Le jour du procès.
En entrant dans la salle d'audience, Éric était plus que surpris de voir son rival, sur le banc des accusés. Il comprit, alors que son meilleur ami l'avait trahi. Il changea d'avis lorsque son regard se posa sure Tami, assise au fond de la salle d'audience.
Mo : ça ne servait à rien de me balancer Taylor, je n'irai jamais en taule. Et tu sais pourquoi ? Parce que je t'ai sauvé la vie.
Éric : quoi ?
Mo arrogant : le gérant allait te tuer et j'ai tiré avant qu'il le fasse, donc, techniquement, je t'ai sauvé la vie.
Éric : je ne te crois absolument pas.
Mo : ta raison Taylor, mais eux si. Je serai le héros et toi, le mauvais garçon que tout le monde connaît.
Le juge fit son entrée et ordonna à Éric de se lever.
Le juge : Mr Taylor, je ne pensais pas vous revoir de sitôt dans ce tribunal. N'ai-je pas été assez clair la première fois ?
Éric : oui, Mr le juge.
Le juge : vous m'envoyez ravie. Donc, j'énumère vos chefs d'accusations pour cette fois-ci : braquage à main armée, trafic en bande organisée, fait de violence sur la voie publique, port illégal d'une arme et violation de votre mise à l'épreuve. Comment plaidez-vous ?
Éric : je plaide non-coupable Mr le juge.
Cette réponse choqua tous l'entourage, y compris l'avocat qui ne comprenait pas ce que faisait son client.
Le juge curieux : non-coupable ?
Éric : non-coupable sur certains points Mr le juge.
Le juge : expliquez-vous, je vous en prie.
Éric : je ne suis pas le chef du trafic de marchandises volées, je n'étais qu'un simple informateur. En ce qui concerne le braquage, ce n'était pas moi le commanditaire. L'arme à feu que j'avais en ma possession ce jour-là ne m'appartenait pas. Je n'ai jamais eu d'arme de ce genre.
Le juge : Mr Taylor, des témoins ont affirmé vous avoir vu en possession d'une arme blanche, un couteau pour être exacte, et menacer la vie d'un individu. Est-ce que vous niez ?
Éric : non Mr le juge.
Le juge : vous m'avez aussi confirmé que vous faisiez partie du trafic de marchandises volés. Depuis combien de temps vous étiez leur informateur ?
Éric : trois mois environ.
Le juge : trois mois. Donc, juste après votre mise à l'épreuve. Vous pouvez confirmer ?
Éric : c'est exact Mr le juge. J'avais besoin d'argent pour payer ma dette.
Le juge rigola bruyamment : ah... Et un travail honnête ne vous a jamais traversé l'esprit ?
Éric : qui embaucheraient un jeune avec un casier judiciaire ?
Le juge : je n'aime pas votre insolence jeune homme !
Éric : la justice m'a déjà condamné alors que le véritable meurtrier est assis juste à côté de moi !
Le juge : Mr Taylor, la thèse de la légitime défense a été accordée à votre complice. Les témoins sont tous formels. Vous étiez dans une situation dangereuse, votre complice a agi pour vous sauver la vie. Pourquoi vouloir qu'il paye pour ce geste héroïque ?
Éric hurla à plein poumon : geste héroïque ? Un innocent est mort putain !
Le juge : je vous prie de bien surveiller votre langage et de baisser d'un ton avec moi Mr Taylor.
S'en n'était trop pour le meilleur ami d'Éric qui se leva de son siège et prit la parole.
Chucky en montrant Mo du doigt : cet ordure est un manipulateur !
Éric supplia son ami de se taire, mais ce dernier refusa.
Le juge : je vous prie de vous s'asseoir, jeune homme, vous n'êtes pas autorisé à prendre la parole dans ce tribunal.
