Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenu pour l'ouverture de cette vingtième case de ce calendrier de l'avent !

Ça y est les filles ! Nous entrons dans la dernière grande ligne droite ! J'attends de vous que vous soyez au top pour les fêtes de fin d'année !

Je vais relancer mon annonce d'hier : à partir du 25 décembre, je vais corriger cette histoire (erreur de grammaire, ponctuations, virgules beaucoup trop présentes), aux vues des nombreux retours de certains lecteurs ! donc pas de panique si, un beau matin, vous voyez que j'ai de nouveau poster sur cette fiction, ce ne sera pas une suite !

Au programme de ce soir : un iceberg en perspective, une Bella enragée, une vérité et un corps coincé ! alors, je vous ai donner envie ?

Réponses aux reviews : (merci à vous d'avoir mis des pseudos, vous êtes adorables, et j'aime mieux pouvoir vous donner un nom ou un prénom, c'est plus agréable pour moi !)

Ninidezil : hey Nini ! comment ça va ? merci pour ton message !
oh ! je suis trop heureuse que tu aime de plus en plus Alice et que tu ait si bien cerner Aro et Jasper mdr
hum… très bonne idée celle de la déclaration d'amour à Bella à la fin du livre, mais comment il pourrait faire entrer ca normalement dans la vrai vie, puisqu'elle a déjà dit qu'elle réfléchirait à l'idée d'aller vivre à New York avec eux ?
Emmett, l'éternel enfant dans un corps d'adulte mdr, j'aime qu'il te fasse rire ahah
pour le programme d'aujourd'hui je te laisse aller lire plus bas lol tu auras toute tes réponses !
je te souhaite un très bon chapitre,
bisous et bonne lecture,
Mya

aurelie355 : bonsoir Aurélie ! comment vas-tu ? oh ! je suis très touchée par ton message ! merci miss ! mais ne t'en fais pas, ton mari as le droit de croire que tu le trompe dis lui juste que c'est avec un major de l'armée du Texas de 160 piges, ca devrait le refroidir 5 minutes mdr ( et oui, j'étais obligée de faire ce trait d'humour :vampire= froid)
pour ta sœur dis-lui qu'elle n'a pas à être frustrée et que je lui promet que l'histoire est finit d'écrire depuis mi-novembre, et que le dernier chapitre sera poster le 24 à 16h !
bonne lecture Aurèlie !
bisou
Mya

Elo1095 : hey Elo ! ah nous sommes d'accord ! ça fait toujours plaisir d'avoir une Alice mal dans sa peau qui se relève !
pour la raison, elle arrive dimanche, si je ne dis pas de bêtises, mais pour le manuscrit, à moins que je fasse des Bonus, ce qui m'étonnerais sincèrement, il n'y aura pas de passages du manuscrit de jasper…
le prochain chapitre est là ! tout frai, tout beau, tout propre ! alors profite ma grande, c'est presque noël lol
bisou et bonne lecture
Mya

Delphine : hey Delphine ! oui, je sais, pas de Bella, mais de temps en temps, il faut faire évoluer le point de vue de chacun pour que l'histoire puisse suivre son fil non ? 😉
une Alice bouleversante est toujours agréable non ?
je te souhaite un très bon chapitre miss,
bisou et bonne lecture
Mya


*** bonne lecture ! ***


Chapitre 20

Jeudi 23 décembre

POV Bella

La tension à couper au couteau, de ces derniers jours, semble avoir totalement disparue lorsque, rentrant accrochée au bras de Rosalie, je vois Aro et Chelsea couver Alice d'un regard protecteur, presque aussi puissant qu'à l'époque où elle sortait avec leur fils.

Ce même fils, s'avance d'ailleurs vers elle, de l'autre côté de la table, pour lui planter un rapide baiser sur le crâne, avant de s'asseoir, récompensé par un doux sourire. Minute ! Depuis quand ces deux-là sont-ils redevenus proches au point de faire ce genre de démonstration d'affection ?

— Tu as passé une bonne journée, Lily ? s'enquit-il gentiment.

— Riche en émotion ; lui répond -elle, avec un sourire en coin narquois.

— Vous avez regardé Titanic ; soupire Edward, à mes côtés. Il y a plus productif, tu ne crois pas ?

