Bonjour !
Je reviens avec un nouveau chapitre qui arrive avec un peu de retard. J'avais comme d'habitude prévu d'aborder un sujet et en écrivant, je suis partie totalement ailleurs, et une fois fini, et bien... ça n'allait pas. Du coup, j'ai tout recommencé !
Enfin bref...
Il est là et il est un peu plus long que les derniers...
Bonne lecture !
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– Olorin –
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Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsqu'Ondine se réveilla. L'adolescente se leva alors tranquillement, se prépara, et sortit de sa chambre après avoir grignoté deux ou trois bricoles qui avaient été laissées dans sur un plateau dans sa chambre, probablement en guise de déjeuner. En sortant dans le jardin, la jeune fille aperçut Maglor qui lisait sous un arbre. Ondine le rejoignit et s'assit à côté de lui. Penchant la tête pour lire le titre du livre, elle déchiffra :
« Recueil de balades de Daeron. Qui est Daeron ?
Maglor leva le nez de son livre et répondit :
- C'est un poète du Premier Age. Il a écrit de multiples textes et musiques.
- Était-il doué ?
- Il n'était pas le meilleur…
- Qui l'était ? demanda Ondine intéressée.
- As-tu bien dormi ? l'interrogea l'elfe, en refermant le recueil et évitant le sujet par la même occasion.
- Euh… hésita la jeune fille surprise. Bien, et toi ?
- Je ne me rappelle plus la dernière fois où j'ai aussi bien dormi.
- C'est une autre façon de dire oui et d'éviter de répondre à ma question… répliqua Ondine taquine.
Mais l'elfe ne releva pas la pique et se contenta de regarder d'un air envieux un groupe de musiciens non loin. Puis, posant son livre sur le banc en pierre sur lequel il était assis, il se leva et s'en alla en direction des musiciens laissant Ondine seule.
Surprise, l'adolescente ne chercha pas à le suivre. Mais prit plutôt le recueil de balades qu'avait abandonné le fëanorion. Jetant un œil au contenu, la jeune fille fut surprise d'y trouver de multiples annotations du texte et qui étaient de plus, récentes. Ondine tourna le regard vers le groupe de musiciens avec lequel Maglor était en grande conversation. Se pouvait-il que ces ajouts soit de la main de son ami ?
- Il n'a jamais vraiment aimé parler du Premier Age, expliqua une voix venue de derrière la jeune fille.
Ondine se retourna et tomba nez-à-nez avec Elrond qui se tenait debout à quelques pas.
- Oh… Je ne vous avez pas vu.
- Je viens d'arriver.
- Bon, et bien… Dans ce cas, bonjour… répondit l'adolescente un peu embarrassée par la situation.
- Je vous le retourne, répliqua-t-il un léger sourire en coin. De fait, j'étais venu vous informer que Mithrandir, un de ceux que vous appelez magicien, va arriver à Imladris. Il pourra sûrement nous en dire plus sur votre collier, ajouta-t-il en désignant le pendentif qui ornait le cou de son interlocutrice.
- Voilà une bonne nouvelle ! Savez-vous quand exactement il doit arriver ?
- Dans le courant de la journée.
Personne ne sut jamais si ce qui arriva après fut le fruit du hasard ou du destin, mais un elfe arriva à annonça :
- Seigneur Elrond ?
- Oui Lindir ?
- Mithrandir vient d'arriver.
- Bien, allons l'accueillir… Vous venez Ondine ?
- Si vous le souhaitez…
Et la jeune humaine suivit les deux elfes qui se dirigeaient vers ce qui semblait être une esplanade reliée à un chemin et un pont donnant accès à la cité cachée. Lorsqu'ils arrivèrent, la place était vide. Soudain, un cheval traversa le pont et s'arrêta devant le trio. Un vieil homme habillé de gris et portant un chapeau pointu de la même couleur descendit du cheval et salua le groupe.
- Mae govannen mellon nin.
- Mae govannen, herdir Elrond.
- Avez-vous fait bon voyage Mithrandir ?
- A part quelques orcs à la Trouée du Rohan, le voyage a été calme. Je n'ai malheureusement pas trouvé ce que je cherchais.
