A/N : Coucou tout le monde !

Alors, je suis à l'heure, hein ? Bah quoi, j'avais dit que j'allais corriger les chapitres en deux semaines, mais pour les poster… C'est mieux pour vous si je vous poste pas tout d'un coup, on est d'accord ? Je poste le prochain dans deux semaines ou un mois, parce que les deux derniers chapitres sont vraiment pas près et d'ici-là j'aurai peut-être bossé un peu dessus. C'est pour ne pas vous laisser trop longtemps sans rien et au moins vous savez quand revenir trainer sur le site pour ceux qui n'ont pas de compte ou qui ne veulent pas suivre l'histoire.

Voilà, donc petite info : ce chapitre est la suite plus ou moins directe du chapitre précédent. Il y a une légère ellipse mais en fait il était censé être avec le chapitre précédent.

Bonne lecture !


Asami lisait. Elle suivit du regard sa fille, qui raccompagnait sa petite-amie jusqu'à la porte.

Quand Isolina leur avait annoncé qu'elle sortait avec une fille, la femme aux yeux verts fut un peu surprise. Non pas qu'elle ait de préjugés sur avec qui sa fille devrait sortir, c'était juste que si elle devait se fier aux statistiques, elle n'aurait pas opté pour ça. Mais l'humain n'était pas des statistiques. Et Isolina avait toujours été curieuse concernant la relation qui unissait ses mères. Donc, Asami n'avait su décider si elle essayait encore de comprendre par la pratique, si elle était juste en train de jouer, ou si elle comptait vraiment sortir avec des filles, les trois ayant des implications bien différentes. Mais elle l'avait laissée faire et s'était dit que seul le temps lui dirait.

Et voilà, le temps avait passé, le collège s'était terminé, le lycée avait commencé, et elles étaient toujours ensemble. Résister à des vacances scolaires, c'était déjà une belle épreuve, surtout aussi jeunes. Et « jeune », ça concernait tout particulièrement Isolina, qui avait tout juste 14 ans. D'où son problème.

Elle avait l'impression que ça devenait un peu plus sérieux (ou alors elle s'inquiétait plus ?) : elles se voyaient un peu plus régulièrement, et passaient beaucoup de temps dans la chambre de l'autre, et Asami avait peur qu'il n'y ait pas exactement les mêmes implications entre une fille de 14 ans et une de 15-16 ans. Elle ne voulait pas interdire à Isolina d'avoir des relations… sexuelles, si elle en avait envie, mais… elle pouvait pas encore attendre un peu ? Ça lui semblait excessivement tôt ! Non pas que sa fille pensait particulièrement à ça, mais elle n'était pas complètement dupe non plus ; elle savait très bien que la curiosité s'éveillait à ces âges-là.

« Isolina ? Viens voir, s'il te plait », l'intercepta-t-elle alors qu'elle retournait dans sa chambre.

La jeune fille vint s'asseoir devant sa mère, essayant de deviner ce qu'elle lui voulait.

« Ça fait combien de temps que vous sortez ensemble toutes les deux, rappelle-moi ?

- Euh… Trois quatre mois, pourquoi ?

- C'est du sérieux ?

- Pourquoi ça ne le serait pas ?

- Juste comme ça.

- Bon, d'accord. C'est bon, t'as fini ?

- Non, pas vraiment. »

Elle était sur la défensive… Super… Et la conversation venait à peine de commencer. Asami savait déjà qu'elle allait ramer. Elle posa la main sur celle de sa fille et essaya de se faire aussi douce et compréhensible que possible :

« Écoute, je veux juste m'assurer que tu es prudente. Les gens sont pas toujours compréhensifs.

- Tu crois pas que c'est un peu tard pour ça ? C'est pas le genre de discours qu'on sort au début ça ?

- Peut-être. Mais je ne savais pas si tu comptais rester avec elle au début ou pas. »

Isolina pouffa de rire, retirant sa main au passage.

« Attends, tu vas pas me dire que toi, tu vas me sortir de truc de la phase quand même ? ironisa-t-elle.

- Oh, arrête, c'est pas ce que j'ai dit.

- Ça veut dire exactement la même chose.

- Bon, et quand bien même, ça arrive à certaines personnes, ça peut t'arriver à toi aussi. Après, je te dis pas de sortir avec des garçons, je te dis seulement qu'étant donné que tu as grandi avec Korra et moi… ça aurait pu t'influencer, sans le vouloir.

- Et avant vous, j'avais d'autres parents « normaux », si c'est ce que tu sous-entends. Donc, oui, je me souviens que les filles sortent aussi avec les garçons. J'en ai l'exemple dans la rue tous les jours.

- Isolina, sois pas comme ça.

- Non, mais tu veux que je le prenne comment ? Ma mère, qui est donc mariée à mon autre mère, essaie de me dire d'être « prudente », concernant ma propre relation avec une autre fille. Mais déjà, rien qu'en étant votre fille, on me faisait des remarques ! Alors qu'est-ce que ça change ?

