Moi : Salut les gens ! Oui, j'ai survécu à mes partiels et je viens vous apporter du fluff ! n_n

Chris : C'est bientôt Noël, wouhou ! ^^

Ryuga : Et Kyo a bouffé tous les sablés.

Kyoya : *rouge jusqu'à la racine de ses cheveux* Mais j'ai méga faim, et en plus ils sont trop bons…

Moi : Le chapitre d'aujourd'hui est tout mignon, et il devrait vous rendre tous heureux ! n_n

Ryuga : Alors, encore combien de chapitres jusqu'à la fin ?

Moi : Je dirais 2 ou 3… Snif TT_TT

Kyoya : Toutes les bonnes choses ont une fin, Wonder.

Moi : Je sais… Mais bon, on en est pas encore là ! Allez, disclaimers ?

Chris : Wonderinn ne possède ni MFB ni BeyBlade Zero-G !

Moi : Merci Chris ! Bon chapitre ! n_n

Chris : T'es pas cool Kyoya, j'ai bouffé à peine 2 sablés moi !

Kyoya : J'ai faim j'ai dit ! J'sais même pas pourquoi…

Chris : *glousse tout seul*

Ryuga : Chris, je sais à quoi tu penses, et t'es relou -_-

Moi : *glousse aussi*


Réponse aux reviews :

Marius : Moi je suis pas tellement fan de chocolat, mon pêché mignon c'est le caramel, mais la charlotte au chocolat c'est tellement bon ! *^*
Au final, le plus dur dans ce gâteau, c'est la mousse au chocolat ! Le reste c'est un jeu d'enfant ! Bonne chance si tu comptes essayer cependant, parce que j'ai pas donné toutes les doses dans le chapitre XD
C'est vrai, c'est le propre d'un enfant d'être curieux ! n_n
P.S : Le pire, c'est que Monoma il aime la cuisine française et les BDs franco-belges ! Tu aimes peut-être la France Monoma, mais la France ne t'aime pas en revanche ! XD
Re P.S : (Moi : PUTAIN, c'est un miracle ! Sanji : Quoi, quoi ?! Moi : Marimo revient vers la maison ! Son sens de l'orientation n'est peut-être pas si nul que ça ! XD Sanji : Fais gaffe, d'après le traceur il est plus très loin ! Faudrait pas qu'il t'entende… Moi : LOL ! XD)

NekoGardenFox : Faire des gâteaux avec ses parents, c'est tellement génial quand on est enfant ! ^^
Tout le monde a forcément lécher un saladier ou une cuillère plein de chocolat, tout le monde sans exception ! XD

xBenou : Oui, c'est trop mignon ce genre de moment hyper complice entre parents et enfant ! ^^
Ryuga en mode « Ça y est, je peux satisfaire ma gourmandise ? » XD


À son réveil, Sakyo ressent une étrange sensation. Vous savez, comme un…pressentiment. Oui, voilà, il a l'étrange pressentiment qu'il va se passer quelque chose d'important aujourd'hui. Un peu perturbé, le petit garçon cherche à savoir quelle heure il est. Assez compliqué vu qu'il n'a pas de réveil. Pas encore. Pour au moins avoir une idée, il devrait sortir dans le couloir pour au moins vérifier s'il fait nuit ou pas. Il pourrait aussi ouvrir les volets de sa chambre, mais ça fait du bruit et il ne sait pas si ses parents sont réveillés ou non. Dans le couloir en revanche, il y a une fenêtre sur le mur du fond qui n'a pas de volets et par laquelle il pourrait observer l'extérieur pour au moins savoir s'il fait encore nuit ou si le soleil s'est levé. Discrètement et silencieusement, Sakyo sort donc de son lit et passe sa tête dans le couloir pour jeter un coup d'œil à la fenêtre. Premier constat : il fait encore nuit. Deuxième constat, qui va avec le premier : la porte de la chambre de ses parents est fermée, donc ils dorment encore.

