. Elle adressa un petit sourire à Daryl alors qu'il s'approchait d'elle.
"Ça va, Lil'B ?" Il fronça les sourcils en la voyant contrariée.
Beth hocha la tête en reniflant. "Je vais bien", répondit-elle en secouant la tête, ses cheveux ballottant dans son dos. " Lil'B ? Vraiment ?"
Daryl se laissa tomber sur les fesses et posa les bras sur ses genoux fléchis. "Ouaip," répondit-il en souriant. "J'peux pas laisser passer ça. Un bon surnom, c'est important."
"Ouais ? Eh bien, on verra à quel point c'est important quand j'en trouverai un pour toi."
"Tu peux m'appeler comme tu veux, je me plaindrait pas, tant que tu le fais pas parce que tu m'en veux ou que tu m'détestes. Je pourrai pas le supporter." Daryl inclina la tête en faisant cette petite confession et Beth retint ses taquineries. Elle posa sa main sur le bras de Daryl.
"Je ne te donnerai pas de surnom sous l'effet de la colère. Je ne suis pas comme ça."
Daryl hocha la tête brièvement. "J'ai confiance en toi, Lil'B. Comme en personne auparavant." Il s'éclaircit sèchement la gorge, puis changea de sujet. "Je vais prendre le premier tour de garde pour qu'tu dormes bien ce soir. Je veux pas te réveiller au milieu d'la nuit et que t'arrives pas à te rendormir."
"Oh, ça va si tu préfères prendre la garde de nuit. Ne laisse personne dehors à cause de moi."
"Non, c'est bon. Winters voulait prendre un peu d'repos avant d'prendre la garde plus tard, alors j'ai dit que ça m'convenait."
Beth sourit doucement. "Très bien, alors. Je vais m'installer et essayer de me reposer. Je vais assembler nos sacs de couchage pour que tu n'aies pas à t'allonger par terre ce soir."
Daryl se pencha et déposa un baiser sur les lèvres de Beth avant de la laisser aller se coucher.
Le lendemain matin était frais mais ensoleillé et cela promettait une autre journée chaude de fin d'été. Le groupe se leva et sécurisa le camp, prêt à découvrir tous les secrets que Walela Cove aurait pu cacher. Les quatre qui avaient assuré la dernière garde dormirent pendant quelques heures et tous les autres se rassemblèrent autour de Daryl et de ses cartes.
"Je suggère qu'on surveille depuis là. On a une bonne vue sur le village, et on peut pas nous voir de là-bas. Deux personnes peuvent monter la garde et l'reste du groupe peut faire un tour de repérage, pour avoir un coup d'pouce sur le terrain, pour ainsi dire."
Guillermo prit la parole en acquiesçant d'un signe de tête. "Jose et moi pouvons prendre le premier quart. On peut se positionner dans le sous-bois en haut de la colline si tu penses que c'est sûr."
Daryl étudia l'éminence. "Oui, ça devrait aller. Depuis l'temps qu'on est là, les serpents se sont enfuis. Faites juste attention à tout c'qui vous entoure, et ça ira."
Guillermo pinça les lèvres, mais décida de suivre les conseils de Daryl. C'était un garçon né et élevé à la campagne, et s'il disait qu'il n'y avait pas de serpents, il n'y en avait pas.
Les deux Vatos prirent leurs affaires et se dirigèrent vers les broussailles qui leur serviraient de cachette durant les prochaines heures. Ce n'était pas un mauvais endroit, il n'y avait pas de cailloux et c'était à l'ombre du plus gros des rayons du soleil. Ils n'avaient qu'à s'assurer que les jumelles qu'ils utilisaient ne réfléchiraient pas la lumière vers l'endroit qu'ils espionnaient.
Après que les hommes se soient positionnés pour surveiller la ville, Daryl demanda à Winters s'il voulait emmener quelques gars et se joindre à lui pour une mission de reconnaissance autour des crêtes qui formaient la crique.
"Je vais pas chasser, je veux juste repérer les environs. Voir quel genre de gibier il y a ici. On a du mal à en trouver depuis un moment. Ces putains de rôdeurs tuent tout ce qu'ils peuvent attraper. Tout ce qu'ils ont pas trouvé, a dû s'enfuir. Peut-être qu'il y en a une bonne partie dans ces montagnes."
Winters approuva rapidement et courut chercher deux de ses gars et leur équipement.
"Tu crois qu'on va avoir des ennuis avec les morts ici ?" Beth voulait l'opinion de Daryl. "Ils ne sont pas doués pour l'escalade, hein ?"