- Qu'étiez-vous en train de chercher ? Demanda Elrond intrigué.
- Il y a quelques mois, les serviteurs de l'Ennemi sont à la recherche d'un elfe et d'une humaine qui se seraient échappés de Barad-Dur… Je suis parti à leur recherche afin de les mettre en sécurité et de comprendre pourquoi ils étaient enfermés en Mordor et comment ils s'en sont échappés. J'ai parcouru tout le Rohan et le Gondor sans trouver de traces.
- Alors vous n'avez plus à craindre Mithrandir, car il s'avère, que ceux que vous cherchez sont arrivés à Imladris il y a peu. Je vous présente Ondine, répliqua Elrond en faisant un pas sur le côté pour laisser le magicien voir la jeune fille qui était restée silencieusement en retrait depuis le début de la discussion. Elle doit être l'une de ceux que vous cherchez…
- Bonjour… fit l'adolescente embarrassée par le regard profond que lui jeta le magicien.
- Me souhaitez-vous bonjour car aujourd'hui est un jour où il faut être bon, ou plutôt parce que vous vous sentez bien, ou alors qu'aujourd'hui est un bon jour que je le veuille ou non ?
- Que préférez-vous ? répliqua Ondine sans se laisser démonter par la répartie du magicien.
- Cela dépendra… répondit-il un sourire aux lèvres.
Puis, reprenant son sérieux, il ajouta à l'attention de la jeune humaine :
- Il va falloir que vous me racontiez tout ça…
- A n'en point douter, acheva Elrond. Mais avant, vous devriez vous reposer. Nous verrons tout cela cet après-midi.
Sur ces paroles, le dénommé Mithrandir s'en alla à la suite du Seigneur Elrond et Lindir parti de son côté laissant Ondine seule au milieu de l'esplanade, sans savoir quoi faire. Comme il ne restais qu'une paire d'heures avant le repas, la jeune fille décida de retourner dans le jardin. Mais, alors que la jeune fille s'apprêtait à quitter la place, une voix l'arrêta net :
- Que comptez-vous faire ?
L'adolescente se retourna et vit que c'était Glorfindel qui s'était adressé à elle.
- Je ne sais pas… Il reste une paire d'heures avant le repas. Je comptais me balader dans les jardins.
- Cela vous-intéresserait-il de venir voir notre lieu d'entrainement ?
- Oui, bien sûr !
- Dans ce cas, venez avec moi… Je vais vous montrer où se trouve ce lieu.
Et faisant signe à la jeune fille de le suivre, l'elfe prit un petit chemin de terre qui courait à côté d'un ruisseau. Ils furent très rapidement sur place, et débouchèrent sur un terrain plat légèrement sablonneux. Plusieurs s'y entraînaient faisant tinter leurs armes lorsque leurs lames, souvent des épées, s'entrechoquaient.
Glorfindel fit effectuer le tour de la piste à Ondine, en lui montrant différents râteliers et présentoirs pour les différentes armes, une zone où des bacs d'eau fraîche et des serviettes étaient entreposées et quelques bancs pour se reposer ou observer. L'adolescente observa les immortels se battre pendant quelques minutes, lorsque Glorfindel la coupa dans sa contemplation.
- Le Seigneur Elrond m'a dit que vous aviez quelques compétences au maniement des armes…
- Il doit tenir cette information de Maglor, répondit Ondine.
- Du fëanorion ? Probablement… soupira Glorfindel pensif.
Puis, se reprenant il demanda :
- Souhaiteriez-vous que nous fassions un petit combat ?
- Je n'ai aucune chance face à vous… répliqua la jeune fille avec un petit sourire.
- Le but ne serait pas de gagner, se reprit l'elfe légèrement outré par la réaction de l'adolescente. Ce serait à titre instructif ou ludique…
- Le combat n'est jamais ludique, mais soit, accepta Ondine.
- Je vous laisse choisir votre arme… répondit Glorfindel. Je prends une épée et vous attends sur la piste.