Et là, Sakyo ne sait pas quoi faire. Normalement, vu qu'il fait encore nuit, il devrait se rendormir et terminer sa nuit…mais il n'a pas envie de se rendormir. Il se sent parfaitement reposé et n'a pas envie de retourner se coucher. Qu'est-ce qu'il peut faire alors ? Lire ? Il ne sait pas quelle heure il est exactement et il devra peut-être lire longtemps jusqu'à ce qu'il soit l'heure que Ryuga et Kyoya se réveillent. Il n'a donc pas très envie. Une pensée revient alors dans l'esprit du petit garçon. La pensée qu'il ne dérangera jamais ses parents, peu importe ce qu'il fera. Une idée germe alors dans son esprit : et s'il allait dans le lit de ses parents ? Il ne veut même pas les réveiller pour leur dire qu'il n'arrive pas à dormir, il veut juste s'allonger près d'eux pour passer le temps. Qui sait ? Il pourrait même finir par se rendormir !

Sakyo récupère rapidement son doudou et se dirige sur la pointe des pieds vers la chambre de Ryuga et Kyoya. Le plus silencieusement possible, il ouvre la porte, rentre dans la chambre et referme la porte. Comme Ryuga et Kyoya ne ferment pas les volets de leur fenêtre, la pièce n'est pas entièrement plongée dans l'obscurité et Sakyo arrive à deviner les formes. Il repère le lit et la silhouette, allongée sur le ventre, de son dad, qui dort du côté de la porte. Un petit sourire sur le visage, Sakyo fait le tour du lit jusqu'à se retrouver au pied du lit, puis grimpe pour aller se mettre entre ses deux papas. Si Kyoya dort sur le ventre, Ryuga lui dort actuellement sur le dos, mais le détail qui montre qu'ils sont accros l'un à l'autre, même dans le sommeil, c'est que leurs mains sont toujours enlacées au niveau de leurs oreillers. On est accros ou on ne l'est pas. Leur fils se faufile entre eux, serrant contre lui son petit Yami adoré, et se cale bien confortablement.

Même s'il a bien fait attention à ne pas trop faire bouger le lit pour ne pas réveiller ses parents, il semblerait que Ryuga et Kyoya arrivent à sentir la présence de leur petit garçon dans leur sommeil. Tous les deux se retournent et se retrouvent sur le côté, tournés vers Sakyo. Et leurs mains sont toujours enlacées, décidément ! À croire que s'ils se lâchent, ils vont clamser dans leur sommeil ou un truc du style. Sakyo a bien senti ses parents bouger, et puis il les a aussi un peu vus comme lui ne dort pas, et le sourire qui était déjà sur son visage s'élargit. Le petit garçon se serre contre l'empereur dragon, et ça aussi il a dû le sentir vu qu'il ramène son bras autour de lui, celui qui est libre et qui ne tient pas la main de Kyoya. Sakyo rougit légèrement, puis laisse un bâillement lui échapper. Ah bah voilà que le sommeil le rattrape. C'est bizarre, il se sentait pourtant parfaitement en forme à peine quelques secondes auparavant… Bah, il doit juste avoir un métabolisme un peu bizarre. Bien installé entre ses deux papas, le petit garçon n'a qu'à fermer les yeux et il se rendort presque directement.

XXXXXXXX

Quelques heures plus tard, le soleil est désormais levé et la chambre de Ryuga et Kyoya est plongée dans la douce lumière de l'astre solaire. Le premier à se réveiller, c'est le blanc. Il ouvre les yeux en grognant légèrement, et la première chose qu'il voit, c'est sa main liée à celle de son amant sur les oreillers. Un petit sourire étire alors ses lèvres. C'est vrai qu'ils s'étaient endormis comme ça, et ils ne se sont pas lâchés de toute la nuit. S'apprêtant à tendre son autre bras en arrière pour chercher son téléphone et regarder l'heure, Ryuga se rend compte que cet autre bras semble enlacer quelque chose. Laissez-lui le temps de percuter SVP, il vient de se réveiller. Intrigué, le dragon baisse la tête et constate avec surprise que son fils est venu s'incruster dans le lit en pleine nuit. Passé la surprise, l'attendrissement prend le relais et Ryuga ne peut pas s'empêcher de sourire à la vue du paisible visage endormi de Sakyo. Peu importe ce que le petit garçon fait là, il est trop mignon. L'empereur dragon lui demandera pourquoi il est venu en pleine nuit plus tard.