Même si je ne suis absolument pas d'accord avec lui ; je ne compte pas faire dériver la conversation sur la raison de mon absence à la sortie shopping, sortie qui, justement, à l'air d'être annulée. Pourvu qu'elles n'aient pas décidé de la reporter, simplement, à demain.

La journée de demain, d'ailleurs, risque d'être, comme tous les ans, bien chargée… Passer la matinée dans une église me semble être un calvaire, mais passer la matinée, et la soirée, à devoir contempler le couple d'anthologie que formeront Alice et Jasper, en tant que Marie et Joseph, voilà qui risque de me mettre de bien fâcheuse humeur, malheureusement.

— C'était un Titanic joués par d'autres personnes que Leonardo Di Caprio, et Kate Winslet ; sourit-elle, une étincelle d'amusement brillant dans ses yeux. Une réadaptation très convaincante, qui tirait presque du génie, cela dit.

— Vraiment ? Du génie ? hausse un sourcil Jasper.

— Les mots étaient magnifiques, les dialogues criant de vérité, les révélations arrivées quand tout paraissait être terminé ; déclare-t-elle, pétillante de joie. C'était du pur génie, et surtout, une tranche de vie vraiment incroyable, Jasper, crois-moi.

Je la ressens encore grossissant, même, dans ma poitrine, cette boule de jalousie, qui enfle de plus en plus, à mesure que je vois les sourires de connivence, doux et tendres, qu'ils s'échangent ; et je peine, malheureusement, à retenir une grimace, sous cette émotion.

Je devrais être heureuse, pour lui, qu'il se soit rapproché d'Alice, puisqu'elle lui manquait ; mais je ne peux m'empêcher de penser au fait que, moi aussi, j'aimerais qu'on me regarde de la façon dont il le fait avec elle, en ce moment.

— Je pense qu'ils étaient, tous les deux, le cœur de l'océan de l'autre ; reprend-elle, doucement, alors que la tourte est posée sur la table. Tous les deux raccrochaient l'autre au passé, sans se rendre compte qu'ils se manquaient, parce qu'ils savaient qu'ils souffriraient, en ouvrant la boite de pandore qu'étaient leurs souvenirs.

— Il est plus simple, parfois, de se raccrocher à l'idée d'avancer, et d'oublier ; hoche la tête Jasper, souriant, nostalgique ; plutôt que d'affronter le manque croissant, qui te terrasserait, si tu prenais le temps de contempler l'ampleur que son absence a laissée dans ta vie.

Cette connexion, entre eux, me rend malade, et si je n'avais pas, déjà, envie de m'enfuir en courant ; le simple fait de le voir tendre le bras pour la ramener contre lui fut la raison pour laquelle je me levai, attirant sur moi tous les regards.

— Je suis désolée ; fais-je, rouge de gêne. Je vais aller me reposer, la journée de demain risque d'être longue, et je voudrais être en parfaite possession de mes moyens.

Je ne laisse à personne le temps de me retenir, je réussis, par je ne sais quel miracle, à remonter dans ma chambre sans tomber au sol à cause de ces fichus escarpins.

Cependant, même une fois dans cette pièce, l'étreinte puissante de la jalousie ne s'efface pas ; au contraire, même, je la sens envelopper chaque fibre de mon corps me faisant tourner la tête. A quel moment, exactement, le fait de les voir si proches est-il devenu maladif, pour moi ?

J'ai à peine eu le temps de faire un pas dans la chambre, que la main de Jasper bloque la porte, lorsque je souhaite la refermer sur son visage, pour espérer gagner, au moins, quelques minutes de paix, avant de rejouer la comédie. Parce que, la comédie que nous leurs jouons est bien la seule chose qui nous unit, malheureusement…

Retenant un soupir de lassitude, je le laisse dans la partie salon de notre suite, pour me diriger vers le lit, enlevant ces stupides boucles d'oreilles bien trop grosses pour moi et l'idée d'aller prendre, encore une fois, une douche, aujourd'hui, me tente particulièrement.

— Tu comptais aller te coucher sans dire au revoir ? m'arrête-t-il, alors que j'ai la main sur la poignée de la porte.

— Bonne nuit Jasper ; soupiré-je, tentant, malgré tout, un sourire factice.

L'atmosphère s'épaissit, lorsque je dis ces mots, mais je n'en ai que faire. A l'heure actuelle, tout ce que je souhaite, c'est pouvoir aller me coucher, pour qu'en me réveillant, je me rende compte que ce simulacre de dîner n'était, en fait, qu'une vaste plaisanterie.

