Hello les gens ! Vous allez bien ?
Il a fait plutôt beau hier et aujourd'hui le jour est clair. La nuit a été longue et le jour sera court, joyeux Solstice à tout.e.s !
J'ai pas eu le temps de faire les gâteaux traditionnels du solstice d'hiver et je maintiens que tout est de la faute de Macron, parce que bah voilà. Il a qu'à lire un livre d'histoire. Oh, j'ai rêvé de ça, de Marina Rollman qui démontait tout le gouvernement en disant qu'ils avaient pas la moindre culture. Et Marine Lepen était ministre de l'éducation. Chaud.
Ah, maintenant je me souviens de plein de trucs. Je sais pas pourquoi, j'ai l'impression que le prénom Agathe me suis dans tous mes rêves depuis un mois. Et les greniers et les jeux de lumière.
Enfin bref, on passa au chapitre qui est malgré lui devenu le plus long de tous, mais les deux derniers sont de taille normale, donc ne vous attendez pas à encore 3k mots après ça.
Mis à part ça je commence à en avoir marre de mon nez un peu bouché.
Bonne lecture !
La maison de Baba
22 décembre
« Je dois dire merci à Nina, j'imagine ? »
Vanitas balance un oreiller dans la tête de Demyx, qui rit, et sincèrement cette fois. Ils se sont réconciliés, plus ou moins, mais Vanitas ne veut pas trop le dire parce que ça signifierait qu'ils étaient fâchés et ils ne l'étaient pas. Du tout. Il enfile un caleçon et cherche son jean mais un bras s'empare de sa taille pour le ramener sur le lit. Contre son dos, Vanitas sent le menton mal rasé de Demyx qui lui gratte la peau. Il ne lui a pas dit, mais il trouve que ça lui va bien. Il sent un baiser contre son dos, puis un autre, qui remonte jusqu'à son cou.
« Eh beh, t'as de l'énergie, pour un vieux.
— C'est normal, je suis content. Et puis faut bien, pour te suivre.
— C'est toi qui dis ça ? Allez lâche-moi, je descends.
— Reste un peu. Je suis vieux, je suis fatigué, j'ai besoin qu'on prenne soin de moi. »
Vanitas ricane, se relève juste assez pour pouvoir lui faire face et lui prendre le visage, et lui prendre les lèvres, l'embrasser longtemps, jusqu'à avoir mal au cou.
« Genre, t'as l'air d'avoir très envie de dormir, sérieux. »
Demyx a un sourire, son sourire de faux innocent. Vanitas plisse les yeux, se dégage totalement et récupère son T-shirt.
« Allez, allez. »
Demyx soupire lourdement et n'a pas le temps de couvrir son pénis à l'air qu'une furie entre dans la chambre.
« Vous avez vu Xion ? »
Yuffie ne cille pas en les voyant ainsi, et Demyx semble aussi parfaitement à l'aise comme il ne se couvre pas mais porte sa main à son menton, comme si ça l'aidait vraiment à réfléchir.
« Non, je crois pas …
— Non, elle est pas venue. Elle sait toquer à la porte, contrairement à sa mère. »
Yuffie opine du chef. Elle est un peu essoufflée et rejoint à nouveau le couloir. Demyx se lève à son tour.
« Qu'est-ce qui se passe ? »
Il va pour sortir de la chambre mais la main de Vanitas le retient, de même que ses sourcils haussés.
« Toi, tu enfiles quelque chose. Yuffie, attends ! Tu l'as pas vue de la matinée ?
— Non ! »
Mais Yuffie fait déjà la chambre suivante, et il est encore assez tôt alors il y en a qui râlent, parce qu'ils dormaient si bien, des qui s'alarment à leur tour mais quand Yuffie a fait toutes les chambres elle n'a toujours pas trouvé sa fille et c'est vraiment anormal parce qu'à cette heure elle devrait dormir encore.
« Elle est peut-être sortie se promener ?
— Sans me dire ? Elle est pas débile !
— T'as essayé de l'appeler ?
— Non, c'est moi qui suis débile ! »
Vanitas se recule. Il n'a jamais vu Yuffie aussi furieuse, il lui semble.
« Yuffie, faut que tu te calmes.
— Comment tu veux que je me calme ? »
Vanitas ne sait pas. Il n'a pas envie de gérer ça. Heureusement bientôt le reste de la famille débarque et il jette un coup d'œil à Reno, qui semble être parfaitement sur le coup malgré son manque apparent de caféine dans le sang.
« Yu', doucement.
— Pas doucement du tout ! Merde ! »
Ils ont toutes les peines du monde à la faire s'asseoir, Reno lui tient la main et on lui a donné un café sucré, et une cigarette. Que des excitants, pense Larxène, mais Yuffie aurait détesté qu'on lui donne une tisane à cet instant précis.
« Faut réfléchir calmement. Elle a pas pu aller loin, OK ?
— Mais pourquoi elle est partie ?
