On se revoit à Konoha
Disclaimer : D'après les personnages de Naruto de Masashi Kishimoto. Une histoire originale de Nounouillechan. Ecrit par Chicken Poulet.
Chapitre 22
Neji fut un peu surpris de ne trouver personne pour l'accueillir à son arrivée au Domaine Hagoromo. D'habitude cet endroit était en effervescence permanent, c'est tout juste s'il ne fallait pas prendre rendez-vous pour avoir une entrevue. Sans s'annoncer il repoussa du plat de la main la grande porte de l'entrée qui n'était pas verrouillée.
A contre cœur il avait dû sceller Matatabi avec un collier qui le plongea dans un profond coma. Il n'y recourait qu'en dernier recours car son port prolongé peut conduire à la mort du bijuu. Neji savait et comprenait la souffrance de Matatabi, on l'avait arraché à sa maîtresse, à l'issue d'un combat qui lui avait coûté la vie. Maintenant il devait vivre avec une personne qui n'était rien pour lui. Tout cela était éprouvant et traumatisant, mais ça ne justifiait pas de mettre en danger tout un village.
Neji tendit l'oreille, la voix forte et impérative d'une femme se faisait entendre.
- Un tremblement de terre qui arrache les escaliers des murs, fissures les plafonds sans laisser de trace sur les façades ? Abîme des bâtiments vieux de quelques semaines mais laisse intacte les antiquités de la ville ? Un tremblement de terre qui met le feu ? Y crois-tu vraiment ?
À laquelle répondit celle de Kôhei.
- Ne me mens pas.
- L'ai-je jamais fait ? Mon aimé, t'ai-je jamais dit autre chose que l'entière vérité ?
Neji en déduit qu'il devait s'adresser à son épouse, ils n'avaient jamais été présenté mais la réputation de Hagoromo Kyotsune la précédait. Il avança jusqu'au petit bureau où ils se trouvaient.
- Pourquoi as-tu quitté la maison après le tremblement de terre, reprit Kôhei d'un ton égal.
Il y eu un bruit, comme une chaise que l'on repousse.
- Pas ça… Kôhei, ne me demande pas ça.
- Puisque tu n'es pas une menteuse, dis-moi pourquoi t'être absenté au milieu de la nuit pendant près de deux heures ?!
Le renard argenté lui répondit dans un murmure menaçant.
- Ne hausse pas le ton en t'adressant à moi.
Neji leva le poing pour toquer à la porte, mais sentit de petites pattes pousser depuis l'intérieur de sa veste et remonter jusqu'à son col. Kurama prit une grande bouffée d'air puis lui mordit le lobe de l'oreille.
Il était trop faible pour rester seul mais pas assez pour rester calme. Neji se recroquevilla pour lui faire lâcher prise, tandis que la dispute entre les Hagoromo continuait.
- Le Domaine Uchiwa est en miette, l'orphelinat supposé ouvrir dans une semaine tiens tout juste debout et les frontières du quartier que l'on rénove est la proie des flammes. Que suis-je supposé répondre à nos détracteur lorsqu'ils auront vent de ton escapade ?
- Que j'ai juré de défendre mon époux et ses intérêts. Et c'est en ce but que je suis sortie cette nuit là. J'ai vu l'incendie se propager, j'ai la certitude qu'il n'est pas le fruit d'un accident, pas plus que les dégradations de l'orphelinat !
- J'ai effectué l'inspection aux côté d'Haruno san, une shinobi choisi par l'hokkage en personne. Et ce qui est apparu c'est que cela est soit la conséquence d'une catastrophe naturelle. Soit d'une toute autre force de la nature, capable d'arracher un escalier des murs, choisir avec soin quel bâtiments attaquer…
La réponse du renard argenté sonna comme une sanction.
- Et c'est tout naturellement que tu soupçonne ta propre épouse. Je suis sortie chercher des preuve, en vain. Mais si j'avais penser en avoir besoin auprès de toi, j'aurais cherché avec plus d'attention.
Neji rouvrit sa veste pour y enfouir le renardeau, tandis que des pas approchait rapidement de la porte.
- Tu ne comprends rien ! Ce n'était pas à toi de se précipiter au-devant du danger au milieu de la nuit tandis que je t'attendais à la maison en me rongeant les sangs !
Il y eu un moment de silence et la femme soupira.
- Tout cela… Ton regain d'autorité, cette pseudo méfiance… C'est parce que tu t'inquiètes pour moi ? Tu as peur qu'il m'arrive du mal, Kôhei, c'est cela ?