— Et moi qui pensait que tu serais heureuse pour moi ; bougonne-t-il, en s'adossant au baldaquin du lit ; je suis déçu, je l'avoue.

Oh, mais heureuse pour lui, je le suis ! Je suis follement heureuse qu'il se soit amusé avec moi, je suis heureuse qu'il ait pu prendre sa revanche sur Edward, et qu'il ait pu assouvir cette envie de me faire découvrir les plaisirs de l'orgasme. Et, par-dessus tout, je suis très heureuse qu'il ait retrouvé son ex-femme bien sûr !

— A quoi t'attendais-tu de ma part Jasper, dis-moi ? sifflé-je.

M'avançant dans sa direction, la colère enfle à chacun de mes mots, en même temps que la jalousie, me rendant inconsciente de la démarche féline que j'adopte, sous cette brusque montée d'émotions.

— Que voulais-tu de moi ?

Son regard suit la progression de ma silhouette, alors que je ne suis plus qu'à quelques pas de sa personne ; ses yeux se teintant de couleurs plus sombres, à mesure que je me rapproche, mais en cet instant, je n'en ai que faire.

Non, ce qui m'importe, à l'instant, c'est ce sentiment puissant, déstabilisant, même, de colère, d'envie de détruire, de lui enlever ce sourire en coin charmeur, qui pend sur son visage ; alors que j'ai l'impression de ne plus parvenir à me souvenir de comment le corps humain est censé respirer.

— Qu'attends-tu de moi ?

Je voudrais qu'il me prenne par la taille, et qu'il me fasse tout oublier, comme ce matin même ; mais, lorsqu'il relève son regard dans le mien, la seule chose que je puisse voir, c'est cette flamme dévastatrice, ce besoin ardent qui y brûle.

— Ce n'est pas moi que tu veux ; chuchoté-je, soufflée par ma découverte. Ce que tu veux, c'est pouvoir m'avoir dans ton lit.

Cette révélation me broie le cœur, plus encore même que lorsque je l'ai vu embrasser le crane de son ex-femme. Le roi de cœur a décidé de devenir bourreau, et, manque de chance, je suis la victime idéale.

Mais, ce qui me révulse totalement, c'est le fait qu'il n'objecte pas, qu'il ne dise rien, qu'il continue de me regarder en silence, les yeux brouillés d'envie ; et la jalousie et la colère se transforment en quelque chose de plus dévastateur encore.

D'autorité, je place mes mains de chaque côté de sa braguette, tirant dessus, pour la faire craquer sous la pression, mais je m'en fiche ; puis, de rage, je pose une main sur son torse, pour le faire s'asseoir sur le lit.

Jamais, ô grand jamais, je n'ai fait ce que je m'apprête à faire, mais la colère semble décupler mes sens, et je ne parviens plus à réfléchir convenablement. Tout ce que je vois, tout ce à quoi je parviens à penser rationnellement, c'est au fait que je veuille marquer mon territoire, lui laisser une marque indélébile de mon passage dans sa vie, comme moi je l'ai fait, avec ces étoiles sur mon corps.

J/B * UBSS * B/J

POV Jasper

Mais putain de dieu ! Qu'est-il en train de se passer ? Quand donc, docteur Jekyll s'est-il transformé en mister Hide ? Comment a-t-elle fait pour avoir tant d'assurance, pour me chambouler à ce point, que je n'en trouve pas le moyen d'ouvrir la bouche, pour démentir.

En quelques secondes à peine, la tristesse que reflétaient ses yeux, à table, alors qu'Alice me parlait, à mots couvert, de mon manuscrit ; s'est transformée en une colère dévastatrice, lui conférant un charme animal.

La voir onduler des hanches, entre la salle de bain et moi-même, montée sur talons aiguilles, à, en soit, déjà été tout un programme ; mais la voir si cavalière, lorsqu'elle a agrippé mon pantalon pour l'ouvrir, là, j'ai l'impression d'avoir une autre femme en face de moi, la même femme que ce matin, lorsque je lui ai offert le premier orgasme de sa vie.

Savoir qu'elle a l'équivalent du savoir d'une vierge, dans le domaine du sexe ; a eu, sur moi, presque autant d'attraction que de la sentir vibrer sous ma langue, l'entendre gémir sous mes mains, et se resserrer autour de mes doigts.