La jeune fille ne se le fit pas répéter deux fois, et s'approcha d'un présentoir. Après un instant de réflexion, elle opta pour les doubles-dagues. L'adolescente n'avait pas vraiment envie de se ridiculiser avec une épée, et l'arc n'était pas vraiment une arme adéquate. Elle fit tournoyer les deux lames dans ses doigts, et les trouvant parfaitement équilibrées, Ondine se tourna vers la piste et se plaça à un mètre de Glorfindel qui l'attendait, la pointe de l'épée dirigée vers le sol.
Comme beaucoup de personnes avant lui, l'elfe haussa un sourcil de surprise à la vue du choix de la jeune humaine. Sans prêter attention à la réaction de son adversaire, l'adolescente se mit en garde en tenant les deux dagues devant elle, et ses pieds légèrement de côté afin de faciliter ses déplacements latéraux. Toute émotion disparue du visage de Glorfindel et il se mit en garde à son tour. La jeune fille était tout à fait consciente que l'elfe était un combattant chevronné, et qu'elle ne devait en aucun cas le sous-estimer. De plus, il avait vécu au Premier Age, et devait avoir connu maints combats. Il était même passé par la mort et en était revenu. Tout cela intimait le respect et la prudence, il faudrait donc…
Ondine n'eut pas le temps de se plonger plus longtemps dans ses réflexions. L'elfe était passé à l'attaque et avait fondu sur la droite de l'adolescente. Pestant contre elle-même et son inattention, la jeune fille effectua un petit mouvement vers l'arrière et dévia l'épée de Glorfindel de revers de sa propre lame. Sans perdre l'équilibre, le combattant fit deux pas de plus, et pivota afin de porter un coup à Ondine. Surprise par la rapidité de son adversaire, la jeune fille dû se résoudre à parer en vitesse en plaçant ses deux dagues devant elle afin de bloquer la lame. Puis, tout en se servant de la force du Tueur de Balrog, l'adolescente fit glisser la lame de l'elfe sur une de ses dagues, et essaya de frapper ce dernier du plat de son autre dague. Mais l'elfe fut plus rapide et, d'un bond sur le côté, se dégagea, fit trébucher Ondine et se remit en garde. La jeune fille fit une roulade afin d'éviter de s'écraser sur le sol, et se releva pour continuer le combat. Après, avoir soufflé, l'adolescente repassa à l'attaque.
En surplomb du terrain d'entrainement, Elrond et le dénommé Mithrandir regardaient la jeune humaine.
- Vous savez tout maintenant, disait Elrond à son interlocuteur.
- C'est effectivement étrange, répondit ce dernier pensif les yeux tourné vers Ondine qui résistait tant bien que mal aux assauts de Glorfindel. Et, elle ne se rappelle rien ? demanda-t-il.
- Son dernier souvenir remonte à ses cinq ans, répondit le Seigneur de la cité.
- Et Elaiano a disparu à l'âge de vingt-cinq ans ?
- C'est exact…
- Étrange coïncidence… murmura le magicien comme pour lui-même.
- A quoi avez-vous pensé ?
- Quelque chose ne colle pas… Si ma mémoire est correcte, un elfing de vingt-cinq à plus ou moins l'apparence d'un enfant de cinq ans non ?
- Seriez-vous en train de dire que…
- Rien n'est moins sûr, mais il ne faut pas écarter cette piste, répliqua l'Istari en s'éloignant.
- Gandalf ! l'interpella Elrond. Si ce que vous pensez s'avère être vrai, il faudra en informer Dame Galadriel et le Seigneur Celeborn.
- Ils sont censés venir sous deux semaines… répliqua la magicien. Cela nous laisse un peu de temps pour tirer cette affaire au clair et comprendre pourquoi le dernier des Cinq nous est revenu.
Elrond acquiesça d'un signe de tête et le magicien s'éloigna en s'appuyant à peine sur le bâton qu'il gardait toujours avec lui. Puis, le gardien de Vilya jeta un dernier regard à Ondine. Il lui était arrivé tant de choses depuis qu'elle était arrivée en Terre du Milieu, elle méritait bien une pause…
En contrebas, le combat continuait même s'il semblait de plus en plus évident que c'était Glorfindel qui menait la danse. Lorsqu'il désarma définitivement Ondine, l'elfe s'arrêta et tendit sa main à la jeune fille qui était tombée.