Chucky : vous appelez ça un tribunal ? Vous condamnez sans comprendre réellement ce qui s'est passé et pourquoi Éric a fait cela. Éric est mon ami depuis une dizaine d'années. Je le connais par cœur et…
Le juge : pourquoi défendez-vous l'individu qui vous a menacez avec une lame de couteau ?
Chucky resta sans voix devant cette affirmation.
Le juge : contrairement à ce que vous avez l'air de penser, je connais bien le dossier d'Éric Taylor. Éric Taylor a prouvé qu'il n'était plus apte à vivre en communauté, sa place est, par conséquence derrière les barreaux.
L'avocat : Mr le juge, pensez-vous que la prison va venir en aide à un gamin de 17 ans, en pleine crise de réinsertion sociale. Dois-je vous rappeler que mon client a vécu dans la rue pendant une longue période.
Le juge : où est le rapport maître ?
L'avocat : le rapport s'est, que vous ne pouvez pas exiger un changement radical d'un adolescent de 17 ans, qui a connu une vie de survie, pendant une très longue période. Certes, mon client a fait de mauvais choix, mais pouvons-nous vraiment le lui reprocher ? Est-ce que notre système social n'est pas autant responsable de sa rechute ?
Le juge : j'écoute votre proposition de peine maître.
L'avocat : je pense qu'une peine de six mois dans un camp de redressement militaire serait plus bénéfique pour mon client qu'une peine de prison. Mon client est d'accord avec cette alternative. Et si je m'en souviens bien, vous avez, vous-même, suggérer cette peine en cas de récidive de la part de mon client.
Le juge : avant de prendre une décision, j'ai besoin de vous entendre plaider votre cause Mr Taylor.
Éric : je ne tomberai pas aussi bas Mr le juge. J'assumerai votre décision finale, comme un homme.
Le juge : vous dites, assumez alors que vous avez plaidé non-coupable plus tôt.
Éric : j'assume la vérité Mr le juge, pas les faits qui me sont reprochés parce que d'autres personnes sont protégées par leur statut social.
Le juge : le meurtre en situation de légitime défense n'est pas un délit, ici. En ce qui concerne les graves accusations apportées par votre ami ne sont, premièrement non-recevable, et deuxièmement, il n'existe aucune preuve à ma connaissance pour relier le trafic de marchandises volées à Mo Mc 'Arnold, ici présent. Donc, cessez vos accusations inutiles qui ne font que d'aggraver votre cas Mr Taylor.
Éric sarcastique : je ne dis que la vérité Mr le juge.
Le juge : et moi, vous voulez que je vous la dise, la vérité ? Éric Taylor, vous êtes, à mon sens, incapable de vous réinsérer dans la vie sociale, car vous êtes instable psychologiquement parlant, vous êtes un marginal solitaire, qui refuse la moindre autorité, sans arrière-pensée complotiste à votre encontre. J'ai une bonne nouvelle pour vous, j'accorde la peine proposée par votre avocat. Si votre avocat pense que vous retrouverai le droit chemin avec ce genre d'institution militaire, tant mieux pour lui. Pour moi, votre place est non dans ce genre de camp, ni en prison, mais dans un hôpital psychiatrique, car vous avez des troubles du comportement de plus en plus fréquent. Mais bon, je vous accorde cette dernière faveur, car je me dis que, dans ce camp, vous serez sous surveillance. Mais je vous préviens, c'est votre dernière chance. Est-ce que c'est clair pour vous Mr Taylor ?
Éric : oui, Mr le juge.
Le juge : vous serez transférée, demain après-midi, au camp de San-Antonio. En attendant, vous pouvez rentrer chez vous, sous étroite surveillance. Nous ne voulons pas prendre le risque d'une fugue de votre part.
Éric vexé : alors, gardez moi enfermer ici, si vous avez si peur que ça !
Le juge : j'aimerai bien, mais la loi, c'est la loi. Légalement, nous n'avons aucun droit de vous retenir ici. Vous êtes libre Mr Taylor.