Mais la voir, là, entre mes jambes, toujours debout, alors que mon pantalon et mon boxer sont descendus jusqu'à mes chevilles ; je sais que je ne parviendrais pas à tenir la distance bien longtemps, si elle garde cette étincelle d'envie, au fond du regard.

Elle a beau le nier, elle a beau ne pas savoir ce qu'elle fait réellement ; lorsqu'elle se met à genoux entre mes cuisses, ses mains lui offrant un appui solide contre elles, j'ai l'impression de perdre pied définitivement.

— C'est bien cela que tu voulais, non ? murmure-t-elle, comme une supplique.

Cependant, encore une fois, ma voix se bloque dans ma gorge, quand je vois ce léger sourire triste, sur ses lèvres. Je voudrais l'arrêter, je voudrais lui dire qu'elle n'a pas besoin de faire cela ; mais tout mon corps est paralysé, attendant de savoir ce qu'elle va faire.

Sa colère est-elle si grande que, comme lorsqu'elle fait du patin à glace, ou quand elle marche en talons, elle se laissera guider par son instinct ; ou bien, au dernier moment, va-t-elle s'arrêter, et me laisser dans l'état d'excitation intense dans lequel je suis. Alors, mon enfer débute sous mes pieds.

Son visage s'avance tout doucement, et ses lèvres sont, à peine une seconde, mouillée par le bout de sa langue qui passe dessus, avant qu'elle ne le pose sur la tête de mon pénis, me faisant feuler de soulagement.

Une semaine, à dormir contre elle, à moitié nue, si ce n'est presque complètement nue, si l'on prend en considération que, lors de la soirée passée dans le jacuzzi, elle se soit endormie durant mon massage ; et ses lèvres sont enfin sur moi, enfin sur mon membre, l'entourant doucement, et commençant à coulisser lentement, alors que sa langue entoure mon gland.

Putain de merde ! Ou donc a-t-elle appris à faire cela ? Je croyais, pourtant qu'elle n'en avait jamais touchée une seule de sa vie ! Qu'elle ne sache, presque pas à quoi cela pouvait ressembler, et, là, elle me fait frissonner de désir, uniquement en me prenant dans sa bouche ? Putain, je ne suis pas au bout de mes peines, avec elle…

Sa torture, qui, au début, était lente et douce ; se transforme en quelque chose de bien plus dur à gérer, pour moi, quand elle place l'une de ses petites mains douces à la base de ma virilité, essayant de la forcer à entrer plus profondément encore dans sa bouche ; un gémissement pitoyable m'échappant.

— Plus vite ; susurré-je.

Je m'en veux, je m'en veux vraiment, de l'« utiliser » de la sorte, alors qu'elle n'y connais strictement rien, dans le plaisir qu'un homme puisse lui apporter, mais putain ce qu'elle est bonne, quand elle resserre ses lèvres sur cette partie bien précise de chair…

Elle hoche la tête lentement, alors que ma main vient se crocheter dans ses cheveux, accompagnant son mouvement, pour tenter de me faire buter au fond de sa gorge, mais, rapidement, un nouveau problème survient.

Tellement concentré pour essayer de faire durer le plaisir, je n'ai pas pris en compte un point essentiel : je n'ai eu personne dans mon lit depuis plus d'un mois, et ma dernière partie en solitaire remonte à plus d'une semaine…

— Darling… ; gémis-je, tirant doucement sur ses cheveux. Arrête, s'il te plaît.

Immédiatement, ses mouvements cessent, sa langue s'arrête de jouer sur ma longueur, alors qu'elle me laisse dans la chaleur de sa bouche, m'amenant doucement jusqu'au supplice. Mais il me reste encore un peu d'honneur, même si, jusqu'à présent, je n'en ai pas fait preuve.

— Relève-toi, s'il te plaît ; soufflé-je, les dents serrées.

Une chose étonnante, avec Bella, c'est bien le fait que, même après qu'elle se soit jetée tête la première dans les ennuis, elle retrouve cette soumission incroyable, à genoux entre mes cuisses, la tête baissée, les mains regroupées sur ses cuisses.

— Pardon ; murmure-t-elle. Tu avais parfaitement le droit de faire ce que tu as fait. J'ai été stupide, j'ai oublié que nous ne faisions que jouer la comédie.

— Moi je ne joue pas ; soupiré-je.

