Hello mes p'tits chous ! Vraiment désolée pour la journée de retard, je fais de mon mieux. Je ne vais probablement pas publier avant mi-janvier, pour raisons de vacances et obligations familiales. Il n'est pas impossible que je publie un chapitre ici ou là, mais ma priorité ne sera pas d'update cette histoire pendant les prochaines semaines. Je vous souhaite à tous de bonnes vacances, un Joyeux Noël et une belle nouvelle année. Bonne lecture !


Chapitre 24 – Cupcake

Le lendemain matin, Laureen s'étira en bâillant. La lumière de sa veilleuse au-dessus de la porte avait un peu faibli pendant la nuit, mais brillait toujours d'une lueur rassurante. Un rayon de soleil timide se faufilait entre les lourds rideaux de velours noir, peinant à réchauffer la pièce alors que le jour était encore jeune.

Elle repoussa les couvertures et balança ses jambes hors du lit, réprimant un frisson quand ses pieds nus se posèrent sur le plancher froid de la pièce. Après avoir enfilé ses bottes et glissé sa baguette dans celle de droite, elle sortit de la pièce, passant une main dans sa crinière de boucles désordonnées.

Lorsqu'elle arriva dans la cuisine, elle n'y vit rien ni personne. Son père devait sûrement être encore en train de dormir, et l'elfe de maison, Kreattur si sa mémoire était bonne, devait être affairé autre part dans la demeure. Elle décida de se préparer un petit déjeuner, et se mit à ouvrir les placards, mais rien n'était en vue, pas un œuf, pas une bouteille de lait, rien. Elle continuait à fouiller quand le bruit caractéristique d'une personne arrivant par le réseau de cheminette se fit entendre derrière elle.

N'étant pas habituée aux temps de guerre, et n'étant pas au courant de toutes les mesures de sécurité entourant cette maison et ses résidents, elle ne s'en inquiéta pas outre-mesure et ne se retourna même pas pour voir l'identité du nouveau venu, trop occupée à chercher de quoi manger et boire.

Charles William Weasley, plus communément appelé Charlie, avait toujours été un homme très téméraire. Et c'est pour cela qu'il s'était levé à l'aube, avait enfilé des vêtements propres après sa douche, avait préparé une tasse de café avec sucre et nuage de lait, qu'il avait précautionneusement couverte pour ne rien renverser, et avait décidé d'aller voir Laureen pour avoir la discussion qu'il n'avait que trop repoussée, depuis qu'il avait commis l'affreuse erreur de partir sous la neige le soir où il avait enfin eu le courage – ou la folie – de l'embrasser. La tasse n'était que pour la mettre d'une humeur suffisamment agréable pour qu'elle accepte d'écouter ce qu'il avait à dire sans l'épingler au mur avec un sortilège.

C'est pourquoi il se retrouva au petit matin, une tasse de café chaud dans les mains, à sortir de la cheminée principale de la maison du 12, Square Grimmauld. Mais tout téméraire qu'il soit, et bien qu'il se soit préparé mentalement à un duel de cris, voire même à une paire de claques ou des larmes de la part de la jeune femme, il n'était certainement pas prêt pour ça. Pour la vision de rêve qui s'offrait à lui.

Elle se tenait sur la pointe des pieds, son corps fin était tendu vers le haut alors qu'elle tentait d'atteindre quelque chose tout en haut d'un placard. Les boucles auburn dans lesquelles il rêvait de passer sa main tous les matins en se réveillant tombaient en crinière désordonnée jusqu'aux deux-tiers de son dos. Le corps qu'il rêvait de serrer contre lui tous les soirs en s'endormant était caché dans un jersey de Quidditch de Gryffondor au moins deux fois trop grand, qui couvrait à peine les épaules, et tombait juste assez loin pour couvrir ce qui devait rester couvert, jusqu'au haut des cuisses.