- On fait ça ? »

Isolina ne répondit pas et croisa les bras sur sa poitrine, détournant le regard.

« Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ? demanda la mère.

- Parce que ça sert à rien. Ces gens-là sont des abrutis.

- Ils te font aussi des remarques à cause de ta relation avec Chitra ?

- On s'en fiche…

- Isolina… Est-ce qu'ils te font des remarques ? réitéra-t-elle un peu plus sévèrement.

- Mais qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est ma vie que je sache !

- Je suis ta mère, j'ai besoin de savoir.

- T'es pas ma mère. T'es ma mère adoptive et j'ai jamais demandé à ce que tu fourres ton nez dans mes affaires !

- Isolina ! »

La jeune fille s'enfuit rapidement, malgré le fait que sa mère l'ait appelée avec un ton de réprimande, un ton coléreux qu'elle prenait rarement.

Asami resta assise et serra son livre dans les mains. Elle serra les dents et rageait en silence. Qu'est-ce qu'elle pouvait être insupportable parfois ! Des fois, juste comme ça, elle se braquait. Et quand elle le faisait, Asami savait qu'il y avait anguille sous roche, et c'était exactement pour ça qu'elle ne voulait pas en parler et se mettait à être irascible. Et c'était également pour ça que sa mère s'en faisait encore plus. Mais bon, inutile de lui parler pour l'instant…

« Tu sais que ça fait au moins quatre fois que tu relis la même page ? » demanda Korra, après avoir observé Asami en silence pendant quelques minutes sans que celle-ci ne la remarque.

La femme aux yeux verts leva les yeux vers elle, conservant son air à moitié concentré, à moitié irrité, et les sourcils froncés.

« À quoi tu penses ?

- À ta fille, répondit-elle, froidement.

- À ma fille ? D'accord… Et qu'est-ce qui s'est passé avec ma fille ?

- Rien, on s'est disputées.

- Vous deux, franchement, quand vous vous y mettez… Et pour quelle raison ?

- Je voulais juste lui parler !

- De ?

- Sa relation avec Chitra.

- Oh non, je la sens venir grosse comme une maison, celle-là… Me dis pas que tu as osé faire la même chose que mon père quand on lui a annoncé qu'on était ensemble.

- Pas exactement, je…

- Tu as osé !

- Oh, arrête, tu sais très bien que c'est normal de s'inquiéter de ce genre de choses quand on est parents ! Je voudrais juste pas qu'elle se fasse harceler à cause de ça.

- Même si c'était le cas, qu'est-ce que tu pourrais faire à part la soutenir ? Trucider tous ceux qui disent quelque chose ?

- Ça peut être une idée…

- Mais oui, c'est ça. Je suis sûre qu'Isolina serait ravie d'avoir une de ses mères en prison. Moi aussi d'ailleurs, ça me ferait des vacances. »

Asami lui donna un petit coup, en réponse à la taquinerie, et Korra rit.

« Bon, donc, vous êtes disputées, car je suppose qu'elle l'a mal pris, résuma la femme aux yeux bleus ; ce qui, selon moi, est quand même largement compréhensible. Et là, vous boudez chacune de votre côté, parce que ?…

- Eh bien, parce qu'elle ne veut pas me parler et qu'elle a filé dans sa chambre.

- D'accord, mais toi, t'attends quoi pour aller la voir et t'excuser ? Vous pourriez parler plus calmement après ça.

- Je vois pas pourquoi je ferais ça ou même de quel droit j'entrerais dans sa chambre, parce qu'apparemment, je ne suis pas sa mère.

- Aïe… Elle a dit ça ?

- Ça et que j'avais pas à me mêler de ses affaires.

- Oui, bon, pour ça, elle a pas totalement tort… »

Asami la fusilla du regard.

« … mais pas totalement raison non plus, reprit Korra. Mais pourquoi tu lui as parlé de ça d'abord ? Leur relation se passe bien, elle nous a jamais dit qu'elle avait des problèmes avec ce que disent les autres, et… juste pourquoi ?

- Disons que j'ai commencé par ça, mais… c'est juste que leur relation commence à être plus sérieuse que ce que je pensais, et je me demande jusqu'où elles iraient…

- Tu parles de… sexe ? »

Asami hocha la tête.

« Tu crois pas que t'exagères un peu là ? Elle a 14 ans !

- Et c'est là qu'on voit que tu as vécu dans un coin reculé du monde jusqu'à tes 17 ans, seulement occupée par tes devoirs d'Avatar.

- Hé ! J'étais pas une cause si désespérée que ça !

- On en parle de ta première fois ?

- Non, on en parle pas, cet argument est invalide.

- Mais il est très valide au contraire ! »

Korra la fit taire en l'embrassant. Elle se permit de monter sur le canapé sur lequel Asami était allongée pour approfondir le baiser.

