Être un héros
Les héros pros avaient généralement une spécialité. Même si, en soit, ils étaient des héros, et donc destinés à tous faire la même chose, on ne pouvait nier que certains étaient plus doués sur certains domaines ou dans certaines situations. Certains excellaient sur l'eau, d'autres en terrain de montagne. Kirishima, par exemple, était un bouclier: il protégeait les civils sans la moindre hésitation, débarrassé de ses remords d'adolescents, et il portait secours dès qu'il le fallait. Il avait le contact facile et le sourire aux lèvres, et ça aidait bien.
Sans le moindre étonnement de quiconque, c'était totalement le contraire pour Bakugo: jurant et râlant dès qu'il était face à une victime, absolument pas doux, le blond était bien plus à l'aise quand il s'agissait de foncer dans le tas pour frapper les vilains responsables, quitte à recevoir autant de coups qu'il donnait. La communication n'était pas son fort, alors il laissait la place de secouristes aux autres et intervenait dans les combats, et ça allait très bien comme ça.
Mais ils étaient des héros, et être des héros signifiaient qu'on n'avait pas toujours l'occasion d'exercer dans les situations qui leur étaient les plus favorables. Parfois, il fallait se retrousser les manches, même si c'était pour faire quelque chose dont ils n'avaient pas spécialement l'habitude.
Comme Kirishima, allant au devant d'un groupe de terroristes, parce qu'il était le premier sur place et qu'il fallait à tout prix les empêcher de continuer à avancer. Comme Bakugo, transportant un blessé à l'hôpital en compressant sa plaie tout le long du trajet, conscient que les secours n'arriveraient pas à temps pour le sauver sinon.
Parfois, ils fallaient changer ses habitudes et risquer sa vie plus que de raison. Mais ils étaient des héros, c'était leur vocation. Et ils avaient tous les deux la chance d'avoir l'autre près de soit comme soutien indéfectible.
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Tiny
