Mission Française qui prend de la hauteur

Battez-vous : Fred Weasley se bat en haut de la tour Eiffel à l'aide d'un couteau suisse

Fred était en mission en France, et plus précisément à Paris, pour récupérer un demi-guise qui s'était échappé de la réserve. Il fallait le retrouver au plus vite, ces créatures étaient très recherchées à cause de leur fourrure.

Il lui fallut du temps et de la patience pour retrouver la trace de cette créature à poils longs qui avaient la particularité de se rendre invisibles. C'était d'ailleurs pour cela qu'ils étaient recherchés. Leurs poils étaient très utilisés pour fabriquer des capes d'invisibilités.

Il profita de cette mission naturellement pour visiter un peu la ville et de récupérer quelques objets souvenirs des moldus pour son père et aussi des ingrédients et des objets nécessaires à la conception de quelques farces … Son frère serait content !

Son enquête le mena jusqu'à la Tour Eifel. Il se demandait ce que pouvait bien faire cette créature à cet endroit-là. Il rentra alors dans le bâtiment, payant sa place comme un moldu. Autant ne pas se faire remarquer.

Il retrouva le demi-guise au sommet de la tour de métal, à s'occuper de petits oisillons. Fred trouva cela mignon mais il devait ramener la créature à la réserve.

Soudain, cette dernière disparut mais le rouquin avait eu le temps de voir son regard de peur. Et ce dernier n'était pas sur lui … Ayant gardé ses réflexes de la guerre, il sortit rapidement sa baguette en se retournant. Il remarqua alors un homme qu'il ne connaissait pas lui donner un coup de poing. Le sorcier en fut tellement surpris et déstabilisé qu'il en lâcha sa baguette qui tomba dans le vide.

La poisse !

Il vit ensuite son agresseur, de toute évidence un moldu, sortir un couteau – suisse – et le menacer.

« Qui êtes-vous ? » demanda Fred sur ses gardes en position défensive.

« Un tueur à gage. On m'a demandé de vous tuer. »

« Qui ? »

« Je ne dévoile jamais le nom de mes employeurs. »

L'homme repartit à l'attaque. Le sorcier se fit taillader deux fois les bras en se protégeant le torse et le visage avant de pouvoir bloquer le bras de son adversaire et le désarmer. Il était maintenant en possession du couteau. Cela ne découragea pas son agresseur à revenir à l'attaque. Fred n'eut d'autre choix que de se défendre avec sa nouvelle arme.

Les combats au corps à corps n'étaient définitivement pas le truc de Fred. D'aucun sorcier d'ailleurs, à la réflexion … Il frappa l'homme du mieux qu'il put, le taillada quelques fois et finalement, en désespoir de cause, ne trouvant pas d'autres alternatives alors qu'il était acculé contre le mur de la cabine d'ascenseur, il donna un puissant coup de pied dans le torse de l'inconnu et le propulsa au loin.

Il vit l'homme se cogner contre la balustrade et, avec la force et la rapidité avec laquelle il l'avait percutée, basculer dans le vide en hurlant à la mort.

Fred se précipita vers le rebord et eut tout juste le temps de voir le crâne de son agresseur exploser contre une poutrelle d'acier avant que son corps ne s'écrase sur le sol. Il y avait de la cervelle humaine, luisante en plein soleil sur la tour, et une marre de sang à ses pieds.

Joli petit matin macabre aux Champs Elysées …

« Merde …, » dit le rouquin avant de se diriger vers le demi-guise.

Il le récupéra rapidement et transplana directement pour la réserve avant de se rendre chez les Aurors français.

Bordel de merde ! Mais qu'est-ce qui se passait ?! Qui voulait le tuer ?

Alors qu'il se faisait soigner, un Auror peu aimable vint à sa rencontre.

« Mr Weasley ? »

« Oui, c'est moi, » répondit Fred.

« Veuillez me suivre. »

Le ton était sec et cassant. Cela commençait déjà bien… L'Anglais suivit l'homme dans son bureau.

« Vous avez tué un homme, cela n'aide pas, » attaqua directement l'Auror.

« C'était un accident, monsieur l'agent, » répliqua Fred, légèrement sur la défensive. « Mais très franchement, c'était lui ou moi ! Je peux fournir mes souvenirs pour le prouver. Je ne faisais que venir chercher un demi-guise. »

« Où est-il d'ailleurs ? »

« Pour ne pas avoir à le rechercher, je l'ai ramené à la réserve avant de venir vous voir. Je peux aussi fournir ce souvenir. Et je suis prêt à tout dire sous veritaserum aussi. Moi ce qui m'intéresse, c'est de savoir qui pourrait bien vouloir me tuer ! Et pourquoi engager un moldu pour le faire ? »

« Un moldu ? Vous êtes sûr ? »

« C'est vrai qu'attaquer un homme avec un couteau est courant chez les sorciers. »

« Nous avons retrouvé une baguette cassée à terre non loin de son corps. »

« Bois d'aulne et ventricule de dragon ? » L'Auror hocha la tête. « C'est la mienne. Je l'ai perdue quand l'homme m'a frappé. »

« Je vois. Pourrais-je connaître votre fabricant de baguette afin que je puisse vérifier cette information. »

« Garrick Ollivander. »

« Très bien. Je vais faire ce que je peux. En attendant, ne quittez pas le pays. »

« Mais monsieur, l'agent. C'est moi la victime dans l'histoire ! »

« C'est la loi, Mr Weasley ! Vous restez en France le temps de l'enquête ! »

Le roux soupira mais n'ajouta rien. Il sortit du bureau de l'Auror et se dirigea vers la rue sorcière pour louer un hibou longue distance. Mieux valait prévenir George pour ne pas qu'il s'inquiète. Sans parler de sa mère … Elle ferait une de ces scènes ! Elle était inconsolable depuis la mort de Percy. Elle n'allait pas le lâcher avant très, mais alors, très longtemps !