En attendant, il veut toujours connaître l'heure. Il tend donc son bras en arrière et cherche son téléphone sur sa table de chevet. Une fois qu'il l'a trouvé, il le ramène devant son visage et allume l'écran. Il est 10H, ce qui est une heure de réveil parfaitement normale. Ryuga repose son téléphone sur sa table de chevet et…bah, ne peut rien faire. Il a plus qu'à attendre que son petit-ami et leur fils se réveillent. C'est pas non plus une plaie, il y a pire que d'avoir sous les yeux les visages endormis de son fils et de son compagnon. C'est un spectacle encore plus rare et magnifique qu'une éclipse totale. Le dragon n'a toujours pas lâché la main de son petit-ami et il a repassé son bras autour du petit corps endormi de son fils. Combien de temps va-t-il devoir attendre comme ça ? Il n'en a aucune idée mais il s'en fout pas mal. De toute façon, ça ne devrait pas être très long. Kyoya se réveille toujours très peu de temps après lui. Théorème qui se vérifie une nouvelle fois, puisque le vert se réveille à peine une minute après son petit-ami. Les yeux bleus de l'adolescent croisent ceux dorés de Ryuga et il laisse un sourire en coin se dessiner sur son visage.

-T'es réveillé depuis longtemps Ryu ? Demande le lion en lâchant ENFIN la main de Ryuga pour se frotter les yeux.

-Non, ça fait même pas une minute, lui répond son amant avec un léger sourire en coin lui aussi.

-Et tu m'attendais pour te lever ? Ooh, c'est trop mignon, se moque Kyoya avant de se pencher pour embrasser Ryuga.

-C'est pas pour te vexer bébé, mais en fait je me suis pas levé parce que je peux pas trop, ricane le blanc.

Devant l'expression perplexe de Kyoya, le dragon ricane encore plus et pointe du doigt Sakyo, toujours endormi et accroché à lui. Non, le vert ne l'avait pas encore remarqué. Oui bah lui aussi il émerge, laissez le temps à ses neurones de s'activer ! Comme son petit-ami juste avant, Kyoya est surpris de voir Sakyo, mais la surprise disparait bien vite.

-Ah oui, je comprends mieux pourquoi tu t'es pas levé, dit le lion en passant une main dans les cheveux rouges de son fils.

-Je sais pas pourquoi il est venu en pleine nuit dans notre chambre, mais ça fait une petite surprise au réveil, glousse Ryuga.

-Peut-être qu'il a encore fait un cauchemar, ou peut-être qu'il a juste eu envie de dormir avec nous ? C'est pas important de toute façon.

-On est d'accord sur ce point. Il a l'air tellement paisible quand il dort…

-Je dors pas ! S'exclame soudainement la petite voix de Sakyo.

Le petit garçon relève d'un seul coup la tête, un très grand sourire moqueur sur son visage. En fait, il est réveillé depuis déjà un petit moment, mais il faisait semblant d'encore dormir pour s'amuser. Ouais, juste pour s'amuser.

-Comment ça ? Tu faisais semblant de dormir ? Glousse le blanc. Tss, petit farceur.

-Héhé, j'ai cru que j'allais rigoler plein de fois, mais j'ai réussi à tenir bon, dit le petit garçon en rigolant.

-J'ai l'impression de revoir mon frère quand il était plus jeune, ricane Kyoya. Lui aussi il était fort pour faire semblant de dormir. Mais bon, lui c'était surtout pour éviter d'avoir à faire des trucs.

-Dis-moi mon ange, qu'est-ce que tu fais là avec nous ? Demande Ryuga en caressant la tête de son fils.

-Je me suis réveillé pendant la nuit, je sais pas à quelle heure exactement, et comme je savais pas quoi faire, bah je suis venu me coucher avec vous, explique Sakyo. J'ai fini par me rendormir…

-Si ce n'est que ça, mon ange, répond le vert avec un petit soupir de soulagement. Moi j'ai cru pendant un moment que tu avais encore fait un cauchemar.

-Si j'avais encore fait un cauchemar, je t'aurais réveillé pour que tu me fasses encore un lait chaud, dad ! Réplique le petit garçon.