« Pourquoi les centaines de fois où je t'ai fait l'amour ne peuvent pas effacer la première ? demanda-t-elle.

- Parce que tu étais adorable. Un adorable désastre.

- Heureusement que je me suis améliorée alors… »

Asami rit.

« Je préfère effectivement quand tu ne menaces pas de me tuer pendant qu'on fait l'amour.

- On a dit qu'on n'en parlait pas ! »

Asami rit de nouveau, ne pouvant s'empêcher de taquiner sa femme. Elle l'embrassa sur le bout des lèvres pour atténuer son horrible trahison.

« Tu veux pas plutôt qu'on finisse de parler de notre p'tit chiot ? proposa-t-elle.

- Mmmm… Si… Je suppose que si… Mais c'est beaucoup moins drôle… »

Korra fredonna pour toute réponse. Elle se pencha encore une fois sur Asami pour l'embrasser pesamment mais délicatement.

« Tu penses vraiment que tu peux lui enlever ça ? finit-elle par lâcher.

- Lui enlever quoi ? demanda la femme d'affaires, incapable de suivre le fil de la conversation. »

Korra l'embrassa de nouveau, en un baiser chaste mais appuyé.

« Des lèvres douces. »

Elle l'embrassa ensuite sur la joue.

« Une peau douce. »

Puis, elle l'embrassa encore une fois en passant une main dans son dos, sous ses vêtements.

« Une douce chaleur… Un peu d'amour en somme.

- Ce n'était pas mon attention, répondit la femme d'affaires.

- Mais si elle s'est braquée, c'est qu'elle a cru que tu ne lui faisais pas confiance pour avoir tout ça.

- Peut-être…

- Tu veux toujours pas aller lui parler ?

- Même si je ne suis plus en colère contre elle, il n'en reste pas moins qu'elle m'a blessée. Et je ne compte pas lui parler tant qu'elle me boude.

- Bon, soupira Korra. Je vais aller la voir… »

Elle embrassa Asami sur le front et monta dans la chambre d'Isolina. Elle frappa légèrement avant d'entrer. Elle trouva la jeune fille assise sur son lit, en train de regarder son ours violet qu'elle avait depuis ses cinq ans. Il était vieux et tombait un peu en lambeaux ; elle le conservait d'habitude comme une vieille relique, mais de temps en temps, elle le ressortait, se réfugiant dans un autre monde lointain et calme auquel personne n'avait accès.

« Coucou, p'tit chiot, dit Korra en entrant.

- Salut, répondit Isolina avec indifférence.

- Alors… parait-il que tu t'es disputée avec ta mère ?

- Ouais, on va dire ça…

- Elle voulait pas te faire du mal, tu sais, dit-elle en s'asseyant sur le lit de la jeune fille.

- Je sais, je sais. Elle est toujours comme ça, à s'inquiéter de tout…

- C'est parce qu'elle t'aime.

- Je sais…

- Et je sais que c'est parfois pénible, je suis la première à lui dire.

- C'est même pas ça le problème !

- C'est quoi le problème ?

- Je ne sais pas… répondit lamentablement Isolina. »

Korra ne répondit rien pendant un instant, regardant l'air déconfit de sa fille. On aurait dit un petit chiot qui savait qu'il avait fait une bêtise et qui couinait les oreilles baissées… Au moins, si elle ressentait de la culpabilité, elles pouvaient arranger les choses. Même si ne pas savoir le cœur du problème était un peu problématique…

« Tu crois pas que t'es un peu dure avec elle ? reprit-elle.

- J'sais pas…

- Tu l'as un peu blessée, tu sais…

- Oui, je m'en suis rendue compte quand je l'ai dit… soupira-t-elle. C'est sorti tout seul, j'étais en colère.

- Bon, et tu comptes pas t'excuser ?

- Plus tard.

- D'accord… Tu viens manger ?

- Pas ce soir.

- Bon, très bien. »

Korra allait pour sortir et fermer la porte, quand Isolina l'interpela :

« Maman !

- Oui ?

- Elle est encore fâchée ?

- Non, plus vraiment.

- J'irai lui parler tout à l'heure, alors.

- Je comptais emmener Naga faire une promenade, donc vous pourriez en profiter.

- D'accord, merci. »

Asami entendit toquer à la porte de sa chambre. Korra étant sortie, elle se doutait que c'était Isolina. Elle hésita à relever la tête de son livre — qu'elle n'avait guère avancé depuis la dispute —, puis finit par regarder la porte, voyant une petite tête pointer derrière.

« Entre », lui dit-elle.

Isolina entra, puis referma la porte, regardant ses pieds.

« Tu voulais quelque chose ? demanda Asami, faisant mine de ne pas savoir pourquoi elle était là.

- Je suis désolée… D'avoir dit que t'étais pas ma mère… Je ne le pensais pas.