Mais, en la voyant essuyer une larme solitaire, au coin de son œil, je sais qu'elle ne me croit pas, et mon envie de détruire tout, sur mon chemin, me reprend. Mais pas elle. Elle, je ne peux pas la détruire. Elle est ce qui m'est le plus précieux.

Comment, elle, qui, lorsque nous étions adolescents, arrivait parfaitement à décrypter chacune de mes émotions ; peut-elle ne pas sentir tout le poids que cet aveu comporte ?

Edward ; me souffle ma conscience, me faisant fermer douloureusement les yeux. Méthodiquement, il lui a enlevé chacune de ces choses qui la rendait si belle et majestueuse, ne laissant derrière lui qu'une fille n'étant que l'ombre d'elle-même, perdue, incapable de faire confiance, et douloureusement inconsciente du charme qu'elle dégage.

— Darling ; fais-je, glissant du lit, me laissant tomber à genoux devant elle pour lui attraper les mains ; me laisserais-tu te faire l'amour, s'il te plait ?

Ma demande est sûrement stupide, et je regrette sincèrement de l'avoir exprimée ainsi, mais elle relève un regard incertain dans le mien, fronçant les sourcils devant le mien.

— Pourquoi ? souffle-t-elle.

— Parce que je voudrais que tu comprennes ; soupiré-je, bloquant mes yeux dans son regard chocolat.

— Que je comprenne quoi ?

— Ce que je n'arrive pas à dire ; m'excusé-je, un léger sourire contrit aux lèvres.

Ses yeux se froncent encore, mais elle finit par soupirer, serrant plus fortement ma main dans la sienne, lorsque je la remets debout, me trouvant, immédiatement très idiot, avec mes vêtements aux chevilles, alors qu'elle est encore tout habillée.

J'approche mon visage du sien, mes lèvres s'égarant sur la ligne de sa mâchoire, avant de remonter doucement jusqu'aux siennes, les pressant simplement contre les miennes, dans un premier temps, jusqu'à ce qu'elle se détende enfin.

J/B * UBSS * B/J

POV Bella

Cette prise de risque, ce marquage de territoire ne me ressemble pas, et, à vrai dire, si j'avais su dans quoi je m'engageais, je ne l'aurais sûrement pas fait.

Mais le sentir vibrer sous mes doigts, frissonner sous mes coups de langue, et le mouvement de mes lèvres autour de son sexe tendu ; a sûrement été la chose la plus satisfaisante pour mon égo. Cette sensation de domination, de pouvoir lui faire faire ce que je voulais, le bref instant que cela a duré est sûrement l'événement le plus marquant de tout ce séjour.

Néanmoins, sa demande est tout autant dérangeante, que ne l'a été mon idée de lui laisser une trace imperméable dans son corps, et dans son esprit.

Faire l'amour avec lui m'expose à deux choses. Dans un premier temps, je risque, purement et simplement, de « prendre mon pied comme jamais », comme l'exprime si pudiquement Rosalie ; alors que, dans le second cas, je risque de me perdre totalement, lorsqu'il retournera avec Alice.

Mais mes réflexions s'égarent totalement, lorsque son baiser débute, d'abord doucement, puis, lentement, il devient plus tentateur encore, lorsque sa langue se joint au ballet qui se joue, en ce moment.

Alors le fil de mes pensées s'enfuit totalement, et mon corps prend le pas sur mon esprit. Lentement, méthodiquement, il passe ses mains dans mon dos, trouvant la fermeture éclair de ma robe, pour la faire descendre sur mes reins, me mettant à nue devant lui.

Ne portant plus que mon shorty en dentelle, et mes chaussure à talons, j'aurais cru que je me sentirais gênée, ou, au pire, maladroite, mais sentir sa virilité fièrement dressée contre ma cuisse m'enhardit, et, à mon tour, je passe mes mains contre ses cuisses, les faisant remonter, jusqu'à accrocher les bords de son tee-shirt, pour le faire remonter sur son torse.

Me détachant de lui, pour qu'il puisse s'en débarrasser, en même temps que son pantalon et son boxer ; je peux voir, pour la première fois, son corps entièrement nu, et un frisson d'anticipation, mêlé à un gémissement d'envie brûlante m'échappe.

Ses épaules larges, ses abdominaux finement dessinés sur son ventre, le V de son aine, et la ligne claire qui part de son nombril, jusqu'au fruit défendu ; tout, en lui, à cet instant, m'attire inexorablement.