Kyoya regarde avec tendresse son fils et l'embrasse sur le front. Ça devrait pas être légal d'être aussi mignon, ça lui casse tout son côté « bad boy » ! Mais bon, tant qu'il n'y a que sa famille qui est au courant qu'il peut être comme ça, ça devrait aller. Ce petit instant de mignonnerie est malheureusement interrompu par un gargouillement assez sonore provenant du ventre de Sakyo. Même si le petit garçon est maintenant habitué, et qu'il a compris qu'un gargouillement n'était pas honteux, ça le gêne toujours quand ça arrive pendant un moment de grand silence.

-Allez, c'est l'heure du petit-déjeuner, ricane Ryuga en se levant. Il y a des estomacs qui crient famine dans ce lit !

Kyoya glousse et prend son fils dans ses bras pour descendre jusqu'à la cuisine. Oui, vous l'avez sans doute remarqué, le jeune homme porte très souvent son petit garçon. Lui-même ne sait pas pourquoi, c'est juste qu'il aime bien faire ça. Parfois, Sakyo se demande s'il n'est pas un peu lourd à porter, mais hé ! On parle de Kyoya ! Il n'est pas aussi musclé que son compagnon, bon il a encore le temps de le rattraper sur ce point-là, mais ils ont tous les deux une force à peu près équivalente. Et puis bon, Sakyo c'est juste un enfant de huit ans, pas un sac de sable.

Une fois tous les estomacs remplis, c'est le moment de passer à la salle de bain. Kyoya et Sakyo sont déjà lavés, il ne manque plus que Ryuga. Justement, alors que ce dernier est sous la douche, son petit-ami dessine dans le salon avec leur fils. Il lui apprend à dessiner des écailles. Oui, parce que Sakyo veut dessiner des dragons, comme dans ses livres. Le petit garçon est un bon élève, très attentif, et le lion commence à apprécier de plus en plus de passer des moments d'une simplicité pareille avec son fils. Ouais, on peut dire que Kyoya a fait d'énoooooormes progrès concernant les enfants. Mais bon, ça marche qu'avec Sakyo. C'est mieux que rien !

Alors que Ryuga vient à peine de redescendre, tout juste habillé et les cheveux encore mouillés, quelqu'un sonne à la porte de la maison. L'empereur dragon et son petit-ami se lancent un regard surpris et les deux haussent les épaules exactement au même moment. Qui ça peut bien être ? Ils n'attendaient personne… Comme Ryuga est debout, c'est lui qui va ouvrir la porte. Il est un peu surpris de tomber sur son beau-père, un dossier sous le bras.

-Bonjour Ryuga, dit celui-ci, un sourire énigmatique sur le visage.

-Hum, bonjour Kay, répond le blanc, encore un peu perturbé.

-Haha, tu es surpris de me voir, pas vrai ? Désolé, j'aurais peut-être dû appeler pour vous prévenir que j'allais passer, s'excuse Kay.

-Non, c'est pas grave, vous n'nous dérangez pas, c'est juste qu'on s'y attendait pas quoi, rétorque Ryuga en se grattant la nuque. Mais je vous en prie, entrez.

L'empereur dragon se décale alors et ouvre plus grand la porte pour laisser le père de son petit-ami entrer. Kay traverse le court couloir jusqu'au salon, et il y a fait à peine deux pas que Sakyo se lève comme un ressort pour aller le voir.

-Papiiiiiiii ! S'écrie le petit garçon en courant vers son grand-père, les bras grand ouverts.

-Mon grand garçon ! Répond Kay en prenant son petit-fils dans ses bras, tenant son dossier dans une de ses mains. Mmh, tu as grandi, non ?

-Depuis la dernière fois, ça m'étonnerait, glousse Sakyo.

-Tu vas y avoir droit à chaque fois mon ange, je te le dis tout de suite, soupire Kyoya avec un petit sourire. Qu'est-ce que tu viens faire ici papa ? Et c'est quoi ce dossier ?

-C'est à propos de ce dont on a parlé la dernière fois. C'est fait, dit simplement son père, désignant Sakyo d'un discret mouvement de tête.

Le vert met quelques secondes à faire le rapprochement et reste sans voix. Il ne sait pas quoi répondre, il ne sait même pas s'il devrait dire quelque chose. Il ressent juste un profond soulagement. En revanche, une discussion très sérieuse s'impose. Kay pose son petit-fils, et celui-ci se dirige vers la table basse du salon pour reprendre ses dessins, mais Kyoya le retient.