Neji tressauta lorsque le poing de Kôhei tapa lourdement sur la table et qu'il perdit son calme. Ils ne s'étaient rencontré que quelques fois, mais il lui était apparu comme un homme très calme et toujours détendu, presque désinvolte.
- C'est vraiment trop te demander de te comporter comme l'épouse du chef de clan de temps en temps ? N'as-tu pas l'impression de t'être bien trop exposé ces derniers temps ?
Il y eu de nouveau un long moment de silence, à l'issue duquel le renard argenté s'adressa à Kôhei d'un ton calme et glacial.
- Jamais assez. N'es-tu pas celui qui a oublié le temps où j'assurais ta sécurité ? Je suis forte.
- Je n'ai oublié aucune des fois où tu as mis ta vie en danger pour préserver la mienne. Et j'avais bon espoir d'y mettre un terme en t'épousant. Dans une situation de crise, comme celle que nous vivons, j'aimerais simplement que tu reste en retrait.
La tension environnante était un peu retombée et Neji n'aimait pas particulièrement écouter aux porte. Il voulait remettre à Kôhei son invitation, à Tsunade la sienne et profiter d'une bonne nuit de sommeil. Il tapa deux coups secs à la porte, sans jamais s'annoncer.
Le couple un peu troublé marqua un temps d'arrêt, puis Kôhei l'invita à rentrer. Il s'était assis à son bureau et son épouse se tenait debout à sa gauche, un bloc note en main, les épaules droites et la tête basse. Un maintien parfait comme on le racontait, et rien ne laissait penser qu'ils se disputaient encore quelques secondes avant cela.
- Neji ! Il y avait bien longtemps que nous ne nous étions vus ! Comment se porte mon petit frère adoré ! !
Neji roula des yeux, en avançant jusqu'au bureau. Pour une raison qui lui échappait encore, depuis qu'ils avaient été présenté, Kôhei s'était montré scandaleusement familier avec lui. Allant jusqu'à le présenter et se comporter avec lui comme s'ils étaient frères.
- Excuse-moi d'arriver sans prévenir, d'autant que tu semble bien occupé..
Kôhei chassa ses excuses d'un geste de la main et l'invita à s'asseoir à la chaise devant lui. Alors que Neji s'exécutait le couple échangea quelques mièvreries.
- N'est-il pas mignon ? souffla Kôhei.
- Simplement adorable, répondit son épouse d'un ton maternelle.
Neji tira de sa poche ventrale les plis que lui avait remit Yui, noir marqué d'un sceau vert, en tout point identique au sien. Il remit donc la première qui lui passa sous la main à Kôhei.
Il jeta un coup d'oeil au deux Y entremêlés sur le sceau avant de passer le pli à son épouse. Et eut une discussion sur un ton des plus sérieuse.
- Cela vient des Yamashiro, je n'avais jamais eu affaire à eux.
Kyotsune posa son bloc note sur le bureau et ouvrit le plis d'un geste assuré. Le sceau de cire se scinda nettement en deux parties et elle remit la moitié qui s'était détaché à son époux.
- Cela atteste de la bonne réception, tu peux le rendre à notre petit Neji.
Le sceau de cire passa de main en main jusqu'à lui revenir, et Kyotsune lu le contenu du pli à voix haute.
- Le bi de jade brisé doit être reformé.
Kôhei récupéra le pli et le posa sur la table à côté de lui sans le relire.
- Et ils t'ont chargé d'une mission si importante ! Tu rends ton grand frère fier de toi, Neji !
- Je suis ravis de voir que cela ne te bouleverse pas.
Il faisait preuve d'un tel flegme que s'en était rageant. Ils courraient le risque que les Yamashiro révoquent leur clan, reprennent leurs pouvoirs. Et Kôhei était tout à fait détendu. Et il était difficile à suivre. L'instant d'avant il reprochait à sa femme de se comporter comme le chef de clan. Et celui d'après il lui remettait ce courrier de la plus haute, en lui faisait une confiance aveugle sur son contenu.
- Pourquoi le serais-je ? Nous autre, Hagoromo, avons pour principe de ne pas nous inquiéter des choses sur lesquels nous n'avons pas prise. N'est-ce pas, Kûki !
- Hum ! Et vous devriez en faire de même, mon petit Neji ! Sinon vous vieillirez plus vite que votre aîné.
Kôhei se tourna légèrement vers elle et fit la moue.
- C'est bien vrai ça ! Il finira tout fripé comme son oncle. Dis, Kûki, tu sais où il est notre morceau de jade ? Le vieux me l'a passé en me disant que c'était super important pour notre famille mais puisque lui n'en a jamais eu besoin j'ai dû le jeter quelque part...