— Le paysage te plait darling ? susurre-t-il, souriant en coin.

— Tu n'as pas idée ; soupiré-je, ne m'en rendant même pas compte, en mordant ma lèvre inférieure.

Ou donc avait-il caché ce corps, durant toutes ces années ? Pire, même ! Pourquoi ai-je été attirée par Edward, alors que j'aurais pu avoir cela depuis bien des années dans mon lit ? Dans ma vie ? A mes côtés, tout simplement ?

— Arrête de penser ; souffle-t-il, se rapprochant de moi, ses lèvres s'égarant dans mon cou.

— Je ne pense pas ; gémis-je pitoyablement. Je contemple.

— Bien sûr que si, tu penses ; rit-il contre ma peau ; tu ne fais que penser à lui, en ce moment, et tu es même entrain de te demander pourquoi tu l'as choisi lui, je me trompe ?

Mais comment fait-il pour toujours savoir ce à quoi je pense, dans des moments comme celui-ci ? Comment fait-il pour savoir comment m'embrasser comme il le fait en ce moment, pour que je ne parvienne plus à penser, et que mes jambes se mettent à flageoler sous mon corps ?

Me prenant par surprise, il me prend par les jambes, ses lèvres n'ayant pas quitté les miennes, pour les faire s'enrouler autour de sa taille, puis nous faire, tous les deux, tomber sur le matelas, son corps parfaitement imbriqué contre le mien.

— Laisse-toi faire ; chuchote-t-il, se redressant sur ses bras. Arrête-moi si tu le souhaites, mais je te promets de te faire du bien.

Plus facile à dire qu'à faire, malheureusement… j'ai beau avoir confiance en son savoir-faire, en la matière ; je ne peux empêcher la peur résiduelle de revenir, encore, et encore, à l'idée que le contact soit aussi douloureux qu'avec Edward.

Lentement, ne portant plus un seul vêtement, il se détache une nouvelle fois de moi, s'assoit sur ses genoux, puis écarte, en douceur, un peu plus mes cuisses, les embrasse, avant de finir sa course sur mon pubis, embrassant le tissu qui le protège.

Relevée sur mes coudes, je fixe son regard, lorsqu'il prend les bords de mon dernier vêtement, le fait coulisser sur mon corps, et l'envoie voler dans la chambre, reprenant ses caresses et ses baisers sur moi, faisant, si cela est possible, monter encore le désir que j'ai pour lui, effaçant la peur qui me vrillait le ventre.

Dans un geste hautement érotique, nos regards toujours soudés l'un à l'autre, il donne le premier coup de langue sur mon clitoris, me faisant immédiatement renverser la tête en arrière, mes seins pointant en l'air, avant qu'il ne vienne en malaxer un de sa main.

Ainsi prise entre les sensations ressenties sur ma poitrine et entre mes jambes, je me laisse totalement retomber sur le matelas, me mordant la lèvre et serrant les draps, pour ne pas gémir tout le bien qu'il me fait à l'instant même.

Pourtant, lorsqu'il mordille cette petite boule de chair entre mes cuisses, je ne peux retenir un cri de plaisir de sortir de ma bouche.

— Jasper ! crié-je, ne récoltant qu'un sourire contre ma peau.

Sa douce torture continue, encore et encore ; et, au ballet parfaitement effectué par sa langue, s'ajoute un doigt me pénétrant doucement, ajoutant de nouvelles sensations, puis un second, m'apportant une gêne passagère ; avant que je ne rende les armes, criant son nom dans la chambre, à l'ajout d'un troisième doigt.

Me laissant retrouver mon souffle, après cet orgasme dévastateur, il s'allonge sur le lit, ses doigts caressant la peau de mon ventre, tandis qu'un sourire niais s'installe sur mon visage.

— Prête pour la suite ? souffle-t-il dans mon cou.

Plus que jamais, je suis prête à tenter l'expérience, lui laisser la possibilité de faire de moi ce qu'il veut, si tant est que je puisse retrouver cette sensation de plénitude.

Alors doucement, je hoche la tête, le laissant se rallonger sur le lit, puis prendre mes jambes pour pouvoir les passer sur les siennes, poser une de ses mains sur ma joue, et m'embrasser.