-Mon ange, hum…on doit parler entre grands, soupire le lion. Tu veux bien…prendre tes affaires de dessins et aller dans ta chambre s'il te plait ? On en aura pas pour longtemps, c'est promis.

-D'accord dad, répond simplement Sakyo avec un petit sourire. Je comprends.

Kyoya esquisse un petit sourire et ébouriffe les cheveux de son fils, puis le regarde récupérer ses affaires de dessin et monter à l'étage pour se réfugier dans sa chambre. Restés dans le salon, Kay, Kyoya et Ryuga s'assoient sur le canapé. Le père du lion pose son dossier sur la table basse et le feuillette un peu.

-Ça a été vite quand même, fait remarquer Ryuga. J'veux dire, on est venus vous voir il n'y a pas si longtemps que ça.

-C'est vrai, mais le cas de l'orphelinat de Sakyo a beaucoup intéressé mes amis dans la police, explique son beau-père. Ils n'en avaient jamais entendu parler. Les malades qui géraient cet endroit avaient su se faire très discrets.

-Mais c'est du passé désormais, pas vrai ? Réplique Kyoya.

-Oui mon grand, maintenant cet endroit c'est de l'histoire ancienne, répond Kay. J'ai été personnellement vérifier. Je suis allé à l'orphelinat le lendemain de la descente de police. L'un de mes amis m'a fait visiter les lieux, les enfants étaient tous partis à l'hôpital pour faire des check-up. D'après cet ami, ils étaient une petite trentaine, mais ce n'est pas le sujet. Cet endroit était horrible, on aurait dit le genre d'orphelinat qu'on voit dans les films d'horreur tellement tout était sombre là-bas… Mais ce que mon ami voulait me montrer, c'était les bureaux des malades qui « géraient » cet endroit. Même s'ils prenaient un malin plaisir à contourner les lois, ils avaient bien rangé les dossiers de tous les orphelins.

-C'est ce que tu as ramené, pas vrai ? Demande le vert. C'est le dossier de Sakyo ?

-Oui, c'est le dossier de Sakyo. Il y a des généralités sur son état de santé au fil des années, la bonne blague. En tout cas, je peux vous dire que Sakyo était dans cet orphelinat depuis ses 2 ans.

-Donc il y a passé 6 ans… marmonne Ryuga en serrant les poings.

-La chose la plus importante qui se trouve dans ce dossier, ce sont ces papiers.

Kay sort alors plusieurs feuilles de papiers agrafées du dossier et les fait glisser devant Ryuga et Kyoya. Le blanc prend les feuilles dans sa main, mais de manière à ce que son petit-ami puisse aussi regarder, et parcourt rapidement les lignes des yeux pour savoir de quoi il s'agit. Même en lisant en diagonale, il comprend rapidement de quoi parlent ces documents et déglutit un peu difficilement. Kyoya aussi a parcouru les feuilles des yeux et il a perdu quelques couleurs.

-Papa, ce sont… ? Commence le lion sans arriver à terminer sa question, qui est de toute façon rhétorique.

-Oui, ce sont des papiers d'adoption, répond son père avec un sourire un peu gêné.

Ryuga repose les feuilles, et il se rend compte au passage qu'il tremble légèrement. C'est…c'est…il ne sait même pas ce qu'il ressent. Pareil pour Kyoya d'ailleurs. Ils vivent avec Sakyo depuis un moment maintenant, mais il y a une différence entre adopter officieusement un enfant et l'adopter officiellement. Le vert finit par se passer une main sur le visage et se laisse retomber contre le dossier du canapé.

-Qu'est-ce qu'il y a, Kyoya ? S'inquiète son père, son fils aîné tirant la gueule d'un seul coup.

-Je suis mineur, papa, marmonne le jeune homme. Ryuga il est majeur, moi pas. Je me retrouve dans une situation légèrement inconfortable là.