Charlie eut tout de même la présence d'esprit de poser la tasse sur la table de la cuisine avant de la laisser tomber en perdant tous ses moyens. Il chercha quelque chose à dire pendant plusieurs secondes, quelque chose qui aurait paru plus intelligent qu'un simple « Salut ». Elle allait se retourner à tout instant, et si elle le surprenait à la regarder comme il le faisait, elle allait encore essayer de lui lancer un sortilège, et cette fois elle allait faire exprès de ne pas manquer. Au moment exact où il pensait cela, il sut quoi dire.

-Tu m'as manqué, petit ange.

Elle sursauta et se retourna brusquement. Il la trouvait encore plus belle comme ça, les yeux écarquillés comme une biche effrayée, les cheveux désordonnés, à moitié couverte dans un jersey qui pourrait être le sien – la vision de Laureen dans son ancien jersey de Quidditch était particulièrement attrayante. Elle était une déesse, magnifique et tentatrice.

-Tu m'as manqué aussi, grand dragon, répondit alors une petite voix qui le tira de ses rêveries.

Il releva ses yeux vers elle, surpris, et sentant une étincelle d'espoir s'allumer en lui. Tout n'était peut-être pas entièrement perdu, après tout. Il laissa un tout petit sourire fleurir sur son visage, et pointa la tasse qu'il avait apportée.

-J'ai pensé qu'un café, avec du sucre et du lait comme d'habitude, serait une bonne idée pour montrer que je viens en paix. Il est encore chaud, tu devrais le boire tout de suite.

Elle s'approcha doucement de lui et de la tasse, aussi gracieuse qu'un félin, détaillant aussi discrètement que possible son physique avantageux dans les vêtements qui lui collaient à la peau. Elle posa une main légère sur son épaule, le faisant tressaillir. Elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser aérien sur sa joue mal rasée.

-Merci, lui dit-elle doucement.

Puis son contact disparut et Charlie relâcha un souffle qu'il ne savait même pas qu'il retenait. Et aussitôt il se rendit compte qu'il était avide de son contact, qu'il en voulait plus, beaucoup plus. Mais déjà Laureen avait pris la tasse et s'était assise de l'autre côté de la table.

-Tout le monde va bien ? demanda Laureen après une gorgée de café. Après hier soir, je veux dire. Oh, et ce café est vraiment délicieux, merci.

-Je t'en prie. Et oui, tout le monde va bien. Tous ceux qui étaient là hier vont bien, ne t'en fais pas.

Elle hocha simplement la tête en réponse, les yeux fermés alors qu'elle savourait la boisson chaude que Charlie lui avait apporté.

-Oh, je t'ai apporté autre chose, rougit-il en sortant un petit paquet cubique de sa poche. C'est… un deuxième cadeau d'anniversaire, si tu veux. Tous les autres sont encore au Terrier, les jumeaux ont prévu de te les livrer dès que possible. Mais en attendant, j'ai pensé que… enfin que je pourrais… ou peut-être que tu voudrais… Je devrais arrêter de parler. Tiens.

Il lui tendit le petit paquet enveloppé de papier cadeau vert comme ses yeux. Elle le déballa soigneusement, et ouvrit la petite boîte qui renfermait un gâteau. C'était un cupcake au chocolat, apparemment. Sur le glaçage à la fraise, en petits bonbons multicolores en formes d'étoiles, était écrit « Désolé ».

Laureen eut un sourire attendri.

-Tu l'as fait toi-même ?

-Et je n'en garantis pas le résultat, marmonna-t-il.

Le sourire de Laureen s'élargit et elle prit une bouchée du gâteau. Elle ferma les yeux et laissa échapper un soupir de contentement. Bientôt, Charlie put entendre l'espèce de ronronnement qu'elle faisait à chaque fois qu'elle mangeait du chocolat. Il décida qu'elle était d'humeur suffisamment agréable pour qu'il s'asseye près d'elle. Il tira donc la chaise qui était à gauche de Laureen et s'y installa confortablement pendant qu'elle dévorait son gâteau.

-C'était vraiment très bon, merci. Tu es venu juste pour m'apporter ce gâteau ?