"Ce qui assure la sécurité d'cet endroit, c'est l'terrain. Pas seulement les collines, mais l'terrain accidenté. C'est pas facile pour les vivants, encore moins pour les morts. A moins que beaucoup d'gens soient morts ici, je vois aucun risque qu'il y ait une horde. Il y en avait déjà pas beaucoup avant même qu'on atteigne la limite d'la zone sauvage. Je pense qu'ils suivent les odeurs et les bruits et les zones urbaines en sont remplies."
"C'est aussi logique que n'importe quoi d'autre dans ce monde de nos jours !" Beth rit doucement, puis redevint sérieuse. "J'espère juste que si nous venons vivre ici, nous n'emmènerons pas de horde avec nous."
"Beth, tout ce qu'on peut faire, c'est les éviter quand on s'déplace. Tuer ce qu'on peut et peut-être abandonner les rôdeurs dans un endroit isolé, loin des montagnes."
Avant qu'ils n'étudient de plus près cette idée, Winters et deux de ses hommes montèrent les rejoindre. "Prêt ? On te suivra, dis-nous juste ce que tu veux qu'on fasse. Davis et Smith étaient avec moi en Irak, nous sommes assez doués pour être silencieux."
Daryl pointa un sommet de l'autre côté de la crique. "Je suppose qu'c'est à 8 ou 10 km à vol d'oiseau, bien plus loin pour nous à pied. On va pas essayer de l'atteindre, mais c'est dans cette direction qu'on va. On va marcher et observer pendant quelques heures, puis on repartira." Il se retourna vers le camp. "Tout ira bien pendant qu'on va jeter un coup d'œil ?"
"Oui. Ils ont leurs horaires de quart et l'ordre de partir en reconnaissance, mais d'éviter les vivants et les morts."
"Parfait. Allons-y, Beth, je suis juste derrière toi."
La journée se passa bien jusqu'à ce que ça dérape. Beth et Daryl dirigeaient leur petite équipe et avaient trouvé de plus en plus de raisons d'essayer de s'établir dans ces montagnes. Beth avait découvert un arbre partiellement mort rempli de miel, les abeilles bourdonnant férocement dans la brise. Daryl avait trouvé les traces d'un petit troupeau de cerfs et de divers petits gibiers puis avait montré les écureuils et les tamias qui peuplaient les noyers qui dominaient une petite partie de la forêt.
"Je parie qu'il y avait une vieille ferme ici, Daryl", chuchota Beth. "Ces arbres sont indigènes, mais ils n'ont pas poussé par hasard, on dirait qu'ils ont été plantés."
Les hommes virent les caryers et les châtaigniers. De plus petits arbres s'étendaient dans le sous-bois et se prélassaient sous le soleil du début de l'après-midi. Il y avait déjà des noix éparpillées sur le sol, dans peu de temps, le sol en serait couvert. Le groupe sortit du bosquet d'arbres et continua à grimper progressivement jusqu'à la crête de l'arête qui entourait Walela. Alors qu'ils étaient un peu plus haut, Beth s'arrêta brusquement et Daryl s'agrippa à son bras. "Ça va, Lil B ? Qu'est-ce qui se passe ?"
Elle secoua la tête et pressa ses doigts sur ses lèvres. Daryl s'immobilisa immédiatement. Il les entendit alors, les cris.
"Et si quelqu'un est blessé ? Nous devons les aider."
"Arrête, on peut pas se précipiter alors qu'on sait pas ce qu'il se passe. Grimpons en silence et voyons ce qu'il se passe de là-haut. C'est peut-être un chat sauvage, ils crient comme une femme. Ou ça pourrait être des gens qu'on veut pas croiser. Réfléchis, Gamine."
Beth hocha la tête et avança derrière Daryl. "Tu ouvres la voie. Mais je t'aide quoi qu'il arrive."
"D'accord." Daryl fit signe de se taire et tous les cinq avancèrent rapidement en suivant les cris.
Ce qu'ils trouvèrent était inattendu. Ce n'était pas un chat sauvage ni des rôdeurs qui attaquaient quelqu'un. Ça n'était même pas des brigands. Ils trouvèrent deux enfants qui cueillaient des muscadines et qui avaient des ennuis. L'un d'eux était allongé sur le sol, un seau de raisins sauvages répandu à côté d'elle. L'autre courait partout, agitant les bras en criant. Beth regarda Daryl qui hocha légèrement la tête, puis elle descendit la pente raide pour rejoindre les enfants. Elle ne mit pas longtemps à trouver le problème. Un essaim de guêpes bourdonnait autour des muscadines, défendant clairement le nid sur lequel l'un des enfants avait marché.
"Daryl, tu es allergique aux abeilles ?"
"Non, Lil B, je t'ai pas encore quittée, n'est-ce pas ?"