- Je sais où il est, souhaites-tu que je te le donne de suite, mon aimé ?
- Oui, s'il te plaît.
Kyotsune fit quelques pas sur le côté et tapa plusieurs fois du talon sur le sol, il y eu un bruit de bois cassé et elle se pencha pour ramasser une boîte d'une vingtaine de centimètre.
- Le bi de jade du clan Hagoromo, répliqua-t-elle en la posant sur le bureau.
- Merci, Kûki. Que ferais-je sans toi ?
Neji se leva et s'inclina légèrement pour s'excuser prêt à repartir comme il était venu.
- Le rendez-vous est prit à la Vallée de Fin, aux premières lueurs du jour. Ne l'oublie pas et ne sois pas en retard.
- Un instant je vous prie, Hyûga Neji. Combien de temps mon époux sera-t-il loin de Konoha ?
Kyotsune s'était adressé à lui directement, comme pour faire de lui le garant de son époux.
- Je l'ignore, je suis convoqué comme chef de clan, au même titre que votre époux.
- Vous serez bien prudent, d'accord ?
Il ne répondit rien, et tourna les talon pour s'en aller. Ce n'était pas pour être désobligeant mais il ne pouvait rien lui promettre. Il ne savait pas ce que ce séjour chez les Yamashiro lui réservait et il s'était promit de ne pas faire de promesse qu'il ne pourrait tenir.
oOo
Le jour déclinait et comme pour répondre aux prières secrètes des habitants du quartier Uchiwa menacés par les flammes, une fine bruine se mit à tomber. Pour le moment ce n'était rien de bien impressionnant, mais d'une minute à l'autre pouvait se déclencher une de ces tempêtes estivales qui noie le village sur des torrents d'eau pendant des jours. Si l'incendie était maîtrisé mais pas éteint, le quartier Uchiwa n'était simplement plus menacé.
Tsunade était rentré en début d'après-midi, l'air lessivé. Elle s'était écroulé sur son bureau et s'était endormit peu après. Kakashi poursuivit donc sa mission d'hokkage par intérim.
Ce qu'il faut comprendre, c'est que la plupart des ninja qui étaient parti en mission ce matin s'étaient fait remplacer en début d'après-midi. Mais il y avait quelques exception : Ino et Sakura notamment.
Il reçu Ino dans un bureau qui faisait office de salle de repos, il y avait un peu moins de dossier archivé entassé dans tous les coins, une bouilloire et une caisse avec plusieurs thés différents. Elle avait les traits tirés et l'air grave, on pouvait aisément en déduire qu'elle avait passé une journée difficile.
- Dur journée, j'imagine.
Il pressa le bouton d'allumage de la bouilloire et elle soupira lourdement en s'asseyant.
- Vraiment longue. Il ne reste plus rien des maisons de fortune longeant le quartier Uchiwa. Il s'en est pas fallu de beaucoup pour qu'il soit atteint.
Kakashi avait déjà été averti de cela par le chef des pompier, mais il restait la question cruciale des victime. Puisque Ino avait abordé le sujet il poursuivit.
- Il y a eu beaucoup de victime ?
- Cinq personnes sont mortes et quatorze sont plus ou moins blessées.
Kakashi opina sans rien laisser paraître, mais au fond de lui il était plutôt rassuré. L'incendie était extrêment violent et il s'était préparé à bien plus de victimes.
- Le bilan aurait été plus lourd sans un parfait travail de coordination, tu y est pour beaucoup.
- Tu le crois vraiment ? J'ai des doutes sur deux des victimes, que dirais-tu si je t'apprenais que c'était des victimes du tueur en série dissimulé par cet incendie.
Il posa les tasses sur la table et lui proposa différents thé.
- La position officielle à ce sujet c'est qu'il n'y a pas de meurtrier en série à Konoha, seulement une suite de malheureux incident isolés. C'était le cas ?
Ino choisit un thé en silence, puis leva un regard inquiet sur Kakashi.
- J'en suis persuadé. J'ai fait de mon mieux, mais il a fait deux victime de plus. Ignorer cet assassin ne le fera pas disparaître. Il n'arrêtera pas à moins qu'on ne l'arrête.
Il versa l'eau chaude dans les tasses et prit un temps de réflexion.
- Il faut que tu restes concentrée, Ino. L'hokkage doit gérer des centaines d'affaires et elles sont toutes urgente.
- Je le sais, mais… Je pense que c'est important aussi. Peut-être que je me suis trompée, que ça n'a rien à voir mais si ce sont bien des victime de cet assassin, ce sont deux victimes de trop.