- Votre maîtrise n'est plus à prouver… Où avez-vous apprit à vous battre ? demanda l'elfe intrigué.
- Je ne sais pas… Mais vous vous battez extrêmement bien ! répliqua Ondine en essayant de changer de sujet.
- Je ne suis pas le meilleur bretteur… Je vous déconseille de vous retrouver devant le Seigneur Celeborn. Derrière ses apparences de seigneur, se cache un excellant combattant.
- Vous vous êtes déjà battu ?
- Nous avons croisé le fer une ou deux fois, mais je ne l'ai jamais battu.
- Je m'en souviendrais… répondit Ondine en rigolant.
L'elfe sourit en réponse, puis, levant le nez vers le soleil ajouta :
- Vous devriez vous changer, le déjeuner se fera dans trente minutes. Bonne journée !
- Bonne journée, et merci pour cette séance !
Ondine s'éloigna et quitta le terrain d'entrainement pour se diriger vers sa chambre. Une fois sur place, elle prit le temps de se changer et de nettoyer ses cheveux pleins du sable qui recouvrait la piste de combat, avant de partir manger.
Cette fois-là, la jeune fille se trouva assise entre Glorfindel et le dénommé Mithrandir. A force d'entendre le nom du magicien et de le voir discuter avec le Seigneur Elrond, assit à gauche de ce dernier, l'adolescente comprit que ce n'était pas la première fois qu'il venait ici. Alors que le repas battait son plein, l'adolescente essaya d'entamer une conversation avec le magicien.
- Avez-vous fait bon voyage ?
A cette question, pourtant simple, le magicien regarda la jeune fille d'un air si surpris que cette dernière se demanda si elle venait de dire n'importe quoi. Soudain, elle se rappela que le Seigneur Elrond avait déjà posé cette question et que Mithrandir y avait déjà répondu. Tentant de rattraper sa gaffe, Ondine s'emmêla dans des excuses…
- Je suis désolée… J'avais oublié qu'il vous avez déjà… Je voulais juste…
Mais un coup de coude de Maglor l'arrêta net dans sa catastrophe.
- Tu te trompes encore… souffla-t-il avant de se découvrir une passion pour le saladier vide qui trônait devant lui.
- Ah ! comprit la jeune fille.
Elle avait une fois de plus mélangé le Sindarin et le Commun… Mais, au vu du nombre d'elfes qui parlait le Sindarin couramment, il était aisé, pour l'adolescente, de se mélanger.
- Vous disiez ? demanda Mithrandir en Langage Commun qui attendait toujours qu'Ondine reporte son attention sur la non-discussion en cours.
- Je… Oui… répondit l'adolescente en pestant contre sa fébrilité.
- Le Seigneur Elrond m'avait prévenu que vous parliez le Sindarin couramment, mais cela reste surprenant. D'autant plus que vous ne l'avez jamais appris, c'est cela ? ajouta-t-il bien que ce soit plus une affirmation qu'autre chose.
- C'est exact, répondit la jeune fille. Je m'appelle Ondine, et vous êtes Mithrandir, c'est cela ?
- Entre autres…
- Que voulez-vous dire ?
- J'ai de nombreux noms… Chez les elfes, je me nomme Mithrandir, chez certains hommes je suis Gandalf, et chez d'autres Maison-Grise…
- Maison-Grise… répéta l'adolescente.
Ce nom sonnait familier à son oreille, tout comme son interlocuteur. En fouillant dans sa mémoire, un souvenir lui revint… Celle d'un vieillard passant dans le village où Maglor et elle avaient trouvé refuge il y a quelques mois.
- Vous êtes celui qui avez rendu visite à Grimbold ! s'exclama l'adolescente.
- Le chef d'un des villages situé au Nord du Rohan ?