-Je comprends pourquoi tu penses ça fils, mais il n'y a pas de raison, lui rétorque Kay, souriant de manière réconfortante. Ce ne sont que des papiers Kyoya. Les papiers n'ont pas d'importance et ne changent en rien l'amour que tu portes à Sakyo, ni le fait qu'il te considère comme son père. Ne me fais pas non plus dire ce que je n'ai pas dit, c'est important que Sakyo ait un tuteur légal, mais au final, ça ne changera rien à votre vie.

-Ton père a raison, Kyo, ajoute Ryuga. Ça ne va rien changer à notre vie de tous les jours, c'est juste des papiers.

-Mmh…ouais, c'est vrai, reconnait le vert. Bon, j'imagine que je vais juste devoir patienter jusqu'à mes 20 ans. 3 ans, ça devrait passer vite, non ?

-Ça passera bien plus vite que ce que tu crois mon grand, glousse son père. Bien, Ryuga tu auras quelques papiers à signer, tu t'en doute bien, mais je vais te laisser tranquille pour aujourd'hui. Je vais m'arranger pour que tout ça aille vite, c'est le moins que je puisse faire pour vous.

-Merci papa.

-Voyons, c'est normal Kyoya. Eh bien, c'est tout ce que j'avais à vous dire. Je vais vous laisser, je vous ai assez dérangé comme ça et c'est bientôt l'heure du déjeuner.

-Vous ne voulez pas rester déjeuner justement ? Propose le dragon. Vous ne nous dérangez pas, et Sakyo est content de vous voir.

-Hum, je ne sais pas… hésite Kay. Je ne dérange vraiment pas ?

-Mais non papa, tu nous déranges pas, répond le vert. Allez, reste. Il y a du gâteau au chocolat fait maison pour le dessert.

-Bon, je craque. C'est pas beau de faire du chantage à ton vieux père, Kyoya !

-C'est pas du chantage, c'est un argument décisif.

Kay glousse tout en levant les yeux au ciel et sort son téléphone pour appeler sa femme et la prévenir qu'il ne sera pas là pour le déjeuner. Pendant ce temps-là, Kyoya file dans la cuisine préparer le déjeuner et Ryuga monte à l'étage chercher leur fils dans sa chambre. La porte est ouverte et l'empereur dragon aperçoit Sakyo assis à son bureau pour la première fois, visiblement très concentré sur son dessin.

-Mon ange ? L'appelle Ryuga, toujours dans l'encadrement de la porte. Tu peux redescendre, on a fini de parler.

-D'accord ! Papi est déjà parti ? Demande le petit garçon en prenant toutes ses affaires de dessin pour retourner dans le salon.

-Papi reste pour déjeuner, mon ange, répond le blanc avec un léger sourire. Tu vas pouvoir lui faire goûter le gâteau que tu as fait avec dad.

-Ouiiiiiiiii, trop bien ! S'exclame Sakyo en se mettant à sautiller de joie.

Ryuga glousse légèrement et regarde avec tendresse son fils passer près de lui et redescendre jusqu'au salon. Le voir s'émerveiller sur des choses anodines et être heureux pour quelque chose d'aussi simple que son grand-père restant pour déjeuner, eh bien ça le fait un peu réfléchir. Finalement, lui, de quoi tire-t-il son bonheur ? De choses simples aussi. La simple présence de son petit-ami et maintenant de leur fils, les voir et les rendre heureux, c'est ce qu'il rend heureux lui aussi. Mais avant, il ne s'en rendait pas compte. Depuis que Sakyo est là, ça devient de plus en plus évident. Finalement, il n'est pas si différent des autres êtres humains : son bonheur vient de celui des gens qu'il aime. Cette pensée fait un peu glousser Ryuga tout seul et il lève les yeux au ciel avant de redescendre à son tour. Sakyo est en train de montrer fièrement tous ses dessins à son grand-père, qui lui feuillète le carnet de dessin de son petit-fils avec un grand sourire. C'est tellement mignon, mais en même temps tellement banal. Et pourtant, même si c'est d'une banalité incroyable, ça rend le petit garçon tellement heureux. Le dragon se met à sourire sans s'en rendre compte, et décide d'aller voir Kyoya dans la cuisine pour savoir s'il a besoin d'aide pour préparer le déjeuner.