- Je sais. Et je suis désolée de t'avoir mise en colère. Ce n'est pas ce que je voulais. Je voulais juste qu'on parle. »

Isolina hocha la tête, signalant qu'elle avait bien compris. Elle leva les yeux vers sa mère, qui la regardait avec son regard doux et aimant de d'habitude. Elle fut instantanément soulagée.

« Bon, et tu veux bien parler avec moi maintenant ? demanda Asami.

- Encore de Chitra ? grogna-t-elle.

- Encore de Chitra.

- Qu'est-ce qu'il y a tant à dire ?

- Viens t'asseoir. »

Isolina s'assit et Asami commença à jouer avec ses cheveux, comme elle le faisait quand elle était petite. Ça ne dérangeait pas la jeune fille. D'un certain point de vue, ça l'apaisait même. Elle savait que c'était pour ça que sa mère le faisait, pour qu'elle soit plus conciliante, mais qu'importe.

« Ils sont abîmés, il va falloir que tu les coupes, l'informa la femme aux yeux verts.

- Tu pourrais le faire toi…

- Je n'ai pas cette prétention. »

Elle laissa un moment filer, avant de reprendre ce qu'elle voulait vraiment dire lors de leur dispute :

« Je te parlais de ta relation avec Chitra, parce que vous passez beaucoup de temps ensemble et qu'elle est un peu plus âgée que toi. J'ai peur que vous n'ayez pas forcément les mêmes envies… Et je ne voudrais pas que tu te retrouves dans une situation que tu n'as pas désiré.

- Oh… Tu veux dire… ça

- Oui, ça… Vous en avez parlé ?

- Ça lui arrive.

- Toi, non ?

- Pas… trop… hésita-t-elle, incapable de véritablement mentir.

- Tu ne veux pas en parler parce que je suis ta mère ?

- Ouais… un peu…

- Pour être tout à fait honnête, si c'est sérieux, comme tu l'as dit, forcément, à un moment ou à un autre… Mais je te trouve un peu jeune… T'es au lycée oui, mais t'as quand même sauté deux classes.

- T'avais quel âge toi, quand…

- 17.

- Et maman ?

- 21.

- 21 ? Mais c'est tard, ça !

- Faut dire que ta mère a eu que deux relations dans sa vie… Ça limite vite.

- Mais 21, c'est quand… vous êtes mises ensemble, non ?

- C'est ça.

- Oh. Mais elle était pas sortie avec Mako avant ?

- Aussi. Mais ils ne sont pas allés aussi loin.

- Je trouve ça bizarre.

- Ça l'est pas tant que ça. Il faut être à l'aise avec ton ou ta partenaire. Et Korra et Mako… c'était plutôt houleux. Le contexte n'aidait pas vraiment : Korra devait s'occuper des Esprits et d'une guerre à ce moment-là, et elle n'arrêtait pas de voyager. Enfin bref, je suis pas sûre qu'elle serait très ravie de savoir qu'on parle de sa vie amoureuse et sexuelle derrière son dos. »

Isolina hocha la tête.

« Et je comprends également que tu n'aimes pas ça, reprit Asami. Mais… juste fais attention ? Je sais que si c'est avec une fille, le risque que tu tombes enceinte n'y est pas, mais…

- Maman ! s'offusqua la fille.

- Quoi ? Hé, ça arrive ce genre de choses ! Et puis, si un jour tu as envie de sortir avec un garçon… Tu penses que ça pourrait arriver, un jour ?

- Peut-être… »

Ce « peut-être » eut fini de décider Asami. Si vraiment elle était parfaitement sérieuse à propos de Chitra, elle n'aurait pas imaginé quelque chose d'autre, elle se serait débattue pour dire qu'elle était l'amour de sa vie, ou peu importe ce qu'on pouvait dire quand on était profondément amoureux d'une personne. Les premiers amours ont souvent cet aspect passionnel et éternel, et ce n'était pas ce qu'elle percevait chez sa fille.

Peut-être que ce n'était pas le premier… Peut-être qu'elle était curieuse… Pourtant, elle disait le contraire. Ça cachait quelque chose, mais elle ne savait pas exactement quoi. Et elle savait qu'elle aurait beau creuser, elle n'en apprendrait pas plus et finirait seulement par se mettre sa fille à dos. Donc, la meilleure chose à faire était sûrement de la laisser faire ce qu'elle voulait tout en veillant de loin.

« Bon… Si ça t'arrive un jour, je t'en prie, fais attention, pria-t-elle. C'est pas que c'est mal si ça arrive, mais il faut être prêt à s'occuper de l'enfant après. Tu comprends ?

- Oui.

- Bien. »

Elle lâcha les cheveux de sa fille, la libérant de son emprise. Isolina se leva pour sortir de la pièce.

« Isolina », la rappela Asami.

La jeune fille se retourna, se demandant ce qu'elle voulait encore et espérant que ce n'était surtout pas continuer encore la conversation.

« Tu viens me faire un câlin ?