- Oui ! Vous y êtes passé pour lui parler d'une mise à prix de…
- Je me souviens. J'ignorais que vous étiez là… Il m'avait pourtant affirmé ne pas vous avoir vu. Sans cela, je n'aurai pas eu à aller jusqu'à Minas Tirith.
- Minas Tirith ? demanda Ondine.
- C'est la citadelle du Gondor. L'une des plus importantes place-forte du royaume des hommes, et certainement la plus en manque d'un roi à sa tête, ajouta-t-il comme pour lui-même. Mais, j'imagine que vous n'êtes pas là afin d'écouter les soucis d'un vieillard rabougris.
- Je pense que seule votre apparence est rabougrie, comme vous dites. Le Seigneur Elrond m'a dit que vous étiez l'un des Istari. Je me suis renseignée… Ainsi, je pense que l'apparence que vous avez prise a été mûrement réfléchie et n'est pas celle qui est réellement la vôtre, acheva Ondine en inspirant d'un seul coup, fière de sa tirade.
- Peu sont ceux qui m'en ont directement parlé… répondit-il calmement comme plongé dans des souvenirs lointain. Vous n'avez pas tout à fait tort… Enfin, si je suis ici, c'est parce que Dame Galadriel m'a parlé de votre collier et m'a demandé mon avis sur la question. Je suis donc venu à Fondcombe afin de voir tout cela de moi-même.
- Et ?
- Il semblerait que vous ayez rencontré quelques problèmes avec… ajouta-t-il. Ne vous inquiétez pas, le Seigneur Elrond m'a déjà tout expliqué. Je ne puis malheureusement pas vous apporter de réponse… Seul les Valar le peuvent…
- Comme Dame Varda ?
- Par exemple… Elle vous a déjà parlé ?
- Oui… Mais l'initiative ne venait pas de moi.
- Dans ce cas, essayez de la contacter.
- Bien…
Sur ces paroles la discussion s'acheva et la jeune fille ne parla plus au magicien. Une fois le repas terminé, Ondine retourna à sa chambre en se demandant comment elle pouvait mettre en pratique la recommandation de Gandalf. Il s'agissait de communiquer avec l'une des divinités de la Terre du Milieu, ou l'équivalent… Sur Terre, des milliards de personnes avaient prié Dieu, peu importe le nom qu'ils lui donnait, mais il n'y avait jamais eu de preuves que l'un d'entre eux ait réellement réussit à entrer en contact. De plus, l'adolescente n'avait jamais été croyante et ignorait presque tout des pratiques censées permettre aux êtres humains de contacter leurs divinités.
Ainsi, rassemblant ses maigres connaissances en la matière, Ondine s'assit en tailleur sur son lit et ferma les yeux. Ne sachant pas trop comment s'y prendre, elle se mit à répéter le nom de Varda dans sa tête… Après plusieurs longues minutes, la jeune fille se laissa tomber sur le dos dépitée. D'un, elle se sentait stupide, et de deux, c'était un échec… Alors, qu'elle se morfondait dans son lit, les yeux levé vers le plafond, quelqu'un toqua à la porte.
- Oui ?
- Je venais vous proposer de faire un tour, expliqua Arwen en pénétrant dans la pièce.
- J'arrive ! s'exclama Ondine ravie de pouvoir trouver une échappatoire à son problème.
Et bondissant sur ses pieds, elle parti à la suite de l'elfe. Cette dernière l'emmena dans un bois qui bordait la cité. Elles marchèrent en silence jusqu'à un pont qui enjambait une rivière. L'endroit était ombragé et l'air y était tiède.
- C'est… magnifique, souffla Ondine éberluée.
- C'est un lieu assez calme et peu fréquenté, lui répondit Arwen.
- Vous vous y rendez souvent ?
- Autant que faire se peut.