Elle le regardait avec ses grands yeux curieux. Il inspira un grand coup et la regarda bien en face.

-Il me semble que je te dois des excuses. J'ai mal agi après l'épreuve des dragons, et au bal de Noël. Je… je sais que c'est bien gentil de dire que je suis terriblement désolé et que je m'excuse, que ça ne réparera pas le mal que j'ai pu te causer, mais je le pense sincèrement. J'étais-

-Ne t'en fais pas, le coupa Laureen en posant la main sur son bras.

-Non, s'il-te-plaît, laisse-moi finir, reprit Charlie en posant son index sur les lèvres roses de la jeune femme. Reprenons depuis le début, parce que je pense que c'est mieux si j'explique tout. Juste après que je sois revenu à la réserve, après la Coupe du Monde de Quidditch, le directeur nous a parlé de cette épreuve de dragons pour le Tournoi. Je me suis immédiatement porté volontaire pour aller à Poudlard et commencer à préparer les enclos où nos protégés allaient rester. Je me suis porté volontaire parce que je connais bien Poudlard pour y avoir étudié, mais surtout parce que venir à Poudlard aussi tôt me permettait de revoir quelqu'un, et de passer du temps avec cette personne. Seulement, quand je suis arrivé, j'avais un rival, de son âge, beau, charmant… Il a eu la belle avant moi, et j'étais jaloux. Terriblement jaloux. Et j'étais en colère, contre moi-même pour m'être laissé devancer puis pour ressentir ces sentiments, contre cette fille parce qu'elle ne m'avait même pas laissé une chance, et contre ce rival qui m'avait volé la personne la plus précieuse à mes yeux. J'étais énervé, alors quand cette personne est venue me voir, juste après l'épreuve alors que je l'avais vue en train d'embrasser mon rival quelques minutes avant à peine, alors qu'elle venait en toute amitié, j'ai laissé la colère et le ressentiment m'aveugler et j'ai repoussé la fille que j'aimais aussi durement que je le pouvais, espérant briser tout lien et passer rapidement à autre chose.

Il s'arrêta une seconde pour prendre une inspiration. Elle n'avait pas bougé.

-Je suis rentré à la réserve, j'ai travaillé avec les dragons les plus dangereux que nous ayons pour penser à autre chose, j'ai fini toutes mes réserves de Whisky Pur Feu pour oublier cette fille, mais il n'y avait rien à faire, je l'aimais toujours comme un fou. Alors je suis revenu dans l'école pour la voir, et là j'ai perdu tout contrôle. J'avais besoin de l'embrasser, c'était vital. Je l'ai embrassé, et au même moment j'ai su que j'étais perdu. Elle était avec un autre, je n'avais pas le droit d'être là, à faire ce que je faisais. Alors je lui ai tourné le dos et je suis parti, et je ne suis jamais revenu… jusqu'à aujourd'hui. Il était temps que cette jeune femme sache la vérité, tu ne crois pas ? Très honnêtement, j'ai peur de sa réaction. Elle aurait tous les droits de me rejeter, de me frapper, de faire ce qu'elle veut de moi. C'est la plus belle femme du monde, et peut-être la plus folle, mais j'aime sa folie. J'aime ses cheveux qui deviennent roux dans le soleil, ses yeux verts comme des feuilles de printemps, son rire lorsque ses meilleurs amis font une bêtise, la passion qu'elle met dans tout ce qu'elle entreprend, sa tendance à envoyer des sortilèges surpuissants sur les gens qui l'embêtent… Je ne sais pas vraiment quand et comment elle l'a fait, mais je suis tombé amoureux fou d'elle. Et son nom est Laureen Maura Black-O'Neil, finit-il dans un souffle.

Laureen sentit son cœur rater un battement. Tout ce temps, ils étaient amoureux l'un de l'autre et comme deux idiots ils avaient laissé un mur s'installer entre eux. Un mur que les mots de Charlie avaient réduit à l'état de poussière. Tout ce qu'il lui restait à faire était de faire un pas vers lui. Elle cligna des yeux, ne sachant que répondre à cela.