Il faut véritablement qu'il arrête de m'embrasser ainsi. Ce n'est pas humain, de forcer les gens à ressentir toutes ces choses. Il est vraiment un très bon acteur ; me dis-je amèrement, alors que ses mains continuent de caresser ma peau avec adoration, presque.

Me laissant totalement emporter par les sensations qu'il me procure, une fois assise sur son ventre ; il me fait doucement coulisser sur son corps, son membre butant contre ma chute de reins, avant que mon corps ne prenne, encore une fois, le relai.

Lentement, ne desserrant pas l'étreinte, je surélève légèrement mon bassin, pour présenter sa tête à mon entrée, me crispant légèrement, sous la menace imminente, avant de prendre mon courage à deux mains, et me laisser coulisser dessus, serrant les dents à chaque centimètre.

Ce n'est pas douloureux, et, à vrai dire, c'est même vraiment bon ; mais la peur me dictant mes pas, une fois parfaitement insérée, je me sens obligée de m'arrêter, pour profiter de la sensation, et m'habituer à l'envahissement.

Mais mon corps brûle totalement, de cette chaleur qui se repend dans mes veines, lorsque je me redresse sur son membre, et qu'il butte tout au fond de moi, mon cri de surprise et de plaisir me faisant sursauter.

— Ne panique pas ; grimace-t-il.

— Trop tard, c'est déjà fait ; ris-je jaune.

— Je n'ai pas vraiment envie que Carlisle soit obligé de venir nous décoincés, darling ; soupire-t-il douloureusement. Tu es en train de me bloquer.

— Te bloquer ? froncé-je les sourcils.

— Tu te resserres, en ayant peur, et crois-moi, tu es déjà extrêmement serrée, alors respire, et laisse-toi faire.

Mais, dans cette position, je ne parviens à rien faire de plus, qu'à penser à Carlisle rentrant dans notre chambre, et nous trouvant dans cette situation ; quoique le pire serait sûrement de voir Emmett débarquer…

— Darling ; siffle-t-il entre ses dents serrées sous la douleur ; il faut que tu te détendes.

— Je n'y arrive pas ; soufflé-je, la panique augmentant crescendo.

Mon frère de deux mètres, entrant dans cette chambre, alors que son beau-frère est en train de me faire découvrir les joies du sexe non douloureux ; voilà tout ce à quoi mon cerveau parvient à penser, en cet instant.

Comprenant que me parler ne servira sûrement à rien, il se redresse, capturant mes lèvres ; mon esprit se déconnecte totalement, comme à chaque fois ; et il inverse nos positions, me surplombant de tout son corps, alors qu'il ne bouge pas.

Lentement, trop lentement, je sens la peur refluer totalement, et mon souffle se faire moins saccader, alors que son pouce retourne entre nos deux corps, pour venir flatter mon clitoris douloureux, des gémissements m'échappant.

Cette torture horriblement agréable continue longtemps, mon corps se détendant parfaitement sous son toucher ; alors, enfin, il amorce des mouvements de va et viens, d'abord très lents, et très doux ; puis, lentement, il accélère, ne manquant pas de buter au fond de moi, à chaque fois.

— Tu es tellement serrée darling ; susurre-t-il, sa bouche s'égarant sur mon cou. C'est délicieux.

— Tais-toi et continue, s'il te plaît ; gémis-je, alors qu'il semble trouver un point particulièrement sensible à l'intérieur de mon corps, tapant une nouvelle fois dedans. Là ! Oui !

Mon cri se répercute fortement, alors que ses mouvements se font de plus en plus rapides et désordonnés, mes mains s'accrochant désespérément aux draps, tandis que ma tête part en arrière, lorsqu'il vient mordre l'une des pointes de mes seins.

— Continue, plus fort ; balbutié-je, perdue dans ce tourbillon de sensations. Surtout, ne t'arrêtes pas.

— Je n'en ai pas l'intention, darling ; souffle-t-il.

Mes coups de reins se font désordonnés, saccadés, contre lui, et mes jambes se crochètent fermement autour de ses hanches, ma main appuyant contre sa tête, ses lèvres revenues sur ma poitrine, tandis que ses doigts continuent de jouer sur mon clitoris.

Des grondements lui échappent, de même que des sifflements et des injures, mais je n'en ai que faire, lorsque, passant son bras sous mon dos, il me surélève quelque peu, pour modifier l'angle de pénétration.