- Je comprends…
La jeune fille était ébahit devant la beauté du lieu. Il ne faisait pas très sombre malgré l'épaisseur du feuillage qui s'étendait au-dessus du pont. Et au travers de la canopée, les rayons du soleil filtraient par endroit formant comme des points lumineux dans le vert sombre des feuilles. Des lumières semblables à des étoiles… Il y avait donc aussi des étoiles visibles même de jour. Ondine se prit à faire jouer la lumière sur sa main en la passant dans l'un des rayons de lumières qui tombait sur la rambarde du pont. Le vent souffla doucement faisant voler les cheveux de la jeune fille et celle-ci ferma les yeux de bonheur, savourant cet instant magique. Soudain, un mot s'imposa à son esprit, un mot qu'elle avait déjà entendu auparavant et qui lui avait permis de convaincre Maglor de l'emmener au Bois Doré…
- Elentári… souffla Ondine.
Le vent forcit puis retomba d'un seul coup. Lorsque la jeune fille ouvrit les yeux la rivière, le pont, les arbres et Arwen avaient disparus. Il ne restait plus que le ciel et les étoiles s'étendant à perte de vue…
- Tu m'as appelée ? demanda une douce voix venue de derrière Ondine.
- Dame Varda ! s'exclama la jeune fille en se retournant.
La Dame des étoiles sourit à la réaction enthousiaste de l'humaine.
- Je sais pourquoi tu es là…
- Pouvez-vous me dire comment régler ce problème ?
- Ce n'est pas un problème en soi…
- Vous savez très bien ce que ça implique. S'il vous plait, dites-moi comment faire pour que tout redevienne comme avant.
- Quel avant souhaites-tu ?
La jeune fille resta figée incapable de répondre à la question de la Valië.
- Je ne sais pas…
- Si je te dis comment faire pour que ton pendentif retrouve sa couleur initiale, tout redeviendra comme avant. Mais pas celle à laquelle tu penses… Souhaites-tu vraiment que je te le dise ?
- Cela me permettra-t-il de retrouver Elaiano, comme vous me l'avez demandé ?
- Oui…
- Dans ce cas, dites-le-moi, s'il vous plait !
- Il faudra réunir les Trois anneaux des elfes, et faire comme par le passé avec Elaiano, répondit Varda.
Dès qu'elle eut prononcé cette phrase, tout s'estompa et la Valië commença à disparaître.
- Attendez ! Je ne comprends pas !
- Demande à Olorin…
- Olorin ? l'interrogea Ondine.
- Mithrandir…
Et le ciel étoilé disparu et la jeune fille se retrouva à nouveau debout sur le pont à côté d'Arwen, qui l'appelait doucement.
- Ondine ?
L'adolescente jeta un regard perdu à Arwen, puis la reconnaissant, dit :
- Excusez-moi, j'ai eu une absence.
- Tout va bien ?
- Oui… répondit l'adolescente en se remémorant les paroles de Varda. Il faut que je trouve Gandalf…
- Il doit être en compagnie de mon père…
- Où cela ? la pressa Ondine.
- Dans le jardin.
- Merci, souffla la jeune fille en partant en courant dans la direction que lui avait indiqué l'elfe. Et, merci de m'avoir montré ce lieu ! ajouta-t-elle avant de s'enfuir en courant.
Ondine partit en courant vers les jardins, mais une fois sur place, elle ne trouva personne. L'adolescente se mit donc à la recherche du Seigneur elfe et du magicien, et se retrouva à devoir parcourir complètement la demeure d'Elrond. Mais, sans réussir à le trouver, ni lui, ni Gandalf. Soudain, au détour d'un couloir, la jeune fille tomba nez-à-nez avec Glorfindel. Il dû faire un brusque pas sur le côté afin d'éviter la furie qui venait de lui foncer dessus.
- Désolée ! s'excusa la jeune fille en s'arrêtant net.
- Avez-vous un problème ?
- Je cherche Gandalf.
- Il est dans le jardin avec le Seigneur Elrond.
- Mais j'en viens !
- Vous avez dû les manquer. Cherchez à côté de la fontaine.
- Merci !
Et l'adolescente repartie en courant sous le regard amusé et surpris de l'elfe. En revenant au jardin, elle se sentit stupide, il devait y avoir plusieurs fontaines… Laquelle était la bonne ? Mais par chance, Ondine arriva devant une fontaine assez imposante devant laquelle le magicien et le Seigneur de la cité semblaient en grande discussion.