-Dis quelque chose, s'il-te-plaît, rit nerveusement Charlie. J'ai l'air d'un idiot à attendre, je préfère savoir tout de suite si je vais vivre célibataire le restant de mes jours.

Laureen cligna à nouveau des yeux.

-Hier, quand je suis arrivée dans cette maison, je suis tombée sur un épouvantard, dit-elle finalement en regardant dans le vide.

Charlie faillit ne pas l'entendre tant sa voix était basse.

-J'ai vu… l'homme que j'aimais, étendu sur le sol dans une mare de son propre sang, un trou béant dans la poitrine, les yeux grands ouverts mais sans vie.

Elle eut un hoquet mais réussit à juguler ses sanglots pour terminer ce qu'elle avait à dire.

-Je voyais tes cheveux flamboyants tachés de sang, du sang aussi sur tes vêtements de dresseur de dragons, et tes yeux… J'ai cru que mon cœur s'était déchiré en deux. Je ne supporte pas l'idée de te perdre, Charlie, je t'aime.

Ce fut à son tour de cligner des yeux bêtement. Son cerveau semblait refuser de traiter cette information. Il ouvrit la bouche, fronça les sourcils, referma sa bouche, la réouvrit comme s'il cherchait ses mots, mais finalement la referma avant de laisser un sourire s'épanouir sur son visage.

Brusquement il se leva, tendit les bras, glissa ses mains sous les cuisses de Laureen et la souleva sans efforts pour l'asseoir sur la table. Elle poussa un petit cri de surprise mais ne se dégagea pas pour autant. Charlie se tenait debout entre ses jambes, et elle devait avouer que cette vision était particulièrement tentatrice. Il passa les bras autour de sa taille et la souleva presque pour la serrer contre lui. Elle passa ses bras autour de sa nuque et noua ses jambes autour de sa taille pour se maintenir. Il colla son front au sien et ferma les yeux. Elle sourit. Elle se sentait bien.

-J'ai du mal à croire que tu es enfin ma petite amie, souffla-t-il. Je veux dire, je suis juste venu m'excuser d'avoir agi comme un troll, et je me retrouve avec la plus belle femme du monde dans mes bras, c'est sûrement un rêve, et… je devrais vraiment arrêter de parler.

Laureen hocha la tête avec un sourire mutin, et l'embrassa sur la joue.

-Tu ne m'as même pas demandé si j'acceptais d'être ta petite amie, rit-elle.

-Je veux bien me mettre à genoux dans la seconde pour te supplier d'accepter si c'est ce qu'il faut, sourit-il.

-Non, ça ira, sourit-elle. Mais, tu peux m'inviter à sortir, un de ces soirs. Ça pourrait être un bon début.

Il sourit, et l'embrassa au coin des lèvres.

-C'est une bonne idée.

Un léger doute traversa alors l'esprit de Charlie et son sourire vacilla un peu.

-Dis, hum… Le garçon de Durmstrang…

-Erik ?

-Oui, c'est ça, Erik… Tu… tu n'es plus avec lui ?

Laureen éclata de rire en rejetant sa tête en arrière.

-Non, on s'est séparés avant que je ne rentre de Poudlard.

-Toi ou lui ?

-Accord mutuel. Mais on s'envoie des lettres, il a un hibou particulièrement robuste qui peut faire des longs trajets.

Charlie sembla se satisfaire de cette réponse.

-Jaloux ? demanda-t-elle en connaissant la réponse.

-Quand il s'agit de toi ? Toujours, répondit-il sans hésiter.

Il inclina légèrement la tête sur le côté et allait approcher son visage du sien quand un raclement de gorge les fit sursauter.

-Stop ! C'est bon, on va s'arrêter là, je crois que c'est assez ! fit une voix autoritaire et légèrement goguenarde depuis la porte qui donnait sur la grande salle à manger.

