Coucou les gens ! Ça fait un petit temps que j'ai pas posté, pourtant cet OS est en stock depuis des mois, alors voilà !
Faye : Merci pour ta review ! (petite question : tu es bien Faye89 non-connectée ? Je réponds ici comme je ne suis pas absolument certaine) Je suis heureuse que ça te plaise toujours, et, ouais, j'ai vraiment vachement de plaisir à écrire ces vignettes, grâce au format peu contraignant et à ce Deku qui me plaît tellement, c'est toujours génial de savoir que quelqu'un apprécie. Tordu, oui, ça lui va bien.
Merci à Faye et à Sasa875 pour leurs reviews sous l'OS précédent !
5 sens : le toucher, 5
Douceur et douleur
« Eiji ? Tu pleures ? »
Red Riot a un hoquet, et la réalisation qu'il pleure le fait fondre en larmes d'un coup. Deku a arrêté de chanter, il regarde Katsuki sans rien oser faire. Il ne bouge plus, il est comme aux aguets. Eijiro essuie ses larmes.
« C'est la faute de ton mec ! Il est trop viril ! »
Katsuki a déjà du mal à se réveiller, si Eijiro parle comme ça, il n'y comprend plus rien. Se réveiller ? Il se redresse d'un coup, ça le lance mais maintenant il le voit. Son « mec », c'est ça qu'a dit Eijiro ? Il ne l'a jamais formulé comme ça, et Deku non plus. Ce n'est pas ce qu'ils sont. Ils sont … Deku et Kacchan. Voilà, juste ça. Il n'y a pas de mot pour eux, parce que personne n'a jamais vécu ce qu'ils vivent. Ils inventent. Et il le voit. Deku est recroquevillé dans un coin, terré dans un mutisme qui ne lui ressemble pas. Katsuki ne comprend pas ce qu'il lui trouve de viril, à cet instant. Deku ne dit rien, pourtant c'est à lui, c'est à son tour de parler. Il a fait venir Katsuki jusqu'ici, il doit avoir quelque chose à lui dire : ça doit être pour lui dire quelque chose qu'il a enlevé Kirishima, qu'il a pris un selfie avec le corps attaché de son meilleur ami et qu'il l'a envoyé à Katsuki. C'était une invitation, une demande.
« Deku. »
Mais Izuku ne peut plus parler, parce qu'il n'y a plus rien à expliquer. La lumière est blanche à présent, mais la pièce est encore rouge de sangs mêlés et de colère et de douleur, et si Izuku ne peut pas dire alors il va montrer. C'est tout ce qu'il peut faire. Sourire et retirer sa chemise.
Kacchan et Red Riot ont un sursaut de dégoût en voyant son torse. C'est blanc et maigre et rempli de tâches rouges qui tirent sur le brun, strié de marques plus blanches encore que le reste. On dirait une victime du sida déjà morte. C'est abominable. Et Izuku sourit.
« J'ai tout retiré les marques, Kacchan. »
Katsuki sent comme un coup de poing dans son ventre en voyant le corps mutilé. Des écorchures. Deku le regarde avec de grands yeux avant de se regarder lui-même, de sursauter. Sur son ventre, une marque bleue a échappé à sa vigilance. Il sort un couteau de sa poche. Katsuki ne veut pas croire à ce qu'il va faire. Mais il le fait, il l'a déjà fait cent fois. Il enfonce la lame sous la peau. Il déchire le tissus qui garde son sang au chaud. Ça devient rouge, ça aussi, Katsuki jure et saute sur ses pieds, il trébuche et Deku ne s'arrête pas, il s'arrache méticuleusement la peau et il se lève. Il tremble mais il a retrouvé sa ligne. Il marche droit jusqu'à Katsuki, il lui tend le morceau de peau sanguinolent où on ne peut même plus deviner le suçon placé là par Dabi.
« Tu peux le faire exploser, Kacchan. Si ça te fait vomir. »
Katsuki attrape le bout de peau, c'est encore chaud. C'est un morceau de Deku. Un morceau que Deku s'est arraché à lui-même, pour lui plaire. Oui, ça lui donne envie de vomir. Le suçon, Dabi, le sang, Deku et son sourire qui devrait pas être là, Deku qui comme toujours réussit là où il faillit. De lui-même Katsuki n'a jamais réussi à arracher son orgueil. Il a essayé, il s'est travaillé au corps mais c'est un morceau de lui qui ne se déchire pas si facilement que la peau. Il lui semble qu'il ressent la douleur de Deku. On lui a arraché quelque chose, à lui aussi. Il serre la peau dans sa main, mais il ne peut pas la faire exploser, c'est au-dessus de ses forces. Il relève le regard, et Deku attend, et Katsuki porte sa main à sa bouche, et il l'ouvre, et il pose les lèvres sur le sang, juste, doucement, autant qu'il le peut, et Deku ouvre de très grands yeux avant d'éclater d'un rire dément qui contracte son ventre, fait saigner la plaie ouverte et il rit si fort qu'il tombe au sol, à côté de Katsuki, mais il ne le touche toujours pas. Il est encore terrifié du rejet. Katsuki a encore trop d'orgueil. Ils sont bloqués tous les deux.
Alors c'est Eijiro qui bouge, Eijiro qui marche jusqu'à eux, qui attrape leurs mains et les fiche l'une sur l'autre.
.
.
.
Voilà ?
Je sais pas. Me demandez pas, c'était pas prévu. Mais maintenant Eijiro shippe le BakuDeku. C'est dit.
Nan mais séreux ? Du coup je sais pas si ça passe. En plus j'ai pas du tout l'habitude d'écrire Eijiro alors … Dites-moi, parce que je suis paumée.
Prochain chapitre : Chocolat Chaud (le goût).
À très vite !