Malgré son irrépressible envie de se précipiter à leur rencontre et de lâcher l'information qu'elle venait d'avoir au magicien, l'adolescente s'arrêta, reprit son souffle et s'approcha en marchant. En arrivant auprès d'eux, ils s'interrompirent et la regardèrent.
- Je suis désolée de vous interrompre… Je peux revenir plus tard si vous préférez, commença-t-elle en se doutant qu'il s'agissait d'une très mauvaise entrée en matière.
- Non, je vous en prie…
- J'ai fait ce que vous m'avez demandé, dit alors Ondine à Gandalf.
- Et ?
- Disons que j'ai plus ou moins volontairement réussi et… Dame Varda m'a dit de… euh…
La jeune fille hésita ne voulant pas se tromper en récitant les paroles de la Valië.
- Réunir les Trois anneaux des elfes, et faire comme par le passé avec Elaiano, acheva-t-elle.
Ces deux interlocuteurs échangèrent un regard entendu, puis Elrond demanda :
- Rien de plus ?
- Euh… Non. Elle m'a juste dit qu'Olorin, enfin Gandalf saurait ce à quoi elle faisait allusion, se rattrapa l'adolescente.
Même si le magicien n'en montra presque rien, la jeune fille aperçu tout de même un éclair de surprise à la mention de son nom. Comme si personne ne l'avait appelé Olorin depuis très longtemps et qu'il lui était presque sortit de la mémoire. D'ailleurs, si ses souvenirs étaient corrects, Ondine ne l'avait pas entendu mentionner ce nom, au cours du repas de midi, lorsqu'il s'était présenté à elle.
- Nous comprenons ce qu'elle a voulu dire, reprit Elrond coupant court à la réflexion de la jeune humaine. Il nous faudra donc attendre l'arrivée de Dame Galadriel et du Seigneur Celeborn.
- Vous savez donc ce qu'il faut faire ?! s'enthousiasma l'adolescente.
- Plus ou moins… Sachez que la dernière fois, nous n'avons fait que donner le pendentif à Elaiano.
- Et c'est ce qu'il va falloir refaire ?
- Nous verrons… Les Valar ne sont jamais explicites lorsqu'il s'agit de formuler quelque chose, expliqua Gandalf. Non pas que ce soit un mal ou voulu, c'est ainsi… Il y a toujours un sens caché dans leurs paroles.
- Je comprends…
Et sur ces paroles, Ondine les remercia et s'en alla. En la regardant s'éloigner, Elrond se tourna vers le magicien et lui dit :
- Vous ne lui avait pas tout dit quant à la signification de ces paroles.
Gandalf le regarda d'un air fermé et répondit :
- Dame Varda n'a pas prononcé ces mots au hasard. Comme vous avez pu l'entendre, elle n'a pas mentionnée le Seigneur Celeborn, Dame Galadriel ou vous-même. Elle m'a mentionné et sous un nom que je n'avais pas utilisé depuis bien longtemps.
- Olorin…
- En effet, mais venez… Je vais vous expliquer ce que ces paroles signifient vraiment. »
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*S'enfuit avec son ordinateur*
Oui, vous allez me détester pour cette fin. Ne m'en voulez pas trop s'il vous plaît...
A votre avis, quel peut être cette signification ?
Et, c'est vrai... Maglor n'a eut droit qu'à quelques lignes au début (je suis sûre que vous avez oublié ce passage depuis), du coup il revient en force dans le prochain chapitre... Comment ça c'est du spoil ?! Ce n'est même pas vrai ! (et je n'ai pas toussé !)
Bref...
Je remercie de tout cœur ceux et celles qui me soutiennent, lisent et/ou laissent des commentaires. J'espère que la fic vous plait et qu'elle continuera à vous plaire l'année prochaine... Allez quoi c'était une blague ! Le prochain chapitre sort en 2020 !
J'espère que ce chapitre vous aura plu, je vais retourner végéter dans mon coin afin de digérer les repas de Noël et me préparer au Nouvel An...
Sur ce, BONNES FÊTES DE FIN D'ANNÉE ! et, à l'année prochaine !