Il rentra à l'hôtel et alla se prendre une douche bien chaude. Il essaya tant bien que mal de se détendre mais se sentir avec une menace de mort iminente. Il en tremblait encore. Comme il voyait encore la cervelle dégoulinante sur le métal et la mare de sang, images qui faisaient échos à d'autres plus anciennes le ramenant à la bataille de Poudlard et durant la guerre contre Voldemort.

Il chassa ces sombres pensées et se prépara un sandwich avant de s'installer dans un fauteuil pour lire un peu. Il allait devoir meubler le temps en attendant que cette foutue enquête soit résolue et qu'il puisse rentrer.

Finalement, au bout de trois semaines, Fred se fit de nouveau attaquer, mais cette fois-ci par un sorcier. Il ne comprenait plus rien. Il le stupéfixa et l'emmena directement chez les Aurors en signalant qu'il venait de se faire agresser.

Il apprit quelques jours plus tard que l'homme s'appelait Reg Cattermole et que pour une raison qui était inconnue au rouquin, l'homme détestait la famille Weasley. Une affaire avec sa femme qui l'avait quitté ou quelque chose du genre alors qu'il était en cavale. Sauf que de mémoire, Fred n'avait jamais été en cavale. En fait, c'était Ron qui avait été en fuite pendant un peu près une année entière… Qu'est-ce que son crétin de frère avait foutu ?

Une fois cela réglé, Fred fit ses bagages et se dirigea vers le ministère de la magie français pour prendre son portoloin. Il rentrait à la maison. Il passa par la boutique déposer tous ses achats et salua son frère jumeau. Il le serra dans ses bras, puis son épouse qui travaillait avec eux à la boutique et son neveu. Cela faisait du bien de revenir à la normalité après ces trois semaines de stress intense.

« Alors ? » fit George. « Ca dit quoi ? »

« Ca dit que je dois avoir une sérieuse petite discussion avec notre cher petit frère ? » répondit Fred dans un soupir.

« Ron ? Qu'est-ce qu'il a encore fait ? »

« Apparemment il aurait fait une bêtise il y a dix ans et l'homme veut se venger de tous les Weasley. Une affaire de femmes. »

« Il y a dix ans … mais … il était en cavale avec Harry pour échapper à Voldemort ! »

« Ouais. Va savoir ce qu'ils ont fait ces sacripans ! »

Fred se dirigea vers la cheminée et prit une pincée de poudre de cheminette. Direction la maison de son cher frère. George le suivit, curieux de connaître toute l'histoire.

« Ronald ! » cria le premier arrivé dans la maison. « Tu as des explications à me donner ! »

« Fred ? » fit Hermione en descendant les escaliers. « Ne crie pas comme ça, je viens à peine de réussir à endormir la petite. »

« Oh, salut Hermione, » fit le roux avec un sourire. « Désolé. »

« Tu es revenu en un seul morceau, à ce que je vois, » sourit-elle. « Rassurant. Salut, Georges. »

Elle les embrassa et les invita à prendre le thé.

« Alors, c'est quoi, l'histoire ? »

« Est-ce que tu connais un certain Reg Cattermole ? » demanda Fred.

« Hmm… ce nom ne m'est pas inconnu…, » fit-elle songeuse. « Pourquoi ? »

« Parce qu'il semblerait que cet homme en veuille à tous les Weasley parce qu'il y a dix ans, il aurait perdu sa femme à cause de l'un de nous qui était en cavale. Ron étant le seul à avoir été en cavale avec vous, je me demandais… »

« Mais oui, bien sûr ! » s'exclama Hermione en se frappant le front. « Nous étions au ministère de la magie sous polynectar. Ron s'est fait passer pour Reg Cattermole. La femme de ce pauvre homme devait être jugée ce jour-là, une née-moldue. Quand nous avons récupéré l'horcruxe à Ombrage, nous l'avons libérée dans la foulée et elle a embrassé Ron en pensant embrasser son mari ! »

« Wouah ! Dément ! » firent les jumeaux d'une même voix.

« Enfin, voilà, » continua Fred. « Cattermole a été arrêté et il va être jugé pour avoir engagé quelqu'un pour me tuer, et avoir lui-même essayé par la suite. »

« Et à part ce petit détail pour le moins flippant, » fit la brune avec un sourire. « C'était comment Paris ? »

Fred raconta alors ses vacances forcées mais qui avaient été relativement agréables si ce n'est deux tentatives d'assassinat.