- Mamaaaaan, grogna la fille aux yeux bleus.

- S'il te plait. Fais plaisir à ta vieille mère. »

Isolina revint sur ses pas pour étreindre sa mère. Une fois installée au creux de son épaule, elle poussa un imperceptible soupir de contentement, son corps se relâcha un petit peu ; oui, elle était bien.

Asami le sentait, et elle savait qu'au fond, Isolina n'avait rien contre les câlins et qu'elle aimait toujours avoir cette proximité, ce réconfort qu'elle demandait tant quand elle était enfant. C'était l'âge qui la faisait rouspéter, une espèce de fierté et d'insolence adolescente, mais ça ne correspondait pas à son sentiment intérieur profond : elle se sentait bien et en sécurité dans les bras de sa mère.

« C'est pas vrai, t'es pas vieille », dit Isolina.

La femme aux yeux verts rit.

« Tu grandis, je vieillis, c'est l'ordre des choses. Mais bon, tu as raison, je ne suis pas encore grabataire, donc on va considérer que je ne suis pas très vieille. »

À ce moment-là, Korra arriva, souriant en voyant le tableau présenté devant ses yeux. Apparemment, elles s'étaient réconciliées…

« Oh, c'est réunion câlins ? demanda-t-elle. Cool, je peux participer ?

- Bien sûr ! dit Asami.

- Non ! dit en même temps Isolina. »

Mais c'était trop tard, l'Avatar l'avait prise dans ses bras et elle était coincée entre ses deux mères.

« Mamans ! » grogna-t-elle de plus belle.

Les deux femmes rirent et l'embrassèrent alors que la jeune fille se débattait contre toutes ces marques d'affection.

« Vous exagérez ! gronda-t-elle.

- C'est pour pas que tu oublies qu'on t'aime, justifia Korra.

- De tout notre cœur, ajouta Asami. »

Elles sourient alors et Isolina soupira.

« Je sais, je sais. Vous pouvez me lâcher maintenant ? »

Finalement, les deux femmes laissèrent l'adolescente s'en aller, mais elle s'arrêta sur le pas de la porte, les regardant une dernière fois.

« Mamans ? »

Elles se retournèrent, légèrement inquiètes de cette fébrilité aérienne et timide qu'il y avait dans sa voix.

« Je vous aime aussi, dit Isolina, souriant discrètement.

- Ça vaudrait bien un autre câlin ça ! plaisanta Korra.

- Non ! s'écria la jeune fille. »

Et elle s'enfuit, entendant les rires de ses mères derrière elle. Mais au fond, elle souriait. Elle souriait parce qu'on pouvait dire tout ce qu'on voulait d'elle ou de ses mères, sa famille était géniale et elle l'adorait.


Ce qu'elle adorait moins en revanche, c'était ces voyages qui arrivaient toujours de temps en temps, où elle restait seule. Enfin, seule… Elle restait toujours au Temple de l'Air, et ça n'allait sûrement pas changer de sitôt, parce que maintenant qu'elle était avec Chitra, Asami était un peu plus réticente à la laisser seule à la maison.

Mais Isolina s'en fichait. Elle aimait bien être au Temple de l'Air. Ça lui donnait l'occasion de rester avec Reena, qu'elle ne voyait plus autant que lorsqu'elles étaient toutes petites. Ça lui manquait parfois. Mais quand elle retournait au Temple, pendant ces quelques jours, tout redevenait comme avant. Ou presque. Mais il n'en était pas moins qu'elle était infiniment heureuse dans ces moments-là, surtout les weekends. Pas d'école, pas d'abrutis, pas de camarades de classe ou de professeurs pénibles, juste Reena et les gens qu'elle côtoyait depuis toute petite.

Justement, la semaine venait de se finir, et ses mères avaient été réquisitionnées. Korra avait été optimiste et avait dit qu'elles seraient là avant la fin du weekend, Asami l'avait contredit et avait plutôt parié sur le début de la semaine d'après ; Isolina faisait plus confiance aux approximations d'Asami que celles de Korra : elles se révélaient plus souvent exactes.

Du coup, très tôt le samedi matin, elle avait été emmenée au Temple de l'Air. Elle avait accueillie comme si elle y avait toujours vécu, comme si elle était seulement partie en voyage quelque temps. Immédiatement, elle avait rejoint Reena, qui s'illumina d'un sourire en la voyant. Elle était avec sa sœur. Elles semblaient débattre sur le contenu d'un cours.

Alors, Isolina les rejoignit et elle apprit de Lanying que Reena était censée lui expliquer son cours d'Histoire des Nations, mais que c'était pas tout à fait ça. Du coup, elle demanda à Isolina de l'aider.

« Hé ! rouspéta Reena. J'étais sur le point d'y arriver !

- Tu es nulle en Histoire… Tu oublies tout la seconde où tu apprends, déclara sa sœur.

- C'est pas vrai !