Mes gémissements se transforment en cris de plaisir, et mon corps se balance contre le sien ; mais je pourrais jurer que je ne suis pas la seule à me retenir de jouir, quand, en rouvrant légèrement les yeux, je peux le contempler, concentré à l'extrême, grimaçant sous l'effort que cela lui demande.

— Jouis darling, s'il te plait, jouis ; gronde-t-il, quand il comprend mon manège. Je te ferai l'amour toute la nuit, mais, il faut que tu jouisses maintenant !

Comme si ce grondement avant ouvert les vannes, de la lave en fusion se répand en moi, en même temps que cette sensation de planer qui semble m'envahir de l'intérieur. Tout, à cet instant, n'est que sensation, des sensations puissantes au point de m'en vriller les cordes vocales, lorsque son nom m'échappe, dans un dernier cri.

Ce lâcher prise total de ma part est tout ce qu'il lui fallait, pour qu'il parvienne, après quelques nouveaux coups de reins, à se déverser en moi, poussant un râle bestial, où mon nom se mêle à un « putain » ; avant de retomber sur mon corps, et de rouler sur le côté pour me prendre dans ses bras.

— J'espère vraiment qu'ils étaient encore en train de manger ; ricane-t-il, me prenant au dépourvu, après quelques minutes de calme à me caresser ma colonne vertébrale.

— Pourquoi ? froncé-je les sourcils.

— Parce qu'il n'y a absolument aucune isolation dans cette maison, et que j'aime l'idée de leur avoir offert un « dessert maison » ; sourit-il, narquois.

Le temps que l'information parvienne à mon cerveau, je me suis totalement tendue, mon corps refusant de bouger, et mes joues se sont colorées de rouge. Voilà donc la raison pour laquelle Rose et Alice se sont échangé ces coups d'œil, ce matin !

— Tu l'as fait exprès ? soufflé-je, incrédule.

— Cela fait plus de dix ans que j'entends ton frère faire crier ma sœur presque toutes les nuits, quand nous sommes ici ; accentue-t-il son sourire. Je lui avais promis de lui rendre la pareil, un jour, si j'en avais la chance.

— Tu t'es servi de moi ? murmuré-je, blessée, me détachant légèrement de lui.

— Si j'avais voulu me servir de toi darling ; fait-il, plus sérieux, en se redressant sur un coude ; je ne m'en serais pas voulu de ce qu'il s'est passé tout à l'heure, pendant et après ton moment de colère. Je voulais te faire l'amour pour que tu comprennes que ce que je ressens est bien diffèrent d'une comédie, et que je me fous parfaitement de ce que peuvent penser les autres.

— Tu m'aimes ?

Je n'en reviens pas, d'être parvenue à lui souffler cette phrase ; mais j'ai un besoin si grand d'effacer mes peurs, que je n'ai pas pu m'en empêcher.

La seule réponse que j'obtiens, après cette question, est un sourire doux, suivit d'un baiser sensationnel, où la sensualité se mêle à la tendresse, pendant que ses mains repartent à l'assaut de mon corps.

— Une douche ? souffle-t-il contre mes lèvres, me prenant déjà par les cuisses.

— Je préfère rester avec toi ; fais-je, de la même façon, m'empêchant de repartir à l'exploration de ses lèvres tentatrices.

— Je n'avais pas l'intention de te laisser y aller seule darling ; sourit-il, de ce sourire en coin si charmeur, si sexy.

Tant pis pour l'écologie !


Hey ! alors ? à vos claviers mesdames ! j'attend vos messages que j'espère arriver par milliers ! oui, j'ai gardé mon esprit de noël comme vous le voyez ahah ! alors dites-moi tout ! ce chapitre plus hot en gardant une certaine part de réalité (parce que soyons bien clair, la première fois qu'elle soit réelle ou la première fois avec un autre, ce n'est jamais vraiment toujours le top…) vous a t'il plut ? Et cette Bella énervée qui se transforme en lionne ? pas trop déçues ? et se jasper totalement dépasser par les évènements ?

Au programme de demain : un jasper suffisant, un Emmett épuisé, une rose éclatante, une Alice narquoise, et un Edward mal en point ! alors, je vous donne envie ? patience mes petits loups, plus que 24h à attendre !

Je vous souhaite à tous une bonne soirée,
Rendez-vous demain à 17h,
Faites de beaux rêves,

Bisou
Mya