Kakashi posa un regard compatissant sur Ino. Elle avait fait une intervention dans une classe et était resté parler un peu tard avec un petit groupe d'étudiant. Et l'un d'entre eux avait été tué après cette entrevue. Cette mort avait blessée Ino en son fort intérieur, elle était persuadé que ce drame s'était produit parce qu'elle l'avait retenue.
- Tu as vraiment bien travaillé Ino, je pense que tu devrais prendre quelques jours de repos.
Elle prit sa tasse à deux mains et lui sourit.
- J'économise mes congés payé pour les vacances d'hiver, mais si ceux là ne sont pas déduit de mon solde j'y réfléchirait.
Kakashi sourit sous son masque, un peu rassuré. Elle avait toujours le sens de l'humour.
- Ce serait à la condition que tu en profite pour enquêter et pas pour enquêter.
Ino détourna le regard.
- On dirait que l'on commence les négociations. J'ai des doutes sur ces morts, pourras-tu te pencher dessus ?
Kakashi s'avoua vaincu.
- Rédige-moi un rapport détaillé des éléments suspects que tu as observés et je ferais remonter le tout à Tsunade.
Ino apprécia sincèrement ce geste, puis reprit son rapport. Elle lui présenta ses notes et la liste des personnels présents. Il lui fallut bien une demi-heure pour en aller d'un bout à l'autre. Puis la discussion devint à nouveau plus légère.
- Sais-tu où est Saï ? Je ne l'ai pas vu aujourd'hui et à la réflexion cela fait bien une semaine que je n'ai aucune nouvelle.
L'œil droit de Kakashi glissa lentement sur le côté, Saï et Gaara avaient disparu. D'une part cela mettait Tsunade dans une rage folle, et d'autre la diffusion de la nouvelle pourrait créer un incident diplomatique avec Suna.
- Il est toujours en mission diplomatique auprès du Kazekage.
- C'est lui qui aurait besoin d'une semaine de repos ! ironisa-t-elle.
Après avoir fini son thé elle le remercia. Et Kakashi invita Sakura à le rejoindre. Dans l'idéal il préférait ne pas réquisitionner la salle de repos mais il y a longtemps qu'il voulait s'entretenir avec elle.
Sakura semblait presque radieuse pour être tout à fait honnête. Ce qui était presque déplacé compte tenue de la situation et la journée qui s'était passée.
- Je m'attendais à faire mon rapport à Tsunade, elle n'est pas revenue ?
- Elle est en entretiens. Ce matin t'as eu une escorte c'est cela ? Et ensuite…
- J'ai poursuivis sur une inspection du quartier Uchiwa. Les Hagoromo préfèreraient sans doute que cela ne se sache pas, mais ce sont les infrastructures qu'ils ont rénovées qui sont parmi les plus abîmées.
Kakashi sourcilla à cette introduction.
- Je sais que le point d'origine est à proximité du quartier Uchiwa, mais c'est quand même étrange. Si je ne m'abuse, ce sont les Hagoromo qui ont fait appel à une escorte.
- En effet, ils craignaient un acte criminel, mais je n'ai rien vu qui laisse à penser que cela. Pour moi, cette enquête n'est qu'un moyen pour eux d'écarter leur responsabilité.
- C'est vrai que ce serait un coup dur pour eux si l'orphelinat n'ouvrait pas dans les temps.
Sakura lui maintint le contraire.
- Il n'ouvrira pas, à l'extérieur il n'y paraît rien mais le bâtiment est dangereux et je ne pense pas qu'une semaine suffira aux réparations.
Kakashi acquiesça, la mine grave.
- Je vais en aviser Tsunade, et je ne pense pas avoir à te rappeler qu'en tant que soldat tu es sous serment et tenue au secret.
Compte tenu des conséquences que cela pouvait avoir sur les Hagoromo, cette affaire relevait maintenant de la pure politique. Les déclarations officielles devront donc faire l'objet de longue discussion afin de coordonner les versions.
- Nous n'avons pas vraiment eu l'occasion de parler depuis notre mission de sauvetage à la Vallée de la fin.
Sakura prit appuis contre un bureau.
- C'est vrai.
Il l'avait laissée seule au moment où elle avait eu le plus besoin de lui et qu'elle cherchait à ce qu'on lui tende une main charitable. Tous ces gens qui se disaient ses "amis" lui avaient tourné le dos les uns après les autres. Cette solitude qui lui avait fait si mal était devenue sa plus grande force.
- As-tu eu le temps de te reposer ? Naruto était dans un état plutôt préoccupant et je sais que ça été un moment éprouvant pour toi.