- Ah si, c'est vrai, intervint Isolina.

- Traitresse. »

Lanying et Isolina partagèrent un regard amusé, puis elles se contentèrent d'ignorer Reena alors qu'Isolina lui expliquait son cours. La maitre de l'Air rouspéta encore, mais les deux filles l'ignorèrent — s'amusant secrètement de la voir si irritée.

À peine Isolina eut-elle fini son explication que Reena l'embarqua dans sa chambre, pour qu'elles passent un peu de temps ensemble, loin de sa sœur et de son frère.

« Tu dors ici ? demanda la maitre de l'Air.

- Oui.

- Combien de temps ?

- Maman Korra a dit une nuit, Asami plus.

- Donc, plus.

- Voilà. »

Elles rirent ensemble. Elles avaient trop l'habitude.

Elles passèrent quelque temps à partager des histoires : ce qui leur arrivait à l'école, ce qui arrivait à leurs amis, aux professeurs, rumeurs diverses et variées. Isolina évitait généralement de parler de Chitra. Elle n'aimait pas ça, et elle avait de toute façon la vague impression que Reena ne l'aimait pas. Donc, pas besoin de causer des discordes inutiles.

Les interrompant, Lanying s'immisça dans leur conversation.

« Vous parlez de quoi ? » dit-elle, en s'installant sur le lit de sa sœur.

Elle se fit immédiatement bousculée par celle-ci.

« De trucs de grandes filles. Va jouer ailleurs.

- Hé, c'est pas juste ! Je suis à peine plus jeune qu'Isolina et je peux jamais participer à vos conversations !

- C'est ma chambre, ma meilleure amie, on peut pas être seules deux minutes ?

- Vous êtes tout le temps toutes seules dans cette chambre à parler sans que je puisse venir…

- C'est que ça ne te concerne pas. »

Reena finit par pousser sa sœur hors de la chambre.

« Moi, je dis, ça cache quelque chose tout ça ! dit-elle. T'es sûre que c'est juste ta meilleure amie ?

- Sois pas stupide.

- Qui sait…

- Isolina, dis-lui ! appela à l'aide Reena.

- Désolée de te décevoir Lanying, mais j'ai déjà quelqu'un, répondit Isolina avec un faible geste de la main accompagné d'un léger sourire.

- Ça n'empêche rien ça !

- Oh, tais-toi et sors ! »

Reena finit par la mettre complètement dehors et par refermer la porte.

« Petite cachotière ! lui cria sa sœur de l'autre côté.

- Va-t'en ! »

Quand elle était sûre que Lanying était partie, elle se rassit sur le lit à côté de sa meilleure amie avec un long soupir.

« Ce serait bien qu'elle arrête avec ses allusions, hein ? Ça doit te gêner un peu, par rapport à Chitra…

- Non, ça ne me dérange pas. »

Reena haussa un sourcil interrogateur.

« Elle n'est pas là que je sache, répondit simplement Isolina, pour justifier.

- Euh… Je sais, mais…

- Donc, tu disais : vous avez carrément mis de l'encre sur la chaise du prof de maths ?

- Bah, il portait un jean noir, donc c'était pas très drôle… »

Reena sembla oublier le reste de la phrase qu'elle n'avait pas finie et continua la conversation que sa sœur avait interrompue, comme si de rien était.

Elle faisait mine qu'elle oubliait, mais pas vraiment. Elle avait juste appris à respecter les limites qu'Isolina dressait. De toute façon, embêter Chitra, même si ce n'était que par la pensée, lui plaisait beaucoup trop pour qu'elle continue la conversation. Elle trouvait Isolina étrange quand il s'agissait de cette fille, pourtant… Elle ne pouvait pas s'empêcher d'y penser. Mais peut-être que c'était juste une impression. Ou peut-être que l'amour avait ce genre d'effets. Elle ne pouvait pas le savoir elle, elle n'avait que des amis.

Finalement, le sujet ne revint pas, et la journée se termina. Il fut l'heure d'aller se coucher. Isolina dormait toujours avec Reena, donc elles se firent encore taquiner par Lanying (qui décidément ne s'en lassait pas). Sa grande sœur se contenta donc de lui courir après en lui disant d'arrêter, pendant qu'Isolina riait de leur petite querelle.

Puis, enfin, elles furent seules. Même s'il y avait un deuxième lit dans la chambre, Isolina l'utilisait rarement, voire jamais. De même, ce soir-là, elle se glissa sous les couvertures avec Reena.

« Tu es sûre que c'est une bonne idée ? demanda celle-ci inquiète.

- Oui, pourquoi ? Ça… ça te gêne ?

- Oh, non, non, pas moi !

- Quel est le problème alors ?

- Bah, comme avec Chitra…

- Encore ?

- Quoi encore ?

- Pourquoi tu t'en fais autant pour elle ? Je croyais que tu ne l'aimais pas ?