Sirius se tenait là, bras croisé, et il n'avait pas l'air spécialement ravi de trouver sa fille dans les bras du deuxième fils Weasley. Quoique Laureen pouvait voir un éclat d'amusement dans ses yeux.

-Jeune fille, ce n'est pas une tenue réellement appropriée pour recevoir des invités, encore moins un garçon, la tança-t-il gentiment. Accio pantalon !

Un de ses vieux pantalon flotta jusqu'à Laureen qui l'enfila rapidement. Charlie avait levé un sourcil face au sorcier.

-Vous y arrivez sans baguette ? C'est impressionnant.

-Merci, et je n'ai pas eu d'autre choix que d'apprendre à le faire. Mais ne changeons pas de sujet. Tu as brisé le cœur de ma fille une fois, comment puis-je être sûr que tu ne le feras pas une deuxième fois ?

-Monsieur Black, je ne peux vous donner aucune preuve matérielle, mais je peux vous jurer sur la tête de tous mes frères que jamais je ne blesserai intentionnellement Laureen. Je-

-Tu l'aimes, oui, j'ai à peu près tout entendu, le coupa Sirius. Mais que ce soit clair, si tu fais du mal à mon bébé ce n'est pas juste un crochet du gauche que tu prendras. C'est compris ?

-Oui, monsieur, acquiesça Charlie.

-Papa, arrête, marmonna Laureen. C'est embarrassant.

-Être embarrassant fait partie de mes prérogatives de père, sourit Sirius.

Les trois restèrent ainsi un moment, jusqu'à ce que Sirius décide qu'il avait été assez embarrassant avec sa fille pour le moment.

-Je serai dans la bibliothèque si vous avez besoin de moi. Ne faites rien de stupide, et gardez une distance de sécurité…

Il avait dit cette dernière phrase en regardant sa fille droit dans les yeux. Elle devint écarlate et se cacha derrière un rideau de cheveux alors qu'il sortait de la pièce en sifflotant. Charlie souffla, et se tourna vers la jeune fille.

-Je ne peux pas rester longtemps, maman a dit qu'elle avait besoin de moi au Terrier aujourd'hui, mais je reviens aussi vite que possible, promis.

Elle hocha la tête, reprenant contenance.

-J'avais juste une question, ajouta-t-il plus doucement. A propos de l'épouvantard que tu as vu hier.

Laureen se tendit instantanément. Charlie soupira et s'assit sur la chaise avant de la prendre par la main et de la tirer doucement vers lui, jusqu'à ce qu'elle s'asseye sur ses genoux. Il passa ses deux bras autour d'elle et la berça comme une enfant.

-Shh, détends-toi, murmura-t-il. Tout va bien, il n'y a aucun monstre ici et maintenant.

Elle hocha faiblement la tête.

-Ce que tu as vu n'arrivera jamais, souffla-t-il. Je te le promets. Je ne vais pas te laisser, pas maintenant que je t'ai enfin retrouvée. Et je ne laisserai rien t'arriver, je te le jure. Chasse ces cauchemars, ce ne sont que ça, des mauvais rêves. La réalité, c'est moi, un corps chaud, au cœur qui bat. Pas une hallucination créée par un monstre qui se terre dans des placards. D'accord ?

Elle acquiesça et nicha sa tête dans le creux de son cou. Il sourit tendrement et continua à la bercer un moment, avant de l'embrasser sur le front et de s'en aller par la cheminée.

Lorsqu'il remit les pieds au terrier, Ron était déjà debout – ce qui lui sembla extrêmement inhabituel, à juste titre – et dévorait des petits pains en regardant un article de journal sur une de ses équipes de Quidditch favorites.

-'alut Cha'lie, articula-t-il la bouche pleine.

Charlie hocha la tête distraitement alors qu'un sourire béat flottait sur ses lèvres.

-'a va ? s'inquiéta son frère.

-Mieux que jamais, répondit le dresseur de dragons avec un soupir énamouré.

Ron haussa les épaules alors que Charlie filait dans la cuisine.