Alors pourquoi ne pas m'avoir aidé à ce moment-là ? Pourquoi être passé à côté de moi comme si je n'étais rien ? Une tape sur l'épaule, un regard tendre, un sourire… N'importe quelle trace d'attention aurait fait l'affaire.
- Ca été un moment éprouvant pour nous tous ! Mais heureusement Naruto va bien, il s'est accroché et il est presque sur pied.
- Mais toi, comment te sens-tu ?
Triste et en colère, tout le temps ! Et je ne trouve du répit que dans mes plans pour rendre tout le mal que l'on m'a fait. Je déteste ça.
- Je vais bien, je vais plutôt bien, se reprit-elle. J'ai eu très peur pour Naruto et… Je sais que ça n'a plus vraiment de sens mais je m'inquiète pour Sasuke. Lorsqu'on a récupéré Naruto, j'ai eu l'impression qu'il n'était pas si loin, j'avais cette certitude.
Le regard de Kakashi devint plus insistant.
- Pour être honnête, j'espère qu'il va bien. Je peux me confier à toi, parce que tu as été l'une de mes élèves mais surtout parce que tu es devenue une collègue particulièrement ingénieuse et une grande amie.
Tout cela n'est que vile flatterie. Il n'avait pas la moindre idée de qui elle était et de ce dont elle était capable. Il le saurait bientôt ! Tout comme elle s'était vengée des Hagoromo sans être soupçonnée.
- Tu me laisserais t'aider si tu en avais besoin ?
- Pas si tu arrivais trop tard, répliqua-t-elle de but en blanc. Parfois les choses sont cassées et on ne peut pas les réparer. On a beau être sincèrement désolé, regretter, il n'y a rien à faire.
Face à cette réponse un peu énigmatique, Kakashi compris qu'il y avait quelque chose de définitivement endommagé chez elle.
- Je comprends.
- Mais ne t'en fais pas pour moi ! Je vais bien, je continue à faire les trucs que je fais d'habitude. Je vois Ino et Hinata une fois par semaine, on s'entraîne un peu et on s'amuse beaucoup.
Kakashi ouvrit un peu les yeux en acquiesçant.
- Tu devrais y aller un peu plus doucement la prochaine fois, ça ne va pas beaucoup plaire à son père que lui arrange le portrait. Il est encore très influent.
Sakura sourit, un peu flatté qu'il est immédiatement fait le lien avec les blessures d'Hinata. C'est vrai qu'elle ne l'avait pas raté. Et ça avait vraiment été un beau combat.
- Je ferais attention. Si c'est tout pour le moment, je vais y aller. J'étais de repos normalement aujourd'hui.
- Bien sûr, merci pour ton temps. Je regroupe les rapports et je ferais un compte rendu à Tsunade ce soir. Mais pour la forme ce serait bien que tu en rédige un de ton côté.
Sakura lui fit un sourire en coin et un clin d'œil en s'en allant, elle était vraiment devenue une belle jeune femme. A travers ces années, il l'avait vu grandir et faire face avec un grand courage à toutes les épreuves qui s'étaient dressée sur son chemin.
Kakashi sentait bien qu'elle avait besoin d'aide et qu'il n'était pas trop tard, elle n'avait pas encore abandonnée. Il était décidé à l'aider, même contre son gré.
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Note de l'auteur (ce chapitre à été publier début janvier)
Coucou mes chers lecteur et lectrice, je tenais d'abords à vous remercier de nous avoir suivi tout au long de ces 22 chapitres ! Vous êtes toujours aussi nombreux et réguliers. Mais tout cela ne serait pas possible sans Nounouille chan. C'est ma binôme et c'est aussi mon amie ! C'est elle qui publie les chapitres chaque semaine et elle est l'auteur à l'origine de cette histoire. Alors merci à toi !
Mes voeux pour cette années ? Je vous souhaite de trouver des moments de bonheur un peu partout dans votre quotidien, d'être et de rester en bonne santé et que vos rêves se réalisent. Ecrire une histoire est d'abord un acte égoïste mais c'est un honneur et un stress de dingue d'être lu ! Et je suis super contente parce que vous êtes d'une grande bienveillance !
Bon, je vais pas la faire beaucoup plus longue. Je sais, les chapitres ont tendance à être plus court et c'est frustrant ! On aimerait bien revoir Gaara ou Sasuke. Mais l'histoire me paraît un peu complexe et j'ai pas envie de tout gâcher en bâclant le récit. Dans l'idéal je vois une montée de tension avec une chute plus ou moins attendu...
Bien, je vous dis à la semaine prochaine mes poussins !