- Oui, bah, je ne l'aime pas ! Mais comme tu sors avec une fille et que tu dors avec une autre fille, ça fait bizarre… non ?

- Encore une fois : elle n'est pas là, donc ne t'inquiète pas, elle ne va pas être jalouse ou me larguer à cause de ça. Puis, on fait ça depuis qu'on est toutes petites… Après, si ça te dérange parce que je sors avec une fille et que… tu as peur…

- Mais non ! Tu es ma meilleure amie. Je sais que tu ne ferais pas ça.

- Je sais. »

Elles se fixèrent encore un moment.

« Tu comptes dormir ? demanda Isolina, un peu amusée.

- De… eh… Oui ! »

La jeune maitre de l'Eau gloussa alors que la fille aux yeux verts se glissait sous les couvertures. Elle la rejoignit ensuite, posant sa tête sur son épaule et soupirant imperceptiblement.

« Bonne nuit, Reena.

- Bonne nuit, Isolina… »

Elles s'endormirent vite, du moins en ce qui concernait Reena. Isolina mit un peu plus de temps, mais elle finit par se faire absorber par le sommeil également.

Elle criait. Ça faisait mal. Tellement mal. Son dos. C'était comme s'ils cisaillaient sa chair.

« Non, arrêtez ! »

Elle priait, suppliait, mais rien n'y faisait. Soudainement, la porte s'ouvrit brusquement. Une petite fille blonde arriva dans la pièce, le regard défiant et courageux.

« Laissez-la tranquille !

- Tuez-la.

- Lochan, non ! »

Elle tendit sa main vers elle, mais c'était trop tard, elle se liquéfiait, un couteau dans l'abdomen. Elle avait disparu, le bruit du couteau résonna à travers la pièce.

« Non ! »

Le fouet se remit à claquer.

Brusque bouffée d'air. Isolina ouvrit les yeux subitement. Noir, il faisait noir, totalement noir. De la lumière. La lune. La lune était illuminée à trois-quarts, les étoiles brillaient dans la nuit noire.

Oh, un cauchemar. C'était simplement un cauchemar. Elle se mit à contrôler sa respiration, à prendre des bouffées d'oxygène en cadence, fermant les yeux et se recentrant sur elle-même comme on le lui avait appris. Assez vite, elle se calma, ce fantôme de douleur qu'elle avait dans son dos s'amenuisa, la douleur dans son cœur, par contre, fut un peu plus longue à disparaitre.

Elle rouvrit les yeux, regarda autour d'elle, se rappelant d'où elle était. Ses yeux se posèrent sur la personne qui dormait à côté d'elle. Reena… Elle la regarda dormir, sans pouvoir discerner vraiment autre chose que sa silhouette. Elle se demandait si elle avait crié pendant son sommeil, si elle l'avait réveillée ; ça ne semblait pas être le cas, mais c'était arrivé, de nombreuses fois. Alors, elle voulut vérifier.

« Reena, tu dors ? » murmura-t-elle.

Aucun réponse. Bon, oui, elle devait dormir… Elle n'allait donc pas la réconforter comme avant. Mais qu'est-ce qui était comme avant, vraiment ?

La fille aux yeux bleus se redressa se soutenant avec son coude. Elle regarda la silhouette endormie de sa meilleure amie. Elle se pencha un peu sur elle, cherchant sa chaleur et son odeur, son soutien imperceptible. Elle voulait l'étreindre, mais elle savait qu'elle allait la réveiller.

Elle sentait son souffle profond et régulier jouer avec ses cheveux, caresser sa joue, embrasser le sien… Elle dormait… Si elle ne le faisait qu'une fois, c'était pas si grave, si ? Elle dormait… Elle ne le saurait jamais. Après, ça disparaitrait.

Sa main pale flotta au-dessus du visage de la fille endormie, ses doigts effleurèrent ses lèvres… Elle dormait toujours.

« Ne te réveille pas, s'il te plait… » pria-t-elle, en murmurant.

Elle posa ensuite délicatement ses lèvres sur les siennes, ne pouvant s'empêcher de soupirer légèrement au contact. Son cœur battait douloureusement dans sa poitrine. Il l'assourdissait de revendications terribles et irréalisables, contradictoires aussi. Elle souhaitait que Reena se réveille. Elle ne le souhaitait pas. Elle voulait qu'elle lui demande ce qu'elle était en train de faire. Elle ne voulait jamais qu'elle sache. Elle voulait lui dire la vérité, lui mentir.

Mais non, elle dormait toujours. Alors, Isolina reprit sa position initiale, la contemplant alors qu'elle était prise dans les filets du sommeil.

Toi alors, pensa-t-elle.

Sa main, qui était restée sur la joue de Reena, se laissa glisser le long de son cou, tracer sa clavicule, tomber de cet os, pour aller plus bas, explorer davantage sa peau.

« Pourquoi ça ne pouvait pas être toi ? » dit-elle pour elle-même.