— C'est une ado, Yu'.
— C'est pas une raison ! On part !
— Tu ferais mieux de rester là pendant qu'on –
— Ça c'est absolument hors de question. C'est ma fille, je la cherche. »
Personne ne peut rien objecter à ça. Yuffie n'est pas calme pour un sou, mais elle semble maîtresse d'elle-même.
« Mais faut que quelqu'un reste là au cas où elle revienne. Larxène, Roxas, vous prenez la voiture et vous faites le tour de la propriété, Kairi, Axel, Ventus, Naminé, vous partez par le terrain à pieds, Vanitas ! »
À peine habillé, ce dernier sort de sa chambre et crie depuis l'escalier :
« Présent !
— Tu prends ta moto et tu fais tous les chemins de la forêt.
— Roger !
— Moi, je fais quoi ? »
Demyx est parfaitement réveillé, à présent. Tout le monde n'est pas là et Vanitas se demande comment font les autres pour dormir si Xion a disparu.
« Toi, tu appelles la police pour les prévenir, ils ne vont rien faire mais si elle n'est pas de retour dans la journée, ils commenceront à la chercher. Et tu restes ici. Les autres, vous venez avec moi, on part à pieds vers le village. »
Yuffie ne le fait pas souvent, parce qu'elle est la plus jeune, mais elle sait comment diriger un groupe. C'est dans son sang, on dirait. Elle a le sang qui la brûle. Elle doit être une professeure terrifiante.
« Tout le monde a son téléphone ?
— Oui ! »
Très vite, tout le monde ou presque est dehors et Demyx se retrouve seul dans la cuisine. Il reste un moment sans bouger, assommé par la situation, avant d'attraper le téléphone fixe. Il compose le numéro de la police et attend un temps infini. Ils prennent une déclaration par téléphone, disent de rappeler. Ils ne peuvent rien faire si ça fait moins de quarante-huit heures. Sans doute une fugue, ils disent. Elle reviendra quand elle aura trop froid. C'est vrai, il gèle dehors et Demyx espère qu'ils ont raison. Il se sert un café, pense à en refaire mais ne le fait pas, s'assied et commence à attendre. Il attend quelque chose comme l'infini avant que Sora ne déboule, tout ensommeillé.
« C'est quoi tout le bruit ? Ils sont tous partis ?
— Xion a disparu.
— Xion a quoi ? C'est pas possible. »
Sora se réveille d'un coup. Il fait encore nuit. Avec la batterie qu'ils vont défoncer en lampe torche, Demyx espère qu'ils auront encore de quoi appeler. Demyx a l'impression de marcher sur place pendant une éternité avant que la porte ne s'ouvre à nouveau, mais ça ne doit pas faire si longtemps puisque le soleil n'est pas encore levé.
« Demyx ? T'es déjà debout ? »
Xion n'a l'air de rien, juste étonnée. Un peu curieuse.
« Sora aussi ? Les autres sont pas là ? »
Et Sora se jette, comme un boulet de canon dans ses bras.
« On croyait que t'avais disparu ! »
Demyx met une seconde avant de réagir, de prendre son téléphone et d'appeler d'abord Yuffie. En une dizaine de minutes elle a rappliqué, elle a dû courir tout du long parce qu'elle est encore plus essoufflée que tout à l'heure et qu'elle fonce encore vers sa fille, pleine d'adrénaline, pour lui mettre la plus belle gifle que cette cuisine aie vue depuis très longtemps.
« Mais ça va pas la tête de disparaître comme ça ? Qu'est-ce qui t'as pris ? Tu étais où ?
— Je … J'arrivais pas à me rendormir alors je suis allée me promener … J'ai … J'ai fait un cauchemar, et …
— Et les téléphones c'est pour les chiens ? Ah ça pour traîner sur internet tu l'oublies pas mais quand il faut l'avoir tu ! Tu ! »
Xion est au bord des larmes et ça se voit, mais Yuffie ne peut pas, ne sait pas s'arrêter, tout est trop confus et elle vient de gifler sa fille et ça n'aurait pas dû être à la fois aussi soulageant et déchirant à faire, ce n'est pas son genre, de frapper sa propre fille, et elle ne sait pas quoi en faire.
« J'avais … J'avais … Plus de batterie … »
Tout, tout devient instantanément ridicule et plus personne ne sait quoi faire. Un grand blanc. Et Xion part dans sa chambre. Ceux qui sont arrivé entre temps n'osent rien dire, rien demander. C'est Yuffie qui finit par parler, appuyée sur la table de la cuisine qui soutient tout son poids.
« Elle va bien. Bon sang. Elle va bien. »
Et personne n'ajoute rien, parce que pour l'instant c'est tout ce qui compte.
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Et voilà ? Il n'a jamais été prévu que Xion se barre. Mais c'était assez logique, en fait. Du coup voilà, tout le monde va se reposer et à demain les chats !
Des bisous !