"Sois sérieux, c'est des guêpes, on doit l'éloigner d'elles. Elle pourrait mourir si elle est allergique."
"J'ai jamais été malade avant et j'ai reçu plus que ma part de piqûres d'abeilles et de guêpes. Ça ira pour moi."
À peu près au même moment, le garçon vit Beth et Daryl, suivis des trois Marines. Dans sa panique pour la fille, il courut droit vers eux.
"S'il vous plaît, vous devez m'aider, ma sœur s'est fait piquer et maintenant elle veut pas se lever !"
Davis fourra une serviette dans les mains de Beth et lui dit : "J'ai de l'insecticide. Je suis allergique aux piqûres d'abeilles, donc j'en ai toujours sur moi. Même si ça ne les tue pas, ça les effraiera assez pour que tu puisses attraper la fille et qu'on s'enfuit."
Beth sourit en remerciant et prit la serviette et l'aérosol. "Je vaporise, et tu l'attrapes, Daryl."
Tous deux se dirigèrent vers la fille immobile tandis que les autres écartaient le garçon du chemin. Ils se déplaçaient rapidement, Beth pulvérisant un jet régulier d'insecticide. Cela fonctionna assez longtemps pour que Daryl atteigne son but et qu'ils reviennent vers le groupe. Beth rendit ce qu'il restait d'aérosol à Davis et s'agenouilla près de la fille.
"Il faut qu'on lui enlève ses vêtements. S'il y a des guêpes dedans, elles vont continuer à la piquer."
Pendant que Beth arrachait les boutons de la chemise, elle leva les yeux vers le garçon et lui demanda son nom et celui de sa sœur.
"Bryan. Je m'appelle Bryan et c'est ma sœur, Sue Ann."
"Tu vis dans le coin, Bryan ?"
Bryan prit une inspiration tremblante et répondit. "Oui, au village. Est-ce que ma sœur va s'en sortir, elle n'est pas morte, n'est-ce pas ?"
"Elle respire, mais je dois vérifier qu'il n'y ait pas de guêpes sur elle, d'accord ? Ensuite il faudra que tu nous emmènes là où tu vis aussi vite que possible."
Beth vérifia partout et ne trouva que quelques piqûres mais aucune guêpe dans ses vêtements. Elle demanda à Bryan s'ils étaient allergiques et il lui répondit que non.
"Je ne sais pas ce qui ne va pas, Daryl. Elle ne devrait pas être inconsciente."
Daryl fronça les sourcils et commença à passer ses mains dans les cheveux bruns de Sue Ann. "J'ai trouvé. Elle a une grosse bosse. Elle a dû s'cogner la tête en tombant. On doit la ramener chez elle."
Beth arrangea les vêtements de Sue Ann du mieux qu'elle le put, puis Daryl la souleva. Beth la couvrit avec la serviette et jeta ensuite l'arbalète de Daryl sur son épaule. Ils suivirent Bryan jusqu'au village qu'ils surveillaient, en espérant qu'ils n'étaient pas sur le point de s'attirer des ennuis.
Il leur fallut peu de temps pour arriver au village de Walela Cove. Beth regarda autour d'elle, émerveillée, alors qu'ils passaient devant une église, une supérette et plusieurs maisons. Bryan les conduisit à une immense maison victorienne au bout de la rue principale. Il frappa à la porte en appelant sa mère.
"Maman, maman ! Vite ! Sue Ann est blessée ! Maman !"
Une grande femme aux cheveux foncés dévala les escaliers tandis qu'une petite rousse arrivait de l'arrière de la maison.
"Oh, mon Dieu ! Sue Ann ! Bryan, que s'est-il passé ?"
Mais le garçon disparut avant que sa mère ne puisse l'interroger. "Amenez-la ici."
La rousse tenait un balai comme une arme et se redressa alors qu'ils s'apprêtaient à suivre la maman de Sue Ann. "Bon sang, mais qui êtes-vous ? Comment êtes-vous arrivés ici ?"
"Dottie, s'il te plaît. Occupons-nous de ma fille et tu pourras poser tes questions ensuite."
Daryl et Beth suivirent la femme dans le salon et Daryl posa son fardeau sur le canapé le plus proche. "Ils ont agacé quelques guêpes et elle s'est cogné la tête en tombant. Elle a commencé à s'réveiller en chemin, mais elle s'est de nouveau évanouie."
La rousse entra dans la pièce avec un bol et des chiffons. Un homme, grand et élancé, marchait dans son sillage.
Pendant que la femme s'affairait à nettoyer le visage et les bras de Sue Ann, l'homme se présenta. "Je suis ce qui se rapproche le plus d'un médecin, ici. Jim Monroe à votre service. Qu'avons-nous là ?"