D'un coup, elle se figea, telle une prise de connaissance soudaine.

Qu'est-ce que je suis en train de faire ? pensa-t-elle.

Elle ne pouvait pas se laisser endormir par ses sentiments. Ils allaient lui faire faire n'importe quoi ! Elle allait la perdre. Elle ne pouvait pas la perdre.

Elle ôta sa main de la peau de Reena, amèrement honteuse de ce qu'elle faisait. L'embrasser et la toucher pendant qu'elle dormait ? Vraiment, qu'est-ce qui lui passait par la tête ? Elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle ne lui ferait jamais ça.

Reena avait raison tout compte fait… Dormir ensemble était une mauvaise idée dorénavant.

Elle se leva alors, fit quelques pas vers l'autre lit, se glissant sous les couvertures froides et si peu accueillantes. Elle détestait ça. Mais elle n'avait pas le choix. Elle savait que Reena la considérerait toujours comme sa meilleure amie. Ça ne servait à rien de compliquer les choses. Elle devait prendre encore plus de distance.

« Qu'est-ce que tu fais ? demanda une voix endormie, la faisant sursauter.

- Rien… mentit-elle, calmement. Je ne voulais pas te réveiller…

- Tu as fait un cauchemar ?

- Oui… Mais c'est rien. Je vais juste dormir là.

- T'es sûre ?

- Certaine.

- Bon… D'accord… Bonne nuit…

- À toi aussi… »

Reena se rendormit rapidement, alors que le cœur d'Isolina battait plus vite que jamais. Elle s'était presque fait prendre la main dans le sac. Elle se recroquevilla dans les couvertures, s'agrippant à son pyjama au niveau de sa poitrine comme si elle pourrait arracher ce cœur qui faisait trop de mal et trop de bruit. Elle finit par soupirer.

Elle devait faire attention. Jamais elle ne saurait. Un jour, elle ne l'aimerait plus. Elle en était certaine. Elle ferait tout ce qu'il faudrait pour ça.


Isolina marchait. Elle s'arrêta juste devant le casier de Chitra, derrière celle-ci, qui semblait chercher quelque chose à l'intérieur.

« C'est d'accord, on peut le faire », lui dit-elle.

La jeune fille sortit doucement la tête du casier et regarda Isolina en fronçant les sourcils, perplexe. Qu'est-ce qu'elle lui racontait ? Dès le matin ? Pas de « hé, bonjour, comment ça va ? » ?

Elle la regarda et remarqua l'air fier et têtu qu'elle arborait, mais ses yeux la trahissait. Il y avait un peu d'agitation dans ceux-ci. Finalement, après quelques secondes, Chitra finit par retrouver la conversation à laquelle elle faisait référence.

« Attends, comment ça là ? Pourquoi si soudainement ?

- Qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est oui ou non ?

- Tu veux venir chez moi ou… ?

- Chez toi, oui…

- Um… Y a un moment en particulier qui t'arrange ?

- Attends… mon anniversaire. Après mon anniversaire.

- Comme tu veux.

- Tu te rappelles de la condition, hein ?

- Oui, je te promets que je n'essaierai même pas de le toucher. Croix de bois, croix de fer. »

Elle prit une posture faussement solennelle en disant ça, une main sur le cœur et la paume de l'autre main bien visible, en l'air, et levant presque les yeux au ciel.

« Bien », dit-elle.

Elle ne laisserai jamais personne savoir, jamais personne voir. Elle ne pourrait pas le supporter. Non, ça n'existait plus.

Chitra la regarda bizarrement, haussant un sourcil. Puis, elle haussa les épaules et remit la tête dans son casier.

« T'es quand même bizarre comme fille… » dit-elle.

Peut-être… Peut-être qu'elle était bizarre. Au fond, quelle importance ? Les gens l'aimaient quand même comme ça, non ? Ça suffisait pour les amis… Et Reena…

Bref. Reena était sa meilleure amie, elle avait toujours tout accepté d'elle, même ses bizarreries. Si seulement… Mais non, il fallait arrêter d'espérer y croire. C'était impossible.


A/N : Alors, comment c'était ? Rassurez-moi, il y a encore un peu d'intérêt et de mystère, hein ? J'ai pas fini le développement d'Isolina et faut bien que vous teniez jusqu'au bout ! Soyez gentils et pensez à poster une review !

À dans deux semaines/un mois !

Lion


Réponse review « guest » :

Loann37 :

Coucou !

Voilà, la santé d'abord ) Même si c'est essentiellement psychologique. Mais là, je vais être un peu plus sereine avec un chapitre d'avance. Donc, tu n'as pas trop à t'inquiéter : il ne devrait pas y avoir de retard ! (Sauf si j'oublie xD)

Alors, c'est très drôle que tu aies remplacé « Reena » par « Opal », mais sinon je suis tout à fait d'accord :p

Merci pour ta lecture et pour ta review et à très vite j'espère !

Lion