- RESTEZ CALMES ! ON VA ESSAYER DE REMETTRE EN ROUTE LA GRANDE ROUE ! Beugla un homme d'en bas et dans le mégaphone.

Quelques nacelles avaient été évacuées. Marinette se disait que s'ils étaient dans un endroit plus tranquille, à l'abri des regards indiscrets, Adrien et elle auraient se transformer et sauver tout le monde. Un bébé pleurait et ça lui broya le coeur. Cela faisait quarante-cinq minutes qu'ils étaient coincés, et si le temps était vite passé pour Adrien et Marinette, c'était surtout parce qu'ils avaient l'esprit occupé. La révélation des secrets de Chat Noir et de Ladybug, la déclaration d'Adrien… Mais maintenant que tout, ou presque, était dit, ils avaient froids et la peur commençait à les gagner tout doucement.

Adrien laissa Marinette se blottir un peu plus contre lui et il posa sa tête contre la sienne, cédant définitivement à son envie de respirer l'odeur de son shampoing à la fraise et à la vanille.

- Je me sens impuissante.

Tikki, toujours dans son sac, décida de sortir de sa cachette et se pelotonna contre Marinette, pour bénéficier de sa chaleur corporelle. Adrien écarquilla les yeux, en voyant la kwami, et se mit à sourire en voyant Plagg l'imiter et se réfugier dans son écharpe verte. Adrien n'avait jamais vu Tikki. Mais Marinette en revanche, connaissait Plagg. Elle caressa sa petite tête, et le kwami se mit à ronronner très faiblement.

- Je croyais que seul le fromage pouvait lui faire cet effet, plaisanta Adrien.

- Ça me paraît si étrange, qu'on soit tous les quatre ici…

- Moi j'aime ça, avoua Adrien.

Maintenant qu'il n'y avait absolument plus aucun secret entre eux, Adrien se sentait vraiment et pleinement léger. Marinette avait la même sensation, bien que compensée par la crainte de savoir de quoi serait fait demain.

- Maître Fu ne nous a pas choisit par hasard, murmura Marinette.

- J'en ai toujours été convaincu, s'exclama Adrien.

- Il devait bien se marrer, à nous regarder nous tourner autour, avoir des soupçons…, rit soudainement la jeune femme. Il me manque…

Le vieil homme était parti pour sa sécurité et quand elle l'avait accompagné elle-même prendre ce train qui l'avait emmené loin de Paris, elle avait senti une immense peur dans tout son corps. Sans Maître Fu, elle s'était sentie immensément seule. Elle s'était reposée sur Maître Fu et sans lui, elle avait eu l'impression de devoir marcher en aveugle.

- Il me manque aussi. Je n'ai jamais pu lui dire au-revoir…

- Lui, il saurait quoi faire. Par rapport à nous, marmonna-t-elle.

- Ce n'est pas à lui de décider. Mais à nous.

- Je sais. J'ai juste peur qu'on commette une erreur.

- On a beau essayer de les ignorer, Ladybug et Chat Noir font parties de nous et on ne peut pas ignorer ça, soupira Adrien.

Marinette hocha la tête et elle sut, qu'il ressentait la même frustration, la même déception qu'elle. La grande roue se mit subitement à trembler et à grincer. Un soubresaut anima la structure de métal et Marinette sursauta.

- Avec un petit cataclysme je pourrais…., commença à proposer Plagg.

- NON ! Hurlèrent de concert Marinette, Adrien et Tikki.

- Marinette, Adrien… ? Tout va bien ? Leur cria la voix d'Alya.

- Oui, oui, répondit Adrien en se tournant vers Marinette qui se retenait de rire.

- On dirait que la Grande Roue n'est pas prête à redémarrer ! Évalua celle-ci.

- Non…

- Je commence à paniquer, avoua Marinette.

- Pense à autre chose.

- Comme quoi ?

- A ce que tu as envie de recevoir comme cadeaux de Noël la semaine prochaine ! Proposa Adrien.

Marinette se mit à plisser les yeux pour se rappeler de sa liste :

- J'ai demandé une nouvelle machine à coudre.

- Je sais, rit Adrien. Tu en parles depuis des mois parce que la tienne est tombée en panne et qu'elle est irréparable !

- J'aimerais bien avoir de nouveaux vernis à ongle aussi. Un nouveau cahier pour mes dessins. Des gâteaux.

- Ça en fait des choses…

- J'ai surtout réfléchis à ce que j'allais offrir aux autres.

La Grande roue émit un autre grincement monstrueux et déchirant. Leur nacelle se balança et Marinette ferma les yeux et se mit à respirer bruyamment. Adrien la força à se rasseoir au fond de la banquette. Il remarque que ses lèvres étaient encore plus bleues qu'avant… Il n'arrivait pas à décoller ses yeux de sa bouche.

- Pour Alya, récita Marinette malgré son souffle coupé, j'ai customisé sa veste en jean, celle qu'elle cherche partout depuis des semaines. J'y ai brodé plein de trucs, parce qu'elle parle souvent de le faire elle-même, mais qu'elle dit être une véritable catastrophe avec des aiguilles. Pour Nino, j'ai acheté une casquette toute simple, et j'y ai ajouté le logo de Carapace, parce que je sais qu'il l'adore…

- Humm, et pour cause ! Commenta Adrien, taquin.

Les yeux de Marinette pétillèrent de malice.

- Et pour toi, j'ai déniché quelque chose. Je ne l'ai pas fabriqué moi-même mais j'y ai passé beaucoup de temps et …

- Marinette, respire ! S'amusa légèrement Adrien.

- J'ai trouvé une partition, tu sais, celle de la musique que l'on entend à la fin du film dans lequel jouait ta mère ? Je t'ai entendu te plaindre si souvent de ne pas réussir à trouver les dernières notes…

- Marinette…

Son prénom dans sa bouche avait le même goût qu'un bonbon. Il aurait été capable de lui dire « je t'aime » à ce moment précis, parce qu'il le pensait. Chaque cellule de son corps le ressentaient. Jamais personne ne lui avait fait un aussi beau cadeau.

- Mon cadeau ne sera jamais aussi bien que le tien.

- Ce n'est pas grave, sourit Marinette.

Il la resserra contre lui et l'embrassa sur le front. Les joues de Marinette se mirent à rosir. Adrien loucha une fois de plus sur ses lèvres.

Est-ce qu'embrasser Marinette serait un beau cadeau de Noël ?


Oh oh oh !

J-5 avant Noël

Je réponds à vos reviews aujourd'hui o/ ! Etant enfin libérée de mes études le temps de deux semaines, je peux souffler !

Prenez soin de vous :)

On se donne rendez-vous demain, pour la suite !

CacheCoeur :)