Cette fois, Beth prit la parole. "On pistait du gibier sur la crête, on cherchait de la viande fraîche quand on a entendu crier. On a trouvé ces deux-là et beaucoup de guêpes. Bryan essayait de les éloigner de Sue Ann, mais elle était évanouie. On ne savait pas si elle faisait une réaction aux piqûres, alors je l'ai examinée pour voir s'il y avait des guêpes et des piqûres sur elle. C'est là qu'on a trouvé la grosse bosse sur le côté de sa tête."
"Ça va. Dottie, emmène ces gens à la cuisine et offre-leur un verre. Merci, ma chère. Vous lui avez probablement sauvé la vie. Je vais l'ausculter, bien sûr, mais tout ça me semble assez clair. Je pense qu'elle s'en sortira."
Le Dr Monroe accompagna Beth et Daryl dans le foyer avec le reste de leur groupe et ferma la porte derrière eux. Dottie, la rousse, soupira, mais les emmena tout les cinq dans la cuisine, puis se dirigea vers une grande table de ferme, et commença à disposer des assiettes.
"Désolée pour tout à l'heure. Ces temps-ci, on ne sait pas sur qui on peut tomber. On n'est jamais trop prudent." Elle posa la vaisselle sur la table et demanda si quelqu'un voulait de la limonade. Elle sourit face au chœur de « oui » qu'elle obtint et se présenta. "Je m'appelle Dottie Ford. Je dirige cet endroit. C'était des chambres d'hôtes avant la Fin. Maintenant, la poignée d'entre nous encore en vie, vivent ici ou dans les maisons entre ici et l'église.
Beth parla au nom de son groupe. "Je suis Beth Dixon. Voici mon mari, Daryl, et ces trois-là sont le major Winters, le sergent Davis et le caporal Smith. Nous étions ici à la recherche d'un endroit où amener nos familles. Nous avons eu une année difficile et nous avons besoin d'un endroit sûr où nous installer."
Dottie s'assit à table pendant que le groupe mangeait les macaronis au fromage et au jambon en conserve qu'elle leur servait. "On n'est plus beaucoup ici. Autant être honnête, on ne pourrait pas vous arrêter si vous vouliez investir cet endroit. Je vais prendre un risque et croire que je peux vous faire confiance."
"Je comprends, Mme Ford."
"Dottie, s'il te plaît.
Beth hocha la tête. "Ok, Dottie. Nous sommes une trentaine de personnes, dont environ la moitié proviennent d'une maison de retraite. Ils ne sont pas malades, juste âgés. Nous avons juste besoin d'un endroit où vivre sans être attaqués par les vivants ou les morts."
Alors qu'ils parlaient, une forte agitation se fit entendre à l'extérieur de la pension de famille. Beth regarda Daryl en se frappant le front. "Oh, non, les Vatos nous ont probablement vus entrer et pas ressortir."
Daryl leva les yeux au ciel mais se leva pour s'occuper du problème. Il ouvrit la porte et sortit sur le porche. "Pourquoi vous êtes pas cachés, les mecs ? On avait la situation en main, et là, vous rappliquez comme une bande de gangsters."
Guillermo ouvrit la bouche pour répondre puis la ferma et fronça les sourcils. "On t'a vu courir, amigo, et tu n'es pas sorti de la maison."
"Ohhhh, tu t'inquiétais pour ton meilleur ami, Guillermo ?" Daryl se retourna et vit Beth qui riait comme une folle.
"Tais-toi, Lil B." souffla Daryl.
Guillermo plissa les yeux en regardant Beth et murmura quelque chose en espagnol. "Hé, fais gaffe à ce que tu dis à ma femme. Sinon j'te botte le cul." gronda Daryl.
"Ouais, peu importe, j'te donnerai à manger aux Chiens de l'Enfer, trou du cul."
Les deux hommes se firent un signe de tête, l'équilibre détruit par la plaisanterie de Beth se rétablit une fois de plus.
"Mais, nous ne savions pas quoi penser. Désolé si on a merdé."
"C'est rien. On a trouvé des gamins qui s'étaient embrouillés avec des guêpes. L'un d'eux était blessé et on les a ramenés ici. On était en train d'expliquer qu'on cherchait un endroit pour vivre dans les environs. Ils ont d'la place. Entrez, vous pourrez rencontrer la dame qui dirige cet endroit."
Cette nuit-là, le groupe de l'arsenal dormit dans de vrais lits, ou, selon le cas, sur des canapés, avec de vrais draps pour la première fois depuis longtemps. Le lendemain, ils retournaient au point de départ du sentier, puis vers Canton, ils avait enfin trouvé un abri viable.