Une bonne demi-heure plus tard, le déjeuner est prêt et tout le monde se retrouve à table dans la cuisine. Une fois le saumon au four et le riz englouti, c'est qu'ils avaient tous faim, Kyoya se lève avec un petit sourire et fait signe à Sakyo de se lever pour le rejoindre. Le petit garçon s'empresse de venir près de son dad et le regarde avec un grand sourire tandis que celui-ci ouvre le réfrigérateur. Le lion en sort la charlotte au chocolat, toujours dans son moule, et de la chantilly, puis ouvre un placard pour sortir une grande assiette. Il pose ensuite le moule renversé dans l'assiette et demande à son fils de retenir le film qui dépasse pendant que lui retire le moule. Sakyo attrape donc le film alimentaire qui dépasse du moule pour le retenir, et Kyoya enlève le moule. Le gâteau se démoule sans problèmes, parfaitement pris, et il n'y a plus qu'à retirer le film et ajouter un peu de chantilly.

-Et voilà la charlotte au chocolat, mais attention elle est pas comme les autres, dit Kyoya en posant le gâteau démoulé au milieu de la table. Je l'ai pas faite tout seul, Sakyo m'a beaucoup aidé.

-C'est vrai ? J'ai vraiment hâte de goûter alors, si c'est le premier gâteau de mon petit-fils, répond Kay en ébouriffant les cheveux d'un Sakyo qui a un peu rougi.

Le lion se retourne pour prendre un grand couteau et se dépêche de couper quatre parts, parce qu'en fait Ryuga regarde le gâteau comme s'il allait le bouffer en entier d'une seule bouchée. Une fois son père, son petit-ami, son fils et lui-même servis, il se rassoit et s'empresse de goûter, comme les autres.

-Alors mon ange, tu le trouves comment ton premier gâteau ? Demande-t-il à Sakyo, qui a déjà bien attaqué sa part.

-C'est trop boooon ! Répond le petit garçon, les joues roses de bonheur. C'est le meilleur truc que j'ai jamais mangé de ma vie !

-Je sais pas si c'est une impression, mais je trouve que c'est encore meilleur que d'habitude, dit Ryuga, ayant déjà presque fini sa part.

-Je ne pense pas que ce soit une impression, moi aussi je trouve cette charlotte au chocolat particulièrement réussie, ajoute Kay.

Kyoya rigole doucement, remarquant que Sakyo rougit à vue d'œil. Il est tellement adorable, c'en est presque effrayant. Lui aussi réalise bien plus que des choses très simples le rendent heureux depuis que le petit garçon est là. C'est sacrément ironique, mais depuis que Ryuga et lui ont adopté Sakyo, il se sent plus…épanoui dans sa vie, il n'a pas vraiment d'autres mots. Vraiment, le destin aura été blagueur toute sa vie avec lui, mais finalement c'est pas si mal. En regardant son petit garçon sourire et rigoler, être tout simplement heureux auprès de son petit-ami et lui, Kyoya repense aux mots de son père. Il a raison, on s'en fout des papiers. L'important, c'est qu'il considère Sakyo comme son fils et qu'il l'aime en conséquence, et inversement. Franchement, à côté de ça, quelle valeur ont les papiers ?

À suivre…


Moi : Fin du chapitre ! Et oui, adieu l'orphelinat, et pour de bon !

Chris : Tant mieux !

Moi : Bon, j'ai un message important ! Vous l'avez remarqué, cette année Noël tombe un mercredi, et c'est pas pratique au niveau de mon planning de publication…

Ryuga : Ah bah oui, normalement le mercredi tu publies les chapitres de « Mon réconfort ».

Moi : Voilà donc ce que je vais faire : mercredi, il y aura l'OS de Noël, et pour le chapitre de Mon réconfort, ce sera vendredi ! n_n

Kyoya : Tu vas réussir à gérer ? T'as quand même 4 repas de Noël toi cette année.

Chris et Ryuga : 4 ?! O_o

Moi : Héhé oui, parents séparés ! ^^' Vous inquiétez pas, je vais gérer !

Kyoya : Bon, si tu le dis.

Moi : Allez, à mercredi pour un OS tout choupi mignon ! Salut ! n_n

Chris : Bye !

Ryuga : Salut.

Kyoya : Ouais, salut. Putain j'ai faim !

Ryuga, Chris et moi : On a compris !

Kyoya : *boude*